J’attendais Fast & Furious 9 avec une curiosité mêlée de prudence. La saga a connu des hauts et des bas, et même si j’y reviens toujours par attachement, je savais que Justin Lin allait devoir pousser encore plus loin le curseur du spectaculaire. Résultat : un film qui m’a diverti par moments, mais qui m’a aussi souvent laissé perplexe, d’où cette note de 2,5/5, dans la continuité moyenne de la série.
Ce neuvième opus assume totalement son côté excessif, parfois jusqu’à l’absurde. Les scènes d’action sont toujours plus improbables, les lois de la physique semblent définitivement optionnelles, et on a parfois l’impression d’assister à une surenchère permanente. Si certaines séquences restent efficaces et généreuses en adrénaline, d’autres m’ont sorti du film tant elles flirtent avec le ridicule. À force de vouloir aller toujours plus loin, Fast & Furious 9 finit par perdre un peu de crédibilité, même pour une saga qui n’en a jamais fait sa priorité.
Le scénario, lui, reste assez faiblard. L’introduction du personnage de Jakob, le frère caché de Dom, m’a semblé artificielle et peu subtile. Les enjeux émotionnels sont survolés, et malgré quelques tentatives pour approfondir le passé de Dominic Toretto, je n’ai jamais vraiment été touché. Heureusement, l’alchimie entre certains personnages et l’esprit "famille" sauvent partiellement l’ensemble, même si cela tourne parfois en rond.
Au final, Fast & Furious 9 est un épisode que je placerais dans le ventre mou de la saga. Moins marquant que les meilleurs volets, mais pas non plus le pire. Il se regarde sans déplaisir si l’on accepte de débrancher totalement son cerveau et de prendre le film pour ce qu’il est : un grand spectacle excessif et bruyant. Pour ma part, j’en ressors mitigé, partagé entre la nostalgie des premiers films et l’impression que la franchise commence sérieusement à s’essouffler.