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La Planète des Singes - Suprématie
note moyenne
4,0
9136 notes dont 848 critiques
18% (155 critiques)
31% (266 critiques)
22% (188 critiques)
14% (121 critiques)
8% (70 critiques)
6% (48 critiques)
Votre avis sur La Planète des Singes - Suprématie ?

848 critiques spectateurs

benoitG80

Suivre son activité 921 abonnés Lire ses 1 264 critiques

4,5Excellent
Publiée le 07/08/2017

"La Planète des Singes - Suprématie" est plus que remarquable dans ce que l'histoire essaie et surtout réussit à évoquer ! Un film sombre et puissant aux messages forts, transmis par un jeu de regards et d'échanges toujours très touchants, troublants, impressionnants ! Rarement à ce point on aura pu lire autant d'humanité, d'émotion et de douleur que dans les yeux magnifiques de ces singes, dont César en particulier (Andy Serkis étonnant !) est à ce niveau d'une présence magnétique évidente, décisive et incroyable... La beauté et le dépouillement des images d'une nature glacée et hostile, renforce encore cette sensation intense et puissante qui ne fait que capter notre attention tout le long de cet épisode final de cette trilogie... On reste franchement plus d'une fois sidéré et scotché par la souffrance de ces êtres partis en quête de leurs congénères prisonniers des hommes. Le rendu des différentes scènes, que ce soit lors de ce long périple où à l'arrivée, nous laisse là aussi complètement coi ! Un film de SF qui s'attache avec bonheur davantage à la relation personnelle qu'à de grands effets spéciaux... Et quand en plus, il flotte en arrière plan toute une réflexion sur notre humanité avec des thèmes d'une actualité qui fait complètement écho à ce qui se déroule sous nos yeux, on se dit que cette SF résonne vraiment de manière époustouflante. Alors du cinéma qui rallie bien des suffrages, tant par l'intelligence du propos que par la délicatesse du traitement des événements filmés avec tact et recul, sensibilité et pertinence, sans compter une esthétique assez bluffante dans la qualité de la lumière et de la photographie ! Tandis que la bande originale idéale et créative, par un effet bienvenu et indescriptible, crée des instants assez magiques... La fin sans la dévoiler, vaut franchement qu'on s'accroche à ce qui se trouve sous la main, sans mauvais jeu de mot évidemment ! Pour ces multiples raisons, en étant largement le meilleur des trois, cet opus de Matt Reeves est à découvrir sans hésitation !

Anthony S

Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 230 critiques

3,5Bien
Publiée le 07/08/2017

Un film visuellement au top. On passe un bon moment mais je suis moins enthousiaste que pour les deux premiers volets qui étaient plus travaillés. Je ne suis pas du tout entré dans le monde des singes et l'être humain n'est vu que sous un aspect bestial, pourquoi pas mais c'est pour moi trop simpliste.

L'Otaku Sensei

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4,0Très bien
Publiée le 21/08/2017

