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Newt
10 critiques
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4,5
Publiée le 25 novembre 2025
Del Toro nous signe encore un magnifique film sur l'opposition entre un monstre qui n'est que trop humain et des hommes qui ne le sont pas tant... Une très belle histoire gothique qui fait du bien en ces temps de cinéma industriel. Un classique remis au goût du jour à regarder absolument !
Ça y est, il l’a fait pourrait-on dire! Peut-être un rêve d’enfant, probablement un rêve de jeune artiste et très certainement un rêve de cinéaste pour Guillermo del Toro que d’adapter l’un des romans les plus connus au monde : le « Frankenstein » de Mary Shelley. Un livre entre science-fiction victorienne et une réflexion sur la création et l’Homme qui a marqué la culture populaire du monde entier et mis en lumière l’une des créatures les plus célèbres du septième art. Cela apparaît même comme une évidence que le cinéaste mexicain ait toujours rêvé d’en faire un film, lui qui adore les monstres et les personnages en marge. Et sa version est clairement conforme à ce qu’on attendait de l’auteur sur un tel projet. Ni plus, ni moins.
« Frankenstein » version 2025 est un grand film à l’ancienne, spectaculaire et roboratif, où on sent tout le respect et l’amour du cinéaste pour cette histoire connue de tous, au moins de nom. Une petite pensée nous traverse cependant l’esprit durant toute la projection : on a parfois l’impression que c’est Tim Burton qui a réalisé le film ou, plutôt, qui aurait pu le mettre en scène. Son amour similaire des monstres est évident également et l’emballage gothique présent ici aurait parfaitement convenu à cette histoire. Voilà donc un film qui établit – sans le vouloir – des ponts entre deux des plus grands cinéastes en activité, même si Burton a peut-être perdu de sa superbe dans sa seconde partie de carrière. Comme ce « Frankenstein » a parfois des airs de « La Belle et la Bête » quand le personnage féminin principal entre en jeu.
Netflix a permis à del Toro de réaliser un rêve et lui a donné tous les moyens (financiers et artistiques) possibles. Le budget est imposant, digne d’un blockbuster (on parle de 130 millions de dollars) et la liberté de création semble totale. Et cela se ressent. Ce « Frankenstein » ne ressemble à rien d’autre qu’un film du cinéaste et ce dernier nous offre une adaptation généreuse en tous points. La direction artistique est somptueuse sur tous les plans. Les effets spéciaux sont impeccables, les décors sont sublimes tout comme les costumes et la mise en scène de Guillermo del Toro est plein d’entrain et toujours aussi habile aussi bien dans l’action que dans l’intime. Il y a un souffle romanesque indéniable ici qui se mêle parfaitement à cet opéra baroque.
On adopte une structure en flashbacks permanents qui change intelligemment de perspective à mi-parcours pour adopter la vision de la créature. Le film alterne séquences qui en mettent plein la vue comme ce prologue glacé ou l’explosion de la tour avec des moments d’émotion pure, principalement impulsés par la créature. Dans ce rôle ô combien casse-gueule, Jacob Elordi prouve encore une fois l’étendue de son talent et son goût pour la prise de risque. Contrairement au reste du casting qui n’étonne pas voire semble inapproprié (Mia Goth en femme fatale c’est moyen et Oscar Isaac en fait parfois un peu trop), il infuse au monstre une humanité incroyable qui permet de nous interroger sur la nôtre. On parle aussi ici de foi et de Création avec un grand C en n’oubliant jamais d’être du grand divertissement impressionnant et maîtrisé de bout en bout. On en attendait peut-être plus – on rêvait de peut-être à un chef-d’œuvre – mais c’est déjà plus que satisfaisant et jamais décevant.
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Honnêtement je ne connaissait pas du tout l'univers du livre de Mary Shelley, et j'ai était extrêmement surpris de voir a quelle point on pouvaitspoiler: transformer un homme en un monstre et un monstre en homme . Ce film est juste extraordinaire, ALLEZ LE VOIR !
