Hellphone a le mérite de s’attaquer, par le genre horrifique, à la dépendance des adolescents au téléphone portable, problématique alors rencontrée en France : la tonalité satirique donne lieu à quelques trouvailles amusantes, tel le choix du lycée Henri-IV comme cadre scolaire qui semble réactualiser La Boum (Claude Pinoteau, 1980) à grand renfort d’emphases numériques ; elle demeure malheureusement éloignée de l’intelligence de Christine (1983), chef-d’œuvre parmi d’autres de John Carpenter et référence convoquée ad nauseam tant dans la symbolique de la couleur rouge que dans l’évolution de son protagoniste. La grossièreté s’impose, sinon la vulgarité – spoiler: que penser de la séquence de danse dans la cantine ? L’écriture procède par énumération de saynètes mal reliées les unes aux autres, sacrifie ses personnages sur l’autel de l’effet tape-à-l’œil, marque de fabrique de James Huth, à l’origine d’une saturation visuelle et sonore qui devient vite lassante.
Le film, avec un style très américain mais combinant la thématique des téléphones portables, est assez divertissant, bien qu’il ne soit peut-être pas totalement adapté au public européen. L’idée est très bien pensée, avec un scénario solide et un humour très absurde, basé sur des scènes précédentes jouées par les personnages. Bien que ces situations soient curieuses, elles fonctionnent bien et font rire. De plus, les scènes où ils découvrent l’utilisation du téléphone et en profitent sont très bien réalisées.
Cependant, à certains moments, le film peut sembler un peu long, bien qu’en général il maintienne un bon rythme et reste divertissant. Son style clairement américain pourrait expliquer pourquoi le public européen, et en particulier le public français, n’était peut-être pas prêt à l’accueillir avec grand succès. Le film est clairement destiné à un public plus jeune.
Hellphone est encore un film de James Huth très critiqué et que je trouve au contraire tout à fait passionnant. Reprenant les codes des films d'horreur avec beaucoup de références au genre, Hellphone est aussi une comédie plaisante. La mise en scène de James Huth ne manque pas de style et même si les messages sont un poil trop explicités, l'originalité de cette œuvre vaut le détour, d'autant que son discours sur la dépendance des jeunes à leur portable est toujours très actuelle. Ça pourrait faire un peu réac, sauf que James Huth comprend la jeunesse. Mon seul regret est de ne pas l'avoir découvert lors de mon adolescence où il aurait eu un impact encore plus fort, d'autant qu'il est vraiment ludique sur la mise en scène !
"Hellphone" est un teen-movie mélangeant la comédie de mœurs adolescentes à la française à une réalisation clippesque façon MTV et mâtiné de fantastique à l’instar des « Scream », « Destination finale » ou encore « La main qui tue » auquel il ressemble beaucoup par son esprit potache et sa petite réputation d’estime acquise au gré d’un bouche à oreille efficace. Certes, James Huth a un certain savoir-faire dans l’art du rebondissement et maîtrise grosso modo tous les codes du cinéma. Seulement voilà, le film n’est pas exempt de maladresses et défauts gênants comme les gags tombant à plat. Ne faisons cependant pas notre fine bouche face à une comédie fantastique qui ose, et française de surcroit ! Ce long-métrage touchant à tous les genres qui font le sel du paysage cinématographique actuel reste avant tout une petite folie purement adolescente à la fois singulière et surprenante, qu'il faut voir au second degré en ayant oublié son cerveau et surtout son sens critique.
"Hellphone", comédie fantastique française réalisée par James Huth, sorti en 2007. Une comédie pour ado et pré-ados, plutôt bien réalisée et originale. Un film destiné aux lycéens qui ne plaira pas à tout les publics. Réalisé par James Huth ("Brice de Nice", "Lucky Luke", "Rendez-vous chez les Malawas" ...). Une petit divertissement qui se regarde malgré tout.
1 point pour le design du téléphone, l'idée et les clins d’œil à quelques films cultes (spoiler: La nuit des morts-vivants, Massacre à la tronçonneuse, La guerre des étoiles, Alien,... ) L'absurde ne prend pas et on cherche à vite oublier ce film.
Une bonne Comédie au rythme endiablé, coécrite et mise en scène par James Huth. Son scénario, pour le moins original, est bourré d'humour noir. Il nous conte une histoire Fantastique avec beaucoup d'action, des surprises, des effets visuels, et même une touche de romance. Cependant, on peut regretter quelques scènes limites dues à l'extravagance qui croit crescendo ; les gags au début très drôles, et les catastrophes plutôt réussies, tournent finalement au gore d'un goût douteux. La réalisation est soutenue par des guest savoureux tels que Jean Dujardin ou Bruno Salomone, une belle brochette de jeunes comédiens insolents, et un joli premier rôle parfaitement assuré par Jean-Baptiste Maunier.
C'est réellement là un des plus mauvais films de l'histoire : idée de départ nulle et pas crédible, de nombreuses incohérences, jeu d'acteur inexistant.
Ce film a tué la carrière de Jean-Baptiste Maunier et vu la qualité on comprend pourquoi.
Comme on le sait le cinéma de genre français est capable du pire comme du meilleur et malheureusement en ce qui concerne "Hellphone" nous sommes en présence du pire. Car si le sujet, qui parle d'un téléphone portable maudit, est plutôt prometteur, malheureusement la mise en scène est vraiment maladroite, le casting fait une bien piètre performance et les dialogues sont souvent ridicules.
Ce film est clairement plutôt destiné aux pré-ados. Il reste néanmoins plutôt rigolo, avec quelques références peu subtiles mais qui m'ont arrachées de joyeux sourires. Ca détend, tout simplement !