"C'est le combat de la dernière chance, si nous le perdons, notre planète deviendra....la planète des SINGES !" On y est ! Cette fois pour de bon, la bande annonce annonce clairement la couleur à travers les paroles de Woody Harrelson: le sort est jeté, "Alea Jacta Apes" (dsl XD) l'heure du combat décisive entre les Singes et les Humains, l'heure de la dernière bataille qui déterminera l'espèce dominante une bonne fois pour toute sur Terre a sonnée !!! Après 483 millions de dollars rapportés par "Origines" en 2011 (pour un budget modéré à 93 millions) et jusqu'à la somme colossale de 710 millions de dollars rentabilisés par la suite, "l'Affrontement" en 2014 (pour un budget plus généreux de 170 millions de dollars de production) soit près d'1,2 milliards au total, ainsi qu'un très bon accueil critique généralisé dans le monde, il paraissait évident qu'un 3ème film allait arriver et pas des moindres vu que la fin de "l'Affrontement" l'annonçait comme étant LA guerre finale ! 3 ans après "La Planète des Singes: l'Affrontement", Matt Reeves, réalisateur aussi connut pour le Thriller de SF "Cloverfield (2008), reprend les rênes pour mener à bien la conclusion de la trilogie préquelle au film de 1968 et à l'oeuvre littéraire de P.Boulle et ainsi achever ce qui se présente comme l'une des meilleures saga de de Blockbusters des années 2010 ! "La Planète des Singes: Suprématie", "War of the Planet of the Apes" de son titre original (qui sonne nettement plus badasse !), troisième et dernier volet de la saga débutée 6 ans auparavant par Rupert Wyatt nous emmène dans la suite et la fin des aventures de la tribu des Singes menée par César dans leur guerre contre les forces militaires humaines. L'histoire de "Suprématie" prend place 2 ans environ après les événements de "l'Affrontement". Deux ans après avoir affronté et éliminé Koba, le singe aux idées extrémistes au sein de sa tribu, César et les siens continuent de vivre cachés au fond de la forêt tandis que les forces militaires humaines avancent de plus en plus dangereusement vers la planque des singes...jusqu'au jour ou ces derniers, dirigés par l'impitoyable Colonel, finirent par donner l'assaut. N'étant désormais plus en sécurité, les singes entament alors un exode massive vers le désert, la seule terre ou les primates semblent pouvoir trouver refuge et échapper à l'anéantissement. De son côté, César, en compagnie de Maurice l'orang-outan, Rocket, Luca ainsi que de Nova, une orpheline humaine muette et d'un singe de zoo, se lance sur les traces du Colonel dans le but de trouver le QG des forces armées humaines et de mettre un terme une bonne fois pour toute à la guerre ! Mais César et les siens ont-ils vraiment une chance de l'emporter ? Qui sortira vainqueur de ce conflit, les Singes dirigés par César ou bien les Hommes du Colonel ? Quels sont les véritables buts du Colonel ? Singe/Homme, qui en fin de compte est le véritable animal ? Qui est finalement le plus humain des 2 ? La Guerre est elle ce qui fait de l'Homme un Homme ou bien au contraire, est-elle ce qui le déshumanise ? Et tout simplement : Qui est au sommet de l'Evolution...et qui saura le rester ?? Voilà pour le pitch global sans trop en spoiler. Verdict : Après un deuxième volet juste "Apexplosif", la barre était très haute pour Matt' qui avait sur les épaules une sacré pression : nous offrir une Guerre finale apocalyptique de malade ! Personnellement, ce n'est seulement que cette année que j'ai découvert la saga moderne de La Planète des Singes; après le très bon "Origines" qui introduisait très bien la rébellion des Singes intelligents face aux hommes se servant d'eux comme cobayes et "l'Affrontement", excellent, qui avait réussi à frapper encore plus fort en nous présentant une sorte de Guerre Froide post apocalyptique entre Singes et Hommes dans un climat de tension intensément stressant..."Suprématie" est dans l'ensemble une très bonne conclusion mais malheureusement, Matt' n'arrive pas à faire mieux que le précédent à mon goût. Je suis allé voir le film méga hypé, certains de voir l'un des meilleurs blockbusters de l'année 2017...mais fort malheureusement non. Mais ça reste tout de même d'un très bon niveau ! Déjà, l'histoire de "Suprématie" est bien construite. Armé d'un gros budget de 150 millions de dollars, le scénario est très bien pensé, découle en toute logique de l'opus précédent sans redites, aux sous textes et aux thématiques critiques approfondies à leur puissance d'impact maximum et solides !! Au milieu du conflit Hommes/Singes, Reeves nous livre ici une fabuleuse épopée de mission commando simiesque dans un récit parabolique méga philosophique de la seconde Guerre mondiale mêlé aux Croisades religieuses en passant par les camps de concentration et l'esclavage ! Entre "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola (1979) à qui le film rend très explicitement hommage dans la forme comme dans le titre ("Ape-pocalypse Now" XD), "Lettres d'Iwo Jima" de Clint Eastwood (2006), "Le Pont de la rivière Kwai" (1957) "La Grande Evasion" de J.Sturges (1963) ou