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Un visiteur
5,0
Publiée le 15 août 2012
c'est un copain qui en 1984 m'avait invité au cinéma "pour voir un film". C'était Dune. Dès les premiers instants j'étais... "mal à l'aise".. -attention j'ai bien vote "chef d'oeuvre" ! "Mal à l'aise", parce que fasciné ! Car en fait c'était plutôt une certaine angoisse, de l'oppression ressentie grace à la bande son qui est géante et très immersive ! D'énormes sons graves se font entendre dès l'entrée d'une sorte de vaisseau noir monobloc arrivant telle une locomotive dans ce qui semble être de sombres sous sols ( le palais en fait ), doublés d'un bruit de "sirène" inquiétante construisent cette ambiance surprenante. Les rythmes sourds et pesants des marteleurs tout aussi angoissants, et le scénario complexe donneront l'impression, après le film, d'être réveillé d'un cauchemar. Ensuite, la trame du scénario en lui même on peut critiquer (pas lu le livre) : 100000 ans après, des hommes / humanoïdes qui croient encore en Dieu = lol, utisant des marteleurs même pas commandé en wifi, relol, et encore aux prises avec des idées de dominations, de règnes, de convoitises, donc de combats etc. personnellement je ne trouve pas cela réaliste pour un futur. Je pense que le livre Dune qu'évoque un autre internaute est plutôt fait comme une étude de la psycholoie d'une ère actuelle, mais pense personnellement que, de gré ou de force, l'humanité progressera vers un meilleur. Oh certes quand on observe le monde d'aujourd'hui où les malhonnètes sont récompensés avant les autres, ça n'est pas pour demain ni après demain !!! Mais d'ici 1000 ans pourquoi pas. il était impossible de voler il y a encore 200 ans, et qui aurait imaginé ces échanges et les richesses intellectuelles de la high tech d'aujourd'hui ? Pourtant on adhère aussi au scénar. Et pourquoi ? peut être à cause de ce qu'on ne comprend pas sur le moment. Des mots obscurs donnés à certains objets ou titres de personnages, paraissent anodins sur le moment. Pourquoi "Khaderass Machintruc" et "Shadout Mepes" ailleurs plutôt que "Bidule", se dit-on... mais là aussi c'est peut être la sonorité des mots qui sonnent, et entrent dans l'inconscient. Et par conséquent contribuent aussi au tableau de l'oeuvre, au fait que l'oeuvre en est fascinante. Les effets spéciaux, en eux même, sont du coup beaucoup moins important que les atmosphères dans ce film, ponctué de scènes plutôt marquantes comme celle du test de la boîte, ou du chercheur tueur, ou bien encore celle de la maitrise du ver géant des sables, ou de l'oppression rajoutée par le répunant personage bourré de pustules. Pour résumer : un film qui sort des sentiers battus, entre épouvante et science fiction, laissant une trace mémorable.
Des personnages étranges (de vraies "gueules"), une musique envoutante, une histoire universelle: on se laisse prendre dans cette ambiance particulière, et on se demande souvent si on regarde un chef d'oeuvre ou un navet, sans parvenir à trancher. Un ovni cinématographique, qui finalement représente bien la SF. On ne peut s'empêcher de penser à ce que la version de Jodorowsky (avec Moebius, Salvador Dali, Giger, Mick Jagger, Orson Welles) aurait pu donner, et on se demande si un tel projet pourrait se faire encore à l'avenir...
Très critiqué, trop souvent pour faire de l'esbroufe et plus rarement avec raison, il n'en demeure pas moins que Dune reste un des plus grand chef-d’œuvre de la cinématographie SF. Adaptation libre signée David Lynch, ce style si particulier se veut porteur de sensations intenses qui font la force du film et rendent hommage à l’œuvre originale. L'important n'était pas tellement de retranscrire fidèlement à l'écran cette histoire qui ne pouvait s'animer que dans l'imaginaire, mais surtout de la faire ressentir dans sa plus parfaite singularité. Et sur ce point, il s'agit d'une réussite. Une petite lucarne visuelle et sonore s'est ouverte sur un univers immense et riche. Dune n'a pas d'équivalent, l'expérience est unique.
"Dune", c'est le genre de film qui aurait besoin d'un sérieux remake, même si c'est tiré d'un livre soi disant "inadaptable"... Mais David Lynch est loin d'avoir raté son film ! Son point faible est des effets spéciaux foireux (ou plutôt risible par rapport à maintenant!), qui gâche vraiment certains moment (en fait, ils s'agit souvent de dessins...) Certains jeux d'acteur sont aussi très moyen (Kin Maclashan par exemple). Cependant, David Lynch a réussi a recréer une ambiance absolument passionnante, notamment grâce à une musique envoutante... Bien que l'histoire soit absolument abracadabrantesque, qu'importe, on y croit ! Les décors et les costumes sont bien fait et la réalisation habile ! On est vraiment au fin fond de l'univers, et on observe passivement la guerre des Arkonen contre les Atréides... Le dirigeant des Arkonen étant vraiment un être horrible en tout point, ainsi que ses deux comparse, tout droit sorti de nos cauchemars...
