The Chaser
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646 critiques spectateurs

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Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2026
Inspiré d'une affaire criminelle réelle, "The Chaser" est un thriller sud-coréen qui impressionne par sa maîtrise. L'histoire suit Joong-ho, un ancien policier reconverti en proxénète, qui s'inquiète de la disparition de plusieurs de ses filles. En remontant la piste d'un mystérieux client, il découvre qu'il est sur les traces d'un tueur en série particulièrement dangereux. Mais là où beaucoup de thrillers auraient construit leur intrigue autour de l'identité du meurtrier, Na Hong-jin choisit une voie plus audacieuse : le spectateur connaît très rapidement le coupable, et toute la tension repose alors sur une course contre la montre désespérée. Les poursuites dans les ruelles de Séoul, les scènes d'interrogatoire ou encore les moments de violence sèche sont filmés avec une efficacité redoutable. Na Hong-jin refuse tout esthétisme gratuit et privilégie une approche brute, presque documentaire, qui renforce le sentiment d'urgence. Le film ne se contente pas d'être un thriller haletant. Il dresse également un portrait amer des institutions, de la bureaucratie et de l'impuissance policière. L'incompétence et les lourdeurs administratives deviennent parfois aussi angoissantes que le meurtrier lui-même. Violent, tendu et désespéré, "The Chaser" est une œuvre qui ne laisse que très peu de répit.
Captain Ad Hoc
Captain Ad Hoc

1 abonné 32 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 juin 2026
Thriller un peu invraisemblable qui mélange d'un côté les quiproquos et gags franchement comiques (pas originaux mais corrects) et de l'autre l'ultraviolence et le cynisme. Le mariage se fait mal et en s'alternant sans crier gare, les deux registres s'amoindrissent l'un l'autre. Le scénario reposant sur quelques ficelles un peu grossières n'aide pas à rentrer dans le film. Film avec une réalisation et un jeu d'acteur maitrisés. J'ai peiné tout de même à en sortir un sens ou à le trouver divertissant.
daniel perrin
daniel perrin

29 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2026
Pour un premier film, Na Hong-Jin réussit un film presque parfait... D'une noirceur et d'une violence inouïe, cette histoire de serial killer vous tient en haleine de le première à la dernière image... Personne sensible s'abstenir.
Mrgame truc
Mrgame truc

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 mai 2026
Le film démarre de manière excellente avec une tension réaliste et prenante, mais le scénario finit par s’enfoncer dans des décisions incohérentes et une accumulation de coïncidences peu crédibles.
La dernière partie donne l’impression que le film force artificiellement sa fin à coups de raccourcis scénaristiques
Bonohuy
Bonohuy

69 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2026
Après une première demi-heure exceptionnelle, extrêmement tendue et prenante, The Chaser connaît un léger essoufflement dans sa partie centrale, avec quelques longueurs et une tension moins constante. Cette impression est accentuée par des seconds rôles parfois caricaturaux, notamment du côté des policiers, dont le jeu peut sembler excessif et peu crédible.

En revanche, les personnages principaux sont excellents et portent le film avec justesse. La construction globale reste solide, même si le déséquilibre entre les différentes parties est perceptible.

La fin, en revanche, est particulièrement marquante et surprenante : brutale, frustrante, mais parfaitement cohérente avec le ton du film. C’est elle qui laisse une véritable empreinte et élève l’ensemble.

Au final, un très bon thriller sombre et efficace, mais qui aurait pu atteindre un niveau supérieur avec un meilleur équilibre et des seconds rôles plus maîtrisés.
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 avril 2026
Dès ce premier film, Na Hong-jin s’empare d’un genre balisé, le thriller de serial killer, pour le déplacer vers une zone d’inconfort où rien ne se referme proprement, où chaque piste ouverte laisse une trace. Ce point de départ, familier à l'univers du cinéaste prend forme ici à Séoul, où Jung-ho, ancien policier devenu proxénète, tente de comprendre pourquoi plusieurs des femmes qu’il exploite disparaissent après avoir été envoyées chez le même client. Tout paraît annoncer une traque classique, une identification, une arrestation, peut-être un sauvetage. Mais très vite, le film déplace l’enjeu. La tension ne repose plus sur la découverte d’un homme et d'une cache mais sur l’effritement des procédures, des certitudes et des responsabilités.

