Shimla, une fugue des temps modernes
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114 critiques spectateurs

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Ludo
Ludo

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 mai 2025
"Shimla" se présente davantage comme une expérience personnelle filmée qu’un documentaire abouti. Si l'intention est louable, l'exécution pèche par un manque de sincérité émotionnelle qui, paradoxalement, éloigne le spectateur des enjeux qu'il prétend aborder : l’eau (et l’environnement). Ce film, malgré ses bonnes volontés, laisse un goût d'inachevé et le sentiment d'une opportunité manquée de réellement sensibiliser à des causes pourtant essentielles.

J'ai eu, une fois de plus, le sentiment d'être trompé, d'assister davantage à un vlog de voyage ou un égotrip qu'à un véritable documentaire. Je perçois la volonté des deux protagonistes de produire un contenu fédérateur, émouvant et porteur d'un message. Cependant, l'ensemble paraît malheureusement très artificiel. L'introduction de la notion d'"écologie intérieure" n’y change rien et on se retrouve rapidement avec un sentiment de déception et d’imposture.

Les enjeux liés à l'eau, pourtant centraux et à l’initiative du film, sont étonnamment peu développés. Le récit s'attarde bien davantage sur la personnalité des deux voyageurs que sur cette problématique. On se davantage à regarder une vidéo de développement personnel habillée d’une voix off qui nous matraque de grandes phrases toutes faites. La volonté d'être "inspirant" a clairement pris le pas sur la narration et la portée des messages initialement annoncés.

De fait, le film manque de subtilité. Rien n'est suggéré ; tout est imposé. On nous montre des images, et la voix off nous dicte les émotions à ressentir. Laissez-nous voyager, ressentir, et nous forger notre propre opinion ! Cette tentative forcée de me tirer des larmes et de m'imposer une vision prédéfinie m'a malheureusement empêché de véritablement entrer dans le film.

C’est vraiment dommage car le film nous parle de rencontres sans jamais nous les montrer réellement. A l’exception de la jeune fille à la fin du film, à Shimla, qui tient un discours particulièrement intéressant sur le bonheur (et non l'eau, l'environnement ou l'écologie), est une occasion manquée de donner de la profondeur aux interactions humaines. (Idem pour le couple dans le désert, qui sont-ils ?).

Enfin, je regrette également la redondance des plans. Tout le chemin parcouru et la diversité des paysages traversés transparaissent trop peu. Une meilleure préparation en amont aurait sans doute été bénéfique pour éviter cette répétition visuelle (beaucoup de gros plans sur les visages, cherchant à traduire la fatigue, la réflexion ou l'inquiétude).
On reste cependant témoins d’un réel gout pour l’aventure et d’une forte détermination. Une prochaine réalisation, plus cadrée pourrait être intéressante à suivre.
Anais153
Anais153

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mai 2025
Bon, je m'apprête à écrire un avis assez mitigé sur ce film, qui aurait pu être vraiment superbe. J'ai assisté à la projection au Grand Rex. Plusieurs choses à dire :
Tout d'abord, j'ai trouvé sur les 2 protagonistes parlent trop longuement de leur rencontre et de leur découverte mutuelle. Au début du film, on le comprend tout à fait, mais il y a plusieurs scènes répétitives qui finissent par agacer un peu.
Ensuite, j'ai été assez déçue sur le contenu en tant que tel : le parcours est très chouette à suivre mais les images sont souvent les mêmes, elles aussi. Finalement il n'y a pas énormément de paysages magnifiques. On l'excuse en partie vu les moyens rudimentaires (pas de gros matériel etc) ça parait difficile mais ça reste tout de même assez frustrant.
Le contenu au sujet des projets sur l'eau idem, c'est finalement, peu développé par rapport au temps passé à cette rencontre des 2 que j'évoque juste au dessus.
On note par ailleurs la répétition de la voix off : les choses sont redites plusieurs fois, on a l'impression que ça tourne un peu en boucle.
Enfin, le message de fin est assez bancal : il faut s'émerveiller, s'aimer et cultiver l'écologie intérieure. Bon, certes mais où sont les questionnements de notre génération ? Qui sont les responsables de l'état de notre planète ? Même si à nous tous, on cultivait l'écologie intérieure, cela ne réglerait pas 1/4 des problèmes observés, causés par une minorité.
En bref, ça laisse penser que le film n'a pas été pensé au début pour le message mais qu'il fallait bien trouver quoi dire à la fin...c'est vraiment dommage car j'ai suivi tout le parcours jusqu'en Inde et je m'attendais à beaucoup mieux, un film percutant qui ne l'est finalement pas.
Pour terminer, je souligne que mon commentaire n'a pas vocation à détruire le film mais plutôt à soulever des questions pour faire mieux. On sent qu'il aurait fallu un peu de recul sur le montage, un oeil plus aguerri peut-être ?
Bon courage pour la suite.
Charcutri Docile
Charcutri Docile

