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Kouto
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4,0
Publiée le 24 août 2025
Le réalisateur David Cronenberg signe une satire d’Hollywood aussi corrosive que troublante. Régalant par une mise en scène parfaitement maitrisée et une direction d’acteurs hors pair, le long-métrage dévoile les névroses et psychés tordus d’un monde superficiel. Si la fin est un peu grandiloquente, cela n’enlève rien à la qualité d’un récit bien tenu au cynisme impayable.
Du CRONENBERG ! Pas donc étonnant qu'un banale scénario soit traité avec autant de complexité , vacillant entre réalisme et irrealisme au point d'en perdre plus d'un. Faut vraiment être concentré à 1000%
Hollywood nightmare... Grosses névroses et psychoses dans les familles de stars hollywoodiennes. La charge est assez acérée, mais on a vu des Cronenberg plus jouissifs
Franchement difficile de commenter ce film... Ce film montre des gens, tous dans leur bulle, en proie à de violentes névroses. Au début de sa carrière Cronemberg fesait des films dont l'horeur était visible par la chair. A présent son horreur est éprouvée, de l'intérieur. Ça reste... un film d'horreur si on y regarde de plus près. Juste, d'une autre forme. "qu'est-ce que l'enfer, sinon une vie sans psychotrope" ... On ne s'ennuie pas. Mais je préfère ses mises en scène / cadrages / photographies de l'époque 80's. Mais c'est personnel.
Cronenberg est à son meilleur avec "Maps to the stars", sorte de "satire réaliste" du milieu du cinéma Hollywoodien. Il dépeint les stars américaines comme des êtres pourri gâtés, prétentieux, désagréables et se prenant pour le centre de l'univers. De plus, ils sont souvent névrosées voire psychotiques sans aucune morale et prêt à toutes les dérives sexuelles ou à l'abus de drogue. Cronenberg nous plonge dans un univers très malsain et dérangeant où chaque personnage est à son tour au bord de la folie mentale. Julianne Moore en Havana, actrice en perte de vitesse, illumine le film par son très bon jeu d'actrice. Comme toujours, Cronenberg s'intéresse beaucoup à la complexité de l'être humain et aux pathologies psychiatriques menant à la violence. Vraiment un must du réalisateur, je conseille vivement.
David Cronenberg à l'air de traiter d'un sujet déjà vu plusieurs fois, à savoir le côté obscur d'Hollywood, mais même si pour moi ce n'est l'objet principal du film, il y a un vrai renouveau à ce sujet. Certains pourront trouver certains passages abusé, ou certains portait ultra excessif, ou même des moments vides, mais David Cronenberg fait une véritable satire de ce milieu. Un satire bien sombre, révoltante même, c'est carrément flippant parfois, et c'est la qu'on reconnaît que l'ancien Cronenberg est plus ou moins de retour. Alors oui, il y a certaines choses dans la dénonciation du système hollywoodien qui sont vachement rentre dedans, mais dans l'ensemble ca ne m'a pas dérangé personnellement, mais je peux comprendre qu'on puisse l'être.
Sa mise en scène est aussi très intéressante. Faussement sage, car très froide et méthodique, et surtout resserrée sur les personnages et leur intimité, le sujet principal du film (avec un noeud familial sur fond d'inceste assez brillant). Puisque Hollywood sert au finale plus de contexte qu'autre chose, attention ça a du sens. On enchaîne des séquences trouble et ultra fluide qui rendent le film très rapide et sans aucun ennuie, Cronenberg et sa science du rythme dans toute sa splendeur.
En plus de cela le film est totalement dans la continuité de Cosmopolis, et ça rend la chose très intelligente. Et dernière chose, la performance des acteurs, des actrices surtout d'ailleurs, c'est très fort.
Cette réalisation parfaitement maitrisée par David Cronenberg nous propose un film violent, un climat plus que malsain, des scènes crues à ne pas mettre devant tous les yeux. Le film débute doucement par une immersion dans le club très privé des Stars Hollywoodiennes. Il nous montre leurs facilités à coucher utile, leurs difficultés devant la concurrence féroce des castings, leur luttes pour performer aux auditions et vaincre la drogue ... Le scénario de Bruce Wagner devient ensuite diabolique pour nous conter spoiler: " le drame d'une famille au lourd passif, déstabilisée par des hallucinations psychotiques".
Le film nous offre un excellent casting avec Julianne Moore, récompensée au Festival de Cannes 2014 pour ce rôle d'Havana l'actrice Star. Son assistante Agatha, personnage central du drame, est assuré par Mia Wasikowska qui réalise une remarquable prestation ; John Cusack dans le rôle du Dr. Stafford le psy, et Robert Pattinson l'ami d' Agatha, se montrent eux aussi exceptionnels.
