Note moyenne
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Un film pas vraiment comique, très bien joué, "malaisant" à souhait, qui laisse des questions tenaces au spectateur une fois ressorti à la lumière. Un bon Dupieux.
L'accident de piano est un nanard sans grand intérêt, tunnel de dialogues insipides et de situations creuses. Peut-être l'apprécie-t-on davantage si on n'en connaît pas l'histoire. On attend alors de longues minutes avant de comprendre qui sont les protagonistes et ce qui motive leurs comportements. Mais si vous savez de quoi il retourne, alors c'est lourd, lourd, lourd. On ne comprend pas ce que Quentin Dupieux cherche à nous dire sur les réseaux sociaux. Il nous inflige de passer 1h30, qui semble en durer 4, avec l'un des êtres humains les plus insupportables qu'on ait vus au cinéma. Un personnage délibérément vide, motivé par rien, n'accordant d'importance à rien, une sorte de nihilisme médiatique poussé à l'extrême. La mise en scène est tellement basique qu'elle nous entraîne dans des situations gênantes tant c'est bête
spoiler:
(la confrontation entre la star et la journaliste débouchant sur son meurtre ; l'intrusion des deux frères dans le chalet ; etc.)
La seule chose à sauver est la performance d'Adèle Exarchopoulos. Mais une performance visant à devenir un être abominable... Donc bon...
La seule chose à sauver est la performance d'Adèle Exarchopoulos. Mais une performance visant à devenir un être abominable... Donc bon...
Après un grave accident sur un tournage une star du web et son assistant s'isole à la montagne. Une journaliste détenant une information sensible commence à lui faire du chantage
Quentin Dupieux poursuit avec sa patte : humour noir, grincant, situations absurdes... Le tous cachant une critique et un regard acide sur notre époque. Ici les dérives des influences et du star synthème.
Par contre le film est long à démarrer (ce qui est un paradoxe pour un film qui dure moins de 1H30 !!!). Il ne se passe pas grand chose et on est à la limite de l'ennui. La suite est plus piquante et plus folle mais arrive trop tard.
Quentin Dupieux poursuit avec sa patte : humour noir, grincant, situations absurdes... Le tous cachant une critique et un regard acide sur notre époque. Ici les dérives des influences et du star synthème.
Par contre le film est long à démarrer (ce qui est un paradoxe pour un film qui dure moins de 1H30 !!!). Il ne se passe pas grand chose et on est à la limite de l'ennui. La suite est plus piquante et plus folle mais arrive trop tard.
Si on attend d'un film qu'il raconte l'histoire d'un personnage, de ses interrogations et de ses décisions, alors ce film sera très décevant.
“L'accident de piano”, entre justesse et caricature
Quentin Dupieux a souvent mis en scène des histoires relativement courtes. Cette fois-ci, il propose un film d'une durée plus conventionnelle avec toujours un récit provoquant mais intelligent et une réalisation brute sans artifice.
“L'accident de piano” est un très bon divertissement avec une finesse dans l'écriture mais parfois de l'exagération, la réalisation tente également d'être intimiste et de se mettre à la place d'un personnage détestable.
Succinctement, Quentin Dupieux impose aux spectateurs son point de vue, celui de Magalie, via le cadrage et le montage. Effectivement, le montage présente un panorama sur la vie et les émotions de Magalie ; tandis que le cadrage se focalise plus nettement sur ses expressions. La photographie est très brute et oubliable (malgré de belles séquences de flashbacks avec un magnifique flou vignetté) mais l'univers musical est très juste. Entre saccade et dissonance, le piano rythme le film et sa narration.
Quant au scénario, il n'est pas évident de le traiter de manière exhaustive. D'un côté, la narration est puissante et offre une histoire complexe et complète avec des personnages intéressants. De l'autre, le sujet de l'influence et de ses dérives est traité avec justesse mais le trait est assez grossi et caricaturé par l'intermédiaire de personnages annexes.
Le message est touchant, avec le divertissement et la touche de Dupieux, mais parfois, le film donne la sensation que la morale a été décidée par une personne qui n'y connaît pas trop.
Évidemment, tout ceci est du chipotage. Cependant, le récit de Dupieux manque peut-être d'une légère nuance afin de rendre son sujet plus complexe malgré une grande pertinence dans la narration et l'écriture.
