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    Ordure !
    note moyenne
    3,6
    1079 notes dont 120 critiques En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
    répartition des 120 critiques par note
    11 critiques
    49 critiques
    34 critiques
    17 critiques
    8 critiques
    1 critique
    Votre avis sur Ordure ! ?

    120 critiques spectateurs

    Joe D.
    Joe D.

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    4,5
    Publiée le 2 octobre 2014
    whaou quelle claque !! Adapté du 3ème livre de Irvine Welsh, qui nous avait écrit le sublime Trainspotting, réalisé par Dany Boyle, nous voici cette fois avec "Ordure". Une satire encore une fois sur l'Ecosse (comme Trainspotting) nous dépeignant une écosse dans tous ses maux, ses préjugés raciales, homophobes; sexistes à souhait. Tout ça teinté sur fond de dépression chronique, de drogue, d'hallucinations, et d'alcool. Clairement, nous suivons l'histoire de Bruce Robertson, sergent amorale dont une promotion opportuniste se présente à lui, mais il n'est pas le seul candidat en liste. Robertson est un flic pourri, associable, détestable, amorale, prêt à faire tous les pires coups bas auprès de ses collègues, afin de les décrédibiliser sur ce poste. Seulement, voilà un meurtre a été perpétré dans un tunnel par une bande de Junkie contre un jeune asiatique, et une blonde aurait été témoin du meurtre mais il est impossible de la retrouver. Robertson est chargé de mener cette enquête. Le soucis majeur, c'est que Bruce souffre de grave problèmes de dépression, spoiler: lié à la mort de son jeune frère plus jeune, et la perte de sa femme et de sa fille, qui l'ont quitté il y a déjà quelques années quand ils se sont rendus compte qu'il se droguait.
    . Pour palier à ces maux récurrents qui lui rappellent son mal être il se complaît dans un monde bercé d'illusion, compensé par les prises massives de coke. Il en devient une personne mysanthrope, opportuniste, cynique, pervers, sadique, odieux, machiavélique et emplie de bassesses morales pour arriver à ses fins. James Mc Avoy nous livre ici une interprétation exemplaire, et coup de poing pour un film teinté de multiples bad trip pour notre plus grand plaisir (et l'on retrouve d'ailleurs le style de Trainspotting dans ses délires). Seulement, sous ces airs de parties délirantes jubilatoires, ce film se révèle une vraie force d'un thriller psychologique très sombre, et d'une descente aux enfers. Nous finissons par avoir au delà de la pitié, de l'empathie pour cet homme, dont les élucubrations jubilatoires ne sont qu'un voile tissé par son psychisme, et une grosse part d'inconscient afin de cacher la détresse qui le ronge à petit feu chaque jour. Incapable de se prendre en main, et démuni d'être devenu une déchéance humaine, Robertson préfère palier ce mal être en calomniant et humiliant avec un plaisir sadique tout ce qui l'entoure. Cette chute vertigineuse nous surprendra grâce au talent époustouflant de Mc Avoy jusqu'au glas final, où un soubresaut d'espoir aurait pu arriver ( spoiler: l'acceptation et la rédemption),
    mais où le final nous est dévoilé comme une claque inévitable, à l'image du sort inévitable que finit par recevoir le personnage. spoiler: (suicide, et juste avant leçon non tiré de ses terribles erreurs puisque ses travers reprennent ou plutôt tentent de reprendre le dessus juste avant sa mort).
    . Le tout sublimé par une Bo magistrale, et une version de Creep à la fin vraiment bien en adéquation avec la situation. Au final, Welsh nous a encore sorti un chef d'oeuvre amorale, sombre et teinté de désespoir d'une écosse en mal d'être, et ne sachant accepter les vérités à l'image de ce personnage qu'est Robertson, perdu, dépassé par l'avenir, peur du monde et de l'acceptation se réfugiant dans les subterfuges illusoires spoiler: (ici la drogue, l'amoralité machiavélique, la schyzophrénie, et l'alcool)
    afin de se voiler la face, et tenter de garder une estime illusoire de soi. Un chef d'oeuvre et nul doute l'un des meilleurs films que j'ai vu en 2014. La réalisation de ce film est forte et sans concession.
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 14 février 2014
    malgré quelques tronques dans l'histoire initiale, ce film reste excellent ! James McAvoy nous livre la performance de sa carrière pour le personnage totalement détruit que peut être Bruce Robertson ! Hilarant, sale, génial, inattendu (si vous n'avez jamais lu le livre évidemment) voilà de quoi décrire ce film. La réalisation est à la hauteur du délire d'Irvine Welsh. Honte à vous, sociétés de distribution françaises ! Ce film ne devrait pas être ignoré du public français !
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 14 février 2014
    Oh p*tain de...
    Telle fut ma réaction à la fin de Filth, film sorti tout droit du Royaume-Uni mais pas encore sorti chez nous (alala j'adore Metropolitan...), bien qu'attendant ce film avec une certaine impatience (et que je devais aller voir au cinéma lors de sa sortie... si sortie il y a), ma surprise fut énorme, alors comment vous résumez ça en quelque mo... CE FILM EST UN CHEF D'OEUVRE !!!