encore Tarzan, nous n'avons pas là affaire à un blockbuster d'action brutal irréfléchi mais beaucoup plus à un film de Guerre dramatique. L'histoire, riche de réflexivité arrive à nous captiver pendant 2h20 sombres et imprévisibles au cours desquelles, le dénouement est incertain jusqu'au bout et dont le spectateur ne cessera jamais de continuer à s'interroger dans un coins de sa tête aux grandes problématiques développées par Reeves. Comme ça a été stipulé dans un grand nombre de critique et c'est véridique, le personnage de César (toujours campé par l'agilité simiesque irréprochable d'Andy Serkis !), si à mon avis le général Romain éponyme reste LE modèle sur lequel il a été construit scénaristiquement, ici nous avons plus à faire à une réécriture moderne de Moïse version chimpanzé. Spoiler: Tel Moïse délivrant les hébreux esclaves sous le joug du Pharaon Ramsès comme on a déjà pu le voir dans le dessin animé "Le Prince d'Egypte de Dreamworks (1998), le péplum "Exodus" de Ridley Scott (2014) ou encore implicitement dans "X-Men: Apocalypse" (2016) avec le personnage du Dieu-Mutant,César est ici le leader le la Révolte, le sauveteur des singes réduits en esclavages dans un immense camp de travaux forcés sous le joug de McCullough, LA figure du Dictateur et qui serait donc le "Ramsès moderne" du film. Le personnage de César en impose toujours habité d'une grande dualité entre son devoir de protéger son peuple et sa haine envers les hommes, on sent que son combat contre Koba a laissé des séquelles dans son esprit et que le personnage est séduit par les propos de l'extrémiste; et Matt' Reeves a très bien réussi à ajouter un antagoniste le complétant par la présence de l'acteur d'Hunger Games et du magicien Merritt McKinney d'Insaisissables: Woody Harrelson qui en endossant le rôle du Colonel, a vraiment une classe et une présence devant la caméra ! Et au milieu de tout ça, le réalisateur laisse éclore une jolie petite fleur de tendresse en la présence du personnage de la fillette muette, Nova dont le sourire d'enfant innocent sur le champ de bataille sanglant boost encore plus l'émotion. Spoiler: le fait de voir cette petite fille avec une petite fleure m'a beaucoup fait penser à la "Jeune Fille à la Fleur" en 1967 sur la célèbre photo de Marc Riboud, peut être y a-t-il y lointain lien...ou c'est moi qu'i m'avance trop ^^. L'autre truc centrale est LE gros point fort du film pour moi c'est son discours critique sur le langage. Ici, le débat est pertinemment amené dans le scénario: Spoiler: le virus simien ne tue plus les hommes mais il a pour conséquence de leur faire perdre le langage. Et pendant tout le film, l'enjeux est là : est ce que c'est le Langage qui fait que les Hommes sont au dessus des Singes dans la chaîne de l'évolution ? Sans le langages les hommes sont ils encore des hommes ou redeviennent-ils...des singes ??! des questions sur la frontière entre Homme et Singe d'une profondeur vraiment remarquable et Matt' a eu le bon réflexe en laissant cette question sans réponse toute tranchée. MAIS, mais mais mais ! Il y a un grand MAIS dans l'histoire.....elle est OU la spectaculaire "War of the planet of the Apes" qu'on nous vendait comme THE guerre spectaculaire ???? Srx, je suis ressorti de la salle très frustré sur ce point, il n'y a quasiment PAS d'action. Je m'attendais réellement à avoir droit avec "Suprématie" à l'une des bataille les plus spectaculaires de ces dernières années genre aussi phénoménale que celle d'Avatar, le Hobbit: la bataille des 5 armées ou PDC: Jusq'au bout du Monde....mais non, Matt' semble avoir balancé à la poubelle tout le spectaculaire comme une vieille peau de banane (T_T). Je suis aussi frustré qu'à l sortie de "Hunger Games la Révolte:Partie 2" là ! On attend, on attend tout le long la bataille finale ou ça va péter de partout, ou on va avoir du sang, des larmes et des cadavres en masse avec des guns, des tanks, des hélicos mais non. Bon OK c'est un film de Guerre mais le blème c'est que le film a eu une publicité mensongère et nous a promis quelque chose de faux dans l'histoire ! Du coup la fameuse guerre totale entre Singes et Hommes m'a paru être complètement avortée, un pétard mouillé cassant toute possibilité de faire dans l'épique, très très dommage. Mais bon, au final, si le film a quelque peu menti sur son contenu et qu'il n'y a pas eu la véritable "War of the Planet of the Apes" pure et dure, avec "Suprématie", Matt' Reeves nous offre quand même une très bonne conclusion, entre film de guerre, réécriture biblique moderne et SF, ce 3ème volet de la Planète des Singes, même s'il s'agit à mes yeux du moins réussi des trois reste une conclusion d'une richesse réflexive et philosophique d'un niveau rare (il y aurait de quoi disserter des heures dessus ^^) qui achève très bien une saga dont on se souviendra en bien dans l'histoire des blockbusters américains. Maintenant, nous n'avons plus qu'à attendre le retour de Matt' Reeves à la caméra, qui retrouvera Ben Affleck et J.K Simmons dans les nouvelles aventures solo de Batman dans le DCU en 2019.