Pour autant, il est important de découvrir ce film qui montre un Quentin Dupieux de plus en plus profond dans ses sujets et qui rentre de plus en plus dans l'intimité de ses personnages et de ses thèmes d'actualité.
Quentin Dupieux a souvent mis en scène des histoires relativement courtes. Cette fois-ci, il propose un film d'une durée plus conventionnelle avec toujours un récit provoquant mais intelligent et une réalisation brute sans artifice.
“L'accident de piano” est un très bon divertissement avec une finesse dans l'écriture mais parfois de l'exagération, la réalisation tente également d'être intimiste et de se mettre à la place d'un personnage détestable.
Succinctement, Quentin Dupieux impose aux spectateurs son point de vue, celui de Magalie, via le cadrage et le montage. Effectivement, le montage présente un panorama sur la vie et les émotions de Magalie ; tandis que le cadrage se focalise plus nettement sur ses expressions. La photographie est très brute et oubliable (malgré de belles séquences de flashbacks avec un magnifique flou vignetté) mais l'univers musical est très juste. Entre saccade et dissonance, le piano rythme le film et sa narration.
Quant au scénario, il n'est pas évident de le traiter de manière exhaustive. D'un côté, la narration est puissante et offre une histoire complexe et complète avec des personnages intéressants. De l'autre, le sujet de l'influence et de ses dérives est traité avec justesse mais le trait est assez grossi et caricaturé par l'intermédiaire de personnages annexes.
Le message est touchant, avec le divertissement et la touche de Dupieux, mais parfois, le film donne la sensation que la morale a été décidée par une personne qui n'y connaît pas trop.
Évidemment, tout ceci est du chipotage. Cependant, le récit de Dupieux manque peut-être d'une légère nuance afin de rendre son sujet plus complexe malgré une grande pertinence dans la narration et l'écriture.
Pour autant, il est important de découvrir ce film qui montre un Quentin Dupieux de plus en plus profond dans ses sujets et qui rentre de plus en plus dans l'intimité de ses personnages et de ses thèmes d'actualité.
Derrière la comédie, un sujet pas si léger que ça. La starification des influenceurs sur les réseaux sociaux qui interrogent quant au sentiment d'impunité qu'ils ont en se croyant tout permis. Un film traité avec désinvolture et décalage comme Quentin Dupieux sait le faire. Pari réussi avec une Adèle Exarchopoulos formidable pour incarner une Magalie Moreau, alias Magaloche, désabusée, sans filtre et sans état d'âme. Sandrine Kiberlain en journaliste est très juste, Jérôme Commandeur et Karim Leklou très bons dans leurs rôles. A voir !
L'Accident de PIano est un film de Quentin Dupieux sorti en 2025.
Plus proche du Daim que de ses récentes réalisations, le réalisateur dirige un thriller loufoque, malaisant pour faire le constat amer de certains aspects de notre société contemporaine (l'influence sur les réseaux, la place de l'art, qu'est ce qu'être un artiste ? etc.). Tout est fait pour l'ambiance soit angoissante : une musique avec deux notes de piano désaccordé, des décors enneigés où il ne semble pas vivre grand monde, des personnages qui ne prennent pas le temps de décliner qui ils sont (Karim Leklou) ou qui sont justes irascibles (Jérôme Commandeur).
Le film est porté par la performance habitée d'Adèle Exarchopoulos, influence qui intéresse tout le monde mais dont personne ne se soucie, en particulier Sandrine Kiberlain qui cherche à la rencontrer uniquement pour satisfaire son petit égo. spoiler: Le jeu de massacre à la fin du film démontre que lorsqu'on ne s'intéresse plus sincèrement aux gens, ils finissent par se déshumaniser.
Un Dupieux vraiment intéressant, un peu différent de ses productions récentes mais qui ne dépareille pas dans sa filmographie.