Bref, un film divertissant si on est pas trop pointilleux sur les effets spéciaux ainsi qu'un ryhtme globalement lent. Je conseil !
L'un des rares très bon films de SF que j'ai eu l'occasion de voir. Pas étonnant car c'est l'ami Lynch qui s'en est occupé et autant dire qu'il a fait ca bien, l'univers capte le spéctateur du début à la fin pour comprendre le sens de ce fameux épice qui contre l'univers tout entier.. Et qui sait,peut être bientôt la Colombie dominera le monde grâce à la cocaïne.
Dune est peut-être un des plus grand échecs de l'histoire du cinéma mais qu'importe. Ici, je vais tâcher de donner mes impressions dénuées de toutes influence péjoratives. Ce qui me conduit à immédiatement livrer le thème principal de ma critique : les sensations que l'on ressent lorsqu'on visionne Dune pour la première fois, pour qui n'a pas lu le roman de Frank Herbert. Car Dune est un film qui déploie un véritable éventail d'émotions, qui, pour la plupart d'entres elles, ne ressemblent à rien de ce qu'on a l'habitude de sentir devant une superproduction. Commençons par le générique des plus réussis, porté par une des plus grandes bandes son de l'histoire du cinéma, et un défilé de paysage tel du David Lean. On frémit d'excitation face à tout le grandiose qui nous est promis là. Le début nous demande un maximum d'attention : on doit s'accrocher pour ne pas se perdre dans cet univers qui nous est inconnu, et finalement, lors de la première vision, il est bien difficile de le comprendre. Le spectateur s'en imprègne, le subit en quelque sorte, car les musiques géniales, l'ambiance parfois oppressante et le poids des personnages contribuent à créer un climat de space opéra épique qui évoque Star Wars mais qui en est bien loin. En tout cas, les acteurs, si ils ne sont pas tous bons, sont marquants en ce qui concernent les grands rôles : Kyle McLahahan est un héros au charisme surpuissant, Francesca Annis impressionne par son jeu minimaliste, Richard Jordan excellent, et Kenneth McKillan nous balançe les scènes les plus dégoûtantes du film en campant le répugnant Baron Harkonen. En effet, Lynch se permet des scènes très troublantes en relation avec l'épice, et les moments "jambes flageollantes" ne manquent pas. Tout comme les montée épique, dont la plus puissante est la quête initiatique de Pau Atréïde. En revanche, la bataille finale est complètement loupée : des plans sont sans cesse réutilisés, sans doute par manque de moyen, et Lynch commet des excès qui tombent dans le ridicule le plus total. Je préfère largement celle qui se situe au milieu du film sur la fabuleuse musique de Toto. Ce qui dérange le plus en fait ce sont les effets spéciaux. On a beaucoup plus de mal à les accepter que ceux de Star Wars. Il paraît qu'ils étaient assez catastrophiques, même pour l'époque. Ceux qui en souffrent le plus sont les vers des sables et les décors parfois carton pâte. Cependant cela ne nuit que très partiellement à l'oeuvre. Les costumes sont bien réalisés, avec un design typique de la vieille SF, et quelques effets sont réussis au niveau pyrotechnique ou plastique (les yeux bleus du héros). Pour moi Dune est culte à présent parce qu'avec le recul, on se dit que cet échec est du aux circonstances : l'attente énorme de l'adaptation d'un des plus grand roman de SF, le budget énorme, David Lynch à la barre de la réalisation...le fait que l’œuvre qui n'arriva que douloureusement à son terme soit trop différente du livre et trop psychédélique a sans doute du choquer. Maintenant qu'on peut accepter les (nombreux, malgré tout) défauts de l’œuvre, je trouve que Dune réserve au cinéphile une expérience émotionnelle intéressante et unique.
L'enfant mort-né de ce cher David Lynch. Ce qui est admirable, c'est que même si Dune a fait l'objet de pressions désastreuses par ses producteurs à l'époque, jusqu'à en faire une œuvre dont Lynch s'est senti, au final, complètement dépossédé, Ce pilier de la science-fiction moderne n'en mérite pas moins son statut de film culte. A noter que MacLachlan en jetait plus en prince galactique que dans son actuel rôle de mari désœuvré, dans une certaine série pour vieilles poules flétries... Ce qui lui sert de patronyme est, en revanche, toujours aussi imprononçable.
Le film le plus bancale et le plus décevant de David Lynch, mais pas étonnant quand on sait que la production y est pour beaucoup dans la non-réussite de cette oeuvre!
Au risque de paraître rabat-joie, je n'ai jamais apprécié le film de David Lynch. Certes les moyens sont énormes et somptueusement utilisés: le film est visuellement très beau. Mais certains aspects m'ont profondément déplu. La représentation à l'écran de tous les Harkonnen, particulièrement du Baron, m'a paru outrancière et caricaturale. La présentation qui est faite de Paul est tout aussi caricaturale et manque totalement de densité. Le "cri" est totalement inutile et agaçant. On ne voit rien du mode de vie des Fremen. Et surtout on ne voit rien de l'intrigue politique qui sous-tend tout le roman. Bref... je n'ai pas vraiment apprécié...