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 juin 2025
Je suis très déçu. Je m’attendais à ce que les protagonistes mènent une véritable réflexion sur les populations rencontrées et leur rapport à l’eau à chaque étape de leur parcours jusqu’à Shimla. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Même la seconde partie du « documentaire » (mot que vous n’appréciez pas pour ce film) a l’arrivée de Shimla, la question de l’eau n’est pas du tout approfondie. Le film ne répond pas à cette problématique pourtant centrale. Alors certes, le produit final du film n’est plus sur l’eau mais sur une question philosophique de soi même. Mais pour un film qui se présente comme étant axé sur l’écologie, et plus précisément sur la thématique de l’EAU (j’insiste), on reste clairement à côté du sujet.
Si j’avais cherché un récit initiatique sur le dépassement de soi, où l’on découvre que le bonheur réside dans la quête intérieure, j’aurais préféré regarder Squeezie ou Inoxtag. Car au final, ce film n’est qu’un voyage introspectif, un reportage autour de deux inconnus du même milieu social qui voyagent ensemble. Et encore, on ne suit pas réellement un duo, mais plutôt Victoria, avec Johan relégué au rôle de personnage secondaire.
On nous parle d’écologie et de transports durables, mais à aucun moment n’est abordée la question de l’accessibilité réelle au voyage en train.
Dans la séance ciné-rencontre, on a davantage d’infos qui auraient pu être dans le film. On a eu des réponses à côté de la plaque, dans la société actuelle le train et voyager en train n’est plus aussi accessible qu’avant malheureusement ce point est trop négligé dans le film même si on voit que l’avion coûte moins cher pour voyager plus loin. Si on veut parler écologie, on parle lutte des classes, car sinon c’est « du jardinage ».

La cible de ce documentaire n’est pas l’ecolo prolo, vu la une quête de bien-être de ce type et le ton moralisateur.
Pour finir, le film passe complètement à côté de son ambition initiale.
Cependant visuellement c’était magnifique, même pour des prises de vues en amateurisme.
Guillaume Martin
Guillaume Martin

1 abonné 1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 mai 2025
Ce film se présente comme un documentaire engagé sur l’eau et l’écologie, mais il s’avère être un récit personnel désordonné, sans véritable fil conducteur. Sous prétexte de partir en Inde pour “travailler sur l’eau”, les protagonistes s’engagent en réalité dans une quête intérieure qui occulte totalement le sujet annoncé.

On nous parle d’“écologie intérieure”, un concept flou, inventé pour l’occasion, qui détourne le propos écologique vers une forme de développement personnel mal défini. Le film tente même de répondre à ses propres critiques, comme s’il pressentait le scepticisme du public, mais sans jamais convaincre.

Le voyage en Inde aurait pu être l’occasion d’apporter un regard éclairant sur les enjeux locaux liés à l’eau. Or, rien n’est dit de la réalité indienne. Aucun contexte, aucune rencontre marquante, aucun apport documentaire. Le film passe totalement à côté de son sujet.
Angélica Berger
Angélica Berger

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 juin 2025
Je dois admettre que je n'avais pas prévu d'aller voir le film car je craignais l'ego trip influenceur mais il faut savoir rester ouvert et curieux face aux propositions qui nous sont faites, des potes y allant j'ai suivi le mouvement !
De base j'aime bien le jeune engagé dans sa manière de partager ses contenus et on sent qu'il veut sincèrement améliorer les choses avec les outils dont il dispose et qui l'accompagnent dans sa prise de conscience écologique depuis des années, rien à redire à ce sujet, chaque parcours de vie est différent et chacun agit comme il peut selon son vécu et ses moyens, personne n'est parfait sur aucun point et nous sommes tous critiquable sur certains aspects mais il faut savoir garder une cohérence globale dans le point de vue choisi quand on fait un projet de film sur "l'écologie"
De sa collègue Victoria je ne connaissais rien donc aucun à priori et je l'ai découverte pendant le film ainsi que lors des échanges post séances.