Plus proche du Daim que de ses récentes réalisations, le réalisateur dirige un thriller loufoque, malaisant pour faire le constat amer de certains aspects de notre société contemporaine (l'influence sur les réseaux, la place de l'art, qu'est ce qu'être un artiste ? etc.). Tout est fait pour l'ambiance soit angoissante : une musique avec deux notes de piano désaccordé, des décors enneigés où il ne semble pas vivre grand monde, des personnages qui ne prennent pas le temps de décliner qui ils sont (Karim Leklou) ou qui sont justes irascibles (Jérôme Commandeur).
Le film est porté par la performance habitée d'Adèle Exarchopoulos, influence qui intéresse tout le monde mais dont personne ne se soucie, en particulier Sandrine Kiberlain qui cherche à la rencontrer uniquement pour satisfaire son petit égo. spoiler: Le jeu de massacre à la fin du film démontre que lorsqu'on ne s'intéresse plus sincèrement aux gens, ils finissent par se déshumaniser.
Un Dupieux vraiment intéressant, un peu différent de ses productions récentes mais qui ne dépareille pas dans sa filmographie.
Ce n’est un secret pour personne, j’ai beaucoup d’estime pour Quentin Dupieux et son univers. J’ai vu la grande majorité de ses films et suis épaté par leur inégalité : il y en a certains que je qualifie de chefs-d’œuvre, d’autres que j’ai trouvé très bons, certains plutôt moyens, d’autres encore que je n’ai pas aimés, et enfin un que j’ai tout simplement détesté. Mais dans tous les cas, il réalise des œuvres qui sont loin de passer inaperçues. Alors, à chaque fois qu’il sort un nouveau film, j’éprouve une véritable impatience de le découvrir.
Cette-fois, il nous emmène dans un chalet en montagne aux côtés de Magaloche, une influenceuse à la renommée mondiale qui s’est faite connaître en publiant des vidéos choc sur les réseaux. On la suit auprès de son manager, face à une journaliste qu’elle méprise puis devant deux fans insistants.
J’ai eu du mal à entrer dans "L’Accident de piano" et j’en suis ressorti assez mitigé. Très loin d’être le meilleur Dupieux, il n’est pas non plus le pire. J’ai vite éprouvé à son égard un regard assez neutre qui ne m’a pas quitté. Après avoir découvert les personnages et les enjeux, on s’enlise dans une histoire monotone qui peine à nous surprendre et qui semble attendre une échéance qui ne vient pas. Les acteurs sont très bons mais j’ai trouvé que, même si Adèle Exarchopoulos excelle pour rendre son personnage insupportable, sa Magaloche est surtout une recette un peu clownesque en laquelle on croit moyennement et qui ne parvient pas à tenir sur la longueur. Sa folie croissante, qui n’est pas sans rappeler celle de Dujardin dans l’excellent "Le Daim", en pâtit car elle est bien moins en finesse, et c’est dommage, on en perd la tension.
De plus, Dupieux reprend cette récente habitude de la critique. On a toujours l’impression qu’il cache des messages indescriptibles dans tous les détails qui donnent envie de cogiter encore et encore (le retour du laitage comme dans "Steak" n’est certainement pas anodin), même s’il serait le premier à s’en dédouaner. Toujours est-il que c’est le milieu du journalisme qui en prend plein la gueule (on reconnaît bien là l’expérience personnelle du réalisateur qui a tant de mal avec les médias), mais aussi celui des réseaux sociaux, de la célébrité et de la notion de fan. Ici l’absurdité n’est plus surréaliste comme dans certaines de ses œuvres, mais au contraire bien factuelle, mettant frontalement le spectateur face à l’illogisme de la corruption de son propre monde et de sa violence jusqu’à une scène finale déchirante de culpabilité. Dupieux s’immisce dans les répliques de tous les personnages et crée un film plus linéaire et viable que d’habitude avec trois actes qu’il revendique avec provocation mais qui ne permettent pourtant pas de mettre en avant l’ingéniosité de son cinéma. Enfin, une fois de plus, je suis étonné que le film soit considéré comme une comédie et que certains spectateurs vantent l’humour du film. Je n’ai pas ri une seule fois. Non pas car je n’ai pas adhéré à l’humour, mais juste car ce n’est objectivement pas un film dont le but est de faire rire, c’est davantage une satire noire misanthropique, et je n’ai jamais attendu de Dupieux qu’il me fasse rire. Mention spéciale à la musique de Mr Oizo (pseudo musical de Dupieux qui, rappelons-le est ici réalisateur, scénariste, caméraman, compositeur et monteur). Il parvient en quelques notes obsédantes - qui rappellent le procédé de Thomas Bangalter pour "Daaaaaalí !" - à instaurer une atmosphère inconfortable que j’aime tant chez Dupieux et que j’aurais aimé retrouver davantage ici. Tout est là mais rien n’est assez exploité.
