La Planète des Singes - Suprématie
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Marc L.
Marc L.

72 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2019
Avec le recul, le reboot de ‘La planète des singes’, entamé en 2011, devrait sans doute s’imposer comme la franchise à grand spectacle la plus atypique de cette décennie: moins remuante et plus réfléchie qu’un banal film de science-fiction ou de super-héros, inhabituellement sombre, même pour une époque peu portée à l’optimisme, elle prend également le risque de s’éloigner de la première volée d’adaptation des romans de Pierre Boulle, tournées durant les années 60 et 70, pour aborder la période charnière du passage de flambeau entre l’humanité et la “simianité� mais perçue du point de vue des singes. Après la prise de conscience et le refus de leur position subalterne, puis la rupture de la cohabitation fragile entre une espèce montante et une ancienne espèce dominante laminée par une pandémie, l’épisode final aborde assez logiquement les derniers feux du conflit pour la domination définitive de la planète, même si ce dernier semble géographiquement cantonné dans un petit coin du nord-ouest des Etats-unis. Tout d’abord, l’évolution technologique permettant de contrebalancer l’affaiblissement de l’effet de surprise, la série constitue plus que jamais la meilleure démonstration de Performance-capture dont son promoteur Andy Serkis puisse rêver, qui humanise de façon extraordinaire des singes sur les visages desquels on voit apparaître toute la diversité des émotions humaines...alors que dans le même temps, les humains à l’écran sont sujets à un processus d’ensauvagement, à la fois par un élément du scénario que je vous laisserai découvrir mais aussi parce qu’ils sont finalement perçus comme des adversaires indiscernables, menant une lutte forcenée pour la survie qui ne leur laisse guère d’espace pour exister en dehors du statut de combattant. ‘Suprématie’ pourrait sembler plus propice à la contemplation que ses deux prédécesseurs - du moins en apparence - même s’il s’ouvre sur un élément qui semble augurer d’un revenge-movie brutal. Il ne s’agit pas d’un film de bataille ou de guérilla comme pouvait l’être le second mais plutôt d’un film d’évasion, du moins dans sa seconde partie, la première pouvant s’apparenter à un western dans les paysages désolés des Grandes Plaines. C’est d’ailleurs l’une des grandes forces du film de pouvoir s’appuyer, de manière évidente mais sans emphase maladroite, sur un certain nombre de références historiques ou culturelles solides, disséminées ou présentes implicitement tout au long du récit. En dehors des références visibles au film de stalag et au western crépusculaire, ‘Suprématie’ adresse ouvertement des clins d’oeil à ‘Apocalypse now’, sans qu’on puisse l’accuser de jouer trop au-delà de ses capacités. D’autres références s’assurent que l’empathie du spectateur aille sans hésitations aux primates, l’humanité reproduisant avec eux ses pires crimes du temps passé, de la Shoah aux guerres indiennes en passant par l’esclavage. Quant à César, il s’incarne littéralement en figure biblique, curieux mélange du Christ et de Moïse, condamné à vivre une Passion avant de guider son peuple vers une terre promise. Ce messianisme, assez voyant, peut irriter, mais il donne lieu à des images fortes, globalisantes, qui ne limitent pas la portée du film à un cercle d’amateurs de science-fiction et devraient assurer à la série entière, qui a fait preuve d’une belle constance dans la qualité, un statut de futur classique, peut-être plus que la franchise d’origine, dont le premier épisode fut certes mémorable mais qui fut ensuite polluée par quelques navets indésirables..
Guillaume T.
Guillaume T.

10 abonnés 295 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2019
La franchise se termine par un troisième épisode explosif et impressionnant. Un blockbuster dopé aux hormones, mais aussi un film intelligent, non dénué de sens, et qui sait interroger le spectateur.
S-Kayp
S-Kayp

180 abonnés 1 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2019
Le dernier volet de cette trilogie est une réussite. Il mélange action et émotion dans un bon scénario. Et les singes sont tellement réalistes... chapeau aux effets spéciaux. J'ai bien aimé le singe « Méchant Singe » qui est drôle.
Sebastien I
Sebastien I