"Leur ambition initiale est claire : documenter les enjeux de l'eau à travers le monde. Mais au fil des 19 pays traversés et des rencontres marquantes, leur quête se transforme et laisse place à une odyssée des temps modernes"


Première critique: le résumé est trompeur et je pense que c'est ce qui contribue au ressenti négatif de beaucoup de spectateurs, on s'attend à voir des asso locales parler de leur action vis à vis de l'eau et on a droit à une
"odyssée des temps modernes" c'est un terme bien pompeux pour parler du voyage de 2 potes, en soit le fait de décider de voyager pour se découvrir et découvrir les autres, il n'y a rien de fondamentalement mal à cela, c'est un rêve et/ou une fuite classique pour de nombreuses personnes car toute la société nous y pousse et que cela peut réellement enrichir notre vision du monde,
Le voyage m'a personnellement changé en profondeur et c'est par ce biais que j'ai véritablement pris conscience d'une multitude d'injustices dont je n'aurais jamais eu conscience ( ou en tout cas pas autant ? ) sans y être directement confronté. C'est aussi par le voyage que j'ai retrouvé foi en l'humain ( l'individu ) à défaut de l'humain en tant que société ( ou j'ai compris le concept de "problèmes systémiques" et "capitalisme" )
Je n'irais pas critiquer quelqu'un qui veut voyager car je pense sincèrement que cela peut contribuer à nous soigner dans notre lien aux autres comme à soi même.
En revanche il faut avoir conscience que ca reste un privilège énorme de pouvoir le faire et essayer de le faire au maximum en ayant le moins d'impacts délétères dans notre manière de faire ( même si c'est compliqué et que dans l'idéal, comme pour tout le reste, il faudrait une régulation qui interdise beaucoup d'excès du tourisme )
Bref le voyage ça peut être trop génial mais c'était pas ce qui était vendu de base et même si c'était le cas, ça aurait été bien de + mettre en avant les rencontres plutôt que soi même.


Le problème majeur ici c'est que ce postulat de road trip n'est pas assumé et qu'au travers de la discussion de fin, on comprend très bien que l'envie initial était juste d'avoir une excuse socialement cool pour pouvoir voyager et retourner en Inde parce que Victoria avait kiffé son voyage à 18 ans ( ce qui donne déjà des indices sur sa classe sociale d'origine au demeurant qui seront confirmés par ses propos et sa posture )
Dommage donc que ces vacances entre potes soient vendus comme base pour du développement new age culpabilisant et frustrant pour la majorité de l'humanité qui n'est pas aussi privilégié qu'eux, que leur positionnement est un mépris de classe énorme ( même si Johan semble beaucoup plus conscient et gêné du discours de sa collègue déconnectée de la réalité à cause de son parcours de vie )
C'est que leur voyage entre potes a été sponsorisé pour être la base un documentaire sur d'autres personnes dont la vie est centré sur la problématique de l'eau et que ces personnes sont au final complètement invisibles dans un récit qui n'est que celui des influenceurs.
On se retrouve donc face à des potes qui sont payés pour se filmer et kiffer leur vie pendant 6 mois, rapport avec l'écologie ? Aucun.


Il est difficile également de savoir à qui s'adresse ce "documentaire" ?
Les personnes déjà un minimum engagé en ressortiront sans rien avoir appris, les personnes pas du tout engagé et issus des mêmes milieux qu'eux se diront juste "ah oui c'est cool je devrais voyager comme ça aussi ce qui me permettra d'être "écolo" et la plupart en ressortiront mitigés, ne sachant pas trop quel était le propos du film.


