Le Labyrinthe du silence
Note moyenne
4,2
3671 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

273 critiques spectateurs

5
56 critiques
4
145 critiques
3
51 critiques
2
18 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Anne Le Camus
Anne Le Camus

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2015
on ne voit pas passer les 2 heures de ce film tout en nuances qui à partir de faits véridiques -le procès de Francfort en 1963- décrit le combat courageux d'un jeune procureur pour retrouver les SS responsables des atrocités d'Auschwitz...j'ai particulièrement aimé la façon dont est traité le thème du labyrinthe (montagnes de paperasses, cauchemars) où effectivement le héros risque de se perdre, confronté à la découverte progressive de vérités cruelles sur ses proches...moment émouvant quand le silence se brise pour rendre justice aux victimes...à conseiller fortement
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 582 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mai 2015
La Shoah passée à la moulinette du film grand public, ça ne donne jamais rien de bon. Ici, on a droit à tous les poncifs du genre "enquête-&-histoire-d'amour-mêlées". Un seul plan évoque vraiment l'horreur des camps : un simple travelling arrière de 5 mètres sur une porte nous cachant le premier témoin expliquant au procureur la réalité des camps. Un autre intérêt est de pointer le rôle du docteur Mengele et des horreurs qu'il a commise. Pour le reste, entre le procureur beau-gosse, la jolie brune et le collègue un peu niais qui finit par comprendre que fracassait le crâne d'un enfant de 5 ans pour prendre sa pomme, c'est pas bien, le film est loin loin loin des grands artistes ayant traité de ce terrible moment de l'histoire de l'humanité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 mai 2015
Poignant. Sobre. Magnifique.

Les acteurs sont beaux, à l'image de l'Allemagne et de sa discipline de fer. Un nouveau monde créé après la guerre. Avec pour thème principal : l'oubli.

Sachant que cela est issue d'une histoire vraie, je ne peux que saluer le courage du procureur Fritz Bauer.

Je n'avais pas ressenti autant d'émotions dans un film depuis longtemps.

A ne pas manquer.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 mai 2015
Expiation en Allemagne. Je me demande comment ce film a pu être accueilli chez nos voisins, je ne suis pas bien certain que les plaies soient refermées. Petit malaise quand même dans l'écart entre le sujet, traité sans outrance, et ce foisonnement de mobiliers délicieusement fifties. Un vrai régal entre formica, lampes et tables basses, sans parler des voitures d'époques toutes rutilantes. Le sujet ne se prêtait pas à ce défilé digne d'un catalogue d'antiquaire.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2015
Le spectateur pourra être surpris de voir que la majorité des allemands n'avait pas la moindre idée de ce qu'il se passait à Auschwitz, même 20 ans après. Le labyrinthe du silence aurait pu être une banale adaptation d'un fait historique, mais c'est en définitive tout l'inverse. La fameuse question de "qu'est ce que j'aurais fait à leur place ?" est balayée par d'autres thèmes plus novateurs. L'écriture du jeune procureur Radmann, fine et pertinente, invite le public à remettre en question sa manière de penser et réfléchir sur la notion de culpabilité.

Ce premier long-métrage est une superbe reconstitution historique. Grâce au cinéma, une nouvelle prise de conscience collective voit le jour. Film plein d'espoir et débordant d'humanité, son objectif premier reste celui de la justice. Avec le plus d'impartialité possible, Ricciarelli évite les amalgames et restitue les enjeux principaux de cette découverte, aussi décisive que terrifiante.

Le réalisateur ne souhaite pas donner une image fade et pessimiste de cette Allemagne d'après-guerre. Il montre toute la beauté de cette nation, à l'époque bien plus tolérante qu'on n'aurait pu le croire. C'est en effet le premier pays à avoir eu l'intention de juger ses propres criminels de guerre. Au-delà de l’aspect judicaire, c'est bien la fiancée de Radmann (pétillante et optimiste) qui incarne la renaissance de cet État. Ricciarelli prend même le public à contre-pied en filmant de nombreuses soirées, festives et guidées par la musique. Ces dernières permettent d'insuffler un rythme positif et bienfaiteur à cette œuvre, tragiquement essentielle.
islander29

1 039 abonnés 2 691 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2015
germano académique dans la forme, le film nous raconte la genèse d'un procès qui marqua l'Allemagne de 1964.....le film a le mérite de n'être jamais pesant et de nous proposer des personnages parfaitement intégré au discours et à l'époque....C'est suffisamment vivant et mis en scène avec sincérité, introduction d'une histoire d'amour, de décors convaincants, de rappels historiques, pour ne pas se cantonner à un film trop administratif (loin de là), car la fin révèle qu'au fond l'homme est dépassé par l'histoire, et que quand on cherche un coupable nazi, on connait tous un proche qui est concerné si on est allemand.....C'est cette complexité de l'histoire que met en exergue le film, avec qualité mais aussi une émotion certaine diffusé par les dialogues et les situations.....Si l'histoire européenne vous intéresse c'est à voir assurément.....
Gérard Delteil
Gérard Delteil