tony-76

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3,5Bien
Publiée le 23/07/2017

AVANT PREMIÈRE - « Ensemble, singes forts ! » L'année 2017 appartient à celui du singe au cinéma. Après le bon spectacle que Kong : Skull Island nous avait donné, place à un blockbuster plus ambitieux et plus intelligent à savoir War for the Planet of the Apes qui termine la trilogie d'assez belle façon. Matt Reeves reprend les commandes (une dernière fois) pour ces singes préférés ! Il a réussit à faire repartir une licence, c'est lui qui a remis la série sur le bon pied à la suite du surprenant Rise of the Planet of the Apes qui mettait les bases, puis le très efficace Dawn of the Planet of the Apes qui apportait un avant goût de l'affrontement entre singes et humains. C'est un véritable hommage aux vieux films que Matt Reeves transmet à son public pour ce chapitre final. Ses images d'une beauté absolue, atteignent un niveau de virtuosité technique et même de poésie comme l'avait été son prédécesseur. Mais il n'est pas seulement question d'effets spéciaux ! Une histoire plus sombre, plus tragique où le chimpanzé César cherche à se venger d'un colonel sans pitié. Le récit débute Spoiler: comme un film de guerre, de quoi mettre Rogue One au bac à sable... Puis, comme une sorte de western où la fin du monde est proche et pour finir vers la prison. Une ambiance noire vraiment prenante avec une trame sonore qui demeure honorable. War for the Planet of the Apes possède une force dramatique indiscutable ! On ne peut qu'être ému lors des moments les plus intenses... Il y a toujours ce côté émotionnel que les singes nous transmettent à travers leurs expressions du visage. Les vrais héros se sont eux ! Spoiler: La famille est le thème principal de l'opus et on le rappelle bien souvent... Et le seul 'humain gentil est bien Spoiler: la petite orpheline, muette qui donne de l'espoir à César ! Andy Serkis, quelle performance ! Une fois de plus, il mérite un César du meilleur acteur ! Le méchant qu'incarne Woody Harrelson dans la peau de ce colonel mérite clairement ses applaudissements. Il est très crédible ! Le seul regret pour ce dernier volet final de la trilogie s'avère Spoiler: son léger manque de bataille face aux humains, on n'oublie pas le fabuleux plan séquence du tank dans le second épisode de Reeves mais le cinéaste donne quelques clins d’œil à ses fans Spoiler: - les hallucinations de César quand il voit son ancien ennemi Koba ; les images qui nous renvoient au passé de César à savoir à l'original lors du dénouement - ce qui est important pour nous satisfaire. Au final, de tous les épisodes de La Planète des Singes, War for the Planet of the Apes ressemble à L'Empire contre attaque de la série Star Wars. Matt Reeves conclue sa trilogie avec sensibilité et intelligence ! Difficile de trouver un blockbuster comme celui-ci en cette période de l'année...

anonyme
Un visiteur
4,5Excellent
Publiée le 06/08/2017

Impossible de dire que les singes ne sont pas réels tant les effets spéciaux sont forts. Bravo à Matt Reeves le réalisateur. Une plongée totale dans ce troisième volet. Une trilogie sans fausse note. Chapeau

houssti1976

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4,5Excellent
Publiée le 06/08/2017

Je viens de le voir au cinéma et franchement ça fait un moment que je n'ai pas passé un bon moment au cinéma. Enfin un film intéressant, profond, bien réalisé avec une bonne musique et des acteurs convaincants. Des personnages complexes et troublés et pas manichéens pour un sou. Andy Serkis on ne le présente plus ni Woody H ! Leur "duel" au sommet se déroule de manière assez inattendu du début à la fin. Franchement le film m'a bluffé et je ne m'attendais pas à un résultat aussi bon. Il faut dire aussi qu'on a eu notre lot de films passables pour ne pas dire médiocres. C'était le seul film qui m'intéressait dans la période et content que ce ne soit pas une déception. J'aurais pu mettre 5 étoiles mais bon j'estime que la perfection n'est pas de ce monde... Mais en tout cas il y a tout dans ce film, de l'action, de la tension, de l'émotion, de l'humour bref la totale ! Je ne le fais pas souvent mais je recommande vivement ce film aux amateurs de cinéma.