    Comment s'attendre à cette claque monumentale ? Comment peut-on se douter que ce long-métrage sera le premier gros coup de coeur de cette belle année 2014 ? Un indice, peut-être, pourrait nous mettre sur la voix, cette indice se trouve au générique du début et porte un nom : Irvine Welsh.
    Vous le connaissez forcement par le biais d'au moins une de ses œuvres, la plus connue étant Trainspotting adaptée en film par l'anglais Danny Boyle où il fait d'ailleurs une apparition en dealer de suppos d'opium qui mettra par la suite le jeune Ewan McGregor dans la m*rde (c'est le cas de le dire). Ca se ressent d'ailleurs extrêmement bien dans Filth qui est juste une version plus trash de Trainspotting, on retrouve toutes les thématiques de l'écrivain : l'addiction à l'alcool, la drogue et le sexe, l'amour pour le trash mélangé à de l'humour noir, des personnages détestables et empathiques
    mais surtout une critique acide de L'Ecosse, pays natal de Welsh (qui n'est pas Gallois comme son nom pourrait le laisser supposer). Et dans le genre acide et méchant, le film va très loin, il commence très fort dès le générique de début où le personnage principal, Bruce Robertson, s'exclame avec fierté que les écossais sont une "race" (rien qu'employer le mot "race" en dit long sur la mentalité de l'inspecteur) de vainqueurs et qu'à côté de ça l'on voit trois clochards, bouteilles en mains, clopes en bouches avec un léger embonpoint, contredisant ainsi totalement les dires du flic ripoux. Rien que le personnage principal EST une critique de l'Ecosse, un alcoolique accro aux médocs, à la poudre blanche (et je ne parle pas de farine) ainsi qu'au sexe et qui en plus est flic en dit long sur l'état de ce pays. Les collègues policiers du protagoniste joué par James McAvoy ne veulent guère mieux, on a un cocaïnomane, un nazi, un débile mental et un gay qui ne s'assume pas aux loisirs un peu... spéciaux. Cette bande de crétins est dirigé par un pseudo-intellectuel se targuant d'avoir un poster de 2001 : L'Odyssée de L'Espace dans son bureau (qu'est ce que ce truc vient foutre-là... mystère) mais finalement pas plus fin et aussi opportuniste que les autres.
    On suit donc le personnage de McAvoy, s'enfoncer progressivement dans les bas quartiers d'Edimbourg pour résoudre une affaire de meurtre apparemment commis par... la femme de Robertson.
    Mais très vite le film dévie de son sujet pour réellement se concentrer sur Bruce et ses passes temps (qui se résument à faire ch*er son monde, snifer des rails de coke, se branler et harceler la femme d'un pote) mais surtout sur son passé et ses émotions. Doucement mais surement, le film glisse de la comédie caricaturale mais drôle à un drame psychologique d'un homme bipolaire ayant tout perdu, psychologique lors des hallucinations à la limite de l'horrifique de ce chère policier dérangé, hallucination le comparant à un porc (ce qu'il est) notamment, et comme si le spectateur n'avait pas compris, le générique de fin mettra les choses aux claires, avec son dessin animé horripilant et brillant car assumant totalement ce qu'il a fait précédemment. Jusqu'au final, surprenant au possible, allant dans une direction que l'on n'imaginait pas du tout.
    Le film nous conte finalement l'histoire d'un homosexuel refoulé, tombé dans la drogue et l'alcool pour faire oublier ses penchants que la société rejette, une histoire particulièrement dure mais étrangement traitée de manière constamment légère, la satire et le grotesque restant surement le meilleur moyen de critiquer une société. Si ce constant décalage des genres est aussi réussi et fait de ce Filth une pépite d'humour noir, c'est en grande partie grâce à l'incroyable interprétation de McAvoy, acteur aux multi-facettes s'essayant à tout les genres, l'exemple le plus parlant étant son rôle dans Trance de Boyle où il alternait le rôle de victime à bourreau de manière assez incroyable. Son regard profond et son sourire démoniaque (brillamment mis en scène par Jon S. Baird, qui signe ici son premier film) rendent son personnage extrêmement complexe à cerner (le propre d'une personne atteinte de bipolarité). McAvoy ne prend jamais la direction à laquelle nous nous attendions tout comme le film, dont son imprévisibilité et son mélange des genres le rendent captivant de bout en bout.
    Portrait d'une Ecosse dégénérée, Filth marque le premier film d'un futur grand réalisateur, en adaptant Une Ordure d'Irvine Welsh, le metteur en scène Jon S. Baird signe un long-métrage totalement foutraque et jouissif mais très limpide et intéressant dans la critique qu'il fait d'un pays intolérent et beauf. Interprété avec brio par un James McAvoy en grand forme (une habitude dorénavant) et n'ayant peur de rien, Filth nous emporte dans les méandres d'un esprit détraqué car ne pouvant pas s'exprimer dans cette société qui ne veut pas de type comme lui. Une satire forte mais qui ne tombe jamais dans la facilité, alternant de manière constante le genre de la comédie bien grasse au drame, sans que l'un empiète sur l'autre.
    Un fim surprenant qui ne démérite pas la mention "coup de cœur de 2014".
    Mais par contre qui ne mérite pas sa distribution inexistante de la part d'un distributeur de plus en plus pitoyable, sérieusement Metropolitan, bougez-vous un peu le c*l !
    Jean-philippe N.
    Jean-philippe N.

