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    Le Vent se lève
    note moyenne
    4,1
    5242 notes dont 613 critiques
    25% (156 critiques)
    34% (211 critiques)
    20% (120 critiques)
    12% (76 critiques)
    4% (27 critiques)
    4% (23 critiques)
    Votre avis sur Le Vent se lève ?

    613 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2348 abonnés Lire ses 637 critiques

    4,0
    "Le vent se lève" dernier supposé film de Hayao Miyasaki des studios Ghibli, n'est absolument pas le film pour petits et grands, mais celui d'entre tous le plus destiné à un public d'adultes... Parmi toute la filmographie de ce réalisateur, il s'agit sans nul doute du film le plus personnel et le plus autobiographique ! En effet, de multiples thèmes se suivent, se chevauchent, s'entrecroisent pour en faire une très belle et émouvante réalisation. La passion du héros qui deviendra son métier à travers l'aéronautique pose bien le problème du rapport au travail et de la place qu'il occupe dans la vie privée, surtout quand le thème de l'amour entre en jeu ! Le rapport à la maladie, autre thème très présent, entre la fuite et le refus d'assumer et le désir ardant d'accompagner est intéressant également... Reste entre autre, l'idéal et la pureté d'une passion alors que les obligations, les contraintes en changent complètement la donne pour devenir tout le contraire, c'est à dire ici la création de machines de guerre destinées à tuer ! Un comble ! Un film où se mêlent bien des aspects de la vie, tout en délicatesse qui, sous la magie des pinceaux et des crayons, nous séduit au plus profond ! Un film grave sur le fond mais d'une légèreté où le souffle du vent est presque palpable ! Le petit bémol comme toujours chez Miyasaki, se situe entre l'énorme différence du trait très simplifié des personnages et celui d'une grande richesse des décors simplement magnifiques !
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    "Le Vent se lève" dernier long métrage du grand Hayao Miyazaki, est aussi son ultime chef-d'oeuvre. Laissant de côté l'imaginaire et les esprits le temps d'un film, Miyazaki nous propose ici un récit inspiré de deux histoires vraies, et racontant la vie de Jirô Horikoshi, jeune ingénieur en aéronautique Japonais, à la veille de la seconde guerre mondiale. Même si c'est assez différent d'un "Princesse Mononoké" ou d'un "Voyage de Chihiro", "Le Vent se lève" est pour moi, l'un des films les plus aboutis du Sensei. On y rencontre des personnages attachants, Joe Hisaishi écrit avec ce film une de ses plus belles bandes originales et l'animation est comme toujours magnifique. Miyazaki est comme toujours fidèle à ses thèmes de prédilection, la guerre, l'amour car le film est surtout une magnifique histoire d'amour, et le rapport entre l'homme et la nature, nature dessinée à la perfection. Et plus que tous ses autres films, "Le Vent se lève" est une véritable déclaration d'amour de Miyazaki à l'aviation qu'il anime aussi de façon magistrale. Mais ce qui m'a marqué, c'est le fait que tout le monde soit resté dans la salle jusqu'au bout du générique de fin, comme pour saluer une dernière fois le maître avant son départ. Puis quand l'écran s'éteignit, les gens se levèrent, souriants et reconnaissants, personnellement j'avais les larmes aux yeux en rentrant chez moi après la séance, mais voilà, Hayao Miyazaki prend sa retraite et elle est amplement méritée, et en guise d'au revoir il nous offre son dernier chef-d'oeuvre, un film beau et triste, mêlant rêve et réalité, qui marque la fin de la carrière de celui qui restera comme le maître de l'animation. Un grand merci, Miyazaki-san, pour votre imagination et pour tous vos films qui nous ont accompagné ces dernières années, et qui continueront de nous enchanter, merci à vous !
    De smet M.
    De smet M.