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2018
Franchement... fabuleux, rythme soutenu, scénario solide à voir absolument.
C’est le meilleur des trois.
Dr Seuss
Dr Seuss

218 abonnés 1 746 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juillet 2019
Très sympa.
Et montre un parallèle avec la guerre et les juifs.
Le méchant n'est pas un méchant à proprement parlé mais plus un personnage qui veut survivre.
Les personnages, qu'ils soient du camp des singes ou des hommes, montrent de l'humanité et pas le cliché du gentil qu'est gentil et le méchant qu'est méchant. Cette saga est de moins en moins manichéiste.
Jerem69tt
Jerem69tt

143 abonnés 1 707 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2018
Un peu attendu, certes, mais très réussi et toujours aussi efficace. Un petit peu dommage que les singes soient à ce point anthropomorphé. Mais la critique est flagrante : le singe est plus humain que l’humain. Le film est intelligent, réfléchi, développe ses personnages mais n’oublie pas la tension du suspens associé à une bonne dose d’action sur la fin. Bref, c’est le blockbuster intelligent. On en redemande.
LoveFear
LoveFear

21 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2018
Le troisième opus de la trilogie "la planète des singes" est tout à fait remarquable. Les effets spéciaux sont très bien réaliser, les acteurs sont bons et pour une fois cohérent avec leur monde et le film à très bien changer l'histoire de base tout en gardant le coté planète des singes ce qui n'est pas si simple à faire. Les scènes de combats sont bien, ni trop violentes ni ennuyantes. Et on retrouve même Nova dont je ne vais pas parlé parce que ceux qui n'ont pas vu les premiers planète des singes ne comprendront pas. Je trouve juste que l'utilisation des sous-titre est un peu abusive mais ça passe.Oui parce que les singe ne parle pas tous, donc ils s'expriment en langage des signes. Donc si on regarde pas le film en VO, ben y a beaucoup de sous-titres. Enfin, si vous n'avez pas vu ce film, courez le voir, je vous le recommande fortement.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 novembre 2018
Rien de mieux que de finir en beauté le remake du film de cette manière la, des scènes de confrontation homme/singes époustouflantes avec enfin des dialogues un peu plus poussés, ce film est un véritable chef d'oeuvre tant sur le plan audio que visuel avec une fin incroyablement bien recherchée, un plaisir d'avoir vu ce film et je n'hésiterais pas à le revoir une deuxième fois.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

259 abonnés 2 709 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 novembre 2018
La Planète des Singes : Suprématie est une belle conclusion à cette trilogie.
L'histoire est très bien et conclut magnifiquement l'évolution du personnage de César.
Ce personnage est véritablement tragique et il est impossible de n'éprouver aucune empathie à son endroit.
Les autres personnages (notamment les singes) sont tellement humains. Bad Ape est un personnage très marrant.
Les effets spéciaux sont tout simplement parfaits : les singes sont toujours aussi réalistes et leur regard sont remplies d'émotions parfaitement lisibles.
Malheureusement, les communications par signes des singes ne sont pas toutes très claires, et sans sous-titres, c'est un peu compliqué.
Woody Harrelson est très bon ; son personnage est fascinant et ses motivations nous prennent aux tripes. Mais c'est Andy Serkis qui est extraordinaire dans ce film, endossant pour la troisième fois le rôle de sa vie.
spoiler: Petit hic, j'ai trouvé la prison pas très crédible question sécurité. Il y a des gardes et des vigies, mais on y entre et y sort comme dans un moulin (au point que l'ensemble des singes captifs s'évadent sans que personne ne s'en rendent compte).

Quelques moments d'action aussi un peu inutiles et exagérés, notamment autour de César (César qui échappe à une explosion, César qui échappe à une 2ème explosion, César qui échappe à une rafale de tirs, César qui échappe à une avalanche, …).
L'idée du virus qui mute et qui rend les humains muets est une bonne idée. L'idée également des Donkeys (singes alliés aux humains contre César après la mort de Kuba) ; même si ce n'est pas cohérent par rapport au 2ème film (Kuba souhaitant la fin des humains).
La BO de Michael Giacchino est très belle aussi.
Un beau film à l'image de la saga.
Alexis C.
Alexis C.

