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Mathieu CARTRON
14 abonnés
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4,5
Publiée le 12 septembre 2026
Lynch réussit en deux heures dix à nous faire rêver. 1984 ce film est toujours une référence. Villeneuve lui aura fallu trois films. David est un précurseur, bonus énorme une bande originale signée le groupe Toto . Faites-vous plaisir.
Dune, j'ai beaucoup aimé mais c'est pas pour autant que c'est bien. C'est même très moyen, le premier défaut étant que ce film est unique et ne dure que 2h16, ce qui est beaucoup pour un film quelconque mais très peu pour Dune. Et comme la plupart des problèmes de ce film, ce n'est pas la faute de David Lynch. Celui-ci voulait faire un film plus long mais a été stoppé par Dino De Laurentiis à cause du budget (40 millions au final) et de la commercialisation du film. Lynch avait aussi envisagé un deuxième opus qui a aussi été refusé à la suite du non succès au box-office. Certes, le problème du temps est conséquent puisqu'on passe sans transition d'un moment à un autre alors qu'ils sont si différents et qu'il se passe tant de choses entre. Si ! A un moment ils nous offrent une transition MA-GNI-FIQUE ( c'est ironique ) en nous permettant de sauter 2 années sans plus de renseignement, mais le plus négligé dans tout ça c'est l'amour entre Paul Atréïdes et Chani. On les voit s'embrasser sans contexte (qui, quand, quoi, où, donnez moi un contexte, ne me montrez pas juste des fondus sur le sable et les deux en train de s'embrasser puis durant l'éclipse de deux ans, ( la fameuse transition ) on nous dit qu'ils continuent à s'aimer à plein feu, mais quand ? Quand ont-ils commencer à s'aimer à plein feu ? Je veux bien que l'histoire ne soit pas centrée sur le sujet mais là Lynch aurait pu rajouter cinq minutes afin de nous faire comprendre et aimer leur putain d'amour. Tout ça pour dire qu'il y avait quelque chose à faire avec le sujet.
Ensuite un problème qui n'est pas à attribuer à David Lynch : les effets spéciaux. Je n'ai rien contre les vieux effets, je trouve même ça cool et intéressant, mais s'il vous plaît, les boucliers... les sortes de champs magnétiques qui se déploient autour d'eux, non. Non.
La fille de l'empereur qui parle seul au début est inutile. Littéralement. Si elle n'avait pas parlé au début, ils auraient pu payer une actrice de moins toujours pas la faute de Lynch, Laurentiis lui a imposé pour que le public comprenne le film, tout comme le pire, le prochain et le dernier problème que j'ai relevé : )
ON ENTEND LES PENSEES DES PERSONNAGES. Ce film aurait totalement pu être contemplatif et magnifique ( ce qui est parfait, à mon avis, pour Dune ) s'il n'y avait pas eu ces pensées tout haut. Chaque fois, je dis bien chaque fois qu'une personne ne parlait pas il y avait cette personne qui pensait un peu trop fort à mon goût, et au risque de se répéter, non, non c'est pas possible d'autant gâcher un film. L'effet voulu est très réussi, ce film, on le comprend très bien et au final ça en fait une force.
Il n'empêche qu'il n'est pas trop mauvais et que j'ai bien aimé.
