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Cosack
3 critiques
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1,5
Publiée le 26 août 2026
Malgré un scénario prometteur et un casting intéressant, le film est franchement raté. Sandrine Kiberlain livre une excellente prestation, comme à son habitude : son rôle consiste principalement à mentir, ce qu'elle fait à merveille et qu'on lui a déjà vu accomplir avec brio dans d'autres films. En revanche, Pierre Lottin ne fait passer aucune émotion. Son jeu reste plat et ne retranscrit pas l'évolution de son personnage, pourtant centrale dans l'intrigue — bien qu'il ait le vent en poupe, c'est loin d'être une réussite. Du côté des seconds rôles, Louise Labèque et Alexis Rosentiehl s'en sortent très bien, ce qui explique leur présence croissante au cinéma. Sur le plan technique, la réalisation n'a rien d'extraordinaire et la musique reste très effacée. Le scénario accumule incohérences et absurdités : la place de la famille et des individus dans la société n'est pas du tout crédible, tout comme les interactions avec le monde extérieur (que ce soit au supermarché ou avec la police). Concernant le rôle de l'assistante sociale, on ne sait pas trop si elle est là pour ajouter du drame ou pour apporter une touche comique ; en l'occurrence, ni l'un ni l'autre ne fonctionne. À l'exception du duo principal — et encore, au vu du manque de profondeur du personnage de Pierre Lottin —, les protagonistes sont très peu développés. Au final, c'est un film qui n'est ni réaliste, ni absurde, ni drôle : il donne vraiment l'impression d'être totalement à côté de son sujet.
Une comédie dramatique émouvante, Sandrine Kimberlain est fantastique et Pierre Lottin lui rend la pareille. Une beau film qui ne passe pas à coté de sa cible.
Jean-Baptiste Leonetti avait pourtant une belle matière pour composer une comédie sociale à la fois drôle et sensible : une mère débordée par la précarité, un homme solitaire et une rencontre appelée à bouleverser leurs fragiles équilibres. Mais « Ceux Qui Comptent » peine à dépasser les intentions affichées. La réalisation manque de naturel et le montage, parfois trop démonstratif, cherche à insuffler un rythme que le scénario ne possède pas toujours. L’écriture constitue le principal point faible : situations invraisemblables, dialogues souvent appuyés et personnages dessinés à gros traits finissent par donner au récit une tonalité artificielle. Sandrine Kiberlain défend avec énergie un personnage exubérant qui lui est familier, tandis que Pierre Lottin apporte davantage de retenue et de présence, sans parvenir à compenser les faiblesses de leurs personnages. Les jeunes comédiens apportent heureusement quelques touches de fraîcheur. Sur le plan technique, l’ensemble reste propre, mais la mise en scène ne trouve jamais une véritable identité. Le rythme souffre surtout d’un déséquilibre entre humour et émotion, avec des effets dramatiques trop prévisibles. Derrière les thèmes intéressants de la précarité, de la solidarité et de la reconstruction, le film accumule ainsi les bons sentiments sans leur donner suffisamment de profondeur. « Ceux Qui Comptent » se regarde sans déplaisir, mais laisse surtout le sentiment d’un rendez-vous manqué. À réserver aux spectateurs sensibles aux comédies sociales très consensuelles.
À ranger à côté de « Une Époque Formidable… » de Gérard Jugnot (1991), pour son mélange de comédie sociale, de précarité et d’humanisme, avec toutefois une écriture plus mordante.
Un bon moment passé devant ce film regardé un peu par défaut un de ces soirs où il n'y avait "rien à la télé". Comédie touchante à défaut d'être hilarante à l'atmosphère particulière et au scenario original. Sandrine Kiberlain délivre une prestation magistrale, comme souvent.
Ceux qui comptent confirme la sensibilité de Jean-Baptiste Leonetti pour les récits profondément humains. Entre chronique sociale, comédie dramatique et portrait de famille, le film raconte avec une grande délicatesse la rencontre de deux êtres que tout oppose, mais que la vie réunit au moment où ils en ont le plus besoin.
Rose élève seule ses trois enfants dans l'ancien hôtel familial, dont elle n'est plus propriétaire. Malgré les difficultés financières, elle refuse de céder au découragement et avance avec une énergie communicative. À l'opposé, Jean mène une existence solitaire, enfermé dans une routine où les regrets ont peu à peu remplacé les espoirs. Leur rencontre, aussi improbable qu'inattendue, va bouleverser leurs certitudes et leur offrir une seconde chance de croire en l'avenir.
Le scénario évite les facilités du mélodrame pour privilégier une écriture sincère et lumineuse. Jean-Baptiste Leonetti filme des personnages cabossés par la vie sans jamais les réduire à leurs difficultés. L'humour, les silences et les élans de tendresse s'équilibrent avec justesse, donnant naissance à un récit où les émotions naissent naturellement des situations et des relations entre les personnages.
Sandrine Kiberlain rayonne dans le rôle de Rose. Elle compose un personnage à la fois fantasque, courageux et profondément attachant, dont l'optimisme masque une grande fragilité. Pierre Lottin confirme une nouvelle fois son talent en incarnant Jean avec beaucoup de sobriété et d'humanité. Louise Labèque complète avec justesse cette famille atypique, apportant une fraîcheur bienvenue au récit.
La mise en scène privilégie une approche naturaliste où les lieux, les regards et les gestes du quotidien racontent autant que les dialogues. L'ancien hôtel familial devient un personnage à part entière, symbole d'un passé qui s'efface mais aussi d'un avenir encore possible. Cette simplicité formelle renforce l'authenticité du film et laisse pleinement s'exprimer les interprètes.