Cette-fois, il nous emmène dans un chalet en montagne aux côtés de Magaloche, une influenceuse à la renommée mondiale qui s’est faite connaître en publiant des vidéos choc sur les réseaux. On la suit auprès de son manager, face à une journaliste qu’elle méprise puis devant deux fans insistants.
J’ai eu du mal à entrer dans "L’Accident de piano" et j’en suis ressorti assez mitigé. Très loin d’être le meilleur Dupieux, il n’est pas non plus le pire. J’ai vite éprouvé à son égard un regard assez neutre qui ne m’a pas quitté. Après avoir découvert les personnages et les enjeux, on s’enlise dans une histoire monotone qui peine à nous surprendre et qui semble attendre une échéance qui ne vient pas. Les acteurs sont très bons mais j’ai trouvé que, même si Adèle Exarchopoulos excelle pour rendre son personnage insupportable, sa Magaloche est surtout une recette un peu clownesque en laquelle on croit moyennement et qui ne parvient pas à tenir sur la longueur. Sa folie croissante, qui n’est pas sans rappeler celle de Dujardin dans l’excellent "Le Daim", en pâtit car elle est bien moins en finesse, et c’est dommage, on en perd la tension.
De plus, Dupieux reprend cette récente habitude de la critique. On a toujours l’impression qu’il cache des messages indescriptibles dans tous les détails qui donnent envie de cogiter encore et encore (le retour du laitage comme dans "Steak" n’est certainement pas anodin), même s’il serait le premier à s’en dédouaner. Toujours est-il que c’est le milieu du journalisme qui en prend plein la gueule (on reconnaît bien là l’expérience personnelle du réalisateur qui a tant de mal avec les médias), mais aussi celui des réseaux sociaux, de la célébrité et de la notion de fan. Ici l’absurdité n’est plus surréaliste comme dans certaines de ses œuvres, mais au contraire bien factuelle, mettant frontalement le spectateur face à l’illogisme de la corruption de son propre monde et de sa violence jusqu’à une scène finale déchirante de culpabilité. Dupieux s’immisce dans les répliques de tous les personnages et crée un film plus linéaire et viable que d’habitude avec trois actes qu’il revendique avec provocation mais qui ne permettent pourtant pas de mettre en avant l’ingéniosité de son cinéma. Enfin, une fois de plus, je suis étonné que le film soit considéré comme une comédie et que certains spectateurs vantent l’humour du film. Je n’ai pas ri une seule fois. Non pas car je n’ai pas adhéré à l’humour, mais juste car ce n’est objectivement pas un film dont le but est de faire rire, c’est davantage une satire noire misanthropique, et je n’ai jamais attendu de Dupieux qu’il me fasse rire. Mention spéciale à la musique de Mr Oizo (pseudo musical de Dupieux qui, rappelons-le est ici réalisateur, scénariste, caméraman, compositeur et monteur). Il parvient en quelques notes obsédantes - qui rappellent le procédé de Thomas Bangalter pour "Daaaaaalí !" - à instaurer une atmosphère inconfortable que j’aime tant chez Dupieux et que j’aurais aimé retrouver davantage ici. Tout est là mais rien n’est assez exploité.