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    5,0
    L'écran n'affiche plus qu'un plan . Un plan terrible , Ô si vous saviez .. '' The End ''. Une ballade que l'on se ressasse encore et encore, jusqu'à épuisement,. Elle vous occupe l'esprit des heures durant par son harmonie, sa justesse, son excellence. Somptueuse mélodie, délicate attention offerte au spectateur, en souvenir, pour mémoire de ce nouveau chef-d’œuvre de Hayao Miyazaki [...] La suite de la critique sur le blog de Pours-Culture. Pours-Cinéphilie.
    L'Otaku Sensei
    L'Otaku Sensei

    Suivre son activité 183 abonnés Lire ses 5 critiques

    4,0
    Le Vent se lève...dernier film du grand magicien de l'animation Japonaise Hayao Miyazaki...rien qu'en se disant ça on est ému à l'idée que s'achève 30 ans de rêve et de cette poésie nippone vraiment unique. Sortie en 2014 chez nous avec un retard de 6 mois par rapport à nos amis les Japonais, j'ai raté l'occasion de le voir au cinéma au moment de son passage en salle et c'est avec 2 ans et demi de retard que je découvre cette ultime perle. Evidemment pour cette "révérence" finale du maître, étant un grand fan de la grande majorité de ses oeuvres j'avais de grandes exigences quand au Vent se lève, ce que la presse a qualifiée "d'ultime chef d'oeuvre de Miyazaki". L'histoire du vent se lève nous fait faire un bond dans le passé pour nous ramener dans le Japon des années 1920 en pleine air des grands chamboulements économiques et politiques du monde. Jiro Horikoshi passionné par l'idée de voler rêve de construire des avions à l'instar de son idole, le célèbre concepteur d'avions Italien Giovanni Caproni, hélas, Jiro, à cause de ses problèmes de vue ne peut prétendre devenir pilote. Il s'oriente alors vers des études d'aéronautique à la poursuite de son rêve: construire un prototype aérien assez grand et performant pour transporter le plus de monde dans les aires. Néanmoins au beau milieu de cette époque de guerre ou les allemands ont la main mise sur les moyens technologiques, ce ne sera pas chose facile. Voilà à peu près pour le pitch global. Qu'est ce que j'en ai pensé ?? Eh bien c'est un sentiment assez dur à définir que je ressent à terme de mon visionnage. Premièrement je suis bien évidemment triste de me dire qu'il s'agit du dernier film de Miyazaki (et je lui adresse un immense merci pour tous les joyaux qu'il nous a pondu !) mais je suis quand même partagé, je m'attendais à un chouilla meilleur. N'allez pas me faire dire ce que j'ai pas dis, ce Ghibli est très bon assurément, mais à mes yeux n'égale pas les pépites que sont Mononoké, Chihiro, Nausicaä, le château dans le ciel ou Kiki. Des hauts et des bas dans ce film. Voyons ça par étape. Déjà premier point le scénario, sur ce plan, indéniablement le vent se lève tient toutes ses promesses, l'histoire est forte intéressante, un jeune homme à la poursuite de son rêve, tournée sous un angle biopic et autobiographique avec une touche minime de romance. On suit le quotidiens de Jiro, personnage commun qui se fond dans la masse; personnage fictif mais inspiré d'une figure du même nom ayant belle et bien existé: le célèbre inventeur du "Mitsubishi A6M zero" ayant vécu de 1903 à 1982. La société Japonaise à droit à un bon portrait, illustrant bien ses difficultés et sa métamorphose du XXème siècle. Ainsi le film aborde les tremblements de terre, la grande dépression financière liée aux Krachs boursiers de l'époque, les épidémies et la guerre dans toute son ampleur avec les relations entre les Japonais et les allemands avares de leurs connaissances technologiques,la course à l'armement, l'urbanisation du Japon avec les machines à vapeur et la fabrication des engins aériens repoussants toujours plus loin les lois et les calculs. On suit tout ça avec attention mais malgré ça l'histoire se voit dotée de trop grosses longueurs qui finissent par nous ennuyer et l'impatience de voir la fin arriver prend le dessus par moments. C'est assez mal rythmés, certains passages font progresser l'histoire tandis qu'à d'autres moments c'est plus du surplace qu'autre chose. Du coup certaines séquences qui auraient due êtres émouvantes n'arrivent pas à l'être, ça casse l'émotion potentielle. De plus les séquences se suivent et se ressemblent trop; on suit toujours Jiro à son travail, penché sur ses plans, dans ses calculs...(de quoi filer la migraines aux non matheux comme moi XD ^^). Heureusement les quelques passages romantiques entre Jiro et Nahoko à la campagne compensent la lourdeur de ce côté militaire pessimiste omniprésent. L'autre très gros et indiscutable point fort du vent se lève et de proposer une réflexion argumentée très profonde (à la limite de la thèse philosophique, j'exagère pas lol !) sur le rôle de l'avion. Doit il servir uniquement à des fins militaires et être réduit au rôle d'arme de destruction massive ? Ou bien devrait il servir les rêves artistiques des hommes en leur permettant de réaliser leur plus grand désir: voler ? Ce sont les 2 grandes questions du débat sur l'aviation qu'on trouve dans ce film. Outre ça force et de constater que sur ce point on atteint les sommets du rêves Miyazakien, jamais le magicien n'avait traité aussi directement de sa passion pour les avions (qu'il a littéralement légué à Jiro....ou alors c'est le contraire qui sait ?! ^^), passé sous tous les angles, l'avion est au coeur du film, entouré de philosophie et de métaphore, il symbolise les rêves et le temps