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    4,0
    Publiée le 5 septembre 2014
    Une descente aux enfers comme on en voit peu au cinéma. Du grand art...
    EtiKette
    EtiKette

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    4,5
    Publiée le 2 octobre 2014
    Après le très délirant "trainspotting", "ordure !" (qui au passage est un titre non moins ordurier qui aurait mérité d'être épargné par la traduction française) nous emmène dans un univers probablement encore plus sombre que dans le précédent film inspiré de l'oeuvre de Welch, et dont la dimension psychologique est bien plus présente.

    L'histoire se déroule dans une écosse mise à mal par le réalisateur, avec ses préjugés, ses fautes de goût et autres policiers/shérifs aux méthodes plus que douteuses. On suit les pérégrinations du sergent Bruce Robertson, personnage misanthrope et détestable au premier abord, mais qui s'avère bien plus complexe au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire.

    Que dire de l'interprétation de McAvoy ? Pas grand chose, si ce n'est qu'elle est juste époustouflante ! C'est probablement ce genre de rôle qui marque une carrière et qui font qu'on imagine mal un autre acteur endosser le costume de ce flic sadique, drogué, et passablement dérangé mentalement. Quant au scénario, il est tout bonnement excellent et vous prends à la gorge du début à la fin. On oscille entre film noir et thriller psychologique, teinté de l'humour délicieusement cynique qui caractérise les récits de Welch. Les situations loufoques s'enchaînent sans répits, et c'est un véritable bad trip qui se joue sous nos yeux. Pourtant, on réclame encore une petite dose tellement il est jouissif de voir ce personnage absolument odieux étaler tant de machiavélisme et de bassesses morales pour arriver à ses fins. Et puis finalement, on fini par se prendre de compassion pour cet homme qui paraît si démuni face à ses problèmes, avant que le splendide "crazy end" ne vienne remettre les pendules à l'heure à grand coup de pied dans les valseuses, et ne sonne le knockout final de cette palpitante décente aux enfers.

