Un film qui nous immerge dans le New-York de l’année 1981 où règnent violence, corruption et criminalité. Une réalisation très technique, soignée et sophistiquée au niveau de la mise en scène, nous offrant une superbe photographie et reconstitution. Cependant, si ce drame ne manque pas de séquences réussies, il souffre d’un scénario linéaire et sans relief, aux enjeux peu passionnants, et d’acteurs complètement éteints. Une réalisation qui manque cruellement de dynamisme, suspense et rebondissements ! Plutôt ennuyante voire soporifique par instants !
Nouveau coup de maître de Chandor et splendide instant cinématographique. Troisième film du réalisateur que j'avais découvert en salles dans all is lost avant de rattraper margin call pas vu, a most's violent year nous brosse un portrait passionnant d'une Amérique des années 80 davantage en mal-être que ce qu'on voulait bien nous faire voir. Ce qui est fascinant, c'est que malgré le rythme lent rappelant Michael Mann voire James Gray, on ne s'ennuie pas une seconde, fascinés par la manière dont Abel (qui m'a clairement rappelé Tony Montana par moments) appelé à gérer une entreprise de transports, n'est en réalité pas maître de son destin car, que ce soit sa femme (splendide Jessica Chastain dans peut-être son plus beau rôle injustement ignoré aux oscars), son avocat ou ses "concurrents", il n'arrive pas à se faire craindre jusqu'à un énième dérapage. De plus, la reconstitution est parfaite : on se croirait vraiment en 1981, tant par les faits que par la conception du film. Chandor s'est forcément inspiré de Michael Mann car certaines séquences rappellent, et Miami Vice (notamment la musique magistrale) et Heat. Oscar Isaac confirme sa place dans les tous grands par cette interprétation sans faille et mention spéciale à Elyes Gabel, belle découverte. A recommander vivement...
Pas facile de se faire une place dans le milieu des affaires où il faut jouer des coudes et être parfois à la limite de la légalité pour survivre. C'est ce que nous montre ce film parfois flippant mais toujours captivant qui décrit la jungle du secteur privé. On y constate avec plaisir que Oscar Isaac et l'excellent Albert Brooks sont désormais amis, eux qui s'étaient menés une guerre sans merci dans le désormais mythique "Drive". Mais c'est encore une fois Jessica Chastain qui rafle la mise au niveau de l'interprétation, livrant une composition phénoménale dans ce rôle d'épouse qui porte la culotte. Contribuant à faire de ce "A most violent year" une fort belle affaire pour le spectateur.
A most violent year est un film envoutant , prenant qui attire étrangement tout l'attention car pour une fois , pas de tueries et autres meurtres sordides, l'histoire nous montre ce couple qui fait l'achat de sa vie : Acquérir une station pétrolière désaffecte et la faire tourner à bon escient. Assez rapide à se mettre en place, l'histoire est plutôt lente à avancer mais terriblement intrigante. Ultimatum pour solder la vente du site, vols réguliers du fuel , agression des chauffeurs, tout est fait pour stopper la progression de l'entreprise fragile. La réalisation est excellente. Un film à voir mais peut être pas à garder sur ses étagère...
Un film en demi teinte. A la fois, interprétation est solide, le scénario prenant malgré quelques longueurs et la qualité artistique est irréprochable. Mais le film manque d'actions et retranscrit mal la violence de New York en ces temps là. La corruption ? Quasi rien dans le film à ce sujet. La violence ? Quelques scènes d'actions ici et là. La dépravation ? Je cherche encore. Pour moi, un film comme "La nuit nous appartient" retranscrit bien plus la délinquance de la grosse pomme.
Fade, basique, creux, soporifique.... avec en plus, des non-sens qui au lieu de servir à un bon ficelage du scénario, ne conduisent strictement à rien...
Merci à critikat et les cahiers, je me sens moins seul. J'ai vu tellement d'invraisemblances dans ce film que j'ai peine à croire toutes ces étoiles. Exemple : madame détourne du fric depuis des années et laisse bébel se faire suer à ratisser partout pour acheter ses cuves (bon, elle lui dit quand même vers la fin, et lui, ben y veut pas, il est honnête le monsieur, ,,,, mais c'est bien connu, la nuit porte conseil et au réveil ok baby, aboule l'artiche, on signe. Le p'tit frère, il est gentil lui aussi. Le frangin passe pour une signature : pas de souci, où je mets la croix? Dans la case vide frérot (mais non pas ton cerveau). Au fait, quelqu'un sait-il si un constat a été établi pour l'accident du camion dans lequel il y a un mort? Parce que le proc lui, il s'en fout carrément. Mais le top, c'est quand même le manteau couleur moutarde d'Abel, super top; un résumé vestimentaire des 80's à lui tout seul. J'ai bien aimé aussi la façon diabolique de planquer la compta sous la terrasse. Autres questions pour agrémenter : qui a perdu son flingue dans la neige? qui a ramassé le daim sur la route? Pourquoi ce sont des policiers unijambistes qui poursuivent Julian? Allez j'abrège
Ce film est d'une lenteur qui confine à l'ennui par (longs) moments.