Mais s'il est très bien d'encourager les voyages en train et autres transports lents, à partir du moment ou l'on choisit de voyager si loin et au travers de moyens de transports polluants ( bateau croisière, cargo, avion, train qui tourne au charbon, 4x4 avec des touristes allemands dans le désert, faire venir le caméraman en avion )
Ce n'est pas si écologique que ça, c'est moins pire que l'avion et bien plus riche en terme d'expérience mais là encore, ce sont des voyages possibles pour une minorité de personnes ayant le temps et les ressources économiques ou familiales pour le faire ( sans parler du passeport mentionné une fois dans le film ), si toute la planète pouvait faire ce genre de voyage, au final on polluerait tout autant qu'avec les avions à l'heure actuelle, pourquoi ce besoin impérieux d'aller en Inde en se targuant d'être écolo et que c'est "possible pour tous" alors que... non ca ne l'est pas et c'est ok de faire ce voyage tant qu'on ne prends pas un discours condescendant nous invitant à développer "l'écologie intérieure"


Si on peut parfaitement rejoindre le discours invitant à une solidarité, un amour et de la joie militante qui sont effectivement salutaires et essentiels pour le bien de tous, nier totalement l'impossibilité pour les classes populaires d'avoir accès à de nombreux privilèges c'est grave quand on est censé avoir fait de hautes études ( 50k le master pour ensuite pouvoir papillonner sur les réseaux, on est sur un bon privilège de classe et ne pas en avoir conscience, c'est grave )
Non, une personne qui est mal dans sa vie n'est pas condamné à aller mal toute sa vie et le changement ne vient pas d'elle, le collectif peut l'aider à aller mieux si on apprend à vivre dans une société qui l'y encourage.
Non, "l'écologie intérieure" n'est pas accessible à des personnes qui sont bloqués dans des quotidiens tellement merdiques que tu ne peux pas l'imaginer.


Le parti pris du film est égocentré, on y voit que les 2 protagonistes, les autres ne sont que des personnages secondaires de leur vie à qui l'on accorde 10% de temps d'image, c'est tellement dommage de partir si loin pour ne rien rapporter d'autre que quelque chose d'aussi basique que n'importe qui, ayant voyagé ou pas, peut avoir déjà acquis.
Alors c'est super d'avoir fait un beau voyage, rien à redire sur ça mais le vendre pour promouvoir une idéologie new age culpabilisante c'est franchement nul, la discussion post séance étant gênante, y a une meuf qui a dit "J'ai fait de l'humanitaire au portugal, à un moment y avait plus d'électricité pendant 24h, j'ai du demander à un humain ou avoir de l'eau, c'était poignant d'humanité comme votre film"
La meuf elle a découvert qu'on pouvait parler à un humain pendant une coupure de courant


On souhaite tous vivre dans un monde avec de meilleures relations, de l'eau potable, un bel environnement et tout le tintouin mais la réalité c'est que y a plein de gens qui ne peuvent même pas envisager un monde meilleur tellement leur quotidien les oppresse et semble la seule réalité possible.


J'ai rien contre vous, vraiment, je pense que vos intentions sont bonnes et que vous souhaitez un monde viable pour tous et ça c'est super mais vous restez des influenceurs issus de milieux privilégiés et égocentrés ( difficile de ne pas l'être en vivant de ça j'imagine )
Il est en revanche urgent de se cultiver en matières de sciences sociales et de se confronter de manière plus durable et moins connectée virtuellement pour etre plus connectée réellement à d'autres mondes je pense pour éviter des discours aussi bateaux et faisant preuve de mépris de classe, non tout le monde ne peut pas "cultiver son écologie intérieure" si son environnement direct ne lui permet pas.


Voyager en France et dans des pays plus proches, les plateformes de woofings permettent d'aller à la rencontre de nombreux paysans qui ont des problématiques écologiques et humaines qui ouvrent la porte à de nombreuses réflexions sur notre "écologie intérieure"
et qui vous dépayseront à coup sur de la vie parisienne.
Cha_Cinéma
Cha_Cinéma

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 juin 2025
Promettre un film sur les autres et ne filmer que soi.

J'ai vu ce "film" dans le cadre d'une invitation. Je m'attendais à voir de vrais "baroudeurs" engagés pour l'écologie. Je m'attendais à sortir en me disant "whaouu mais il y en a qui font ça pour faire avancer les choses"... ou un "Ha ouais ça c'est du vrai documentaire" mais nooooOOOOOOooooon. J'ai juste vu un film trop long, auto-centré, naïf et superficiel.

Promettre un film sur les autres et ne se filmer que soi. Vendre un film sur ceux qui font face au manque d'eau et ne leur donner que de rares minutes d'écran.