13 abonnés 452 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2018
Un film de science-fiction correct qui est le moins réussi de la trilogie. Le discours de base est intéressant, les vingt premières minutes sont bonnes mais plus on avance dans le film et plus on s'ennuie. Y a pas de rythme, la mise est propre mais sans âme et le film met 2h20 pour raconter quelque chose qui aurait dû l'être en 1h30. Du coup l'ensemble paraît trop prétentieux. Les effets spéciaux et les dernières minutes, en dehors de la conclusion, sauvent le film.
pierrot le flou
pierrot le flou

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 novembre 2018
Peur primate… Des soldats avancent dans une jungle épaisse avec comme mission de détruire un camp pour un combat a priori fortement déséquilibré, compte tenu de leur armement (très) lourd face a un ennemi équipé de lances et de flèches. Si on rajoute la traque qui suit, dans les dédales d’une grotte ou se cache le reste de la tribu, a flan d’une cascade a travers laquelle scintillent les lumières des pisteurs, il est permis d’y entrevoir des éclairs du chef d’œuvre de Michael Mann, « Le dernier des mohicans »… une grosse impression confirmée par une sublime photographie en décors naturels. Sauf qu’ici les « lumières » sont les lasers nocturnes des snippers, celles de GI venus en découdre avec des singes.

Avec « Suprématie » qui vient conclure une trilogie, préquel au film culte de Franklin J.Schaffner (1968), et Matt Reeves (Cloverfield) déjà aux commandes de l’opus précédent( L’affrontement), l’ombre d’une version uchronique du génocide amérindien plane sur la mécanique de cette histoire de vengeance. Celle de César, ce chimpanzé a l’intelligence supérieurement développée, qui depuis sa jeunesse et la mort de sa mère, un cobaye de laboratoire, voue une détestation profonde à l'homme (« les origines »-2011). Après la propagation d’un virus qui a anéanti une grande partie du genre humain, il dirige une communauté de singes génétiquement très évolués, ce qui l’amènera a mener un bataille contre une armée d’humains (« l'affrontement »- 2014), après avoir été à nouveau trahi par un des siens, Koba. Vainqueur, il vit avec les siens dans la foret, mais l’espèce humaine, même victime d’une terrible pandémie, n’a pas été éradiquée…

On n’est pas obligé d’avoir visionné les deux films précédents pour apprécier le très grand spectacle qu’est « Suprématie », mais cela facilite l’empathie pour césar et les siens, voire nécessaire pour prendre en plein cœur la conclusion…
Si le chef des chimpanzés est sans conteste le fil rouge de la série, il va, porté par un opus crépusculaire, s’affirmer comme le chainon manquant du genre humain en voie d’extinction. Celui qui finira par ensabler la statue de la liberté et fera de Charlton Heston l’acteur d’un des plus puissants twists ending de l’histoire du 7e art. Si nous n’y sommes pas encore, nous n’en avons jamais été aussi près qu’au bout de ces 2 H 20 ou les primates affrontent une partie des derniers hommes dirigé par le colonel, campé par un Woody Harrelson énorme dans la peau de ce militaire torturé suite à un trauma (no spoil !), comme César, et animé par une haine profonde, mais beaucoup plus aveuglante, de l’autre « espèce ».

La découverte du camp avec l’inscription « A good kong, is a dead Kong » est une référence très appuyée à la phrase attribuée (a tort) au Général Custer, tué par les armées indiennes à la célèbre bataille de Little Big Horn. Une preuve de plus que les deux partagent le même destin haineux des autres « races », un point qui vient appuyer la thèse d’un véritable western d’anticipation, après l’intro rappelant (aussi) le massacre historique de la washita river du « Soldat bleu » (1970).

