Jeune & Jolie
Note moyenne
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719 critiques spectateurs

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D0ct0rX
D0ct0rX

4 abonnés 28 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juillet 2014
J'ai regardé "Jeune et jolie" car j'ai été subjuguée par l'affiche du film et cette sublime actrice qu'est Marine Vacth.
La trame scénaristique, une adolescente qui se prostitue, a beau être intéressante et d'actualité, le film manque au final de profondeur et semble rester à la surface du sujet. Même à la fin, les réelles motivations de la protagonistes qui l'ont poussé à agir de la sorte ne sont pas explicitement définies, ce qui à mon goût laisse un goût d'inachevé. Les musiques de Françoise Hardy, le parallèle avec le poème d'Arthur Rimbaud "Poème" ainsi que les nombreux plans de Paris sont néanmoins des éléments qui font de "Jeune et jolie" un film accrocheur et provocateur comme il le faut.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

263 abonnés 2 099 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 juillet 2014
Ca commence comme une sitcom et ça se termine presque comme La Boum. Marine Vacht est impeccable, mais ça ne suffit pas à faire un film. Celui d'Ozon est tout sauf sulfureux, comme il le souhaiterait sans doute, lui qui dit s'être inspiré de... Bunuel ! Il est plat et souvent ennuyeux. Ajoutons qu'il est aussi très équivoque en banalisant la prostitution. D'autant qu'on ne saisit pas clairement les motivations de cette jeune fille. La chute donne même l'impression qu'elle se vend par plaisir. Mythe entretenu par les clients et machos qui refusent d'admettre le caractère sordide de cette activité. Ozon, réalisateur très inégal, ne s'est pas amélioré...
Rrraphaelo
Rrraphaelo

19 abonnés 18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2014
Grand Film ! François Ozon a su réaliser un film sur un sujet qui peut être tabou pour certaines personnes.
Ce qui est fort dans le film c'est qu'il ne montre pas juste le "métier" ou la "pratique" qu'entretien Isabelle (Marine Vacth : belle découverte), il est engagé sur cette pratique, tout en restant pudique au niveau des sentiments et des scènes de sexe/d'amours. Beaucoup de choses, comme les sentiments d'Isabelle, sont sous-entendues mais François Ozon n'oublie pas le spectateur en laissant des ouvertures pour que ce dernier puisse se faire sa propre opinion.
La force du film est de ne pas être centré que sur Isabelle, on observe les différentes réactions de sa famille, en particulier sa mère. De plus vers la fin, pour revenir aux sentiments d'Isabelle, quand cette dernière a un petit copain, on se rend compte qu'elle a pris de l'avance et de la maturité grâce ou à cause de cette pratique et que du coup elle n'a plus de point commun ou d'intérêt pour les garçons de son âge.
Enfin la dernière scène, à l'hôtel avec la femme de Georges est très puissante et laisse une ouverture sur ce que va entreprendre (ou non) Isabelle.
Je finirai cette critique comme elle a commencé : Grand Film !
 Kurosawa

679 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2014
Après le décevant et très prétentieux "Dans la maison", on ne s'attendait pas à grand chose de la part de François Ozon. Il était même tentant de le réduire à un simple roublard faiseur de twists pour ainsi montrer sa supériorité sur ses personnages. Oui, mais voilà, "Jeune et Jolie" marque un tournant dans la carrière du cinéaste. Plus rigoureux dans sa mise en scène, il provoque également de façon plus intelligente tout en proposant une idée scandaleuse, celle de dire que la prostitution serait normale. L'idée est défendue par Isabelle, personnage interprété par une Marine Vacth extraordinaire de sensualité et intensément provocante. Ozon fait disparaître certains de ses tics agaçants, comme celui du voyeurisme gratuit et parvient à garder son style et son humour décalé, ce qui finit par rendre le film original. Peu explicatif, sensuel, dérangeant par instants et un réalisateur enfin en retrait par rapport à son personnage principal pour un film donc remarquable.
Der Metzgermeister
Der Metzgermeister