Alain D.

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3,5Bien
Publiée le 09/12/2017

Cette seconde réalisation de Matt Reeves de la Saga est aussi une production à très gros budget. Cette fiction de grande ampleur visuelle nous offre des décors fantastiques, de belles images et des effets spéciaux étonnants. Coup de chapeau à Andy Serkis qui rend le singe César réellement très expressif. Mêlant l’action et l'émotion, le scénario un peu naïf, voire enfantin et parfois attendu, reste tout de même efficace.

x-worley

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4,0Très bien
Publiée le 06/08/2017

Pour moi c'est clair, si on a aimé les précédents alors on ne peut qu'apprécier celui-ci! Et comme pour les autres volets, le film est porté par des effets spéciaux dignes de l'oscar! Le scénario je le trouve assez osé, mais bien trouvé car y'a pas mal de bonnes idées, et en plus c'est émouvant. Par contre le rythme n'est pas toujours très bien maitrisé, alors certes rien de grave car le film est excellent, mais dans les précédents j'avais jamais ressenti ça.

sparowtony

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 02/08/2017

C'est avec surprise que je me retrouve à placer ce troisième volet dans les meilleurs films de l'année. Pas que je n'attendais pas le projet, ni que je n'avais pas aimé les deux précédents volets qui étaient tout à fait bons. Mais ceux-ci étaient perfectibles et rien ne pouvait présager un niveau pareil. Que s'est-t-il donc passé au sein de la Fox ? Matt Reeves a t-il eu un regain de liberté ? Au final peu importe car le résultat est là: "War for the planet of the Apes" est une réussite totale, mettant à mal de nombreux blockbusters. Il n'y a guère que "Logan" qui m'a fait cet effet-là cette année (notez que c'est encore la Fox qui est derrière). Ce volet de "La planète des Singes" surprend constamment, déjà parce que son titre est trompeur. Non, ce n'est pas tellement un film de guerre, c'est plus nuancé et finalement plus intelligent que cela. Matt Reeves emprunte un peu partout, du western au film carcéral en passant par le "revenge movie". Mais il le fait à chaque fois avec une certaine finesse, laissant à l'œuvre une certaine identité, ainsi qu'une structure narrative rigoureuse et cohérente. Reeves n'hésite ainsi pas à couper son film en deux parties bien distinctes: Spoiler: dans sa première heure, le long-métrage prend la forme d'un road-movie post-apocalyptique, prenant soin d'ancrer ses personnages dans un monde immense et désolé. Les liens avec les protagonistes se créent ou se renforcent rapidement, c'est classique mais diablement efficace. L'œuvre bascule ensuite Spoiler: en récit carcéral, là aussi avec une remarquable maitrise. L'empathie pour les singes est totale: c'est dur, violent et jusqu'au boutiste. Il faut parfois se pincer pour y croire tant le film est d'un sérieux total. Reeves croit en ses enjeux, croit en ses personnages, et réussit à atteindre ce que beaucoup de blockbusters peinent à avoir: du souffle. C'est là que les comparaisons avec certains films comme "The Dark Knight Rises" ou "Le Retour du Roi" (que j'ai pu lire un peu partout) ont du sens: oui, ce troisième volet de "La planète des Singes" n'a rien à leur envier dans la mesure où il y a une vraie montée en puissance qui signe l'apogée de la trilogie. On est totalement pris dans le récit, on y croit, l'émotion est là. On doit cette puissance dramatique à de nombreux facteurs: en premier lieu la mise en scène de Reeves qui épouse totalement l'ampleur de son récit. De la composition des cadres à la photographie léchée, le film est une merveille visuelle. Les rares scènes d'actions sont brillamment découpées mais ce qui intéresse avant tout Matt Reeves, c'est l'intime. Et c'est en se concentrant sur l'intimité de ses personnages qu'il arrive à donner aux scènes plus grandioses le souffle nécessaire. Le film est jalonné de gros plans, isolant les protagonistes dans le chaos ambiant pour mieux cerner leurs sentiments. Bien sur, le premier qui en est bénéficiaire est César. Personnage complexe s'il en est, à l'évolution passionnante et filmé avec intelligence par Reeves, n'hésitant pas à l'iconiser mais aussi à le montrer comme un être perfectible, sensible à la douleur et rongé par des sentiments contradictoires. A ce titre, Spoiler: son dilemme psychologique sur la vengeance est pertinent et passionnant. Un dilemme certes vieux comme le monde mais qui fonctionne parfaitement dans le contexte de l'histoire. Cette fascination pour le personnage doit beaucoup à un Andy Serkis qui se donne corps et âme, livrant peut-être bien sa meilleure prestation. Il EST César, rendant compte de toute sa bonté mais aussi de toute sa haine, pouvant être aussi charismatique que terrassé par la douleur. Indéniablement, l'acteur impressionne du début à la fin et est un des atouts majeurs du film. Face à lui, l'excellent Woody Harrelson n'a pas à rougir en Colonel. Un choix de casting assez génial pour une menace crédible et cruelle. D'ailleurs, le (relatif) manque de nuance des humains se justifie par un renvoi aux heures les plus sombres de notre histoire. Bien sur,Spoiler: reproduire les camps de concentration peut avoir un côté assez "facile" dans la symbolique, mais les problématiques posées sont finalement très actuelles et assez pertinentes. Le film ne raconte rien de plus que la peur de l'autre à un moment crucial de l'Humanité, et les extrémités qui en découlent. Qui plus est, les motivations du Colonel, si elles entrainent des actes d'une grande cruauté, ont du sens. Pour continuer dans le symbolisme, Spoiler: les renvois évidents à l'histoire de Moise ont là aussi une vraie pertinence. Reeves n'en fait jamais trop, empruntant de manière assez logique et justifiée au récit de l'Exode. Tout s'imbrique très naturellement dans le récit, lui donnant une vraie profondeur et...un souffle biblique. Oui, on y revient encore. On sent d'ailleurs que ce côté biblique a inspiré Michael Giacchino tant la réussite de sa partition s'impose comme une évidence. C'est un compositeur éminemment talentueux mais qui ne m'avait plus fait rêver depuis longtemps à force d'enchainer les bo du tout Hollywood (de "Jurassic World" à "Spiderman" en passant par "Star Wars"), et ce pour un résultat de plus en plus oubliable. Et pourtant... Reprenant beaucoup de thèmes du volet précédent (les meilleurs, en fait), Giacchino les marie à d'autres leitmotivs tour à tour tribaux et lyriques. Si on peut noter une utilisation un brin excessive des morceaux (impossible de ne pas les avoir en tête à la fin), force est de constater qu'ils aident à donner un souffle sans pareil au film. Tellement que cette partition s'impose peut-être bien comme la meilleure de son compositeur, à ranger à côté de celle de "Star Trek". Bien sur, on pourrait toujours reprocher au film de se perdre dans un ton pompier (notamment lors de sa dernière scène) mais le tout est fait avec tellement de sincérité et de générosité que j'avoue sans mal avoir été touché. C'est d'une façon spectaculairement flamboyante que Matt Reeves termine sa trilogie, s'imposant comme un réalisateur (un auteur ?) à suivre de près. Aussi épique que émouvant, le film est une réussite totale, non seulement l'une des plus belles de l'année, mais aussi l'un des plus gros coups dans le domaine du blockbuster dernièrement.