    S'il est encore trop tôt pour parler de chef d'oeuvre ou de film culte, on peut assurément affirmer que c'est du grand cinéma, charge au temps de faire le reste.

    P.S: J'ai du mal à comprendre comment les distributeurs ont fait pour priver ce petit bijou de salles obscures en France, alors que d'immenses daubes polluent sans vergogne nos cinéma à l'heure où je vous parle (Hercule pour ne pas le citer, et sa barbe en poil pubien). Espérons que cela participe à l'effet de surprise qui en fera une oeuvre culte auprès des spectateurs, une fois sa sortie en DVD/Blu-ray achevée.
    ffred
    ffred

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    4,5
    Publiée le 15 décembre 2014
    Adapté de Irving Welsh (Trainspotting), voilà un film débarqué directement en DVD qui aurait amplement mérité une sortie en salles chez nous. C'est vraiment très bien fait. Une mise en scène hyper nerveuse pour un scénario déjanté, mais qui ne vaut pas le jeu survolté de James McAvoy. Il est absolument délirant. Le reste du casting n'est pas mal non plus (Jamie Bell, Eddie Marsan, Jim Broadbent...). C'est drôle, grinçant, cynique, irrespectueux et franchement pas politiquement correct. Drogue, alcool, sexe...tout y passe et même plus...Un film totalement déjanté comme on en voit malheureusement trop peu souvent maintenant...Un vrai plaisir jubilatoire !
    Wendy C.
    Wendy C.

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    5,0
    Publiée le 17 décembre 2014
    uen montée en pression juste comme il faut, super, cet acteur est juste parfait dans un rôle pas evident a tenir, on rigole autant qu'on se torture l'esprit.
    aberdeen76
    aberdeen76

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    2,5
    Publiée le 27 octobre 2014
    Un film qui démarre plutôt bien, avec pour scénario la descente aux enfers d'un flic Border line magnifiquement interprété par James McAvoy. Dommage que cela ne tienne pas la route sur la durée, les délires introspectifs du personnage principal étant trop barrés et nombreux à mon gout. De plus la réalisation manque clairement d'ambition (ou de moyens) et se contente du minimum. Heureusement certains personnages secondaires sont savoureux et la BO de bonne facture. Tout juste la moyenne.
    Javi Fu
    Javi Fu

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    3,5
    Publiée le 24 novembre 2014
    Ordures ! Film réaliser par Jon Baird et avec James McAvoy en tête d'affiche.
    Film qui consiste sur un policier qui essaye de ce faire avec le poste d'inspecteur et qui essaye de manipuler tout ces concurrent pour l'avoir... jusqu’à que son passer lui vienne sur lui peut à peut, à cause de ces excès avec la drogue, alcool..
    Bon le film est bien, très bien ! Il est délirant, brillamment orquester, fou, débordant, bizarroïdes, dégueulasse, bordéliques..
    Avec un James McAvoy qui signe sa meilleur performances (entre tous les films que j'ai pu voir de lui), même plus que dans Trance. Avec un personnage tellement riche, intéressant et bien maîtriser.. Un personnage manipulateur, dégueulasse, tarer, connard. focus, accro a tous ce qui est "interdit".. Comme le titre l'indique.. Une vrai ordures ! spoiler: Mais derrière ce masque, on trouve un innocent père qui a tout perdu, qui lui reste absolument rien et qui essaye de ce cacher derrière un masque de mensonge. Il est sentimental, souffrant, fou évidemment, et qui essaye de récupérer sa vie. Sont passer lui hante.