Une réalisation somptueuse et un bon casting, mais c'est tout. Le scénario est vraiment linéaire et sans grand intérêt. Je me suis un peu ennuyé au final.
Après nous avoir proposé ces agréables moments de cinéma que sont "Margin call" et "All is lost" dans des registres bien différents, J. C. Chandor prouve une fois de plus ses prouesses de metteur en scène avec ce très réussi "A most violent year". Le duo Isaac/Chastain fonctionne à merveilles au cœur de cette entreprise passionnante par ses problèmes de financement, de détournement, de concurrence, de justice etc... Tout est là, ce scénario complet et maitrisé entraîne le spectateur d'un bout à l'autre sous cette société en quête de développement, où seule la peur de l'échec hantera son dirigeant. Original et parfaitement construit, "A most violent year" surprendra également par la prestation de sa tête d'affiche. Un réalisateur à suivre de près !
Le film en soit est bon mais je pense qu'il y a deux choses qui l’empêche de faire que ce soit un grand : la réalisation et le scénario - Le scénario effectivement est très linéaire et je trouve qu'il reste assez en surface il creuse pas assez le personnage de Chastain, c'est trop centré sur celui de Isaac tous tourne autour de lui c'est le point central du film, mais le problème c'est que les sous intrigues du coup il n'y en a pas, on a moins de densité et du coup moins d'intensité - La réalisation, elle est très soigné, peut être trop soigné J.C Chandor à choisi de filmer sur un rythme plutôt lent avec peu de coupe au montage, ce qui fait ressortir l'histoire et comme elle est pas dense ça tend à nous amener quelques longueurs. C'est là aussi linéaire il y a quasiment pas de steadycam hors pour nous faire ressortir la tension dans l'intrigue ou dans les scènes de poursuites, pour qu'on se plonge encore plus dedans ça aurait pas été de trop Après c'est bien joué, New-York sous la neige ça donne un style à part entière la photo est belle, puis la caméra lente reste un choix globalement maîtrisé, c'est au spectateur d'interpréter ce qui se passe pour le coup c'est pas la caméra qui le fait à ta place, mais une plus grande densité de l'intrigue et des points de vue de caméra je n'aurais pas été contre 3,5/5
Sur le thème du couple et sa petite entreprise (comme dans Serena), dans un monde où les affaires ne laissent pas de place aux états d'âmes, même si dans les années 80 il y avait tout de même certaines valeurs humaine, nous assistons avec intérêt aux démêlés de cet homme avec tous les problèmes qui lui tombent dessus en même temps.
Quelle claque visuelle, l'esthétique, l'ambiance musicale, l'atmosphère, tout y est mais il manque à ce film un scénario un peu plus fort pour que ce film soit classé dans la catégorie des très grands films. Un Oscar Isaac au sommet, honnêtement un très très bon film qui aurait pu être un très très grand film avec un grand scénario, mais le reste compense tellement bien cette faiblesse. A ne surtout pas rater
La réalisation et la mise en scène sont remarquables, nous rappelant certains classiques old school traitant de gangsters américains. C'est du coup un peu dommage que le scénario ne suive pas. En effet, si la technique est irréprochable, la narration est poussive et l'on sent bien que ce scénario n'a pas grand chose d'autres à nous apporter qu'une histoire assez banale sans rebondissements. Heureusement, le duo Isaac/Chastain est fantastique car sans cela le film perdrait de sa saveur tant ces deux là sont convaincants. Les personnages secondaires paraissent vraiment marginaux en comparaison avec notre duo principal dont l'histoire est l'essence même du film, et l'on s'attache vraiment à ce couple dont on se demande s'ils vont s'en sortir ou pas.
L'originalité et l'ambition de A Most Violent Year est de prendre à contretemps sans cesse le spectateur. Calé dans une atmosphère de film noir, le spectateur a en effet toujours le réflexe d’attendre les ficelles d’un genre codifié, qui pourtant ne sont jamais utilisées. Le film propose tout au contraire la trajectoire à valeur d’exemplum du self-made man probe jusqu’au bout, luttant pour que l’American dream se réalise entièrement par la force du travail. Les agents de la tentation sont pourtant nombreux dans l’entourage d’Abel, à commencer par son épouse, étonnant personnage, fille d’un mafieux à l’ancienne, mais aussi son avocat, qui le pousse à user de voies illégales. Pour incarner ce personnage, Oscar Isaac assure une partition pleine de subtilité.
Si le film ne manque pas de séquences réussies, il n’empêche pas certain ennui, notamment dans la première heure.