Ça parle de quoi ?
Christian Clavier se confie sur sa carrière prolifique en tant qu’acteur, scénariste et producteur, partageant son travail, son parcours, et ses réflexions sur l’art de la comédie. Pour la première fois, Christian Clavier se livre entièrement sur son métier de la comédie populaire dont il est l'un des plus grands ambassadeurs.
Tout, tout, tout, vous saurez tout...
... sur Christian Clavier ! Attendu dans Le Million le 24 septembre, puis le second volet de Kaamelott au cinéma, le 22 octobre, l'acteur est aujourd'hui la star et le sujet de ce documentaire que lui consacre David Serero. Pendant 70 minutes, ce dernier revient sur sa force comique (la "Vis Comica" du titre), son amour de la comédie populaire et la manière dont il est devenu l'un des visages iconiques, en mélangeant interviews réalisées pour l'occasion et extraits de films, de pièces de théâtre ou de making-of (bien souvent des bêtisiers comme celui des Anges Gardiens).
"Depuis plus de cinquante ans, il fait rire la France", nous dit le carton sur fond de rideau rouge qui ouvre le long métrage. "De personnages devenus cultes à des succès populaires qui ont marqué des générations. Derrière le rire, se cache un artisan infatigable qui pour la première fois se dévoile. Un acteur, auteur et producteur. Ce film n'est pas seulement le récit d'un comique et de son oeuvre. C'est l'histoire d'un homme qui a consacré sa vie à l'art de faire rire et d'émouvoir."
Capture d'écran
Fort d'un casting dont tout fan de comédie pourrait rêver (Thierry Lhermitte, Marie-Anne Chazel, Patrice Leconte, Gérard Jugnot, Alain Chabat, Jean Reno, Jean-Marie Poiré, Didier Bourdon, Philippe Lacheau ou encore Christian Clavier lui-même), La Vis Comica permet au principal intéressé de revenir sur son parcours, sa manière de travailler mise en valeur par les différents intervenants ou encore ses modèles. Et pas seulement Louis de Funès, avec qui il partage un amour des personnages colériques, mais également Tsilla Chelton, sa professeure à l'école de théâtre à qui il a renvoyé l'ascenseur avec un rôle dans La Soif de l'or, ou encore Pierre Mondy.
Si vous essayez de trouver, de tête, un long métrage dans lequel les deux acteurs sont réunis au sein d'un même casting, ne cherchez pas plus longtemps : il n'y en a pas. Ou alors Tranches de vie, films à sketchs de 1985 où ils ne se donnent pas la réplique puisque s'illustrant dans des segments distincts. C'est sur les planches que leur collaboration est née et a marqué le futur Jacquouille la Fripouille : "C'est à Pierre Mondy que je dois une grande partie de ma carrière", dit Christian Clavier dans le film. "C'est lui qui m'a approfondi dans la connaissance de la Vis Comica que j'avais déjà, dans le rythme, dans le tempo. Il m'a vraiment dirigé."
"Je n'ai jamais rencontré ça avec un autre metteur en scène que Pierre Mondy"
"J'étais au services des auteurs et, quand il prenait une pièce de théâtre, il avait la mise en scène dans la tête et travaillait beaucoup avant car il avait une immense connaissance du classique comme Jean Poiret. Et chaque pièce, pour lui, était comme un morceau de jazz sur lequel il avait une connaissance incroyable : il nous mettait en scène dans un tempo. Jamais nous n'étions statiques sur le plateau, jamais. Et je n'ai jamais rencontré ça avec un autre metteur en scène. Les mouvements étaient rythmés par ce qu'il pensait être le son de cette pièce de théâtre."
"C'est lui qui m'a appris, bizarrement, à jouer au cinéma. Pierre Mondy m'a fait prendre conscience de la Vis Comica, qui n'est pas lié au scénariste mais le sert, car il s'agit de la nature même de l'acteur." Premier comédien, en France, à avoir atteint et dépassé les dix millions d'entrées à quatre reprises (avec Les Visiteurs, Astérix et Obélix - Mission : Cléopâtre, Les Bronzés 3 et Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?), comme le souligne Philippe Lacheau qui l'a dirigé dans Babysitting 2, Christian Clavier est aujourd'hui le visage que l'on associe le plus à la comédie populaire.
Vis ma Vis (Comica)
Pour son travail de comédien et d'auteur, qu'il met en avant dans ce documentaire qui nous rappelle qu'il est le co-scénariste d'une trentaine de films (dont Les Visiteurs, qu'il a aidé Jean-Marie Poiré à transformer en comédie), et où il évoque brièvement la disparition de Michel Blanc, son complice du Splendid qui nous a quittés le 3 octobre dernier. Si vous souhaitez connaître l'homme qui se cache derrière l'artiste qui vous a fait rire à plus d'une reprise, sur scène, au cinéma ou à la télévision, cette Vis Comica qui n'oublie pas ses rôles sérieux comme celui de Napoléon est faite pour vous.