Cette dérive s’ancre dans une matérialité très concrète. La première course-poursuite, filmée sans hystérie, respecte le temps des corps. La distance se mesure, la fatigue se lit, la respiration se casse. Rien d’héroïque ici. Les ruelles, les escaliers, les carrefours dessinent une géographie précise, cartographiable. Le mal circule dans un espace banal et reconnaissable.

Le scénario opère ensuite un déplacement moral subtil. Jung-ho n’est pas un héros. Il exploite les femmes qu’il envoie chez des clients. Jung-ho n’est pas un sauveur mais un exploiteur dont l’inquiétude naît d’abord d’un manque à gagner. Pourtant, au fil du récit, la présence d’une enfant le confronte tardivement à une humanité qu’il avait neutralisée. En face, Je Yeong-min est construit comme une zone morte. Son calme, sa banalité, son absence d’affect spectaculaire créent une horreur d’autant plus radicale qu’elle refuse l’excès. Il avoue, puis se rétracte. Il manipule les procédures. Le film ne cherche pas à expliquer son mal par un traumatisme ou une psychologie démonstrative. Il est un trou moral dans le tissu social, une absence de fond.

La violence, filmée frontalement, prolonge ce refus de stylisation. Les coups sont lourds, répétés, presque archaïques. Rien n’est accéléré pour devenir spectaculaire. Le spectateur ne peut pas consommer la brutalité comme un divertissement. Dans le même mouvement, la police apparaît moins corrompue que paralysée, prise dans la procédure et dans la gestion de son image. Lorsque le suspect est relâché faute de preuves, le film atteint un point de cruauté rare. Le spectateur sait. Les policiers savent aussi. Mais savoir ne suffit pas.

C’est alors que le film renonce au fantasme du sauvetage in extremis. Le climax ne vient pas réparer les erreurs accumulées. Il en est la conséquence logique. Tout aurait pu être évité. Rien ne l’a été. Ce qui reste, ce n’est pas la virtuosité d’un scénario mais la sensation d’une défaillance collective. The Chaser transforme le thriller en réflexion sur le retard moral, sur cette distance entre la vérité et l’action. Ainsi, le film ne cherche pas à consoler. Il montre un monde où la justice existe peut-être, mais toujours avec un temps de retard.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 avril 2026
Critique : The Chaser – Le réveil d’un homme dans un système à la dérive

Ce qui rend The Chaser exceptionnel, ce n’est pas seulement la traque, c’est la trajectoire de **Joong-ho**. Ancien flic compétent mais corrompu, il s'est perdu dans le milieu de la prostitution, devenant presque antipathique, traitant l'humain comme une marchandise.

Le rachat par l'action : Le film raconte son réveil. En enquêtant sur la disparition de ses filles, il ne retrouve pas seulement son instinct de flic, il retrouve son empathie. Il prend conscience de la noirceur du milieu qu'il alimente et semble bouleversé par ce qu'il est devenu. C'est un homme qui essaie de racheter son âme dans l'urgence.

Un portrait social sans fard : Le film montre la réalité du pays sans être manichéen. Il y a de bons flics, pleins de volonté et de courage, mais ils sont entravés par une hiérarchie incompétente ou des collègues qui "dorment au volant".