Au-delà de son récit, Ceux qui comptent célèbre les familles que l'on choisit autant que celles dans lesquelles on naît. Le film rappelle que les rencontres les plus inattendues sont parfois celles qui redonnent un sens à une vie, et que l'espoir peut surgir au moment où l'on n'y croit plus.
Délicat, lumineux et profondément émouvant, Ceux qui comptent séduit par la qualité de son écriture et la justesse de ses interprètes. Jean-Baptiste Leonetti signe un film généreux où l'humanité des personnages l'emporte toujours sur les épreuves qu'ils traversent.
LOTTIN est lunaire. KIBERLAIN est bien perchée mais elle a la charge de 3 enfants. Ils sont tous les 2 en marge de la société mais une étincelle jaillira dans une situation dramatique de survie sociale. Les enfants sont écorchés. Ce marginal est taiseux et ne laisse paraître aucune émotion. Et au bout d’un certain temps il pourrait réellement agacer. Mais le dénouement mélodramatique atténuera cet agacement et tirera les larmes à beaucoup... La BO rockeuse US de Tony Joe White donnera une unité musicale alors que tout part dans tous les sens. Comportements lunaires de ces deux marginaux...
De bons acteurs au service d’un scénario dont seules les 10 premières minutes sont intéressantes et d’une réalisation avec des longueurs incroyables. La morale du film : la violence est la solution à tous les problèmes
"Ceux qui comptent" est un film qui m'a laissé partagé même si je l'ai bien aimé dans son ensemble. D'un côté, il y a un duo d'acteurs formidable : Sandrine Kiberlain est impeccable et Pierre Lottin confirme une fois de plus qu'il est l'un des acteurs français les plus sous-exploités de sa génération. Il a cette capacité rare à rendre crédible un personnage avec un simple regard, pendant que le scénario, lui, s'emploie consciencieusement à lui savonner la planche.
Car oui, le principal défaut du film est son écriture. Les coïncidences s’enchaînent à un rythme tellement appuyé qu’on finit par ne plus vraiment y croire. Les personnages, eux, prennent parfois des décisions si peu inspirées qu’on en viendrait presque à regretter le sens pratique des victimes de films d’horreur, pourtant rarement réputées pour leur lucidité.
Quant à l'émotion... elle est bien là, mais le réalisateur semble avoir pris pour devise : "Pourquoi suggérer quand on peut insister ?" À force de vouloir tirer sur la corde sensible, il finit par sortir la corde de remorquage. On sent tellement les violons arriver qu'on pourrait presque compter les archets avant la première note.
Heureusement, Pierre Lottin et Sandrine Kiberlain sauvent souvent la mise. Ils donnent une sincérité que le scénario ne mérite pas toujours. Sans eux, le film aurait probablement terminé dans le rayon des téléfilms du dimanche après-midi, coincé entre une rediffusion de "Joséphine, ange gardien" et un documentaire sur les bienfaits du navet.
En bref, un film sincère mais trop démonstratif, porté à bout de bras par deux excellents comédiens. Sans Pierre Lottin, cette histoire compterait sans doute beaucoup moins.
Il ne faut pas se laisser tromper par la bande-annonce qui laisse présager une comédie, le film est clairement dramatique, voire à un côté larmoyant bien appuyé. Le scénario est quand même un peu dur à avaler, sauvé par le jeu d'acteurs des enfants qui s'en sortent très bien. Pierre Lottin évolue dans son registre habituel de mec bourru et taiseux. On nous épargne l'habituel volet amoureux entre les protagonistes et ça c'est plutôt une bonne chose. Sandrine Kiberlain a 58 ans et pourrait être la mère de Pierre Lottin.
il n'y a jamais assez d'étoiles quant les sentiments sont aussi tendrement exprimés. Mais qu'est ce que c'est ce film, cet OVNI ? Que c'est bien joué. Ces acteurs sont d'une justesse incroyable. C'est juste la vie racontée. C'est tragiquement beau, réaliste et mortel. Merci pour ce moment.
Ce film m'a ému à un point que je ne saurais le dire Les acteurs jouent bien Mention aux enfants qui sont supers dans le jeu Que dire de Kiberlain et de Lottin lui ça change de le voir dans les Tuche C'est émouvant car c'est une belle histoire
Sandrine Kiberlain, Pierre Lottin : j’y vais en confiance… La première scène dans le supermarché se passe plutôt bien. Et puis c’est tout. J’ai attendu le rire ou l’émotion qui allait me sortir de l’ennui, voire la contrariété devant cette suite de scènes où les acteurs, notamment Pierre Lottin, semblent improviser lamentablement. Sandrine Kiberlain s’en sort un peu mieux, mais les dialogues et les situations ne vont pas les aider. Pour le coup, les enfants sonnent plus juste, avec une mention spéciale pour Louise Labeque.
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11 719 critiques
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3,0
Publiée le 30 juillet 2026
Rose et Jean sont des galériens qui affrontent leurs problèmes de différentes manières. Ils ne se laissent pas abattre malgré les épreuves qu'ils endurent. Jean-Baptiste Léonetti fait un film à leur image avec une histoire positive malgré ce qui se passe. Il évite le pathos même quand il est question spoiler: de la maladie et de cette fin de vie que l'on voit arriver. Il privilégie la délicatesse et l'humanité des personnages qui se trouvent finalement très bien. C'est peut-être parfois facile et le rythme est inégal, tout comme le ton d'ailleurs, mais il y a quelque chose de touchant dans la construction de cette nouvelle famille. À l'image du personnage de Pierre Lottin, on reste dans la sobriété, mais sans freiner les émotions. En somme, une comédie sociale amusante et attendrissante.
tres bon film sandrime kimberlain au top comme dab pierre lotin genial el il ons bien caster les enfants qui son tres bon tres bon film qui se termine pas dans le pathos,,,