J’ai voulu redonner une chance à ce film quarante ans après l’avoir vu au moment de sa sortie : cette fois je suis sorti avant la fin tellement il me donnait l’impression d’être vieux : ce casting de légendes qui jouent toutes affreusement mal , ces effets spéciaux pitoyables et ces costumes ridicules, cette musique bruyante, et ces monologues intérieurs susurrés me confirment que l’amphigourique David Lynch est l’un des auteurs les plus sur- évalués du cinéma d’auteur …. Je le préfère incarnant john Ford dans le Fabelmans de spielberg…
Si on visionne ce film après avoir découvert celui de Denis De Villeneuve, cette expérience sera un véritable supplice Non pas à cause des effets spéciaux qui datent de 1984, mais des personnages qui sont totalement caricaturaux.. Le personnage du baron harkonnen est tellement dégueu, c’est insoutenable ! Je préfère vraiment la nouvelle version Le monde de Frank Herbert est beaucoup mieux dépeint dans la version 2021
Après avoir lu les critiques sur ce film, je me permets d'ajouter quelques lignes. Dune de David Lynch n'est pas le film ultime que l'on aurait aimé voir adapté des romans de Franck Herbert. Le projet fou d'Alejandro Jodorowsky promettait un tout autre déluge. Aurait-il été parfait ? Personne ne le saura jamais. David Lynch s'est sans doute inspiré de ses travaux et son entreprise s'est heurtée elle aussi à une réalité économique et une panique des studios qui a certainement nuit à la qualité finale de l'oeuvre. Un kitsch années 80 évident (coupe de cheveux etc..) date cette adaptation. Mais ce film vu et revu plusieurs fois pour ma part (lecteur de tous les volumes de la saga d'Herbert) m'émeut encore. Il y a chez Lynch une réelle volonté de respecter la complexité de la pensée d'Herbert. C'est un peu obscur, trouble, glauque. Les costumes, les attitudes des Bene Geserit, leur culture sont très proches de l'idée que j'en avais gardé des livres. Elles sont puissantes, retorses, inquiétantes. Le Baron Harkonen est une vraie saloperie cruelle. Le film fourmille d'idées fulgurantes, d'images puissantes en dépit des effets spéciaux. (l'arrivée du navigateur de la Guild) Les voix intérieures des personnages apportent cette complexité propre au récit d'Herbert. Le film a un poids, une densité. Lynch a lu Dune, a aimé Dune et veut respecter cette oeuvre de SF exceptionnelle car elle donne à penser bien au-delà d'une simple histoire de science-fiction. Nous ne pourrons jamais voir ce film sur une durée de 3h mais j'aurais aimé la voir. Car je crois que la plus grande faiblesse de cette version est d'être simplement trop courte. C'est tout le contraire de la version de Villeneuve. Une coquille vide. C'est beau, personne ne dira le contraire, mais à ce jour, elle ne contient rien de la profondeur philosophique, politique ou de l'imaginaire de Franck Herbert. Villeneuve et je lui rends cet hommage a certainement trouvé l'équation permettant d'adapter Dune avec des grands moyens tout en attirant un large public. Mais on est à des années lumières, ce n'est que mon avis, de la complexité et de la puissance de la création d'Herbert, et très loin de l'intelligence cinématographique de Lynch.
Un chef d’oeuvre un point c’est tout ! Meme si avec le temps on voit clairement quelques effets speciaux un peu dater… ca leur donne meme un coté « vintage » et « arty » je pense surtout au boucliers pixelisés qui font tres « avant garde ». C’est surtout les a teurs dont l’interpretation est magistrale, le son et la musique sont excellents 朗 et l’ensemble sonne bien mieux que les nouvelles versions de Villeneuve. C’est incroyable comment ce film qui à l’epoque etait visiblement un fiasco, resonne aujou
Maintenant que l'on a tous vu le Dune de Nolan, complétement aseptisé, et dénué de toute émotion, il était temps de revoir ce film devenu culte avec le temps. Vision en bluray 4K, je tiens à le préciser, car un tel film se doit d'avoir la meilleure copie possible. Ce que fait Lynch, est un tour de force, comment faire tenir cette épopée en un seul film, grâce à l'arc narratif, et il faut avouer, que même si le film va un peu vite parfois pour arriver à ses fins, le tout est quand même bien maitrisé. Grâce à une voix off, qui ne vient que pour nous aider à passer au niveau suivant. Ensuite, l'aspect du film, oh combien plus complexe que le film ne Nolan. Plus d'aspérité, de décors, de costumes, de soin dans les détails, un budget confortable de 45 millions de dollars, certes, mais pour recréer un univers complet, ce n'est pas si fou. 165 et 200 millions sont les budget consacrés aux films qui viendront ensuite. Le rapport entre les hommes est plus grand, et l'interprétation de Paul, est évolutif, sans pour autant être bousculé, on ressent ses doutes et ses craintes, jusqu'à son acceptation. Bien sûr que le film a ces manquement, imaginons, qu'il est été réalisé en deux parties, quelques points auraient été plus travaillés, mais il reste un magnifique travail. Les costumes, les décors, parfois, ils font penser à l'univers de Jeunet et Caro, non, c'est du grand art. Je ne suis pas déçu d'avoir redonné sa chance à ce film, et il faudrait que chacun puisse le revoir pour le réhabiliter.
Un film ambitieux qui a le mérite de condenser une oeuvre complexe. Lynch prend le temps de poser le contexte qui va permettre au spectateur de comprendre la suite avec pédagogie puis l'oeuvre nous embarque dans un univers à ma fois puissant, provocateur et burlesque, parfois confus mais avec une vraie identité. La condensation nuit toutefois à l'émotion.