Maps to the Stars est un film réalisé par David Cronenberg et sorti en 2014. Ce film est réellement intéressant. En effet, il pose une véritable critique sur le cinéma hollywoodien de ces dernières années par le biais de ces personnages qui sont tous englobés dans un système dont ils n'arrivent pas à sortir. En outre, de véritables idées de mise en scène rendent le film palpable (spoiler: les différents dialogues et tourments des personnages exprimés par les conversations avec les fantômes qui symbolisent leurs traumatismes ). Le casting d'acteurs est vraiment solide et ce film choral se tient très bien. C'est un vrai bon film à découvrir, une vraie proposition de cinéma vraiment intéressante.
Malgré la présence d'un solide casting où secdistingue surtout Julianne Moore et Mia Wasikowska, je reste clairement sur ma faim concernant ce drame de David Cronenberg qui possède une histoire pas très emballante et originale et aussi une réalisation bien terne par rapport a ce que ce metteur en scène a pu nous habituer par le passé. Une petite déception donc de la part d'un réalisateur qui nous a habituer à nettement mieux auparavant.
David Cronenberg signe une satire glaçante d’Hollywood et de ses stars névrosées, dotée d’un scénario bien (et un peu trop) perché, et nantie d’une belle distribution avec notamment une impressionnante Julianne Moore.
Encore un Cronenberg aussi déstabilisant que bizarre sous les étoiles d'hollywood, des secrets sont pas toujours glorieux. Une comédie teinté d'humour très noir. Un casting haut de gamme y jalonne ce film au final surprenant. Je me pose des questions après l'avoir vue ! Où David voulait il en venir ? ce genre appartient à un certain David Lynch et son Mulholland drive.
Un assez bon film. On voit la réalité du monde des acteurs américains, avec toute l'hypocrisie qu'elle amène. Le thème de l'inceste qui persiste tout le long du film est au coeur des problématiques de chacun des personnages. Les acteurs sont globalement très bons. On assiste en silence aux désillusions de ce monde, qui, brassant les millions, sombre tout de même vers la détresse, et où on n'hésite pas à avoir des relations sexuelles avec une survivante à un incendie pour nourrir son scénario (!). La fin m'a un peu déçue. Sur le plan psychologique, je crois que le film se défend bien.
Cronenberg pour les nuls. Ce film est à la filmographie du réalisateur un de ces bouquins qui permet de s approcher du sujet sans vraiment le creuser. Les thèmes sont là mais tout est simplifié presque trop simple, pas jusqu'à en être creu, mais simple. C est au fond presque un soulagement tant j ai pu sortir de certains films du réalisateur totalement abasourdi et c est en même temps une déception.
Une chronique sur les perversions du microcosme hollywoodien bien moins caustique et prenante qu'il n'y paraît malgré une belle galerie de personnages, la faute à l'absence de trame et à certains portraits déjà vus ailleurs en mieux.
Difficile de savoir à quoi s'attendre avec Cronenberg, car depuis qu'il a quelques peu délaissé le body horror, le réalisateur canadien pond des films plus ou moins dérangés, et plus ou moins accessibles. "Maps to the Stars" est un peu entre deux eaux. Cette peinture acerbe du milieu hollywoodien, où tout le monde parait infecte, propose des personnages viciés plutôt qu'un vrai fil rouge. Ceux-ci sont néanmoins interprétés avec talent, avec en tête Julianne Moore en actrice vieillissante marquée par une enfance difficile, tourmentée par le fantôme de sa mère qui plane en permanence, et craignant d'être délaissée par le show-business. On repère aussi un étonnant Evan Bird en enfant star abjecte sur le déclin, qui tente de remonter la pente avec une cure de désintoxication. Entre ces deux-là et d'autres tout aussi déviants et narcissiques, "Maps to the Stars" ne donne guère foi en l'humanité ! L'ambiance dérangeante est appuyée par des plans souvent très rapprochés (synonymes de l'égocentrisme des protagonistes ?), et certains choix intéressants (une réunion sans plan large par exemple). En revanche, on sera plus mesuré devant une image parfois moche ou terne (c'est peut-être volontaire, mais tout de même !), et une séquence numérisée dans le dernier acte assez immonde visuellement, qui tiendrait d'un DTV médiocre. "Maps to the Stars" laisse donc une impression mitigée, mais contient des idées suffisamment intéressantes pour valoir le coup d'oeil, même si le portrait au vitriol d'Hollywood a déjà été vu à plusieurs reprises au cinéma.