qui passe. On trouve également un très grand nombre de symboliques à propos du vent comme le laisse entendre le titre comme le vent du changement, le caractère éphémère de la vie, la tempête et d'autres; mais ce qu'on retiendra surtout c'est dessus tout la citation phare du film: "le vent se lève, il faut tenter de vivre", tirée du poème de Paul Valéry et qui constitue toute la morale du film. Au niveau du dessin, les graphismes sont soignés et aucun détail n'est négligé. Les couleurs varient en fonction du ton et de l'environnement du récit et parviennent à refléter fidèlement l'ambiance et le caractère allègre/inquiétant que doit adopter telle ou telle séquence. On n'en sera pas ébloui mais ce n'est pas la qualité visuelle qui est si importante, c'est ce qu'on en conclura. Les personnages sont bien travaillés, on y prête une attention particulière lorsqu'on sait que certains comme Jiro et Nahoko sont inspirés de modèles ayants existés. - Jiro Horikoshi, héros du film, sont personnage nous apparaît comme on ne peu plus normal, bien qu'il soit au centre du récit il est "modérément" mis en valeur, c'est un homme à l'apparence physique normal, un peu gringalet avec des lunettes mais qui cache un vrai génie d'une grande intelligence. Calme et serein, son personnage ne communique pas beaucoup ses émotions qu'il cache la plupart du temps. C'est ce que je lui reprocherais car selon moi c'est ça qui nous empêche de complètement s'y attacher. Son histoire mouvementé et les épreuves qu'il traversera toujours la tête haute susciteront notre admiration. - Nahoko Satomi, le seul personnage qui a réussi à vraiment m'émouvoir, on s'y attache tout de suite bien que selon moi son arrivée dans l'histoire soit trop tardive. On est pris de compassion à cause de spoiler: ses problèmes de santé et sa fragilités due à la Tuberculose, c'est par elle qu'est véhiculée la thématique du temps qui passe et emporte tout ce à quoi on tient. Comme pour Jiro, nous spectateurs, ne perdons pas une miette de tous les moments de bonheur qu'ils partagent. Sinon on a pas mal de personnages secondaires comme Honjo, ami fidèle et collègue de Jiro ou Kayo, la petite soeur de Jiro diplômée en médecine. On regrettera qu'ils ne prennent jamais une véritable épaisseur dans les événements du récit. Enfin, on notera aussi la présence direct de l'ingénieur Italien Giovanni Caproni, lui aussi a réellement existé (1886-1957), qui accompagnera Jiro dans ses rêves (ce qui n'est pas sans rappeler le principe du héros qui discute en tête à tête avec sa conscience comme Rémi avec Gusto dans Ratatouille de Pixar). Pas grand chose de plus, je crois que j'ai à peu près fait le tour; donc, en conclusion, avec le Vent se lève, Hayao Miyazaki nous livre ici son ultime oeuvre, véritable déclaration d'amour à l'aviation et l'univers aérien, tout en poésie avec en plus une belle relecture de la vie de l'ingénieur Horikoshi, à défaut d'être vraiment émouvant et de manquer de vraiment marquer comme ont pu le faire beaucoup d'autres productions de chez Ghibli, le vent se lève reste une fois de plus une grande réussite qui montre que jusqu'au bout, Miyazaki nous aura fait rêver. Avec beaucoup d'émotion, arigato gozaïmasu pour tout Miyazaki sensei !! 15/20
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Une date à retenir dans l'histoire du film d'animation (le 22 janvier 2014) puisque le maître Miyazaki a en effet dècidè de prendre sa retraite après "Le vent se lève" qui restera comme son ultime long-mètrage d'animation, l'un des plus graves du rèalisateur, avec une animation de toute beautè! il en restera donc à onze films même si pour autant, Miyazaki ne tire pas tout à fait sa rèvèrence et qu'il se dit vouloir oeuvrer aux moins dix ans de plus, sans prèciser à quoi [...] En attendant de savoir ce à quoi le maître de l'animation japonais occupera ses prochaines annèes, il livre ici un film personnel directement inspirè par des personnes qui ont vraiment existè! C'est en fait une biographie romancèe de Jiro Horikoschi, l'ingènieur aèronautique qui mit au point le Zèro, cèlèbre chasseur de la seconde guerre mondiale! On ne peut pas se « perdre » dans le rêve, il est indiscutablement dans celui du personnage principal, au coeur de son inconscient et de ses envies, de ses dèsaccords et de ses doutes! Gros succès au box-office nippon, "Le vent se lève" est un pur moment de rêve, d'intelligence et d'èmotion cinèmatographique qui se doit d'être vu sur grand ècran! Sans artifice de mise en scène, c’est aussi passionnant que triste et si l'histoire nous èmeut autant, c'est grâce à l'attachant Jiro et à la frèmissante Nahoko! Miyazaki sait insuffler l'amour (le vrai) à ses deux personnages! De l'amour et des instants magiques entre ce fan d'aviation fascinè pour les arêtes de maquereau et cette jeune fille rongèe par la tuberculose, vers une seconde partie où plus rien ne compte que les sentiments et l'instant prèsent sous un doux parfum de mort! Emotion, poèsie et animation splendide pour la rètine, c'est un cinèma de grâce avec en guise d'adieu, un mètrage à la fois beau et touchant sur fond de course à l'armement, d'emportements contemplatifs de l'aviation, de montèe des nationalismes et de maladie! La musique est sublime (et juste belle à pleurer) où le compositeur Joe Hisaishi nous attache à elle jusqu'à la fin! En conclusion, ce dernier tour de piste de Miyazaki respire la vie, la sagesse et l’espoir...
    AMANO JAKU
    AMANO JAKU

