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Rutabaga12
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4,5
Publiée le 18 décembre 2021
On ne voit pas passer les plus de 2h30. C'est du cinéma spectaculaire, grandiose et moderne. Spielberg, forcément, met le paquet. Les scènes de danse sont très belles, et certains plans réussis comme le jeu d'ombres (visible en partie dans la bande annonce) non sans rappeler une ambiance à la E.T. Pas sûre en revanche que le jeu d'acteur suive... Difficile de surpasser Natalie Wood. Sur l'ensemble, l'émotion est surfaite. Les rôles masculins eux m'ont convaincus. Mais je mets 4,5 pour ce pari risqué et au final époustouflant notamment sur les décors et les costumes.
Je viens de comprendre, enfin, pourquoi le genre comédie musicale était un bon moyen d’évoquer les mythes fondateurs de notre civilisation. Histoire éternelle d’amour et de mort dégagée de ses subtilités psychologiques, la fresque peut déployer ses images magnifiques, ses musiques inoubliables, ses danses de rêve, sa poésie lumineuse, ses impérissables récits. Un rythme fougueux réduit ces deux heures et demie en un songe fulgurant. Comme La fontaine avait repris Esope, soixante ans après, Spielberg rebooste le chef d’œuvre de Robert Wise qui ne manquait déjà pas d’énergie avec Jerome Robbins à la chorégraphie. Le balcon de Vérone des amants aux familles ennemies imaginé par Shakespeare se trouve désormais au bout d’un escalier d’incendie à New York. Ce film vu avec son père, remercié dans le générique, lui avait donné envie de faire à son tour du cinéma. Merci. https://blog-de-guy.blogspot.com/2019/04/france-amerique-regis-debray.html Nous passons du théâtre au cinéma. Au-delà des maquillages moins visibles, des silhouettes moins lisses, cette dernière version apporte plus de profondeur, de cohérence, de force au personnage du nouveau Roméo. Anita : - I want to be in America J’aime vivre en Amérique Tout est OK en Amérique Tout est libre en Amérique Bernardo - Pour un petit prix en Amérique ! L’ardente Ariana DeBose dans le rôle d’Anita nous entraine. Les rêves d’ailleurs, la violence des mâles, les conformismes communautaires, l’amour fusion qui transcende et emmène au dessus des jours et des nuits sont vivement traités. L’apport de nouveautés nous permet de mieux interpréter notre actualité sans contredire la fidélité à l’original. L’ambitieux pari du père d’E.T. est réussi, pourtant la barre était haute.
Je ne suis séduit par cette nouvelle version. Bien que le film soit bien fait, on ne peut s'empêcher de comparer à l'Original, et il est clair que la version Spielberg, n'arrive pas à la cheville de la version Robert Wise. Bien que la musique soit fantastique ce n'est pas assez pour incarner la Magie de l'original. Pour ceux qui osent insinué que que Spielberg a surpassé l'original, il faut que vous découvriez le film de Robert Wise sur grand écran est là c'est encore plus flagrant car Robert Wise n'avait pas la technologie de 2021, ni les moyens de Spielberg mais les sentiments et la profondeur de Wise, l'emportent. Quand aux acteurs hormis, le nouveau Tony, qui aura certainement l'oscar, tous les autres sont en dessous des acteurs du 1er WWS. Nathalie Wood et Rita Moreno dans les rôles de Maria et Anita sont irremplaçables. J'attendais de Spielberg, plus de risque, plus de courage, qu'il nous surprenne en développant, des personnages secondaires, mais au grand désarrois, seulement ils ne les développe pas plus que dans l'original mais au contraire ils leur enlève de l'importance. Dans la version Wise on connaît tous les prénoms des jets: Ice, Action, Baby-John, Diesel, A-Rab, Tiger, Snowboy, Big deal..., pour les demoiselles, Graziella, Velma ( la petite amis du sous-chef, incarnée par la danseuse de Sia chez Spielberg, qu'il ne met absolument pas en valeur sont bien présentes. Quand au personnage de Anybody on s'y attache chez Robert. Chez Spielberg on a que 5 personnages tout le film et un peu Valentina et Chino. Je demande les retours sur le Spielberg autour de moi et personne n'est emballé, certains y voit même beaucoup d'incohérences. Spielberg n'a pas réussi a transmettre la magie de l'original avec un Scénario et une Bande Musicale aussi riche, c'est un crime. Le film de Robert Wise de 1961 reste Le meilleur Film et la meilleure Comédie Musicales de tous les Temps ! Allez le voir sur grands écran dès que vous en avez l'occasion!
Dans le West Side, bas quartier de New York en pleine réhabilitation, deux bandes rivales s’affrontent, les Jets de Riff et les Sharks de Bernardo, le tout, sur fond de romance interdite entre un ex des Jets et la sœur de Bernardo.
