Entre drame familial et thriller sur fond d’usurpation d’identité, mensonges et crimes d’Etat, un film prenant sur les fantômes de l’Allemagne de la 2nde Guerre mondiale. 3,25
C’est l’histoire d’une famille déchirée entre la RDA et la Norvège, où le réalisateur a su plonger dans la psychologie des personnages. Remarquablement interprété par Juliane Köhler, le personnage principal nous réserve des surprises qui permettent au rythme lent de ne pas prendre le pas sur l’ennui qui guettent dans quelques scènes. Malgré l’aspect historique tout à fait intéressant, le film souffre d’un manque de profondeur sur la partie espionnage et d’une mise en scène désuète, proche du documentaire.
Dans les années 90, après la chute du mur, certains cherchent à remonter la filiation coupée avec leur enfance en orphelinat basé en RDA. spoiler: En parallèle, la Stasi fait le ménage parmi les espionnes placées en Norvège.
Le montage demande un peu d'attention, mais dévoile clairement dans un long métrage à la durée ramassée, quelle fut la vie réelle de Katrine, née d'une union entre une femme norvégienne ( Liv Ullmann toujours parfaite) et un soldat allemand. Elle est jouée par Julian Kolherspoiler: qui cache bien son double jeu à son mari dans la marine.
L'une des metteuses en scène (Judith Kaufmann) a surtout une belle carrière dans la direction photo, et celui se voit dans la qualité des prises de vues et les variations de tonalité lors des retours en arrière. A noter dans un court rôle mais important l'apparition de la toute jeune Vicky Krieps! Une fiction sans aspérité, dont l'intérêt est de s'appuyer sur des situations réelles de la période de la guerre froide. streaming arte - janvier 2026
Une impression mitigée sur ce film : Une histoire trop complexe et en même temps l’exposé d’une réalité historique peu connue : Les Lebensnorn nazis où des enfants ont été manipulés comme des animaux au service du projet raciste de Hitler. Mais après la chute de celui çi récupérés par l’Allemagne de l’Est communiste et ses horribles services secrets la Stazi pour essayer d’agir en Europe occidentale et dans ce film en Norvège.
Le sujet était intéressant mais je n'ai pas aimé du tout le jeu des acteurs ni l'ambiance du film, ça faisait vraiment mauvais téléfilm et ça restait fort superficiel. Difficile de s'attacher aux acteurs. J'ai eu 2 fois la même scène en très peu de temps, flashback ? C'était vraiment bizarre à ce point... Je trouve que ça faisait vraiment fort brouillon la façon dont tout a été traité et ça semblait peu crédible par moment. Je l'ai quand même regardé jusqu'au bout mais c'est un film que je ne regarderai plus. Le seul mérite pour moi, c'est le sujet en lui-même dont on parle plutôt rarement mais dommage de ne pas en avoir tiré un meilleur film.
Le film dénonce à la fois les pratiques nazies de Lebensborn, ces enfants de soldats allemands dans les pays occupés et enlevés à leurs mères pour en faire de bons aryens allemands) et celles de la STASI en Allemagne de l'Est qui se serait servi de ces quasiment orphelins pour en faire des espions dans leur pays d'origine. Le moteur du récit, en lien avec le thème en question, c'est les souffrances er déchirures que va devoir subir une famille norvégienne quand un avocat s'empare de cette affaire pour la porter devant la cour européenne de justice/ Le film procède par petites touches, mêlant présent et passé, construisant un puzzle qui s'ajuste dans la dernière partie. Ce qui demande de la vigilance et et de la patience au spectateur pour bien saisir toutes les ficelles de l'histoire, même si les grandes lignes en sont visibles assez tôt. Le personnage principal, Katrin porte le film avec toute la complexité de sa personnalité à travers les allers/retours dans le temps et entre Norvège, Danemark et Allemagne. Film prenant, triste et un peu lent avec quelques belles images de Bergen et des côtes norvégiennes, et des flash back à la texture vintage parfois trop appuyée
Entre drame et thriller, une évocation sur les fantômes de l'Allemagne et la seconde guerre mondiale. Malgré l'aspect bien réel, à valeur historique, elle souffre pourtant d'une réalisation démodée et d'un rythme soporifique. La tension n'est pas totalement restituée.