Bref, si vous voulez voir des personnes inspirantes et engagées ou encore une nouvelle façon de voyager : passez votre chemin. Vous ne verrez que beaucoup trop de gros plans sur les larmes, les doutes et les sourires niais des deux protagonistes qui découvrent visiblement que l'on peut voyager en train et parler aux habitants du pays que l'on visite, beaucoup d'introspections pas si profondes et pas si intéressantes, 10 minutes sur le manque d'eau et sur les populations qui y font face, vous entendrez beaucoup trop de fois "écologie interieure" clamée comme un concept qui va tout révolutionner,... ha oui et concernant la promesse d'un trajet France-Inde en train, vous verrez également un navire de croisière et un avion (oui, oui...), ainsi qu'un trek dans le désert avec un couple d'occidentaux en 4×4/camping car géant : bref, un petit enfer.

Le seul bon moment du film c'est cette jeune indienne de 21 ans qui défonce les déclarations horripilantes de la protagoniste principale qui lui suggère qu'elle est certainement plus heureuse en n'ayant pas voyager et en vivant avec peu de choses (dans une région où il ne neige plus mais ce n'est plus le sujet du film depuis bien longtemps).

Shimla et ses habitants méritent mieux qu'un film de vacances de mauvaise qualité.
j u
j u

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 juin 2025
Encore un film sur un egotrip d'occidentaux en Inde.

L'écologie et l'eau sont sensés être les moteurs de ce périple. Au lieu de ça, le voyage en train de transforme en voyage en train + bateau de croisière + trip en 4×4 avec des Allemands + finalement un petit trajet en avion quand-même. Bon. Quel intérêt finalement ? Allez s'intéresser aux locaux et à leur soucis d'eau potable ? Oui mais pas très longtemps. Et superficiellement. Alors que c'est là tout le but du voyage normalement.

Finalment on comprend assez vite pendant le film (et aussi au fil des réponses pendant le moment échange auquel nous avons pu assister lors des projections) que c'est juste l'egotrip d'une blanche privilégiée voir bourgoise qui a ce besoin VITAL de retourner voyager en Inde mais qui essaye de trouver une raison qui pourrai justifier cet égotrip et ce fantasme du documentaire engagé qui ne l'est, en fait, pas.
Jeanne Loy
Jeanne Loy

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2025
Beau documentaire, très bien monté quand on sait le peu de moyens derrière mais je suis restée un peu sur ma faim car je trouve que le sujet initial est très peu abordé (l'eau) le passage à Shimla est bien trop rapide et les perspectives sont amenées un peu facilement/rapidement. Néanmoins je salue le travail et la détermination de Johan et Victoria !
Zibou
Zibou

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mai 2025
Je suis allée voir Shimla avec l’espoir d’un documentaire engagé, mêlant écologie, introspection et quête de sens. Connaissant les réalisateurs et leur volonté de sensibiliser aux enjeux environnementaux, j’attendais un film à la hauteur de ces ambitions.

Malheureusement, j’en suis ressortie frustrée. Les grandes thématiques annoncées – écologie, gestion de l’eau, lien à la nature – restent en surface. Elles sont rapidement éclipsées par un récit centré sur les émotions des protagonistes, souvent énoncées plus que ressenties, sans réelle profondeur ni mise en contexte.

Le film oscille entre journal intime et documentaire sans jamais vraiment trancher, ce qui nuit à son impact. On reste à distance, spectateur d’un voyage auquel on ne parvient pas à s’identifier, faute de fond véritable. Un projet sincère, certes, mais qui laisse une impression d’inabouti…
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

29 abonnés 308 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2025
Ne plus faire de l'écologie un gros mot qui nous sépare mais un art qui nous rassemble.

C'est assez rare pour moi de me rappeler d'une phrase tirée d'un film mais je tenais à ne pas oublier celle-ci ! Et c'est sur cette belle phrase que se termine ce documentaire, à la fois authentique et impactant.

On pourrait lui reprocher d'être un brin moralisateur mais il a le mérite d'essayer de réveiller nos consciences.

Ces deux jeunes qui ne se connaissaient pas et qui ont décidé de partir à l'aventure pour réaliser un pari fou : relier la France à l'Inde sans prendre l'avion tout en ayant l'objectif de se documenter auprès de la population sur l'eau et ses enjeux.

Se lancer un défi et faire tout ce qui est en son pouvoir pour le réaliser : ça force à réfléchir !