En 1984, David Lynch propose une adaptation qui ne correspond qu’aux deux premiers livres d’Herbert car une trilogie était prévue. La planète Arrakis est recouverte d’un désert hostile. Habitée par les Fremens, peuplade mystérieuse et redoutée, elle fait partie de l’Empire de Shaddam IV. Gouvernée par les Harkonnens, elle est dès le début du film dévolue aux Atréides, une maison rivale, dont on devine le destin mythico-tragique au seul énoncé du nom. Arrakis aussitôt cédée, les Harkonnens aidés de l’Empereur, la reprennent par la force. Paul Atréides (Kyle Mac Lachlan, que Lynch rencontre à l’occasion de ce film) est peut-être le Kwisat Haderach, sorte d’Elu que "concocte" l’ordre apparemment religieux des Bene Gesserit, à coups de croisements génétiques. Devenu chef des Fremen et rebaptisé Muad’Dib, il parvient à reconquérir Arrakis... Jusqu’ici, le texte est respecté.
Pourtant, le " Dune " de David Lynch est un appauvrissement systématique de celui d’Herbert et si condensé qu’il en devient incompréhensible pour qui n’a pas lu l’œuvre originale. Quel est le rapport entre l’Epice et les vers, quel est le rôle exact des Bene Gesserit, aussi, qu’est-ce qui rend l’Epice si précieuse aux yeux de tous ?
Surtout, alors que le héros de Franck Herbert se sent emporté par le Djihad qu’il a déclenché et qui va ravager l’univers, il est présenté par Lynch comme une sorte de Christ amenant la paix et le bonheur. En outre, des rajouts tels que le module étrange des Fremens, sorte de hurlement télékinésique digne de " Star Wars ", ne font qu’insister sur un aspect spectaculaire étranger au roman d’Herbert.
On retrouve malgré tout avec plaisir certains des acteurs fétiches de Lynch (Kyle Mac Lachlan, Dean Stockwell, Everett McGill...). On croit aussi déceler de ci de là la touche Lynch, au travers de vaines tentatives oniriques. Une certaine mièvrerie aussi, qui n’est pas sans évoquer les pires moments de la série " Twin Peaks ". La musique, en revanche, si chère à Lynch, semble une pâle copie de celle de " Star wars ", saga à laquelle on ne peut s’empêcher de comparer " Dune ".
Malgré d’énormes moyens et un entourage expérimenté (le directeur des effets spéciaux de " Star wars ", le décorateur de " 2001 ", le directeur photo de " Fenêtre sur cour "), David Lynch s’est aussi bien trahi qu’il a trahi l’œuvre d’Herbert.
Un film unique qui reprend la trame principale du livre beaucoup trop riche et subtil pour être pleinement adapter au cinéma et qui arrive à faire resurgir les principaux fondement du background. L'Univers est totalement inédit et on s'y sent littéralement transporter au travers de ce film avec des acteurs et mise en scène grandiose! Les effets spéciaux datent forcément mais pour l'époque c'était du très très lourd. A noter que contrairement au livre, le film se veut plus sombre au niveau des décors et des costumes.
De la pure SF et une oeuvre culte, David Lynch signe là un chef d'oeuvre et quand on sait dans quels circonstances il a fait ce film, on ne peut que regretter qu'il n'ait pas eu les mains plus libres et là on aurait eu surement droit à une oeuvre monumentale!
Pour la plupart des analystes de l’œuvre de D. Lynch, « Dune » est un ratage avéré et ils n’ont pas tort. L’intrigue est incompréhensible, du fait de la densité du roman et du coupage de nombreuses scènes dans son adaptation. Techniquement ça ne soutient guère la comparaison avec un épisode de la Guerre des étoiles. On retrouve heureusement par moment le génie onirique du réalisateur, mais perdu dans beaucoup de somptueuses insignifiances, et parfois de grandiloquences.
Ambitieux... s'attaquer à la gigantesque Oeuvre de Frank Herbert n'est pas choses facile, c'est un parie dangereux très très risqué, surtout en 1984. Même aujourd'hui ce n'est pas évident ("Paramount Picture" vient dabandonner un énième remake). Si certain réalisateur ont réussi à adaptés des monstres de Fiction comme Tolkien ou plus récemment Martin, il n'en faut pas moins, au minimum, une série ou une Trilogie de 3 heures; ce qui sous-entend un budget faramineux. Malgré cela Lynch s'en sort pas trop mal, en nous donnant une Oeuvre cinématographique d'une grande qualité, assez fidèle au livre. Les effets spéciaux ont certes beaucoup vieillit. Mais la qualité des plans reste indeignable. L'introduction reste une scène époustouflante de part son rythme et sa justesse et devait l'être encore plus à sa sortie. Les débuts du film sont un peu plus moues et souffrent de dialogues hasardeux voulant attacher le spectateur à l'univers du film, mais qui malheureusement ont l'effet inverse. Comme beaucoup de films, il souffre cruellement d'une VO catastrophique, hilarante et mal traduite. A voir absolument,en VO, pour les Fans de SF