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    5,0
    Ah, Hayao Miyazaki...MAÎTRE Miyazaki. Tous les amoureux de l’animation japonaise lui doivent tellement que ce soit par ses participations à certaines séries ("Sherlock Holmes", "Conan le Fils du Futur" et "Lupin 3") ou par ses propres long métrages ("Horus, Prince du Soleil", "Le Château de Cagliostro", "Mon Voisin Totoro", "Nausicaä", "Laputa, le Château dans le Ciel", "Kiki la Petite Sorcière", "Porco Rosso", "Mononoke Hime", "Le Voyage de Chihiro", "Le Château Ambulant", "Ponyo"). Alors, lorsqu’il sort un nouveau film d’animation, c’est toujours un évènement, surtout quand il s’agit du der des der (oui, je sais : Miyazaki nous a déjà fait le coup de la retraite deux fois…mais cette fois-ci il semble bien qu’il s’agisse de la bonne…au passage je le remercie énormément de ne pas avoir arrêté sa carrière sur "Ponyo" !). "Le Vent Se Lève" (le titre est inspiré du premier vers de la dernière strophe du poème « Le Cimetière Marin » de Paul Valéry) nous invite à suivre la vie de Jiro Horikoshi, un ingénieur aéronautique japonais qui s’illustrera dans son pays en créant le fameux chasseur Zéro, tristement célèbre pour avoir été un facteur déterminant dans la victoire japonaise lors de la terrible bataille de Pearl Harbor...Alors, me direz-vous, Miyazaki a choisi pour chant du cygne un brûlot contre la guerre et ses horreurs ? Et bien non mes amis : déjà parce que Miyazaki a déjà dénoncé la guerre dans ses précédentes œuvres ("Porco Rosso", "Le Château Ambulant" et surtout "Mononoke Hime"), mais surtout parce que Miyazaki voulait faire un film testament et, par conséquent, se trouver une sorte d’alter-égo, un doux rêveur comme lui et il faut bien avouer que sur ce point Jiro Horikoshi correspond parfaitement. Et cela se ressent dès l’ouverture du film, où l’on assiste au rêve onirique d’un petit garçon qui rencontre un créateur d’avions italien l’invitant à grimper dans l’un d’entre eux pour aller voguer au-delà des nuages, puis au réveil de ce garçon qui affirme que plus tard il inventera des avions : pas de doute possible, le garçon c’est Miyazaki qui a toujours rêvé de faire des dessins animés. De plus, ces cinq premières minutes sont déjà un régal pour nos yeux où le Maître japonais étale tout son énorme savoir-faire, nous faisant retrouver la magie que nous voyons à chacun de ses films. On suivra alors la vie de ce garçon, qui ne faillira jamais à sa promesse et tentera tout pour créer un avion révolutionnaire : on partagera ses rêves, on sera confrontés aux aléas de la vie qu’il rencontre, on rira avec lui lors de moments de bonheur simples et on souffrira lorsque des malheurs le frapperont de plein fouet. Oui, car "Le Vent Se Lève" dépeint une vie, LA vie même, faisant de lui (et de loin !) son film le plus adulte à ce jour : tout d’abord on ne retrouve ici nullement l’une des choses qui ont marqué la filmographie de Miyazaki à savoir le fantastique et les créatures surnaturelles, on est dans une histoire intégralement réaliste bien ancrée dans l’Histoire avec un grand « H » (avec des personnages ayant réellement existé comme Giovanni Battista Caproni) ; ensuite, le film aborde des sujets graves et sensibles tels que le tremblement de terre du Kanto de 1923, la Grande Dépression, la terrible épidémie de tuberculose, l’entrée en guerre du Japon ou encore les ravages même de cette guerre. Heureusement pour nous, comme pour équilibrer le récit, il nous conte aussi une très jolie histoire d’amour entre le héros et une jeune fille qu’il a rencontré lors du tremblement de terre : sûrement la plus belle jamais contée dans un film d’animation…mais aussi l’une des plus belles de l’histoire du cinéma tout court ! "Le Vent Se Lève" peut alors se voir à juste titre comme étant LE film de la maturité absolue pour Miyazaki. Je parlais plus haut de film testament, cela peut se vérifier par deux choses : 01) tout tourne ici autour du vent et le vent est l’un des rares éléments que l’on peut retrouver dans tous les films de Miyazaki. 02) lors de certains dialogues, la portée symbolique de phrases telles que « un artiste n'a que quelques années de création », « avez-vous bien profité de ces dix années ? » ou encore « il faut savoir s'arrêter » ne peuvent que nous confirmer qu’il s’agit bien ici du dernier pour Miyazaki. Comme d’habitude, la réalisation est irréprochable et la qualité de l’animation ne peut être qualifiée que de parfaite : mon dieu que c’est beau, bien loin des dernières créations artificielles et infantiles de Disney. Et cette beauté visuelle est une nouvelle fois sublimée par la musique merveilleuse et langoureuse de son éternel ami Joe Hisaishi (d’ailleurs, le thème principal du film restera dans les mémoires ne serait-ce que par sa puissance émotionnelle, au même titre que ceux de "Mononoke Hime" ou "Mon Voisin Totoro"). Voilà, "Le Vent Se Lève" est un formidable chant du cygne, moins merveilleux et plus adulte qu’à l’accoutumé. Sans être LE chef-d’œuvre de Miyzaki, il demeure néanmoins UN chef-d’œuvre de Miyzaki. Je n’ai pu contenir une petite larme en le visionnant, non pas parce ce que c’était trop triste (j’ai plus chialé devant "Le Tombeau des Lucioles" à ce sujet !!), mais parce que j’ai réalisé au moment du générique de fin qu’il n’y en aurait plus d’autres : c’était bien le dernier… Merci à vous Maître Miayazaki, merci mille fois pour tous ces moments magiques que vos films d’animation nous ont permis de vivre. Vous nous quittez, mais nous vous rendrons toujours hommage en continuant de voir les films du studio Ghibli : le vent se lève, il faut tenter de vivre !
    poet75
    poet75