Le verdict : C'est un thriller organique et viscéral. On sent la fatigue, la sueur et la frustration. Le film brille par sa capacité à montrer que, dans un système qui dysfonctionne, le salut ne peut venir que d'une prise de conscience individuelle, aussi brutale soit-elle.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2026
Un flic proxénète tente de sauver son capital. En effet ses filles sont assassinees et il tente de trouver le coupable. Le regard jete à la société sud coréenne est sans complaisance.
J Grelot
J Grelot

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 octobre 2025
Une claque cinématographique, un thriller à couper le souffle; des situations ubuesques ou seul le cinéma coréen sait même nous faire rire dans les moments les plus sombres.
Triple M
Triple M

5 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2025
Très bon film, mais ne révolutionne rien par rapport à d'autres films du genre.
Quelques facilités de scénario, et concernant la fin, je reste sur ma faim :
spoiler: - D'abord qui a déjà vu la police relâcher un potentiel meurtrier qui avoue avoir commis 12 crimes, et cela juste parce qu'on leur a dit "si vous ne le relâchez pas, ça fera un scandale dans les journaux" (facilité scénaristique à mon sens, on ne verra jamais ça dans la réalité, et d'autant plus que c'est de la police coréenne dont on parle), - Puis, quelle frustration à la fin quand le tueur s'en sort finalement en se faisant capturer par la police avec seulement quelques bobos, probablement avec un grand sourire narguant le héro. A quand un héro qui fait subir au tueur exactement les mêmes sévices qu'il a réalisés aux autres ? Quelque part, on espérait tous ça, on l'attendait... Et ça n'est jamais arrivé, le côté moralisateur a pris le dessus sur la fin du film, c'est franchement dommage, j'en sors presque dégouté. Et c'est donc une déception pour moi.
Paul_hze
Paul_hze

2 abonnés 120 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 août 2025
Œuvre nerveuse mais imparfaite, The Chaser, ce qui se fait de mieux en termes de thriller, prouve une nouvelle fois que les antagonistes avec une coupe au bol sont les meilleurs et que la surprenante lenteur des procédures policières n'est pas propre à Memories of Murder.

Sans atteindre le rang de chef-d’œuvre, The Chaser se défend honorablement.

Le scénario, malgré quelques faiblesses, sait surprendre, en se montrer suffisamment habile pour tenir son spectateur en haleine. La photographie est soignée, et la musique épouse parfaitement l’esthétique poisseuse qui se dégage du film...

The Chaser souffre de la comparaison avec le chef-d’œuvre de Bong Joon-ho, Memories Of Murder, dont il s'inspire beaucoup dans ses thématiques ; Là où Memories of Murder transforme chaque cadre en tableau, ici niveau mise en scène et composition des plans c'est nettement moins inspiré.

Le point fort du film, c'est le suspens. La seconde partie est une plongée suffocante dans un labyrinthe d’injustice que seul la violence et l'illégalité peut réparer. C'est très violent, sanglant, cru, mais malheureusement, assez représentatif.

Regardez The Chaser. Mais Memories of Murder d'abord.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 août 2025
Premier film du jeune réalisateur sud-coréen Hong-Jin Na qui signe là un polar habillement mené, orchestré avec brio, par une mise en scène nerveuse et âpre, porté par un solide casting. La tension ne se relâche jamais, accrochant rapidement le spectateur. Un rythme soutenu qui n’empêche pas d’approfondir son personnage principal, lui donnant au fil de l’histoire une plus grande humanité. Une belle pépite.
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2025
The Chaser
The Chaser 2008
★★★★½ Watched 16 Mar 2025
Memories of Devil

Décidément, en ce siècle, les coréens sont d'un génie dans le domaine d thriller.

Pendant près de 2 heures, on est captivé dans cette enquête, cette course poursuite qui ne s'arrête jamais, on a du mal à reprendre notre souffle. Cette caméra tremblante tout du long traduit bien ce sentiment d'instabilité.

Un film qui traduit d'une certaine manière l'incompétence de la police coréenne. Il y a un mélange de genres très surprenant entre le thriller vraiment sombre et la comédie aussi sombre mais ce mélange réussit à créer du réalisme. C'est aussi une question des médias qui préfère évoquer l'agression merdique du maire de Séoul plutôt qu'un type qui a tué un nombre conséquent de personnes. Comme si on voulait mettre sous le tapis ce genre d'affaires, ne pas faire peur à la population et montrer l'incapacité de la police à gérer tout cela

J'ai même failli pleurer d'énervement, je ne sais pas si ça existe, durant la séquence de la supérette dans la 2e moitié du film.