    Le personnage que James McAvoy interprète, est un peut comme celui que Leonardo DiCapio interprété dans le Loup de Wall Street..
    Le scénario est vraiment bien foutu, très bien orquestré même si il est un peut bordéliques, mais très bien rythmé. Avec une vrai recherche, délirant et assez bizarroïdes par moment.
    Avec un dernier acte en pleine effervescence qui fini en monter. Une clôture de luxe !
    La mise en scène est ingénieuse, avec beaucoup de gros plan des têtes des personnages pour bien voir leurs émotion et leurs expression, mais aussi pour montrer comment ils peuvent être "tarer"et montrer le délires du film.
    La photographie est assez bonne surtout quant on voit Carole, avec des couleurs très froide, sombre et surtout très belle.
    Le montage fait penser à Snatch, Trance où L'Irlandais, avec des touches à la Danny Boyle.. Du British..
    Beaucoup d'humour noir et décaler.. trash, brutal et déjanté.. un peut comme pas mal de film British.
    Bref, un très bon film britannique, avec une deuxième partie dramatique plutôt que la première qui est vraiment déjanté !
    Kilian Dayer
    Kilian Dayer

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    1,5
    Publiée le 9 octobre 2014
    Adaptation nouvelle d'un récit d'Irvine Welsh, célèbre auteur écossais à qui l'on doit déjà Trainspotting, l'emblématique film de Danny Boyle. Ici, malgré les qualités artistiques et démonstratives d'un James McAvoy tel que l'on ne le connaissait pas, Ordure s'apparent d'avantage à un coup dans l'eau qu'à une bombe filmique British. Le cadre est pourtant exotique, Édimbourg, capitale patrimoniale de la nation écossaise, symbolisée par d'innombrables vestiges d'une période historique marquante, cadre pour l'occasion d'un portrait malsain, celui de Bruce Robertson, agent de Police à la Crime locale et surtout déjanté parmi ses congénères. En pleine crise existentielle, s'il en est, le bonhomme convoite avidement le poste d'inspecteur en chef, tout en rendant la vie dure à tout son entourage ou pékins qu'il croise sur sa route. Le flic en question se shoot, boit comme un trou, maltraite son prochain et s'acharne à pourrir la vie des autres, sans oublier une forte dépendance au sexe dans sa plus pure animalité.

    Bref, Bruce est le contraire même de l'individu recommandable. Le postulat nous renvoie, par le force des choses, à l'emblématique Bad Lieutenant d'Abel Ferrara, là ou Harvey Keitel étonnait tout le monde dans la peau d'un flic franchement malfaisant. Mais ce qui ne fût pas franchement emballant à New-York ne l'est pas plus en Ecosse, pire encore. Dans un élan de fausse modestie, le film tente l’approche psychologique d'un personnage voué à la perdition. Alors que dans le cas du modèle, l'on s'intéressait tout simplement aux conséquences, dépeignant le monstre sans tourner auteur du pot, ici on prend un malin plaisir à dresser le portrait d'un homme meurtri mais complètement impitoyable. Le comédien phare éclabousse la bobine de son talent d’interprète mais la machine tourne à vide.

    En effet, si tout commence sous les meilleurs hospices, dans une certaine phase de conditionnement presque jouissive, la suite se perd, dans tous les sens du terme dans les dédales du grand n'importe quoi. Difficile alors de contempler la décrépitude certaine d'un sale type alors que l'on s'acharne, dans le scénario, à lui trouver des excuses bidons par le biais d'apparitions, de fantasmes improbables et de loufoques entremises avec notamment un médecin imaginaire. Le tout sens très clairement l'élitisme d'un auteur qui veut choquer tout en ne sachant pas trop ou son chemin le mènera. Oh, l'auteur avait brillé pour l'oeuvre mise en scène par Boyle, mais là, il se prend littéralement les pieds dans le tapis.

    En somme, un film qui ne fut pas distribué en France, ni même en Suisse, et que l'on retrouve en Direct to DVD pour une raison très simple. Le film est inintéressant. Chaotique, grossier voir même complètement puéril à force d'un jargon sexuel martelant, le film, la demie heure passée, devient carrément embarrassant. L'acteur, James McAvoy, sauve littéralement le film d'une catastrophe notable de par sa présence, bouffant l'écran à la manière d'un personnage fascinant enfermé dans une cage ridicule. A déconseiller même si un certain nombre d'entre vous apprécieront sans doute cette mascarade typiquement britannique. 05/20
    r0c-bribri
    r0c-bribri