Histoire norvégienne qui porte bien le nom de drame. Si les enfants élevés dans un orphelinat dit « Levensborn » sont marqués à vie, ici le cas est encore plus triste. Vraiment poignant.
Un drame psychologique sur fond d’espionnage et de guerre froide qui orchestre un jeu de masques brillamment interprété mais souffrant d’une réalisation parfois maladroite. Il n’en demeure pas moins que l’émotion est présente au fil que l’intrigue se déroule et gagne en clarté.
6 190 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 19 novembre 2020
En Norvège Katrine Evensen Myrdal (Juliane Köhler) est une femme d'âge moyen mariée et heureuse avec le commandant de la marine Bjarte Myrdal. Katrine aime sa fille Anne elle est mère célibataire sa petite-fille Turid et sa mère Ase Evensen aide Anne à élever Turid. Le père de Katrine était un soldat d'occupation allemand pendant la Seconde Guerre mondiale. Katrine a été prise par le gouvernement allemand et élevée à l'orphelinat de Saxe en Allemagne de l'Est. À l'âge de 20 ans Katrine s'échappe d'Allemagne de l'Est et va en Norvège pour rencontrer sa mère. En novembre 1990, après la chute du mur de Berlin l'avocat allemand Sven Solbach recherche Katrine et sa mère pour témoigner dans un procès contre l'État norvégien au nom des enfants de la guerre. Katrine refuse de témoigner. D'une vie à l'autre est un film germano-norvégien spectaculaire qui raconte une histoire crédible d'espionnage, de drame, d'amour et de thriller basée sur des événements réels inconnus dans une grande partie du monde. Le scénario est très bien écrit révélant la vérité sur la mystérieuse Katrine à travers des flashbacks comme un puzzle. Les performances sont de premier ordre mettant en avant la fantastique actrice allemande Juliane Köhle. Au final c'est un film très recommandé avec une histoire triste et attachante...
Une charnière de l'histoire, des vies reconstruites dans des contextes que nous ne pourrions imaginer aujourd'hui ; et pourtant c'est une histoire vraie. Sans être un thriller politique, sans faire du mélodrame, le film déroule de vraies tensions et des vagues de souvenirs se bousculent ... J'aime bien l'une des dernières phrases de l'héroïne quand son mari "factice" lui demande ce qui est vrai du faux et qu'elle répond que tout ce qu'ils ont vécu ensemble est "vrai" puisqu'ils l'ont vécu. Un très bon film !
Assez bon film, sur fond historique et d'espionnage pour la RDA. Compliqué un peu au début, la fin explique tout, mais pas de happy end. Film dramatique donc, réalisé honnêtement, avec une bonne actrice principale, mais le scénario semble mal développé pour y prendre une attention soutenue. Pas vraiment d'ennui, mais aussi manque de grandeur.
Une fiction d'espionnage qui s'inspire d' éléments véridiques sur l'infiltration d'agents de la stasi en Norvège. Le début de film qui joue sur le mystère est assez prenant. Néanmoins on comprend assez vite de quoi il s'agit même s'il manque des morceaux au puzzle. A partir de là la réalisation a un peu de mal à garder de la densité dans un récit pourtant potentiellement très riche en éléments intéressants mais souvent mal exploités. enfin on arrive à un volet plus psychologique mais là aussi ça manque d'efficacité comme par exemple avec le personnage joué par Liv Ulman sous utilisé. En compensation Juliane Köhler assure une bonne performance.
Lourd mélo sur fond historico-politique de réunification de l'Allemagne. Comment faire face à un passé qui commence sous le nazisme et se poursuit pendant la guerre froide entre Allemagnes de l'Est et de l'Ouest ? Les espions de la Stasi sont ici les méchants, mais leurs méthodes n'étaient pas très différentes de celles de tous les services secrets du monde.Quand il s'agit d'espions français, on en fait l'apologie dans divers films et séries comme Le bureau des légendes, ou d'espions américains (de façon certes un peu plus critique) dans Homeland. Cela donne à ce film un côté un peu manichéen, même s'il rappelle que la Norvège s'est mal conduite avec les femmes qui avaient eu des liaisons avec des soldats allemands. L'ensemble manque un peu de rythme, avec d'incessants flashes back et certains aspects du scénario sont assez difficiles à saisir - du moins n'ai-je pas tout compris. Néanmoins, ça se laisse voir, avec parfois une pointe d'émotion, en particulier grâce au talent de Liv Ullmann.