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    5,0
    Pour ce qui sera vraisemblablement son chant du cygne (le maître japonais ayant dit et redit qu'il signait là son dernier long-métrage), Hayao Miyazaki s'inscrit à la fois dans la continuité de ce qu'il a déjà créé et dans une certaine rupture. Continuité parce qu'on retrouve ici quelques-unes des obsessions ou quelques-uns des leitmotivs qui ont agrémenté une grande partie de son œuvre, à commencer par la fascination pour les engins volants et pour tout ce qui vole : cela nous a valu nombre de scènes inoubliables depuis « Nausicaä » jusqu'au dragon du « Voyage de Chihiro » en passant « Kiki la petite sorcière », « Le Château dans le Ciel » et « Porco Rosso ». Mais une autre obsession, beaucoup plus sombre et beaucoup moins poétique, glisse également son épouvante dans ce film ultime : celle des catastrophes et des destructions, que ce soit du fait de la nature (un séisme) ou du fait de l'homme (la guerre). Rupture aussi, disais-je, parce que, pour une fois, Miyazaki n'a pas éprouvé le besoin de recourir aux fantasmagories (en dehors de quelques scènes de rêves) ni aux créatures ni aux divinités dont il a peuplé d'autres de ses films. En effet, au lieu de puiser son inspiration dans des récits fantastiques ou dans des mythologies, Miyazaki s'est emparé de l'histoire et du destin d'un personnage réel, de l'ingénieur Jiro Horikoshi à qui l'on doit l'invention du chasseur Zero de sinistre mémoire, un avion qui fit des ravages durant la deuxième guerre mondiale. Comment ?, s'étonnera-t-on, après avoir exprimé toute sa vie sa détestation de la guerre, Miyazaki, au soir de son existence, serait-il devenu un affreux belliciste ? Bien sûr que non ! Une telle interprétation du « Vent se lève » serait totalement fallacieuse. Au contraire, ce film indique clairement que la guerre est la pire des folies et que l'emploi du chasseur Zero pour provoquer des carnages s'apparente au détournement d'un rêve que l'on transforme en cauchemar. On craindra peut-être aussi de perdre énormément sur le plan de la poésie : l'évocation de l'histoire du Japon plutôt que le recours aux récits fantastiques ne rend-il pas le film pesant et sans grâce ? Mais sur ce plan-là aussi, l'appréhension, si elle existe, a vite fait de s'envoler pour laisser place à l'émerveillement. La poésie est présente, plus que jamais, elle se glisse dans la vie, dans le quotidien, dans l'environnement, dans la nature, elle est partout, offrant toute une palette de nuances, du plus clair au plus sombre. Elle est à rechercher, en premier lieu, dans tout ce qui se réfère au titre du film, lui-même emprunté au vers d'un poème de Paul Valéry : « Le vent se lève, il faut tenter de vivre ». Et le vent, en effet, est partout : du vent léger qui fait se reconnaître et se rejoindre ceux qui s'aiment en emportant de l'un à l'autre un chapeau, un parasol ou un avion de papier au vent fou qui attise l'incendie ravageant une ville déjà détruite par un séisme, en passant par une autre sorte de vent, celui de l'histoire, qui, comme je l'ai déjà dit, corrompt les rêves afin de les changer en cauchemars. « Il faut tenter de vivre », aller jusqu'au bout de ses rêves : que ce soit le rêve d'Icare ou le rêve d'aimer, de persévérer dans l'amour malgré la maladie qui ronge la bien-aimée. Jiro Horikoshi qui, à cause de sa myopie, ne peut lui-même être un aviateur, n'en concevra pas moins , à l'exemple de son maître italien Caproni, les meilleurs avions. Et il tentera aussi d'aller jusqu'au bout de l'amour qui le lie à une jeune fille rencontrée lors d'un tremblement de terre. Vivre ses rêves, oui, au risque de les voir emmener où l'on ne veut pas. Vivre son rêve d'aimer, même quand l'amour est compromis par des fragilités. « Le Vent se lève » ressemble bien à un testament : tour à tour ample, confondant de beauté, puissant, doux, lumineux, bouleversant, sombre, triste... Il y a tout cela, et bien plus encore, dans cet ultime chef d'oeuvre du génial Hayao Miyazaki. 9/10
    Julien D
    Julien D