Allez j’ai mis deux pour les costumes et les décors qui sont travaillés. En revanche je m’ennuie, tout le long du film j’attends un sentiment, quelque chose, sans même savoir quoi et c’est frustrant. Je m’attendais à voir du sang, mais là c’est abusé c’est vraiment violent à certain moment. Ca casse l’histoire en elle même, des scènes qui sont trop longues. Vraiment déçue
Guillermo Del Toro nous fait redécouvrir ce chef d'œuvre. Néo gothique, les décors et les ambiances visuelles offre un très grand spectacle. La meilleure adaptation de Frankenstein
"Frankenstein" apprécié par la critique, diffusé sur Netflix est un film de science fiction horrifique avec des qualités. Même si j'ai trouvé le film un brin long (2h32) et que son rythme peut parfois sembler lent, Guillermo del Toro, le talentueux réalisateur mexicain, présente une adaptation d'une beauté visuelle saisissante du roman "Frankenstein ou le Prométhée moderne" de Mary Shelley, sorti en 1818. Les décors sont superbes et la reconstitution de l'époque est réussie, avec un casting impressionnant comprenant Oscar Isaac, Jacob Elordi, Mia Goth et Christoph Waltz. Le personnage de Frankenstein permet au réalisateur d'explorer des thèmes tels que la marginalisation, la différence, le deuil et les travers de notre société.
2 étoiles pour la production visuelle du film. Déçue du scénario, déçue du manque de dynamisme, déçue de Victor, déçue de la fin qui m’a laissé sur ma faim. Et Elisabeth, quelle gourgandine. J’en donnerais même pas deux écus.
Une très belle réalisation, très classieuse, de Guillermo del Toro qui sait moderniser et réactualiser le thème de Frankenstein. Beaucoup d’humanité, d’empathie. On retrouve des thèmes intemporels, comme celui du jeunisme, de la quête de l’immortalité, tellement actuel avec l’avènement de la haute technologie qui permet de prolonger la vie . Les acteurs sont tous excellents et les effets spéciaux au Top.
Frankenstein d’Isac Osar propose une relecture contemporaine et sensible du mythe fondateur imaginé au XIXᵉ siècle. L’auteur parvient à respecter l’esprit de l’œuvre originelle tout en lui apportant une couleur nouvelle, plus intimiste et plus psychologique. Ce qui frappe d’abord, c’est la manière dont il installe son atmosphère : une tension continue, presque palpable, qui accompagne aussi bien les scènes de création scientifique que les moments de doute ou de solitude profonde vécus par les personnages.
Le personnage du créateur, mû par une ambition à la fois admirable et inquiétante, est décrit avec une finesse remarquable. Ses élans de génie, ses contradictions, la fragilité cachée derrière son désir de repousser les limites de la nature : tout cela est développé avec précision, rendant sa chute d’autant plus émouvante. Mais c’est surtout la créature qui occupe le cœur véritable du récit. Osar en fait un être d’une humanité bouleversante, porté par une quête d’appartenance qui se heurte sans cesse au rejet, à la peur et à l’incompréhension. La manière dont sont décrits ses premiers pas, ses découvertes et son éveil progressif à la conscience constitue l’un des points forts du livre.
Stylellement, l’écriture est fluide, maîtrisée, et teintée d’une poésie sombre sans jamais devenir excessive. Les descriptions sont évocatrices, les dialogues bien dosés, et le rythme alterne habilement entre passages introspectifs et moments de tension dramatique. L’auteur parvient également à aborder les thèmes classiques du mythe — la responsabilité morale du scientifique, le rapport à la différence, la nature de l’humanité — tout en y ajoutant une dimension contemporaine qui parle au lecteur d’aujourd’hui : peur du progrès mal contrôlé, isolement émotionnel, sentiment de ne pas trouver sa place dans le monde.
Quelques longueurs subsistent dans certains chapitres, où les réflexions s’étirent un peu au détriment de l’action. Cependant, ces moments restent minoritaires et n’entachent que très légèrement l’efficacité globale du récit.
En définitive, Frankenstein selon Isac Osar s’impose comme une œuvre riche, dense, et profondément sensible. Elle parvient à rendre hommage à un classique tout en offrant une interprétation personnelle, touchante et intelligente. Une lecture marquante, qui continue de résonner longtemps après avoir refermé le livre.