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    2,5
    Publiée le 10 octobre 2014
    Pour commencer, Ordure n'est pas un film bête mais c'est un film sale. Par là je veux signifier que le scénario et l'écriture ne sont jamais remis en cause. Puis, James McAvoy assure à merveille offrant une prestation incroyable à la mesure des protagonistes qu'on retrouve dans tous les romans de l'auteur écossais. Le film échoue dans la mise en scène, là où Trainspotting était survolté, fugace et surprenant; Ordure! est très fainéant. Ce film se repose sur les codes de récit depuis longtemps établis par des films comme Fight Club ou justement Trainspotting. Ces codes sont souvent les mêmes: une esthétique sale accompagnant le héro à base de "cuts" hallucinés constants. Jamais le film ne sort des sentiers battus du genre: film critique consumériste donc utilisation d'une esthétique pop outrancière. Et le réalisateur trop conventionnel et plagiste ne parvient jamais à créer la surprise. C'est donc sans surprise aucune mais avec des bons acteurs et des dialogues souvent percutants qu'on regarde ce Ordure! pas aussi passionné qu'on pourrait l'être.
    Eselce
    Eselce

    Suivre son activité 622 abonnés Lire ses 4 215 critiques

    3,0
    Publiée le 7 octobre 2014
    Le film représente bien l'image grasse et ripou de la police : Sexe, drogue, cheveux gras, alcool, clope... Avec une bonne dose de délires à tel point qu'on ne pense même plus à l'intrigue du film... J'avoue ne pas avoir tout compris mais j'ai passé quelques très bons moments !
    tony-76
    tony-76

    Suivre son activité 862 abonnés Lire ses 1 410 critiques

    2,5
    Publiée le 26 septembre 2014
    J'étais surpris des notes de la part des spectateurs sur Allociné et également surpris de sa bande annonce qui était loufoque et absurde. Ordure ! est un récit original mais complètement barré de chez barré. Le réalisateur, Jon S. Baird a su maîtrisé une atmosphère pesante, voir sombre à certains moments. Une bande sonore vraiment bonne qui est à la fois dynamique mais efficace. Mais avant tout, cette production ne se ferait pas sans son excellent casting. James McAvoy est très étonnant dans sa tache de flic trash et désabusé. Sa performance est, sans aucun doute, exceptionnelle en tout point. Ensuite, Jamie Bell est assez convaincant, pourtant presque absent. Eddie Marson, drôle à certains passages mais sans plus. Et puis, Imogen Potts apporte un certain charme au film. On a malheureusement, quelques longueurs qui sont présentes. L'humour n'est pas très recherché, je trouve. Il cible plutôt la vulgarité à savoir, le sexe. Beaucoup de séquences de sexe, des dialogues obscènes mais il y en a des bien trouvés. Et dommage, qu'il n'y ait pas de séquences d'action avec notre protagoniste. Filth (en v.o) m'a fait pensé à Bad Lieutenant, il est dans la même veine de ce dernier. Pour ma part, c'est une production inégale qui aurait mieux été travailler à mon gout. A voir au moins une fois pour la surprenante interprétation de James McAvoy.
    Flaw 70
    Flaw 70