Arnaud R

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4,0Très bien
Publiée le 17/07/2017

Une conclusion noire pour l'épopée de César qui se retrouve à devoir affronter à la fois la perte de sa famille, la colère qui en découle et la menace d'une destruction de sa tribu par des humains désespérés et qui se retrouvent même malades. Une vision sombre de l'humanité qui s'éteint toute seule. Beaucoup d'actions mais aussi la prouesse de rendre les singes toujours plus réalistes et antropomorphes.

predawolf

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 10/08/2017

Après deux épisodes bien fournis La Planète des Singes revient pour une troisième fois avec ""Suprématie "" . Pour conclure cette trilogie l'on retrouve une fois de plus Matt Reeves à la réalisation lui qui c'est occupé du deuxième épisode de la série ""L'affrontement "" . Alors je serais clair dès le début ce film est celui que j'attendais le plus de cette année , tant je suis fan des deux premier opus .Avec mon attente au plus haut point possible je me suis laissé bougrement enfoncer dans mon siège de cinéma croisant les doigts pour que ce long métrage soit à la hauteur de son événement et c'est alors que dès les premières minutes j"ai compris de suite que j'allais assister à la conclusion dont je rêvais . Une fois la séance terminer je fut en proie d'un grand moment de jubilation ayant saisi à quel point ce Blockbuster dépasse sa propre condition pour devenir une vision majeure pourvu d'un grand nombre de qualité qui en font une oeuvre à part entière doté d'une réelle âme et d'une ambition claire .La planète des singes Suprématie est bien loin de ce que la bande annonce laissé présager avec son format film de guerre ou on imagine que tout exploserais dans tout les sens . En fait il est certainement l'opus ou il y a le moins d'action , et pourtant, pas une fois l’ennuie prend le pat grâce à une disposition de plusieurs caractéristique plein de proéminence ,de caractère et d’abondance intellectuel pour porter l'histoire de bout en bout avec intérêt . Le récit est inégale en rythme et pourtant on ne le ressent pas du tout , car dans les séquences plus posée les révélations se font toujours plus grande et les instants de lien fraternel toujours plus touchant . Suprématie ne cède jamais à la facilité scénaristique et ce révèle être détenteur de beaucoup de message caché allant même parfois à atteindre un aspect divin , il a réellement quelque chose à exprimer et dépeindre . La conception du scénario et de son écriture possède de belle faculté (chose trop inaccoutumé dans un blockbuster) qui lui permet de s'émancipé de ce genre de production .Ce film ne se limite pas qu'à raconter la fameuse guerre final entre primate et humain , il sonde adroitement les spectateurs à travers le regard de son héros "César" sur la définition même de ce qu'ai la vie de singes mais aussi d'homme . La mise en scène est spectaculaire et dynamique et livre bon nombre de plan à tomber dans des décors toujours aussi somptueux . La photographie est surprenante et ce permet quelques plan astucieux notamment dans son contraste blanc enneigé . Les effets spéciaux sont incroyable la création et caractérisation des singes est encore plus efficace et à même augmenté d'un cran ; ils sont hallucinants de réalisme à un point ou l'on vient à oublier qu'ils sont des motions capture . Honnêtement j'y crois ! On dirai que César est bel et bien vivant , qu'il existe pour de vrai avec sa troupe . Et Andy Serkis n'y est clairement pas pour rien car il réussi et instaurer une véritable palette expressive . Chacune de ses mimiques aussi grande ou petite soit elle sont superbement calqué sur le visage de César . Contrairement aux autres épisodes l'ambiance se veut beaucoup plus cru ,froid et brutal et laisse peut de place (voir pas du tout) à l'optimisme et au sourire . Le ressentiment , l'amertume , la colère et les larmes vous attendent au tournant . Heureusement certain moment réchauffe le coeur et vienne nous tirer de ce désarroi . Certaine séquence frôle la perfection comme la scène d’ouverture , ou celle du camp de base du méchant ou encore le final qui est sans conteste possible fabuleux ! La conclusion finale de cette saga est extraordinaire et ce fait en apothéose ! Une véritable fin pour la trilogie, qui laisse malgré tout la place pour faire une suite potentielle plus tard . Matt Reeves à eu une vision remarquable en respectant l'oeuvre de base et en y ajoutant sa vision sans pourtant dénigré le support d'origine . Dans Suprématie , ce sont bien les singes qui sont au devant de la scène au contraire des autres opus ou les hommes tiennent une place de choix . Ici se sont les primates qui ont la psychologie la plus poussé et qui font preuve d'humanisme et de réflexion , sans pour autant jamais délaisser leur animalité . Ce qui est intéressant c'est que les singes ce permettent cette fois-ci d'apporter un réel sentiment sur les actions entrepris . Il n'y a pas que César qui ce permet d'apporter un message constructif et un idéal et en soit c'est une excellent chose car chacun peut livrer son moment d’émotion ce qui ajoute toujours plus de subtilité . Je suis d'ailleurs ravi de voir que ce ne sont pas que les mâles qui tienne la vedette mais aussi les femelles . Les personnages quand à eux sont géniaux ! L'on retrouve en tête le grand , le seul , l'unique CESAR ! Toujours aussi iconique , charismatique et badass . Serkis est incroyable ! Ma ma mia que César est grandiose dans ce volume . L'on explore une nouvelle facette de sa personnalité et on assiste à une réelle révélation sur ses enjeux et sur sa vision du monde . Sa prestation est beaucoup plus sombre et révélatrice de sentiment de destruction qui est tellement ...humain . La perception du personnage de César par Matt Reeves est plus intime que jamais et se retrouve très péjorative de part la ressemblance peu commune entre les deux clan . L'homme se retrouve détrôné de sa domination alors que le primate lui se retrouve tout en haut de la chaîne et de cette possibilité la guerre frappe et les préjugés vont avec alors que pourtant la ressemblance entre les deux espèces n'a jamais été aussi grande .Il est très plaisant de revoir César accompagné de sa clique qui le suit depuis le début .Dans ""L'Affrontement"" le grand méchant était Koba chimpanzé traumatisé par les humains , dans celui-ci l’antagoniste principal est un homme et pas n'importe lequel puisqu'il est le parfait opposé de César ... du moins en partis . Incarné par le très très bon Woody Harrelson qui incarne le colonel impartial et sanguinaire qui à pour mission de détruire les singes et de sauver sa race de la destruction qui l'attend . J'ai adoré ce personnage qui est bien loin du méchant de base et qui se révèle très meurtrie et compréhensif de ce qui l'entour et l'attend mais qui fais preuve malgré tout de cruauté selon lui nécessaire . La dualité entre César et le Colonel est sensationnel , c'est stressant , pesant , malsain ... Une dualité autant physique que psychologique qui vient à nous captivés et à nous attirés dans cette confrontation ultime . La BO quand à elle est excellente , je ne retiens pas un thème en particulier mais l'ensemble des titres se révèle très efficace . Bravo à Matt Reeves lui qui en plus de réaliser ce film à écrit le scénario et à réussi à mettre en avant un final si mémorable . CONCLUSION : Matt Reeves conclue royalement une trilogie respectueuse du format de base , tout en livrant une approche plus personnelle de la légende , sublimer par des personnages incroyable et un César en tout point apothéotique et monumental appuyé par des effets spéciaux spectaculaire et une mise en scène intelligente . Suprématie n'est pas un pur produit de divertissement , un spectacle ludique et béat d'optimisme ; il est une oeuvre sombre ,pessimiste , empreint de douleur et d'un réalisme fou livrant grand nombre de séquence auquel on s'identifie facilement . Avec La planète des singes SUPREMATIE la saga se termine avec les honneurs et une vision plus cérébrale que physique de nos cher primate . Merci Matt Reeves ,César je t'aime !!! 5/5 CHEF D'OEUVRE !!!!

Le Français Glacé

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 05/08/2017

La Planète des singes: Suprématie réalisé par Matt Reeves en 2017. *Les points que j'ai appréciés → • L'histoire bien menée • La belle exposition des sentiments de tous les personnages • Les singes qui paraissent plus vrai que nature • Le singe comique et la petite fille qui apportent de la douceur au film • La fin parfaite notamment au niveau des émotions • La musique *Les points que je n'ai pas appréciés → • Absolument rien *Conclusion → J'ai aimé, c'est rondement mené et émouvant. 10/10.

Mick1048

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4,5Excellent
Publiée le 20/07/2017