“Frankenstein” offre un voyage émotionnel fort, porté par des scènes puissantes et mémorables. Le film délivre une morale profonde qui reste en tête bien après la fin. Une œuvre à la fois touchante et impressionnante
C'est très mauvais, je ne comprends pas ce succès, ni ces prix, sinon par le thème racoleur, telle une franchise. Décors carton-pâte dans certaines scènes, scénario idiot et insipide, mise en scène ridicule. Trucages grotesques (écorchés, mannequins). L'alternance des langues n'apporte rien. Le fort accent d'Amérique du Sud du personnage principal, son manque d'aise dans la langue anglaise, son style, sont gênants. Techniquement d'ailleurs, les voix sont très mal enregistrées, la musique de cirque envahissante souligne l'esthétique de mauvais Disney. Aucune inspiration, aucune intelligence dans la production globale, dans la caractérisation des personnages. Et enfin, aucune 'horreur'. Du mauvais cirque. Aucun intérêt.
J'aimerais tellement le faire, mais je ne sais pas dire la beauté que j'ai vu dans ce film. Esthétiquement magnifique, mais surtout le jeu d'acteur est d'une sensibilité, vous saurez de qui je parle si vous y êtes sensible. Des musiques, des paysages, de l'histoire, se dégage une poésie et un sens si profond.
A un moment je me suis demandé si je continuerai le film, car souvent déçu par le cinéma, mais j'ai été vraiment repris et même, tout à fait envouté, je pèse le mot.
J'avais aimé "La forme de l'eau", mais là j'ai été bien plus touché.
Depuis longtemps, j’attendais que Guillermo del Toro s’empare du mythe de Frankenstein (et son adaptation n’est pas décevante, mais elle ne parvient pas tout à fait à me convaincre pleinement). Avec une mise en scène baroque et des visuels somptueux, le film impressionne par sa richesse esthétique : chaque plan semble peint avec soin, et l’univers gothique qu’il construit (entre la crasse de laboratoires et les châteaux éclairés à la chandelle) a ce souffle épique qu’on attend chez lui. Il y a du grand cinéma, de la gravité, et une réelle ambition narrative.
Côté casting, Oscar Isaac en Victor Frankenstein est solide, à la fois obsédé par sa quête scientifique et hanté par les conséquences de ses actes. Jacob Elordi, dans le rôle de la Créature, est peut-être la grande réussite ici : sa performance est touchante, fragile dans sa violence, et l’on perçoit bien cette solitude poignante qui fait d’elle plus qu’un monstre, une âme blessée. Del Toro choisit de rendre la Créature très "humaine", avec une dimension émotionnelle qui transcende le simple effroi.
Pourtant, malgré ces qualités, je reste sur une impression mitigée, d’où mon 3,5/5 : le film est parfois trop long, et certaines digressions m’ont paru alourdir l’intrigue. À certains moments, la narration se perd dans des considérations philosophiques qu’on sent chères à del Toro, mais qui ralentissent le rythme. De plus, si l’on attendait une œuvre purement horrifique, ce n’est pas vraiment le cas : del Toro lui-même a dit qu’il ne voulait pas faire un simple film d’épouvante, mais plutôt une histoire profondément émotionnelle.
Enfin, la bande sonore, signée Alexandre Desplat, apporte beaucoup de lyrisme et de mélancolie, ce qui renforce cette dimension tragique. Cependant, je n’ai pas toujours senti la tension forte qui m’aurait transporté jusqu’au bout. Le film touche juste, il suscite de l’admiration, mais il me manque ce petit "frisson final" qui aurait pu le rendre vraiment marquant.
En résumé : une adaptation ambitieuse et visuellement magnifique, portée par des interprètes convaincants et une tonalité émotionnelle forte (mais qui, à mes yeux, ne dépasse pas toujours la belle idée pour devenir un classique). Un 3,5/5 bien mérité, pour un film qui séduit mais qui ne me ravit pas totalement.
ont va dire encore un frankeisten, mais celui-ci et très bien réalisé les effets spéciaux sont bien fait, l'impact de la création du monstre et celle de sa vie et bien ressenti a l'écran