Film bcp plus intéressant que ce que les critiques ont pu dire à l’époque! J’ai tjs défendu ce film qui n’a pas eu les moyens de ces ambitions malheureusement … Les nouveaux Dune sont bien pâles à côté de cette débauche d’idées de Lynch!…
On n'entre pas facilement dans cette guerre des étoiles façon David Lynch : personnages peu définis, langage ésotérique, intrigue confuse. Heureusement, ce film d'anticipation -on est en 10191 quand même !- à défaut d'être tout le temps lumineux, s'appuie graduellement sur un sujet plus limpide qu'on peut résumer grossièrement à la révolte armée d'un jeune homme disposant de certains pouvoirs contre un dictateur. Le film semble un compromis constant entre le style et l'univers personnel du cinéaste et la nécessité d'un cinéma spectaculaire grand public. De fait, il en résulte un déséquilibre entre les étapes du scénario, avec le sentiment que des scènes ont été supprimées ou écourtées lors du montage et n'ont pas été développées comme il aurait fallu. "Dune" reste une film de science-fiction plutôt convaincant par son formalisme, ses décors et personnages d'un autre temps. Somme toute, l'histoire n'est pas spécialement singulière, comparable dans l'esprit à Star Wars, mais elle séduit grâce à la mise en scène de Lynch qui lui confère du mystère, de la poésie parfois.
J'ai revisionné ce film récemment et c'est toujours une expérience assez particulière. On sent que David Lynch a essayé de condenser un univers immense en un peu plus de deux heures, ce qui donne un résultat visuellement fascinant mais parfois un peu décousu. L'esthétique "steampunk" et baroque des années 80 apporte un cachet unique, loin des standards lisses de la science-fiction actuelle. Les décors et certains effets pratiques ont vraiment une âme, même si les incrustations ont forcément vieilli. Côté scénario, le récit est dense. On suit bien la montée en puissance de Paul Atréides, mais le film s'appuie énormément sur des voix off pour expliquer les pensées des personnages, ce qui alourdit un peu le rythme. C'est dommage car l'ambiance mystique est bien là, portée par une bande-son de Toto qui colle parfaitement à l'aspect épique de l'histoire. C'est un film plutôt bon qui pose des bases solides sur les thématiques du pouvoir et de la prophétie, même s'il reste parfois un peu confus pour ceux qui ne connaissent pas l'œuvre d'origine.
Lynch a lui-même renié ce film tant les studio lui ont tordu le bras. Si je devais le comparait au "Dune" de Villeneuve, je mettrais en avant des personnages d'une profondeur approche ce que l'on retrouve dans les livres de Herbert. Alors oui, on s'éloigne de l'histoire originale. Alors oui, la scène de fin est totalement navrante et ruine l'esprit de l'oeuvre littéraire. Mais ici on se focalise sur les personnages, les acteurs qui les portent, et le lien social parfaitement respecté qui induit leurs relations et interactions... autant de choses qui ont échappées à Villeneuve qui privilégie le récit et le visuel.
Ce ne sont ni les costumes et décors kitch, ni les effets visuels désuets qui marquent le plus dans cette adaptation foireuse du roman de Frank Herbert mais bel et bien la réalisation catastrophique de David Lynch qui semble véritablement avoir perdu le fil de son récit embrouillé et grotesque. Un projet ambitieux entrepris certainement trop tôt dans la carrière du cinéaste.
Dune de David Lynch est un ovni cinématographique, un naufrage sublime où le sable s’infiltre jusque dans les neurones du spectateur. C’est confus, c’est baroque, c’est grotesque — mais c’est aussi un chef-d’œuvre malade, halluciné, à mi-chemin entre Shakespeare et une rave sous mescaline. Lynch massacre le roman de Herbert avec une audace suicidaire, mais accouche d’un opéra mutant qui refuse la tiédeur. Un film qui échoue royalement… mais dont les cendres brillent encore dans l’obscurité du cinéma.
Dune (1984) de David Lynch est une adaptation aussi audacieuse que déroutante du roman de Frank Herbert. Visuellement singulier et riche en atmosphère, le film souffre néanmoins d’un récit confus, d’un montage haché et de dialogues parfois abscons. Un objet culte aux partis pris radicaux, plus fascinant qu’efficace.