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    4,5
    Le dernier tour de piste de Miyazaki a largement sa place parmi ses plus belles réalisations, et donc parmi les films de japanimation les plus aboutis qu’il nous ait été permis de voir à ce jour. Le sensei y mêle une histoire de rêve (car, après tout, chacune de ses œuvres est une histoire de rêve) à une histoire vraie, et c’est en cela que Le vent se lève est une grande première. Ce biopic du concepteur d’avions Jirô Horikoshi, celui-là même qui créa le fameux Zéro, qui fut la principale arme japonaise durant la seconde guerre mondiale, qui s’étend sur une vingtaine d’année, évoquant en filigrane l’approche du drame de la guerre, est un long-métrage magnifiquement poétique, grâce justement à l’utilisation de la part d’onirisme qui, sous la forme de l’ingénieur italien Caproni, illustre la motivation du personnage. Hayao Miyazaki avait déjà traité du thème de l’aviation, sa passion d’enfance, dans Porco Rosso mais on constate qu’il a depuis énormément progressé dans l’animation du vent, un élément qui devient central aussi bien dans le travail de Jirô que dans son histoire d’amour avec la délicate Naoko Satomi. En plus de cette thématique qui lui est chère et de son message antimilitariste, le réalisateur a choisi, pour marquer son dernier long-métrage, de revenir sur des souvenirs autobiographiques (souvenons-nous que son père travaillait justement dans le milieu de l’aéronautique et que sa mère fut, comme Naoko, victime de tuberculose). Comme souvent chez Miyazaki, le seul défaut à reprocher à cette nouvelle fable aérienne est sans doute sa conclusion qui laisse un petit gout d’inabouti.
    alain-92
    alain-92