258 abonnés 2 081 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2015
Réalisation classique et soignée, interprétation impeccable, sujet fort, ce Labyrinthe du silence se présente comme une leçon d'histoire. Le problème est qu'il laisse croire que le premier procès d'Auschwitz ne serait que le résultat des efforts conjugués de deux magistrats honnêtes et acharnés luttant contre toute une partie de la société pour faire connaître la vérité. Jamais il ne pose la question historique la plus intéressante : pourquoi un procès a-t-il pu avoir lieu en Allemagne en 1962 ? Car la décision d'enquêter sur les crimes commis par le nazisme dans les pays étrangers avait été prise au plus haut niveau et un bureau d'enquête avait été créé. La réalité semble donc assez éloignée du Tintin justicier qu'on nous présente ici. D'une certaine façon, ce film réhabilite d'ailleurs la justice de RFA, alors que les quelques nazis jugés à cette époque n'ont écopé pour la plupart que de peines très légères. Le régime a d'ailleurs continué très longtemps à protéger d'importants dignitaires nazis. Une des hypothèses semble être que, par ce procès, la RFA voulait se donner un visage politiquement correct lui permettant de faire son retour dans le concert des nations. Au moindre prix, puisque la plupart des "nazis utiles" restaient en place, en particulier dans les services secrets où ils excellaient. C'est tout ce background que n'évoque pas Le labyrinthe du silence en dépit de ses qualités. Le film sur les rapports entre la société allemande et le nazisme à cette époque reste à faire.
Philippe A.
Philippe A.

1 abonné 29 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2015
C'est plus le sujet du film, sa genèse, la documentation pour sa préparation dans laquelle se trouve réellement l'intérêt de cette histoire. Le traitement est naïf, presque simpliste et n'est donc pas à la hauteur de son sujet. De terribles longueurs pèsent sur une mise en scène appliquée. Un documentaire eut été le bienvenu.
mulmichonne
mulmichonne

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mai 2015
Excellent , enrichissant et émouvant . Tout est dit avec finesse . À voir absolument !
Murielle M.
Murielle M.

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juin 2015
Excellent film avec une superbe interprétation et une bonne réalisation qui colle bien à l'histoire
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2015
Le principal mérite de ce film est de nous rappeler un procès pour l'histoire réalisé par des Allemands contre des Allemands par opposition aux procès menés par les Alliés (Nuremberg 1945-46), les Polonais (premier procès d'Auschwitz à Cracovie en 1947) ou les Israéliens (procès Eichmann en 1961 à Jerusalem). Ce second procès d'Auschwitz s'est déroulé à Francfort de 1963 à 1965.

L'enquête initiée à la fin des années 50 est difficile tant le refoulement du passé est grand et parce que des anciens nazis sont présents dans l'appareil judiciaire. C'est la conséquence de la politique d'Adenauer qui décida de réintégrer dans la fonction publique les anciens d'un parti qui compta plusieurs millions de membres.
On est stupéfait de constater que la mémoire d'Auschwitz comme camp d'extermination est absente chez l'Allemand de l'Ouest de la fin des années 50. Il a fallu la reconstruire grâce à ce genre de procès pédagogique.

Le scénariste a choisi de fusionner les trois procureurs historiques en un seul personnage incarné par un acteur au look "aryen". Dans le film c'est par l'intermédiaire d'un journaliste que le procureur du film prend conscience puis prend l'initiative des poursuites. Il bénéficie ensuite de la bienveillance du Procureur Général, Fritz Bauer. Or, selon l'historien Guillaume Mouralis ce sont les autorités allemandes qui décident en octobre 1958 de créer une agence fédérale chargée d'enquêter sur les crimes nazis commis hors de la RFA. C'est cet organisme ainsi que le procureur général de la région de Hesse, Fritz Bauer (arrêté en 1933 en raison de ses origines juives et de son adhésion au SPD) qui sont à l'origine du procès de Francfort. Mais c'est sous la pression des Puissances d'occupation (Américains, Britanniques et Français) qui lui demandent des comptes sur la poursuite des criminels de guerre que les autorités allemandes créent cette commission. Là il y a un problème avec la narration du film.
On pense alors au cas du procès des Unionistes, responsables du génocide des Arméniens de 1915, mené par le gouvernement libéral turc en 1919-1920 en s'appuyant de la même manière sur le droit interne et également sous la pression des puissances de l'Entente. A cette différence que le processus fut suspendu à l'arrivée au pouvoir du nationaliste (et ex unioniste) Mustafa Kemal et les criminels érigés en héros dans le cas turc. Autre différence: l'objectif de Fritz Bauer est de faire le procès du système du camp et des hommes ordinaires qui y ont contribué plutot que des chefs.

Le personnage du journaliste est par ailleurs trop caricatural. On a du mal à croire à l'acte de rédemption qu'accomplissent le procureur et le journaliste dans le film (lire le kadish sur les lieux du camp).
Il aurait été plus intéressant quitte à inventer un personnage ambigu comme le journaliste d'en faire un ex-prisonnier devenu gardien plutôt qu'un autre allemand. Cela s'est en effet produit et fait partie du processus de déshumanisation et de la formation de cette zone grise déjà décrite par Primo Levi dès 1947.

Bon film cependant.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 mai 2015
Très sobre et sans pathos un film très instructif et rempli d'émotion avec des acteurs justes. Pas d'une grande originalité, mais ce n'est pas nécessaire
Jean-Patrick Lerendu
Jean-Patrick Lerendu

16 abonnés 152 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 mai 2015
Quand un pays a décidé de mettre un couvercle sur un passé bien sombre (les horreurs du nazisme), c'est un jeune procureur fraîchement arrivé en poste qui va mener un procès retentissant qui peut amener à la repentance. Des acteurs de talents vont nous faire suivre le réveil des consciences. A voir sans faute.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 mai 2015
Touchant un film vu en version originale
Rappelant la tragédie
Elisabeth G.
Elisabeth G.

217 abonnés 1 208 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mai 2015
Un excellent premier film : une enquête passionnante, de l'émotion, un casting au top, une reconstitution soignée et implacable. Une critique plus détaillée et d'autres sur
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse