Un polar français qui frise avec le ratage complet. Entre son intrigue, qui manque clairement de profondeur, sans parler de ses invraisemblances et de sa prévisibilité. De plus, la mise en scène est plus que poussive, le film s’enlisant des les premières images dans un faux rythme. Le casting n’y change rien, Gaspard Ulliel n’est absolument pas convaincant et Jean Reno est absent durant tout le long-métrage. Un film à oublier.
Le clan des siciliens du pauvre campé par une famille arménienne qui pourrait être de n'importe quelle autre nationalité. Le film s'ouvre sur des images d'archives du génocide arménien, peut-être pour donner une profondeur historique à des personnages creux qui évoluent dans une intrigue sans chair ni os, tout simplement vide. Le gros coup qui consiste à s'emparer du chargement d'un avion de ligne est resté à l'état d'ébauche tant l'écriture manque d'inspiration. Pour donner un semblant de consistance à ce film mort-né, on incorpore une histoire d'amour aussi factice que tout le reste, guère plus épaisse que dans un roman de plage. Jean Reno, cet acteur en bois blanc qui enchaine les navets à la vitesse de la lumière, ânonne des répliques affligeantes de vacuité qui consistent à lui faire dire que la famille c'est sacré, qu'on ne doit pas toucher à la famille et se méfier de tous ceux qui n'en font pas partie. Le temps d'une scène aussi inutile que tout le reste, on le voit témoigner de l'affection à sa vieille mère en adoptant les manières et le ton de Roger Hanin dans Le Grand pardon. Gaspard Ulliel n'a rien à faire de particulier, sinon promettre à sa promise qu'il va bientôt lâcher tout ça et balancer un coup de casque dans la tronche d'un type qui l'a trahi. Bien évidemment le tout est filmé comme une publicité pour les pattes Barilla sur une côte d'azur vaguement toscane. Affligeant de la première à la dernière scène. On se relève difficilement d'une telle purge.
Jean Reno est Milo Malakian, parrain d'une petite mafia franco-arménienne toujours dans le collimateur de la police mais jamais coincée pour ses crimes. Milo doit désormais composer avec un commissaire vigilant. Le polar de Laurent Tuel a pour lui sa modestie et la simplicité de sa mise en scène: pas d'affectation stylistique ni de violence complaisante et malsaine. On suit l'intrigue mi-policière, mi-familiale sans ennui ni passion non plus....Car sa simplicité est aussi une limite du film. On le mesure d'abord à un scénario un peu terne, ni véritablement singulier ni astucieux. Ensuite, même si le réalisateur n'a pas l'ambition de jouer les Coppola ou les Scorsese, ses mafieux à l'arménienne n'ont sans doute pas suffisamment de charisme et d'étoffe, de telle sorte que le film manque d'intensité. La description du clan Malakian évite la "frime" tout en restant assez superficielle au sens où le lien social, l'appartenance au groupe, qui font généralement l'intérêt des "familles", ne sont pas ici très significatifs.
C'est très moyen. Le film est mou et manque cruellement de rythme. La mise en scène est plate. Reste un bon casting avec Jean Reno à l'aise en chef de clan, Gaspard Ulliel charismatique en fils perdu. Vahina Giocante resplendissante et un Sami Bouajila très appliqué. Avec ce beau casting il y avait tellement mieux à faire. Dommage.
c'est loin d'être un bon film. C'est même , disons le, tout le contraire. C'est cousu de fil blanc de bout en bout C'est aussi pompé sur des tas de films américains beaucoup plus inspirés. On s'ennuie ferme. Le film de gangsters est un art qui ne sied pas à ce réalisateur. On y trouve un peu du Parrain avec le personnage de Reno, raide et sans profondeur et qui n'est pas développé, à aucun moment. Une façade. Trois répliques ici où là avec son fils , le regretté Gaspard, ne suffisent pas à établir une relation.. Aucune scène approfondie, creusée qui donne à penser. Rien, le vide. Alors un peu d'action quand même pour que le spectateur comprenne qu'il est dans un film d'action et puis voilà, c'est tout. Le personnage féminin est là pour dire, il y a une femme dans le film et le fils de Réno qui veut raccrocher les gants en est amoureux, d'autant, qu'elle est enceinte de lui. Une façon pour Réno qui s'en sort après le coup final d'avoir encore dans son clan un regard sur la suite, le nouveau né. Les scénaristes de ce fiasco, trois ou quatre au compteur, ont dû aimer leur travail pour que des producteurs qui ne savent pas lire y croient. Bref, un beau ratage. Enfin, on peut pas demander à ces gens plus qu'aux fils de Charlemagne.
Pas mal mais scénario un peu "téléphoné": comme beaucoup de commentateurs ici, je m'attendais, vu les prémices (un père chef de clan mafieux, un fils qui s'interroge sur son avenir un peu comme Michael Corleone jeune dans le Parrain), à un film fort, et pourtant, j'ai l'impression d'un manque de profondeur, sans trop savoir de quoi cela venait: jeu des acteurs, photographie, déroulé des scènes...? Probablement a-t-on déjà tant vu ce genre d'histoire qu'on est un peu exigeant quant à la façon dont elle est mise en scène, jouée et filmée...
Dans une atmosphère lourde de la Riviera ce film vous transporté avec efficacité sur un duel père fils dont on imagine une issue fatale. Les personnages s inserent efficacement et l intrigue ne souffre d aucun temps mort. Efficace et prenant.
C'est lourd, c'est long, c'est lent. L'histoire est à la fois Hyper classique et peu crédible dans le détail du scénario spoiler: cf l'épisode de la poussette du commissaire à la mer . Du coup, ce n'est pas vraiment mal joué, mais les acteurs, Reno en tête, semblent peu convaincus. On peut s'en passer.
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1,5
Publiée le 17 mai 2021
Ce film aurait pu être tellement mieux. Les acteurs étaient tous bon le lieu et même l'intrigue aussi mince soit-elle étaient bonnes. Mais j'attends toujours de grandes choses de Jean Reno. Peut-être que le budget a amené le réalisateur à pincer les choses. J'ai aimé l'hommage au Parrain avec la scène où le sac d'épicerie tombe sur le trottoir c'est une belle touche dans l'histoire. Il y aurait pu y avoir tellement plus mais le film semblait creux. Le casse lui-même m'a semblé être une réflexion après coup. C'est dommage car le drame aurait vraiment pu être construit étape par étape scène par scène. J'aimerais vraiment pouvoir classer ce film plus haut que je ne l'ai fait mais c'est comme ca je suppose...
Si je ne m'attendais évidemment pas un chef d'œuvre, je ne pensais pas que ce "Premier cercle" serait un tel navet. Réalisateur de la comédie fantastique très réussie "Jean-Philippe", Laurent Tuel s'attaque donc au film de mafia, un genre pas facile à négocier car très codifié et principalement connu pour quelques chefs d'œuvre américains tel "Le Parrain", "Les Affranchis" et "Casino". Alors, non seulement le film est très lent et vraiment platement réalisé, toutes les situations sentent le cliché à deux balles, les acteurs sont invisibles : Tuel a sûrement vu cette merde innommable de "Truands" où ça surjouait éhontément et a du demander à ses acteurs de jouer beaucoup plus posé, sauf qu'ils sont tellement posé qu'ils sont d'un ennui mortel, et chaque dialogue pue la série Z américaine. Bref, "Le Premier cercle" est franchement raté et tout simplement pas regardable!!
Un mélange de deux films, « Heat » (1996) et « Le Grand Pardon » (1982), mais en beaucoup beaucoup … beaucoup moins bien ! Une vision tout ce qu’il y a de plus classique des gangsters dans leur vie quotidienne spoiler: (argent facile, loi du silence, loyauté) et de leur espionnage par la police avec utilisation de LA femme du groupe pour faire tomber le groupe (cf. « L’indic » (1983) passé tout récemment à la télévision : on avait un clan de Corses, on a ici un clan d’Arméniens mais le principe reste le même). Il y a heureusement quand même quelque intérêt à suivre ce film... Entre autres, l’histoire d’amitié entre le fils du clan et son meilleur ami, première gâchette du clan, et par conséquent les conflits d’intérêts qui naissent des ordres du patriarche vis-à-vis de son amitié pour le fiston. Un film que mon cerveau aura vite fait d’oublier pour faire de la place à d’autres films plus ambitieux du genre.
Ce film aurait pu être très bien, mais il part en cacahouètes la faute à un scénario et une fin bâclée. Il mêle de bonnes idées (le fils qui veut s'affranchir du poids familial) à des choses plus convenues (le père qui refuse) ou invraisemblables spoiler: l'attaque frontale contre la police . La non fin achève de plomber le film.