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    4,5
    Véritable choc. Difficile d'en expliquer les raisons. Je reste dans le bleu de ce ciel au milieu de ces magnifiques nuages blancs. Cette fresque historique couvre des années difficiles pour le Japon avec la Grande Dépression, une pauvreté grandissante, un tremblement de terre dévastateur et la maladie aussi. Hayao Miyazaki souligne également les relations de son pays avec l'Allemagne et les difficiles prémices, d'une collaboration, qui deviendra pourtant fructueuse, avec les concepteurs de l'aviation allemande. Le côté antimilitariste du réalisateur est parfaitement mis en évidence et le place ainsi parmi les grands humanistes. En dépit de ces évènements peu réjouissants, les images nous entraînent aussi dans un Japon sauvage, non dépourvu d'une belle pureté. Entre un retard industriel impressionnant, bien vu et magnifiquement mis en images, le réalisateur s'attarde aussi sur la préservation des us et coutumes, fondations qui paraissent inébranlables. Perdues au milieu d'une foule habillée à l'occidentale, les femmes en kimonos magnifiques semblent s'accrocher à un passé résolument disparu. Une histoire d'amitié, une autre d'amour, s'invitent dans ce long-métrage. Doux moments de poésie pure et d'une extrême beauté. Un très beau moment de cinéma.
    SRSL
    SRSL

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    4,5
    Pour son ultime long-métrage, Hayao Miyazaki anime avec passion un biopic sur l'ingénieur aéronautique Jiro Horikoshi. Au même niveau que ses précédents films, l'histoire est captivante, pleine de rebondissements, de personnages incongrus et attachants. La belle histoire d'amour nous émeut. À l'heure de l'animation 3D, Miyazaki prouve que le crayon et le papier peuvent encore surprendre, transporter, émerveiller. Dans les passages rêvés, les enchaînements des séquences sont somptueux. Le montage, surtout de la séquence du premier vol du premier avion de Jiro, est excellent. Le thème des deux personnages principaux est de toute beauté.
    Dorian G
    Dorian G

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    2,0
    Hayao Miyazaki est un homme admirable et sa filmographie en témoigne. Il parle le langage de l'émotion et sait raconter à son public les bonheurs et les malheurs de la vie. Pourtant cette fois ci, ça ne passe pas. En effet, j'ai mal d'avouer que ce film est terriblement ennuyeux et j'étais déçu de réaliser que la dernière oeuvre du maître serait certainement la moins bonne, pour ne pas dire celle de trop. Bien sûr je ne saurais rester objectif et je souhaite qu'il existe une double lecture de ce film, mais je ne voudrais pas trop excuser le créateur des plus grands chefs d'oeuvre de l'animation, car il s'agit ici d'un tableau sans âme. Malgré la performance graphique incontestable, l'auteur a voulu trop en dire : les drames de l'époque, le travail de Jiro, l'amour de cet homme pour son épouse malade... Les multiples scénettes qui composent le film sont finalement empreintes de superficialité et donnent l'impression que l'auteur n'aura pas su choisir un angle bien défini. Balancé d'une époque à l'autre sans prévenir, le spectateur décroche et l'esprit s'égare. Il ne serait pas exagéré d'affirmer qu'il ne se passe rien pendant 1h40 de film et que le rythme adopté est d'une lenteur apocalyptique. La plupart des personnages sont lisses et sans intérêt, à l'exception de Naoko Satomi, femme de Jiro, qui porte à elle seule toute la tragédie du film. Les scènes d'émotion sont pourtant très moyennes : maladroites ou entrecoupées de dialogues ennuyeux, on reste sur notre faim, presque honteux d'avoir senti perler du coin de l'oeil une larmichette au goût amer. Comme un gamin capricieux, j'oserais interpeler monsieur Miyazaki et lui demander avec la plus ingrate des colères enfantines : "Non ! Je veux pas de celui là, j'en veux un autre ! Un autre !". Cependant mon avis est fortement influencé par ma connaissance des différentes oeuvres du maître, plus colorées. Peut-être devrais-je alors simplement apprécier le moment et remercier cet homme formidable pour toutes ses belles créations.
    Dex et le cinéma
    Dex et le cinéma