45 abonnés 245 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juillet 2014
Un film assez déroutant, subtil parfois, fourbe d'autre manière, une histoire curieuse. Aucune explication n'est réellement fournie pour justifier l'attirance d'Isabelle. Une preuve de génie de la part d'Ozon qui nous laisse nous démener dans la psychologie d'une jeune fille de dix-sept ans. Beaucoup de questions demeurent sans réponse, pourquoi se prostituer alors qu'elle n'éprouve aucun plaisir, et que sa mère gagne bien sa vie ? Ce drame est intéressant en tout point mais a parfois trop tendance à tirer sur la métaphore ou encore à s'étirer trop longtemps sur des passages inutiles où règne uniquement un silence. On se retrouve peu à peu livrer à nous même, mais c'est parfois très mal dispatché dans le film. La fin également me laisse un peu dubitatif. Marine Vacht joue bizarrement, parfois amorphe mais son rôle doit lui imposer ça. Il y a un peu trop de scène de cul. Ça ne sert à rien d'insister, on sait qu'elle aime ça donc pourquoi instaurer le schéma " Pipe/Sodomie/Pipe/Pipe/Cum " ? Vacht pour revenir à elle convient parfaitement pour ce rôle, dotée d'un regard sensuelle, elle est très accrocheuse. Froide et chaleureuse à la fois, comme Rooney Mara dans Millénium. Cette fille ne fait pas dans la dentelle. ( Je vais m'attirer des problèmes ) Curieux, mais intéressant à décrypter.
_domimi_
_domimi_

11 abonnés 386 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2014
En fait ce film joue un peu sur la même corde sensible que les chips. T'as pas forcement envie d'en manger (en plus t'aimes pas forcement ça toi, les chips) mais elles sont là sur la table du salon. Alors t'en prends une, histoire de te saler un peu le palais. Et puis deux, et trois ... Et en fait t'as à peine le temps de t'en rendre compte que t'en es déjà à plonger carrément la main au fond du paquet (que tu soudes en 15 minutes).
Ben là c'est pareil, tu te dis que tu regardes juste 5 minutes le temps que tes pâtes bolo de chez picard finissent de décongeler dans le micro-onde mais en fait le père François te prend par la main de force et t'embarque en mode syndrome de Stockholm !
PS : y a que moi qui ai trouvé que Marine Vacth était le copié/collé féminin du JB. Meunier des Les Choristes ??!!
Roub E.

1 329 abonnés 5 441 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juillet 2014
Un film troublant sur un personnage complexe et insaisissable. En effet en filmant cette adolescente qui va de son plein grès se prostituer Ozon film une jeune femme que l on peine à comprendre et d ailleurs on ne le peut vraiment, à l image des personnes qui l entourent c est au spectateur de faire le choix de l accepter ou de la rejeter mais sans pouvoir la cerner. Un tel personnage principal peut être déstabilisant voir frustrant mais ce parti pris est assez intéressant. Le film a aussi le mérite de ne jamais tomber dans le glauque et ceci le rend encore plus ambigu. Une fois de plus Ozon s entoure d un casting absolument impeccable. Ce film n est pas sa plus grande réussite mais il dresse un portrait intéressant de la fin de l adolescence.
Allociné7792
Allociné7792

121 abonnés 1 704 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juillet 2014
Un bon film français dans son ensemble. Le casting est convaincant, Marine Vacth est excellente.
Mise en scène classique, c'est vraiment la performance des acteurs qui rend ce film intéressant.
Raphaël V
Raphaël V

31 abonnés 87 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 juillet 2014
Jeune & Jolie , mais surtout très chiante !

Tiens c'est nouveau ça : " Merci d'écrire une critique de 50 caractères minimum "
BURIDAN
BURIDAN

27 abonnés 201 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 juillet 2014
« Jeune et jolie » : l’ennui d’une certaine jeunesse dorée ??? Lycée Henri IV, parents doux-doux et sub-tolérants, fille qui ne manque pas d'amour (oh oui !), ni d'argent (oh oui !), ni de rien….
Juste un peu d'adrénaline pour calmer les ardeurs « naturelles » que l'on pressent dès la première saison du film ? Foin donc d’un superbe étalon allemand… Le feu court sous la paille… Et l’écran pâle de son « apple » (mazette !) s’ouvre à toutes les possibilités ! Ainsi la ronde des têtes chenues commence au chevet de la très jeune et jolie nymphe vénale et/ou aventureuse. 300 euros la passe ! Qui dit mieux !

« Le cœur fou robinsonne à travers les romans, / Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère, / Passe une demoiselle aux petits airs charmants, / Sous l'ombre du faux col effrayant de son père... » (Rimbaud, roman

Un énième récit d’initiation ??? Même pas ! Car ce que montre ici Ozon ne soutient aucune réflexion… Quid des motivations, des raisons profondes d’un tel choix ? Quid de celles qui, pour des raisons économique en viennent à se transformer en objet ? Rien ! Le vide époustouflant d’un petit film bourgeois…
« L’addition n’est pas détestable, portée par des plans amoureux de la jeune Marine Vatch à la bouche cerise et à la moue mutine »… Une fleur vénéneuse… Oui qui fit tourner la tête de la criticature ! Mais aussi une actrice objet boudeuse et agaçante en diable.
« Une manière d'éprouver les pouvoirs et les limites de son corps sans passer par la case « petit ami » dixit la presse intello-bobo-élitiste prompte à louanger tout ce qui absous ses vices cachés !