On les suit dans leurs galères, leurs joies, leurs émotions et on a le sentiment d'être un peu avec eux dans cette folle aventure !

J'aurai aimé avoir leur cran et oser franchir le cap de quitter le confort de sa vie pour se dépasser !
On y voit des populations sans ressources qui luttent chaque jour pour se fournir en eau tout en gardant le sourire et la joie de vivre.

Un documentaire qui résonne encore et qui pousse à réfléchir sur ses propres pratiques.
PiedBoucheAil
PiedBoucheAil

2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juin 2025
J’ai assisté à la projection de Shimla au Mégarama de Givors le 10 juin.
À la fin de la séance, les réalisateurs Johan et Victoria ont invité les spectateurs à exprimer, en un mot, l’émotion ressentie après le visionnage. Pour ma part, ce mot a été : dubitatif. Ce sentiment m’a traversé dès les quarante premières minutes… et ne m’a plus quitté.

On comprend assez vite que ce voyage en Inde est surtout motivé par un désir personnel de Victoria : celui de retourner dans un pays dont elle est tombée amoureuse. L’Inde nous est présentée de manière quasi idyllique sur le plan humain, une vision très idéalisée, qui survole – voire ignore – les réalités sociales et les difficultés auxquelles les femmes, notamment, sont confrontées dans ce pays. Ce traitement m’a surpris, d’autant plus venant d’un projet coporté par une femme.

L’intrigue reste floue : on ne sait pas vraiment où le film veut nous emmener – ce qui, en soi, pourrait ne pas être un défaut. Le problème, c’est qu’on ne comprend pas non plus le message une fois le générique de fin lancé. Le thème de l’écologie est évoqué à plusieurs reprises, mais n’est jamais réellement creusé. On découvre des initiatives locales, souvent similaires à celles déjà présentes en France, avec des solutions comparables. Ce choix interroge sur la pertinence d’un tel déplacement sous prétexte de traiter de l’écologie.

C’est d’ailleurs lors des questions-réponses que tombe le coup de massue : le voyage, à l’origine, n’avait pas de véritable intention documentaire. C’est une maison de production qui a proposé d’y greffer une dimension écologique. Une révélation décevante, voire déroutante. J’ai littéralement chuté de ma chaise intérieure en entendant cela.

Cela dit, Shimla n’est pas sans qualités. Johan, notamment, incarne un contrepoids intéressant. Plus pragmatique, plus ancré dans le réel, il semble aussi plus sensible aux implications du voyage. Son choix assumé de privilégier le train à l’avion est un geste fort, qui donne du sens à la démarche. Il montre ainsi qu’un mode de transport plus lent, plus respectueux de l’environnement, est non seulement possible, mais qu’il peut aussi transformer notre rapport au déplacement et au temps. C’est, à mon sens, l’un des rares messages vraiment pertinents du film.

Enfin, il faut souligner le travail remarquable sur la forme. La captation est soignée, le montage fluide, les images superbes. D’un point de vue technique, le film est abouti, maîtrisé, et plaisant à regarder. Ce professionnalisme renforce encore la frustration laissée par le fond, qui manque de cohérence et de profondeur.

En résumé, Shimla m’a laissé sur ma faim. Ce que je perçois, c’est surtout le récit d’une jeune femme en quête de spiritualité, qui cherche à justifier un besoin personnel de retour en Inde, sans réelle remise en question sur la légitimité ou l’impact de son voyage. Elle insiste beaucoup sur la spiritualité, trop, pour finalement conclure que "la vie est plus simple avec un sourire". Un message naïf, presque en contradiction avec la réalité vécue par nombre d’Indiens – en particulier les femmes.

Malgré quelques belles intentions et une forme visuelle réussie, le film m’a donné l’impression d’un caprice personnel camouflé en projet engagé. Et c’est précisément cette dissonance entre le fond et la forme qui, au final, m’a laissé dubitatif.
Roberto D.
Roberto D.