"La Planète des Singes : Suprématie" est la parfaite conclusion qu'on était en droit d'attendre. Je me remémore encore ce dernier plan magnifique empli d'espoir... quelle émotion de devoir faire ses adieux à une saga grandiose... Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de trilogies exceptionnelles comme celle la qui puisse se vanter d'avoir proposé trois excellents films égaux en terme de qualité et qui se complètent entre eux. Ce dernier volet du reboot de la saga atteint le sommet que l'on peut atteindre en terme de blockbuster. Mais... en fait... je dirais que ce film n'est même pas un blockbuster. Il s'en différencie à chaque instant et tout porte à croire qu'il est tout à fait un anti-blockbuster : "Suprématie" est sombre, violent, émouvant et avec peu d'action. C'est pour ça qu'il est au sommet selon moi : il met clairement tous les autres blockbusters au tapis en terme d'ambiance, d'enjeux et ça change de voir un film grand public aussi sombre et intelligent. Il y a tant de qualités à aborder sur ce troisième film que je ne sais pas où commencer. Quel plaisir de rédiger une critique sans savoir par où commencer tellement un film est riche. Je commencerai par la principale qualité qui fait selon moi toute la force du film : la bande originale. C'est une excellente surprise à ce niveau. Je dois dire que c'est sûrement la première fois que je m'impressionnais de la qualité de la bande sonore à chaque instant. Quelle réussite! Face à cette grande musique je m'interrogeais sur l'identité du compositeur qui m'était inconnu durant le visionnage du film. J'ai d'abord pensé qu'elle était composée par Rupert Gregson-Williams car certains thèmes me rappelaient fortement son travail sur "Tu ne tueras point" lors des scènes d'action, notamment lors de la scène dans le repère secret des singes. La composition lors de la bataille finale me rappelait également son travail sur "Wonder Woman" donc selon moi tout portait à croire que la musique était signée par lui. Ou par un compositeur que je n'avais pas reconnu ou encore un compositeur qui m'était inconnu. Et là : Michael Giacchino. "Attend... qu...que...quoi?" fut ma première réaction. Je me suis impressionné en écoutant du Michael Giacchino, sérieusement? J'ai carrément halluciné car je n'aurai envisagé un seul instant qu'il soit derrière cette brillante musique et franchement rien ne laissait penser que c'était lui qu'il l'ait composée (hormis qu'il ait, c'est vrai, composé celle de "L'affrontement"). Pour tout dire, Michael Giacchino n'est clairement pas le compositeur que j'affectionne particulièrement. Je trouve ses compositions classiques (dans le sens peu mémorable). Plus je découvre ses bandes originales et plus j'ai la malheureuse impression qu'il nous ressort toujours la même chose. Pas que ce soit mauvais loin de là mais toutes ses bandes originales se ressemblent (notamment ses compositions sur "Jurassic World", "Star Trek Sans Limites" et "Rogue One : A Star Wars Story"). Mais là je dois lui tirer mon chapeau car il a composé une bande originale mémorable et il s'éloigne enfin de ses précédentes compositions. C'est assurément sa meilleure composition depuis des années. Il opte ici pour de la rythmique la plupart du temps, des tambours pour créer du suspense et augmenter la gravité de certaines scènes (dans le repère des singes notamment) alors que ce n'est d'habitude pas du tout son style, optant plutôt pour des morceaux doux et peu agressifs. Pour "Suprématie", c'est tout le contraire : agressif lorsqu'il le faut, sensationnel et émouvant... Rien que la bande originale est un argument pour aller le voir! Un autre gros point fort, c'est la trame du récit. Comme dit ci-dessus le film s'éloigne complètement du schéma typique du blockbuster Hollywoodien traditionnel, à savoir introduire ses personnages et les développer durant une ou deux demi-heures puis balancer scène d'action sur scène d'action pour divertir un maximum le spectateur. Ici, ce n'est absolument pas le cas. La scène d'introduction (qui m'a d'ailleurs donné des frissons, la musique y est encore pour quelque chose) est un trompe l'œil car le film s'attarde beaucoup plus sur l'approfondissement de ses personnages et sur le changement d'état d'esprit de César sur les humains. Dans les deux premiers, il croyait en eux et même durant le début de ce troisième film. Mais lorsqu'on fait face à la trahison ultime, il ne reste plus que la vengeance. Cette transformation en deuxième Koba est très intéressante et exploitée, on se rend véritablement compte que César est empli de rage. Alors oui il y a de l'action mais Matt Reeves s'attarde plus sur le fond de son histoire et ne balance pas des scènes d'action inutiles. Elles servent à réguler le rythme et à augmenter crescendo le suspense et la tension pour le grand final explosif (autant au sens figuré qu'au sens propre) avec des effets spéciaux bluffants. Effets spéciaux qui d'ailleurs relèvent plus que de l'excellence. La motion-capture, déjà excellente dans les deux premiers films, passe encore un cap dans le réalisme. Le travail fait autour des singes est véritablement à couper le souffle. Déjà concernant Maurice qui est un personnage presque fascinant : c'est le singe le plus réaliste, de par son apparence et de par son comportement avec Nova, ce qui le rend réellement attachant. Mais il est vrai que le singe le plus brillant et impressionnant est sans conteste César. L'expression de son visage est exceptionnelle, encore plus vraie que celle d'un humain. C'est dingue qu'on puisse ressentir autant d'émotions juste en regardant une création numérique. Il n'y a strictement rien à redire sur la motion-capture : c'est fluide et franchement bien fait, encore mieux que dans les deux premiers. Andy Serkis est époustouflant dans son rôle de César, investi, et sa voix Française est également charismatique. Spoiler: À côté il y a toujours les effets spéciaux de l'univers en lui-même, eux-aussi excellents. J'ai été étonné du réalisme des explosions lors de la grande bataille finale où le mur s'effondre. Également surpris par la qualité visuelle de l'avalanche, franchement réaliste. Non il n'y a pas à dire : aucun défaut au niveau des effets spéciaux. Spoiler: Les relations entre les personnages sont également très réussies. César, Maurice, le Méchant Singe, Nova et Le Colonel, brillamment interprété par Woody Harrelson, sont tous des personnages attachants dans leur domaine. Nova est sans doute le personnage le plus attachant de ce troisième film puisque c'est la seule humaine gentille en quelque sorte et le fait est qu'elle soit si jeune, seule et muette renforce notre attachement que l'on dégage vis-à-vis d'elle. C'est d'ailleurs une brillante idée d'avoir rajouter cette idée de virus qui atteint les humains et les dépossède de tout ce qui les rend justement humain. Cela débauche ainsi sur la mort du Colonel, bizarrement émouvante étant donné tout ce qu'il a fait subir à César. Mais ce qu'on apprend sur lui durant ses conversations nocturnes avec César, notamment la perte de son fils à cause de ce virus, le rend un minimum compréhensible. Malgré toute sa rancœur, le fait que César refuse de le tuer le rend encore plus impressionnant. Il ne ressemblera décidément jamais à Koba qui voulait se venger à tous prix des humains, comme il avait essayé de le faire dans le précédent film. Cela rend donc étonnamment émouvant le suicide du Colonel qui est pourtant le méchant du film. Spoiler: Je terminerais sur la fin du film qui clos selon moi en apothéose la saga d'une manière totalement sublime. On espère tout au fil du film que cette scène n'arrivera pas... mais hélas elle arrive lors de cette dernière séquence déchirante. César meurt dans un décor enneigé avec tous les Singes enfin réunis, libres, sous un ciel rose symbolisant selon moi l'espoir : l'espoir de la reconstruction et de la survie sur cette planète qui est devenue La Planète des Singes. Même en me disant que ce n'était qu'un film, je n'ai pas réussi à retenir mes larmes. Sa mort est brillamment mise en scène, on ressort du film complètement chamboulés par ce qu'on vient de voir. Pour conclure, je résumerais le film par ces mots : époustouflant, sombre, sensationnel et émouvant. C'est très certainement le film de l'été et c'est un magnifique adieu à la saga. C'est intelligent, silencieux, ça montre plus que ça ne dit, ça prend son temps (c'est la seule chose qu'on peut lui reprocher si on ne s'y attend pas) et c'est un grand plaisir de suivre les dernières aventures des singes. Si vous avez aimé les personnages de "Les Origines", le développement et le rythme de "L'affrontement", vous adorerez à coup sûr l'extraordinaire final proposé par "Suprématie". 9,5/10