« Suprématie » est avant un divertissement de luxe, un Blockbuster haut de gamme, un produit d’entertainment d’une redoutable efficacité. N’ayons pas peur des formules dithyrambiques : tout est gigantesque, superbement mis en scène, fabuleusement beau et incroyablement immersif, les CGI pour animer les singes s’avérant (encore plus) incroyables. Il serait pourtant extrêmement réducteur (et injustifié) de ramener « Suprématie » a un spectaculaire actionner répondant au cahier des charges d’un « simple » Bigger and louder .
Si on est bien dans un très grand film d’aventures c’est avant tout à un "drame" d’aventure auquel nous avons droit. Celui du destin de la « race » humaine, que l’on connaît depuis le film de Schaffner. A cette tragédie inéluctable se mêle celle des protégés de César, mal en point entre les mains de ce colonel à moitié fou, au look iconique et aux comportements sauvages du… Kurtz ( Marlon Brando) de « Apocalypse Now ».
Une dramaturgie renforcée par l’ajout du personnage de la petite fille humaine, pour des parfums de tragédie antique dans cette quête du pouvoir aux atours sacrificiels.

Matt Reeves n’hésite pas à puiser dans tous les genres, pour un mash-up qui va du post apo version contamination, au war movie, a la fantasy (la traversée du pays et le mur version « seigneur des anneaux »), en passant par la SF primitive (l’assaut des soldats sur le sol neigeux de « L’empire contre-attaque »), jusqu’au western et avec lesquels, et malgré le poids de ses références, il arrive à construire un monument de l’anticipation moderne d’une incroyable singularité.
Si les prouesses techniques, la qualité de la mise en scène, l’ingéniosité du scénario, la photographie exceptionnelle (l’alternance décors naturels et studios est bluffant) sont indéniables, la réussite de cet opus repose surtout sur le jeu du « Gollum » Andy Serkis, qui dans cette nouvelle interprétation hybride, apporte avec son seul regard toute la théâtralité indispensable pour réguler les émotions. Et restituer ainsi avec « Suprématie » toute la puissance de la vision utopique du roman originel de Pierre Boulle, celle ou les hommes se sentaient tellement supérieurs qu’ils en ont oublié qu’ils descendaient du singe. Une bouleversante remise en cause des théories évolutionnistes qui nous obligent, à travers les yeux de césar, à regarder plus haut, histoire de ….
Monumental !
lejojoducoin
lejojoducoin

29 abonnés 876 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2018
L'épilogue finale de la saga revisitée et réussie de La Planète des Singes. L'ambiance est donnée dès le début avec des scènes d'action captivantes, et d'une dramaturgie forte. La suite, est plus conventionnel, à base de vengeance, et de protection de la communauté des singes, mais le résultat est satisfaisant. Woody Harelson, joue un colonel peut être un peu trop caricatural, mais c'est efficace. La terminologie du film est réussie, même si certains passages spoiler: lors de l'évasion
sont un peu gros ( spoiler: personne ne voit la petite au milieu du camp militaire, et personne ne voit les singes s'enfuir de la cage)
. C'est au final une belle trilogie qui se clôt, et qui a redonné un second souffle à cette franchise du cinéma.
Hotinhere

806 abonnés 5 531 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 octobre 2018
Le troisième et ultime volet de la saga mêle spectaculaire et émotion. Un blockbuster plutôt divertissant et sympa à regarder. En même temps avec un budget de 150 millions de dollars, c’est le minimum !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 octobre 2018
Comment qualifier ce film ? Ayant en tête le début du film initial - excellent Charlton Heston - je pensais benoîtement trouver ici un embryon d'explication pour découvrir le maillon manquant. Et que découvré-je devant mes yeux ébahis ? Un étalage ennuyeux d'action convenue, de personnages qui ont l'air de se demander où veut en venir le réalisateur, aucun lien plausible avec la future suprématie simiesque et une galerie de poncifs éculés. Affligeant, lassant et à 15 km sous ses prétentions. Une véritable surprise, mais sacrément mauvaise
iceman7582
iceman7582

81 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 septembre 2018
Et troisième opus qui s'annonçait royal et qui selon moi est au final le moins bon. En effet, le scénario m'a sincèrement déçu car pas assez inventif et clairement prévisible sur bien des points. Le rythme du film m'a semblé terriblement lent par moment, ce qui n'a fait qu'emplifier ma déception. Pourtant le film n'est pas mauvais en soi car les quelques scènes d'action sont spectaculaires et le casting toujours intéressant. Les fans de la franchise y trouveront probablement leur compte mais certains qui attendaient un final en forme d'apotheose resteront sur leur faim.
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