Après « Le Deuxième Acte », un film sur le cinéma et les acteurs, Quentin Dupieux s'attaque cette fois à la société de l'image, et ses dérives depuis la naissance du web et des réseaux sociaux.
spoiler:
Le réalisateur en profite au passage pour en rajouter une petite couche avec les journalistes, à travers un personnage qui en prend plein des gencives, incarné par Sandrine Kiberlain spoiler:
...C’est son 14 ièm film en 18 ans de carrière...C’est un prolifique !! Depuis « Le Daim » que j’avais beaucoup aimé, je crois avoir vu tous ceux qui ont suivi...Dans « L’accident de piano » un piano à queue tombe d’une grue, un hélico se pose dans la neige...en deux plans le monde absurde et pourtant tout simple de Quentin Dupieux est posé...Emerge de l’hélico une jeune fille renfrognée, le bras dans le plâtre, qu’accueille son assistant dévoué pour l’emmener dans un magnifique chalet où elle doit trouver le repos...Magalie Moreau, alias « Magaloche » est une star des réseaux sociaux, rendue célèbre et riche, par de courtes vidéos dans lesquelles elle s’inflige des coups de marteaux, passe sous les roues d’un monster truck et bien d’autres fantaisies...le tout grâce à une insensibilité congénitale pas simplement physique...Dans son refuge montagnard, elle est vite reconnue par un fan assez niais, puis poursuivie par une journaliste qui veut percer son mystère...Quentin Dupieux Passent à la moulinette l’obsession pour la célébrité, celle des selfies à tout prix, le caractère odieux de certaines stars, ou la sacralisation de l’interview... les suiveurs (followers) de tous poils mais surtout les influenceurs, ces gourous des temps modernes, qui vendent du vent mais qui rapporte gros... C'est du très féroce là, mais distrayant aussi, pour peu que l'on accepte le cynisme décomplexé de la chose. Et puis Dupieux a le chic pour attirer des acteurs dans des rôles invraisemblables et absurdes qu'ils n'ont pas l'opportunité de trouver ailleurs. Et ils excellent tous et toutes, à commencer par Adèle Exarchopoulos, inouïe, adepte des transformations physiques, massacrant son image et allant jusqu’à porter un disgracieux appareil dentaire, à côté de laquelle, de manière moins spectaculaire, Sandrine Kiberlain en journaliste qui se veut humaine mais qui en sait trop sur l’accident de piano, Jérôme Commandeur en assistant, « bon à tout faire » excédé, et Karim Leklou , inquiétant en fan maniaque, tirent leur épingle du jeu, sans peur aucune du grotesque. A l'instar de leur réalisateur, ils osent tout et c'est à cette audace qu'on reconnaît leur talent. Mais ce qui affleure derrière le burlesque et cet humour un peu "gros sabots" parfois sinon trash, ce qui s'exprime sourdement, c'est un constat sans appel sur l'état du monde, une forme aiguë de désespérance, dont le film nous soigne avec le rire.
Le réalisateur en profite au passage pour en rajouter une petite couche avec les journalistes, à travers un personnage qui en prend plein des gencives, incarné par Sandrine Kiberlain spoiler:
...C’est son 14 ièm film en 18 ans de carrière...C’est un prolifique !! Depuis « Le Daim » que j’avais beaucoup aimé, je crois avoir vu tous ceux qui ont suivi...Dans « L’accident de piano » un piano à queue tombe d’une grue, un hélico se pose dans la neige...en deux plans le monde absurde et pourtant tout simple de Quentin Dupieux est posé...Emerge de l’hélico une jeune fille renfrognée, le bras dans le plâtre, qu’accueille son assistant dévoué pour l’emmener dans un magnifique chalet où elle doit trouver le repos...Magalie Moreau, alias « Magaloche » est une star des réseaux sociaux, rendue célèbre et riche, par de courtes vidéos dans lesquelles elle s’inflige des coups de marteaux, passe sous les roues d’un monster truck et bien d’autres fantaisies...le tout grâce à une insensibilité congénitale pas simplement physique...Dans son refuge montagnard, elle est vite reconnue par un fan assez niais, puis poursuivie par une journaliste qui veut percer son mystère...Quentin Dupieux Passent à la moulinette l’obsession pour la célébrité, celle des selfies à tout prix, le caractère odieux de certaines stars, ou la sacralisation de l’interview... les suiveurs (followers) de tous poils mais surtout les influenceurs, ces gourous des temps modernes, qui vendent du vent mais qui rapporte gros... C'est du très féroce là, mais distrayant aussi, pour peu que l'on accepte le cynisme décomplexé de la chose. Et puis Dupieux a le chic pour attirer des acteurs dans des rôles invraisemblables et absurdes qu'ils n'ont pas l'opportunité de trouver ailleurs. Et ils excellent tous et toutes, à commencer par Adèle Exarchopoulos, inouïe, adepte des transformations physiques, massacrant son image et allant jusqu’à porter un disgracieux appareil dentaire, à côté de laquelle, de manière moins spectaculaire, Sandrine Kiberlain en journaliste qui se veut humaine mais qui en sait trop sur l’accident de piano, Jérôme Commandeur en assistant, « bon à tout faire » excédé, et Karim Leklou , inquiétant en fan maniaque, tirent leur épingle du jeu, sans peur aucune du grotesque. A l'instar de leur réalisateur, ils osent tout et c'est à cette audace qu'on reconnaît leur talent. Mais ce qui affleure derrière le burlesque et cet humour un peu "gros sabots" parfois sinon trash, ce qui s'exprime sourdement, c'est un constat sans appel sur l'état du monde, une forme aiguë de désespérance, dont le film nous soigne avec le rire.