sylvain V.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 06/08/2017

Le meilleur volet de la saga tout simplement... Un scénario sombre qui livre un divertissement spectaculaire, qui nous emmène jusqu'à un final des plus réussis. Une œuvre crépusculaire !

Vincent L.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 04/08/2017

''La Planète des Singes - Suprématie'' est clairement pour le moment le meilleur film de l'année 2017. ''Suprématie'' possède énormément de qualités, en commençant avec la réalisation parfaite de Matt Reeves (réalisateur du deuxième film de la saga ''l'Affrontement qui était exceptionnel, puis prochainement de ''The Batman'') signe un dernier volet de haute volée qui conclut parfaitement cette trilogie formidable commencée en 2011 avec ''Les Origines''; également le jeu d'acteur époustouflant de l'ensemble des acteurs dont Andy Serkis qui mériterait clairement l'oscar du meilleur acteur pour son interprétation de César, il est fantastique, on remarque l'évolution grandiose depuis le premier volet, quelle évolution ! Et la relation entre les personnages est vraiment bien faite, que ce soit entre Maurice, Rocket, Méchant Singe, le Colonel ou encore Nova, on se sent proche de l'histoire et de ces singes, on éprouve énormément d'empathie pour les singes, on souhaite vraiment qu'ils aient leur planète : la Planète des Singes. De plus, la bande originale exceptionnelle réalisée par Michael Giacchino, compositeur américain qui commence à prendre beaucoup d'ampleur en composant récemment ''Jurrasic World'', ''Docteur Strange'', ''Star Wars - Rogue One'', ''Spider-Man - Homecoming'' et maintenant ''Suprématie'' et quelle BO ! Un des points-clés du film est l'émotion. Que d'émotion dans ce film Spoiler: entre les morts de différents singes (personnellement celle de Luca m'a véritablement émut avec Nova pleurant et qui met la petite fleur rose sur lui, ainsi que celle du fils et de la femme Cornelia de César bien sûr, puis évidemment celle de César à la fin) . Le dernier plan également ... quelle plan ! Que d'espoir dans ce plan Spoiler: avec les derniers mots de César puis Maurice promettant que Cornélius saura qui était son père : le sauveur des singes !) quel fin ! La scène d'introduction, par ailleurs est incroyable, on attend même pas une minute avant d'être dedans, directement ça commence Spoiler: avec une superbe récapitulation des trois films avec en gras les termes Origines, Affrontement, Suprématie qui rend vraiment bien, tout ça avec la musique de Giacchino : parfait ! Les effets spéciaux sont magnifiques, notamment lSpoiler: a scène de l'avalanche à la fin ! , les plans sont magnifiquesSpoiler: surtout celui où César et ses fidèles traverse le désert avec leurs chevaux à la poursuite du Colonel ou encore dans la neige : magnifique ! La motion-capture est très bien réalisée comme d'habitude que ce soit pour César, Maurice, Rocket, Luca, Winter & cie, personnellement j'adore César comme tout le monde mais j'aime beaucoup également Rocket qui reste un peu plus dans l'ombre, c'est normal, mais je trouve le jeu d'acteur de Terry Notary, son interprète notamment remarquable ! Spoiler: Puis le retour de Koba dans les visions de César est génial ! Koba était pour moi le meilleur singe exploité au cinéma, similaire à Aldo du dernier Planète des Singes (la Bataille, 1973), mais plus encore, il avait une profondeur qui manque un tout petit peu à ce troisième volet. Puis pour finir, ce que j'ai beaucoup apprécié est l'ensemble des références utilisés pour réaliser ''Suprématie'' comme tout d'abord ''La Planète des Singes (1968)'' de nombreux plans similaires sont présents rappelant la zone interdite, le désert à côté de la mer en clin d'œil avec la scène de la statue de la liberté (j'espérais la voir à la fin ...); également ''The Revenant'' avec les scènes dans la neige, ''La Grande Evasion'' ''Apocalypse Now'' : Ape-Pocalypse Now? ... où Woody Harrelson qui nous rappelle Marlon Brando, mais qui joue également très bien dans le rôle de l'antagoniste, et ''Full Metal Jacket'' avec les soldats au début également. Bref, pour l'instant ''La Planète des Singes - Suprématie'' est le meilleur film de l'année !!!!!! 4.5 Excellent, pas loin du chef-d'œuvre ! Le Vince !

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