De belles images, peut-être… Un récit pas mal agencé, peut-être… Une belle nana qui fait saliver tous ces vieux messieurs au retour de la toile, certainement ! Et pour couronner le tout la jolie musique un peu mièvre (ce que l’on confond aujourd’hui avec de la profondeur) de notre chicos bobo/réac cartomancienne : Françoise Hardy.
Heureusement la dernière saison relève les affaires de cuisse des trois premières… Et le twist final offert par Charlotte Rampling est vraiment la partie la plus touchante du film !

A VOIR NÉANMOINS !

« Il y a péril en la demeure, / Depuis que les femmes de bonnes mœurs, / Ces trouble-fête, / Jalouses de Manon Lescaut, / Viennent débiter leurs gigots / A la sauvette.
Ell's ôt'nt le bonhomm' de dessus / La brave horizontal' déçue, / Ell's prenn'nt sa place. / De la bouche au pauvre tapin / Ell's retir'nt le morceau de pain, / C'est dégueulasse.
Y a ces gamines de malheur, / Ces goss's qui, tout en suçant leur / Pouc' de fillette, / Se livrent au détournement / De majeur et, vénalement, / Trouss'nt leur layette.
Y a ces p'tit's bourgeoises faux culs / Qui, d'accord avec leur cocu, / Clerc de notaire, / Au prix de gros vendent leur corps, / Leurs charmes qui fleurent encor / La pomm' de terre.
Lors, délaissant la fill' de joie, / Le client peut faire son choix / Tout à sa guise, / Et se payer beaucoup moins cher / Des collégienn's, des ménagèr's, / Et des marquises. » (Brassens, Concurrence déloyale)
Gaëlle C.
Gaëlle C.

17 abonnés 4 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 juin 2014
Jeune et Jolie se présente totalement comme un film élitiste, se tournant dans un Paris très bobo, et dans un univers totalement hors de portée, sans aucune comparaison possible. Et ce choix aurait pu être doublement intéressant si Ozon avait creusé l'aspect psychologique de ses personnages, mais il tombe complètement à côté. Le film est de ce fait creux, glacial (surtout l'héroïne) et sans but. Pire, il semblerait même qu'à la fin, le message du film soit "prostituez-vous, c'est le fantasme de toutes femmes de se faire désirer et payer". Or,non Monsieur Ozon, cela n'est pas le fantasme de toutes, et si il l'est c'est tout aussi respectable. Bref, le jeu est plat, il n'y a aucune explication pour comprendre et se rapprocher de l'actrice principale. A regarder si vraiment la curiosité vous pique (ce qui a été mon cas) ou perdez votre temps à mieux faire.
norman06

432 abonnés 1 846 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2014
Un bijou de délicatesse et de finesse narrative, fidèle à l'art d'Ozon.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 22 juin 2014
Il manque à la réalisation un certain relief, qui aurait permis au spectateur que je suis de pouvoir faire preuve de plus d'empathie. Dommage, car il ne manquait pas grand chose !
Unc-Scrooge
Unc-Scrooge

54 abonnés 616 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2014
10 mois à peine après la sortie de Dans la maison, Francois Ozon récidive en s’attaquant à un sujet des plus sensibles (la prostitution des étudiantes) dans Jeune & Jolie. Le sujet était glissant, Ozon a pris le parti de se défaire de la plupart des écueils que l’on pouvait attendre ici (violence, motivations, film voyeur…) pour se limiter à une balade mélancolique. Ce parti-pris est plutôt efficace, porté par une sublime Marine Vatch, mais surtout par la maitrise de son réalisateur, qui nous promène dans une atmosphère digne de la gloire de mon père avant de nous projeter dans des couloirs d’hôtels feutrés et sordides. Tout au final dans jeune et jolie est histoire de suggestion… un peu trop d’ailleurs. Car Ozon, qui avait réussit à produire une œuvre aux multiples messages (émancipation, crise de l’adolescence, recherche sexuelle, crise parentale, infidélité, culpabilité, vie de couple…) appuie un peu trop chacun de ces messages, comme s’il ne faisait pas confiance au spectateur. Dommage, ce ton un peu trop insistant ainsi qu’une fin en queue de poisson gâchent le plaisir final de ce qui reste quand même une belle œuvre cinématographique…
boscopax
boscopax

102 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juin 2014
Dans un sujet brûlant de mille feux, entre fascination et dégoût, le passage raté de l'enfance à l'âge adulte dans ce qu'il y a de plus radical. Une réalisation sans compromis pour un il dérangeant autant qu'excitant, la jeune Vacth irradiant de beauté...
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