    Suivre son activité 241 abonnés Lire ses 422 critiques

    4,5
    Publiée le 24 septembre 2014
    A l’occasion de la sortie française du film, qui s'effectue en DVD, il me tenait vraiment à cœur de faire un petit point sur cet excellent film que j'ai eu la chance de découvrir il y a maintenant plusieurs mois et qui est sans conteste pour moi une des bonnes surprises de cette année. Tout d'abord oublions le faite que les distributeurs français on juger bon de ne pas sortir le film en salle alors qu'il le mériterait même si il peut parfois être extrême et qu'il aurait surement eu une classification qui aurait limité son public, on aurait dû lui laisser sa chance. Et surtout oublions ce titre français ridicule qui n'est absolument pas engageant et qui pourrais même tuer le film. Filth de son titre anglais est avant tout l'adaptation du roman éponyme du génial Irvine Welsh, déjà auteur d'un certain Transpotting qui a fini par engendré un film culte. Première réalisation de Jon S. Baird dont les principaux soucis du film viendront car celui-ci est trop maladroit dans sa mise en scène et qu'il a tendance à tomber dans toute les erreurs de débutants. Dans les maladresses on notera une introduction trop hésitante et mal exécuté ainsi qu'une révélation finale trop didactique et trop brusque, elle arrive presque trop vite dans le film. Néanmoins le reste est plutôt bien maîtrisé et à parfois même beaucoup d'ambitions notamment dans ses références. Filth étant un film très référencé, trop parfois (le film frise souvent la citation ), il va à cause de cela utiliser trop d'artifices spoiler: ( les jumpscares putassiers qui aurait pu être amené différemment dans l'exposition de la psyché du personnages )
    ce qui va légèrement l'handicapé mais paradoxalement tous cela va lui conféré une identité propre et hors norme, le film ne ressemble à aucuns autres, il semble intemporelle et plonge dans le métaphysique et le delirium sans crier gare spoiler: ( les scènes avec le psy ou celle avec la femme ainsi que l'exposition des collègues du protagoniste )
    . Ces passages sont souvent très réussi et très drôle mais aussi très exigeant car c'est dans ceux-ci que l'on trouve la plupart des indices qui nous permettrons de comprendre le mal qui ronge le protagoniste. Sinon il est aussi intéressant de voir comment Baird s'amuse à caser le quatrième mur que ce soit dans l'utilisation de la voix off qui peu faire effet de débutant mais qui ici est plutôt bien géré ou les regards appuyés de McAvoy à la caméra. Ce qui souligne l'aspect satirique du film qui expose directement à nous spectateurs le désespoir, la cruauté et la déliquescence humaine, ce qui donne au film une dimension sociologiques insoupçonnés, subtils et très juste. D'ailleurs c'est quelque chose que l'on retrouve dans le scénario, aussi écrit par Baird, notamment dans ses dialogues savoureux pleins d'ironie et de double sens. Le scénario est par contre d'une maîtrisé incroyable, nous plaçant tout du long dans la psyché de son protagoniste qui va nous guider dans une descente au enfers qui va finir par être hors de proportion. On aura donc qu'un seul point de vue durant la totalité du film qui s'amuse à jouer avec la réalité des événements mais aussi les fantasmes, les mensonges, les craintes ainsi que les non-dits de son personnage principal. Et tous ses éléments font commencer à ce mélanger au fur et à mesure que le film avance soulignant à merveille la perte progressif des repères du protagoniste mais aussi des repères du spectateurs, l'ensemble devient un bordel extrêmement bien contrôlé et géré pour nous mener sur une révélation vraiment percutante et une conclusion qui ne peut laisser indifférent. Car même si le film nous présente l'être le plus abjecte qui soit, il est juste impossible à haïr, déjà parce que le spectateur est incroyablement bien immergé dans le récit à ses cotés mais aussi car il est hors de tous manichéisme, c'est avant tous un homme qui souffre et dont la vie fout le camp et qui ne comprend plus comment le monde tourne. On ne peut que s'identifier et s'attacher à cette homme malgré ses bassesses et cette attachement est aussi du à l'acteur qui l'interprète.
    Le casting est excellent notamment Shirley Henderson et Eddie Marsan en couple extravagant au personnalités opposées mais aucun ne peu rivaliser avec la performance hallucinante et habité de James McAvoy. Pour moi, et c'est encore plus vrai avec ce film, il est le meilleur acteur de sa génération. Il suffit de vois comment il passe par toutes le émotions au sein d'une même scène, ou il passe de la cruauté à la compassion en un regard, il habite et crève chaque plans du film et le voir s'approprier le rôle et emmener le film vers des grandeurs insoupçonnés a quelque chose de fascinant. il pâlit chaque faiblesses du film et fait oublier ses défauts, sa performance à elle seule est un chef d'oeuvre, un des acteurs actuels le plus polyvalent, complexe et fascinant. En conclusion Filth est un excellent film dont il serait dommage de se priver même si il connait quelques faiblesses dans sa mise en scène, son casting irréprochable, sa maîtrise et son intelligence scénaristique assure un grand moment de cinéma. Et de toute façon ce film faut le détour ne serait ce que pour la performance magistrale de James McAvoy.
    Florent Stepien
    Florent Stepien

    Suivre son activité 18 abonnés Lire ses 228 critiques

    3,0
    Publiée le 3 août 2015
    un film assez sympa à regarder, avec une performance exceptionnelle de James McAvoy
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