Dommage que de bons acteurs participent à cette mise en scène qui n'a ni humour ni intrigué. Dommage
J'ai passé un moment très agréable durant cette projection. C'est une sorte de huit clos sans trop de moyens spectaculaires mais néanmoins fort efficace. Les acteurs sont des plus crédibles dans leur rôle. Les sujets abordés sont tout à fait d'actualité avec le rôle, le poids et la superficialité des réseaux sociaux et des influenceurs dans la vie des internautes. Une belle réflexion sur les dérives possibles de la sphère virtuelle sur les esprits. Je le conseille.
Quentin on aime ou on déteste, du coup toute les notes très faibles font chuter la moyenne .On se demande vraiment pourquoi ses détracteurs continuent à aller voir ses films si c'est pour le descendre?
vous l'aurez compris je fais partie de la première catégorie,fan inconditionnel des frères Cohen j'ai trouvé ma came avec Quentin ,qui je trouve , à des scénarios de plus en plus léchés ( hormis Dali où sa digression sur dali ne m'a pas convaincu)
Ses castings sont de plus en plus dithyrambiques avec fumer fait tousser et deuxième acte , maintenant Magaloche.
Là Adèle devient de plus en plus convaincante dans cet univers décalé et loufoque.
Sandrine Kiberlain et Jérôme Commandeur sont aussi bien utilisés.
Jérôme Commandeur est dans son rôle avec son sourire niais prêt à tout pour satisfaire Magaloche tant qu'il rentre de l'oseille.
Lekalou en groupie débile avec son frangin et un gentil fan que Magaloche ne calcule pas.
Au final un bon film avec une fin sans fioriture.
Magaloche on t'aime........
vous l'aurez compris je fais partie de la première catégorie,fan inconditionnel des frères Cohen j'ai trouvé ma came avec Quentin ,qui je trouve , à des scénarios de plus en plus léchés ( hormis Dali où sa digression sur dali ne m'a pas convaincu)
Ses castings sont de plus en plus dithyrambiques avec fumer fait tousser et deuxième acte , maintenant Magaloche.
Là Adèle devient de plus en plus convaincante dans cet univers décalé et loufoque.
Sandrine Kiberlain et Jérôme Commandeur sont aussi bien utilisés.
Jérôme Commandeur est dans son rôle avec son sourire niais prêt à tout pour satisfaire Magaloche tant qu'il rentre de l'oseille.
Lekalou en groupie débile avec son frangin et un gentil fan que Magaloche ne calcule pas.
Au final un bon film avec une fin sans fioriture.
Magaloche on t'aime........
Je regrette mes 5 € pour ce film ( séance du jour de sa sortie avec la fête du cinéma ) Je me suis ennuyée du début à la fin, je ne vois pas d'humour dans ce film , Magaloche est fade et stupide...
C’est le film de Dupieux que j’ai le plus aimé. Parce que c’est moins loufoque que ce qu’il nous a proposé précédemment ? Très certainement. Mais pour les fans du réalisateur de la première heure, rassurez vous ! On retrouve toujours la fameuse patte du DJ le plus célèbre du cinéma français. prend encore toute la lumière … je suis toujours ébahi par autant de talent !
Pas le meilleur Dupieux. Pas le pire non plus. On passe un bon moment grace à "Magaloche" et sa forte personnalité
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