Il y a une autre scène déchirante dans le film, spoiler: c'est au moment où la jeune gamine comprend que sa mère ait impliqué dans l'affaire, pendant quelques secondes on l'a voit s'effondrer en larmes. On ne l'entend pas, nous sommes à l'extérieur de la voiture, cette pluie battante est là pour traduire sa tristesse.
Séquence déchirante.

À la croisée entre Memories of Murder et J'ai rencontré le diable, The Chaser est un excellent thriller où la tension est merveilleusement bien monté. La question de la violence et de la vengeance est toujours sur la table. Une oeuvre à ne pas mettre entre tous les yeux, certaines scènes pouvant heurter la sensibilité de personnes sensibles.
Nasheven
Nasheven

2 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 février 2025
Depuis les années 90, la Corée du Sud dissèque, digère et revisite les codes du thriller américain jusqu'ici omniprésent. Même si Park Chan-Wook et Bong Joon-Ho font office d'arbres cachant la forêt avec leur cultissime Oldboy et Memories of Murder, une myriade de réalisateurs (Lee Chang Dong, Kim Jee Woon en tête) leur emboîte le pas dans leur analyse froide et chirurgical des pulsions humaines. Et c'est dans ce contexte que débarque Na Hong-jin avec son premier long métrage "'The Chaser" qui s'inscrit déjà comme le manifeste du renouveau d'un genre éculé: le film de serial-killer .

Son oeuvre assurément jusqu'au-boutiste pousse tous les curseurs au maximum pour une expérience puissante et mémorable. Ce qui frappe en premier lieu, c'est la dimension implacable et cruelle du long métrage; cruauté envers les personnages qui sans répit, hurlent, s'insultent, courent, souffrent et font souffrir; mais surtout envers le spectateur qui est littéralement happé par ce déchaînement de violence physique et psychologique. Tous les repères de Bien et de Mal sont brouillés avec une galerie de protagonistes aussi égoïstes que détestables mais qui transpirent l'humanité et l'empathie dans cette spirale inflexible de douleur et de sidération.
La structure scénaristique déjoue constamment les attentes, renforçant le déracinement tandis qu'un vertige haletant nous prend. Le tueur est ici connu et appréhendé dans les 20 premières minutes suite à une course-poursuite inoubliable (comme toutes celles qui émaillent le film). L'enjeu est ailleurs, entre l'enquête du proxénète pour retrouver son employée qu'il a sciemment envoyée dans la gueule du loup et l'implosion d'une bureaucratie policière incompétente et carriériste. spoiler: Et dans cette nuit pluvieuse et crasseuse, point d'happy-end à l'horizon, c'est encore une fois la mort qui frappe tandis que le soleil se lève sur Séoul

Des visages crispés par l'urgence et l'impuissance aux corps martyrisés, la direction d'acteurs est magistrale. Comment ne pas mentionner la performance de Ha Jeong-woo qui campe ingénument un tueur réellement terrifiant dans une partition qui n'est pas sans rappeler celle de Kevin Spacey dans Se7en spoiler: (que Na Hong-jin cite directement dans la confrontation finale lors de laquelle Kim Yoon-seok voit dans un flash le visage de sa prostituée assassinée tandis qu'il hésite à achever ou non l'homme responsable de ce cauchemar)
. Enfin, il faut également louer les chorégraphies, notamment des poursuites et des tabassages si chers au cinéma coréen, qui respirent l'authenticité et ancrent encore plus le film comme un combat de chaque instant où l'audience n'est pas arbitre mais bien parti prenante.

Ainsi, quel tour de force que ce "The Chaser" qui, assumant sa filiation évidente avec Memories of Murder, parvient à la sublimer le temps de cette nuit cauchemardesque, emmenant directement Na Hong-Jin tout en haut de la liste des cinéastes coréens à suivre dans les prochaines années !
Seb De Niro
Seb De Niro

2 abonnés 72 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2024
Film qui ne m'a pas particulièrement séduit, sans pour autant m'avoir déplu.
On ne peut pas lui reprocher de manquer de style en tout cas.
Inspiré d'un tueur en série Coréen.

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