Après un cinquième épisode spectaculaire qui avait su relancer la saga avec un vrai souffle nouveau, j’abordais Fast and Furious 6 avec un certain enthousiasme. Justin Lin est toujours à la barre, et l’idée de retrouver cette équipe désormais devenue une "famille" quasi-super-héroïque avait de quoi séduire. Malheureusement, si le film reste globalement divertissant, il peine à égaler l’énergie fraîche du précédent volet.
Ce sixième opus pousse encore plus loin le délire d’action décomplexée, jusqu’à frôler (et parfois franchir) la frontière du ridicule. Certaines scènes, comme l'autoroute ou la piste d’atterrissage interminable, m’ont fait sourire autant qu’elles m’ont fait lever les yeux au ciel. On est clairement dans une logique de surenchère permanente, où la logique est souvent sacrifiée au profit du spectaculaire. Cela dit, j’admets avoir pris du plaisir devant certaines séquences, tant elles sont bien rythmées et généreuses.
L’intrigue, elle, reste convenue : un méchant charismatique, une équipe à réunir, une course contre la montre… Rien de bien neuf. Le retour de Letty aurait pu être un vrai moteur émotionnel, mais l’écriture reste trop superficielle pour que ça fonctionne pleinement. Heureusement, la dynamique entre les personnages fonctionne toujours, notamment grâce au duo Vin Diesel / Paul Walker et à quelques touches d’humour bien placées (merci Tyrese Gibson).
En résumé, Fast & Furious 6 fait le job : c’est un blockbuster efficace, calibré pour plaire, mais qui commence sérieusement à s’éloigner de l’esprit "rue et tuning" des débuts. J’ai passé un moment correct sans être totalement embarqué. Moins percutant que le 5, un peu plus solide que les épisodes 2 à 4... Un entre-deux qui justifie ma note de 3/5. Je continuerai sûrement la saga, par curiosité, mais je sens que la démesure pourrait finir par me lasser.