12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mai 2025
époustouflant, que dire de plus...rencontre avec les deux réalisateurs en avant première à Biarritz... un film qui touche énormément et nous fait rendre compte des problèmes lier à l'eau mais aussi aux confort que l'ont as depuis la naissance et auquel ont ne s'en rend même pas compte...un film qui donne envie d'évasion auprès des autre culture du monde entier et de découvrir le monde et ses populations
les deux réalisateur sont rempli de passion et d'amour pour le monde et l'Humain, un relent d'énergie pour le futur...merci à vous deux et à toute l'équipe
regnic
regnic

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 juin 2025
Elle pense que son voyage est ouf et lui arbore un beau sourire en toute circonstance même dans son sommeil.
Ils sont gentils nos deux globe-bisounours.
J'ai vu le film et ils sont venus en parler à l'issue de la projection.
Résumé de leurs réponses à des questions dans la salle.
Ils ont réalisé en cours de route que le vrai sujet du documentaire, ce n'était pas les indiens et la question de l'eau (cela a été documenté mille fois, ils n'ont rien à dire de nouveau sur le sujet) , mais eux-mêmes qui comprennent qu'il faut déjà se changer soi-mêmes avant de se lancer dans des expériences collectives. C'est seulement après s'être changé par l'introspection, la méditation etc..etc.. qu'on peut rejoindre des collectifs et leur apporter quelque chose.
Une réponse assez troublante sur les collectifs où le fait que les gens soient de gauche, de droite, d'extrême droite (!) n'a pas d'importance, on peut travailler/discuter avec tout le monde. Peut-être que je n'ai pas compris, mais la salle conquise n'a pas réagi.
A une question sur la sécurité pendant le voyage, la réalisatrice a dit ne s'être jamais sentie en insécurité. Pourtant dans le documentaire il est fait mention du problème que posait pour les femmes le fait d'être de corvée d'eau et d'avoir à aller la chercher à plusieurs kilomètres. On sait en effet que les femmes travaillant da
Mathilde G
Mathilde G

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mai 2025
Je sors d’une expérience sensorielle et humaine qui continue de vibrer en moi.
✨ Shimla, le film de Victoria Guillomon et Johan Reboul, est venu toucher quelque chose de très profond.

J’en suis ressortie… remuée. Apaisée. Émerveillée.

Ce film est un souffle. Un miroir. Un murmure qui vient réveiller l’essentiel.
Un voyage visuel d’une beauté à couper le souffle, mais surtout, une rencontre avec une vision du monde que je ressens depuis longtemps, sans toujours savoir la dire.

Shimla a mis des mots, des images et de la poésie sur mes propres aspirations :
celle d’un monde plus aligné, plus conscient, plus vivant.
Un monde où l’on ralentit. Où l’on écoute. Où l’on se souvient de qui l’on est.

J’ai ressenti ce film comme une étreinte délicate, une caresse d’espoir, et une invitation à vivre autrement.
Il a réveillé en moi des élans, des réponses, des certitudes calmes.

Je laisse encore infuser tout ce que Shimla a semé.
Mais une chose est sûre : ce film est un cadeau pour l’âme.
Un film à diffuser, à semer, à faire germer dans les écoles, les entreprises, les lieux de soin, de transmission, de transformation.

Merci à Victoria et Johan pour cette œuvre puissante, douce et engagée.
 Merci pour la beauté, la profondeur, et cette vibration si juste.
petiteciinephile
petiteciinephile

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2025
Bravo à l'équipe du film pour le travail fourni, le montage, le son etc très réussis surtout pour des réalisateurs amateurs et sans budget. Sur la forme, le documentaire est je trouve très réussi.
Sur le fond, je m'attendais à qqch de + poussé et profond. Je suis le travail de Victoria et Johan depuis quelques années et trouve leur approche toujours pertinente et construite.
Néanmoins, je trouve que le documentaire manque de profondeur. On parle à peine de la problématique de l'eau, du réchauffement climatique, pourtant abordé comme la mission principale du voyage jusqu'en Inde.
Le documentaire s'apparente plus à un récit de voyage, et encore... Cela tourne bcp autour de leurs personnalités respectives et du fait de partir en voyage avec qq que l'on ne connait pas.
Par moment j'avais plus l'impression de regarder deux européens "privilégiés" qui filment leur rencontre et exposent leurs réflexions sur l'écologie, mais n'apportent pas grand chose.
Toutefois, le documentaire est très réussi sur le message "d'aventure" et de faire confiance à ce que les expériences nous réservent. Il donne de l'inspiration et dégage de la bienveillance.
Mais encore une fois, dans le fond je l'ai trouvé assez "bateau".
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