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    3,5
    Un champ du cygne en demi teinte. Tel est mon ressentit alors que j'écris ses lignes quelques dizaines de minutes après avoir vu "le vent de lève". Bien que la réalisation de Miyazaki reste sublime, tandis que l'animation est incroyable, atteignant la quintessence de l'animation 2D, il n'en est pas de même pour l'écriture. Le film est peu passionnant, manque réellement de rythme, et surtout possède des sortes de chapitres à l'intérieur même du scénario, qui entre en contradiction avec le chapitre précédent. Par exemple, pendant 30min, le film se concentre uniquement sur la construction d'avions, puis les 30min suivantes, on ne parlera que de l'histoire d'amour du personnage. Et enfin, l'absence totale de poésie et de lyrisme dans le film, n'étant vraiment pas aidée par la musique assez plate du film. Une déception, mais un bon film tout de même. L'adieu de Miyazaki, mais certainement pas son "champs du cygne".
    Loskof
    Loskof

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    3,0
    Bien mais incroyablement loooooooooong. C'est mon premier film de cet auteur, et même si j'ai eu le sentiment de voir un film de qualité, je ne trouve rien à en dire. Concrètement ça ne m'a rien fais de spécial. Oui c'est beau, c'est poétique, mais c'est artificiel, tout est fait pour créer l'émotion et ça se ressent. Il y a des films comme ça que l'on regarde avec plaisir mais sur lesquels on ne trouve rien à raconter. Je suis assez déçu en fait parce que je pensais vraiment voir un chef d'oeuvre. Au final on se retrouve avec 2 histoires bien différente, une avec les avions et une histoire d'amour. Celle avec les avions est très historique, ça passe bien au début mais à la fin quand on passe 2-3 min sur les rivets affleurants on peste un peu. L'histoire d'amour est belle mais tire trop sur le mélo, ils se trouvent au bout de 20 ans, s'aiment encore, toussa toussa, c'est beau, certes, mais ça ne m'évoque pas grand chose. Et surtout le film est beaucoup trop long, avec une quantités incroyables de scènes où l'on voit juste un train, on voit l'évolution technologique mais sinon l'intérêt est nul. C'est peut-être trop loin de mes standards de film pour que je l'apprécie vraiment. Il y a bien des thèmes abordés dans le film, le rêve, le ciel, l'amour, on sent qu'il y a un sujet de prédilection mais pas vraiment de réflexion derrière. Sans avoir vu le reste de sa filmographie je pense qu'il y a bien mieux à regarder de cet auteur.
    Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
    Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

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    3,0
    Ce film d'animation commence d'une façon habituelle : l'enfance du personnage principal, et surtout ses rêves. Pour une fois, Hayao Miyazaki s'inspire d'une histoire vraie pour la recréer à sa façon, en ajoutant toute la beauté peint et ensuite en la retranscrivant numériquement. Mais si la partie artistique est de point de vue direct "in-critiquable", le scénario est, au final, décevant. Car à force de montrer le pacifisme énervant des paroles et des actes des personnages, le réalisateur ennuie le spectateur à force de le tremper dans un monde ou l'irrespect et la malveillance sont ignorés. La guerre est elle-aussi un peu oubliée, entre trois nazis croisés sur le pavé et deux avions explosés. On ne retiendra donc pas la puissance mémorable que dégage ce long-métrage d'animation, mais plutôt ses peintures et ses scènes bluffantes, chacune se renouvelant pour passer, au final, un assez bon moment.
    Lara c 28
    Lara c 28

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    4,0
    Malgré un genre que je n'affectionne pas tellement, on ne peut que louer la dimension lyrique qui émerge de ce chaos. Autre atout de ce dessin-animé : il est lisible à tous les niveaux. Chaque âge peut y suivre sa propre histoire.
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