Pendant que certains crieront au scandale de voir l’une des plus importantes comédies musicales de l’Histoire être réinterprétée au cinéma 60 ans après le chef d’œuvre de Robert Wise, d’autres cependant (et notamment les plus jeunes), pourront grâce à ce film, découvrir cette variation de Roméo et Juliette de Shakespeare. Et il faut bien l’admettre, à titre personnel, j’avais craché sur le film il y a plus d’un an lorsque j’en avais pris connaissance, je ne voyais pas l’intérêt de réaliser un remake ou une nouvelle adaptation de la célèbre comédie musicale de Broadway, le chef d’œuvre d’origine se suffisant amplement à lui-même. Mais il faut aussi l’admettre, cette relecture s’avère visuellement bluffante. Pendant plus de 150 minutes, j’ai scruté les moindres détails que pouvais nous offrir Steven Spielberg. Quand l’œuvre d’origine étaient essentiellement tournée en intérieur, cette nouvelle version s’offre quant à elle, le luxe d’être réalisée en extérieur, en décors naturels (ou reconstitués en extérieur pour les séquences se déroulant sur le site qui deviendra par la suite le Lincoln Center). Les reconstitutions du West Side à Paterson (dans le New Jersey, à 1h de New York) sont remarquables, mais que les fans de la première heure se rassurent, les chorégraphies ont toujours une place prépondérante au sein du film et s’avèrent à la hauteur de nos attentes.
Visuellement bluffant, aussi bien lors des plans aériens que lors des chorégraphies où les acteurs se donnent sans compter. Cette nouvelle version à le mérite aussi d’être plus politisée que ne l’était l’œuvre d’origine et se permet même d’évoluer dans le sens de notre époque avec ce rapport au genre (le personnage d’Anybodys est ouvertement transgenre). Bien évidemment, il est assez difficile de faire un sans-faute, surtout en passant après un tel chef d’œuvre. West Side Story (2021) accuse quelques longueurs disgracieuses dont on se serait bien passé et côté casting, après les interprétations mémorables de Natalie Wood, Richard Beymer & George Chakiris, il m’est difficile d’apprécier pleinement l’interprétation du trop sage Ansel Elgort et de Rachel Zegler (qui à ce petit côté « princesses Disney », d’ailleurs, il n’est pas surprenant d’apprendre qu’elle interprètera Blanche Neige dans le prochain live-action). Par contre, on ne boude pas notre plaisir d’y retrouver Rita Moreno (qui interprétait Anita la petite amie de Bernardo dans la première version et qui cette fois-ci, interprète Valentina, la veuve de Doc, celui qui tenait l’épicerie dans le film de 1961).
Au final, on se retrouve devant une très belle relecture d’un chef d’œuvre qui se suffisait à lui seul. Rien de bien nouveau à travers cette nouvelle version, certes plaisante à regarder, mais rien ne vaut l’original.
Mais où est passée l'émotion ? Spieberg part d'une bonne intention mais on perd l'émotion et le cadrage est trop serré, on voit trop que ça danse sur fond verre. Revoyez l'original plus désuet certes mais avec un charme fou.
Depuis le temps que Spielberg voulait faire une comédie musicale sur grand écran, c'est chose faite avec la réadaptation du chef-d'oeuvre de Robert Wise et Jerome Robbins sorti en 1961, West Side Story. On replonge dans le New York des années 50, la rivalité entre les Jets et les Sharks et cette histoire d'amour impossible aux 10 Oscars. Tout d'abord, j'ai beaucoup apprécié le jeu des acteurs, ils sont tous pour leurs jeunes âges franchement brillants alors qu'ils sont quasiment tous inconnus (sauf pour Ansel Elgort). J'ai eu un gros coup de coeur pour Anita (Ariana DeBose). Il s'agit bien plus que de simples acteurs par ailleurs, ils sont aussi chanteurs et parfois danseurs : on y croit vraiment, c'est une immense performance de la part de tous le casting. De plus, je suis resté bouche-bée des chorégraphies exécutés avec plus de 100 danseurs parfois. On se demande vraiment comment une telle coordination entre les artistes est possible, c'est juste subjuguant. Il y a aussi une photographie qui est vraiment sublime avec des plans mémorables surtout avec les couchers de soleil notamment. Et le plus important dans ce métrage c'est évidemment les musiques, et elles sont très bien remixées. En plus, comme dit précédemment, les acteurs chantent super bien donc c'est parfait. On appréciera également les petites références distillés par Spieberg (le panneau Lincoln Center au début) et aussi le fait d'avoir repris 60 ans plus tard Anita Moreno dans le rôle de Valentina, qui jouait Anita dans l'oeuvre originale, un vrai coup de maître. Poir conclure, c'est un film au récit touchant où les musiques et les chants se mettent au service de l'émotion. Sans être un grand fan de Spielberg, j'admire beaucoup son travail et sur son West Side Story, il m'a clairement convaincu.
C'est pour voir des films comme celui-ci que je vais au cinéma ! En grand fan de comédies musicales, je ne pouvais manquer cet événement et je n'ai pas été déçu, bien au contraire. L'orchestration de cette œuvre est fabuleuse, les images sont magnifiques, l'histoire est bien sûr touchante, bref j'ai adoré !
Beaux plans, sublimes chorégraphies, et un réalisme un peu plus présent que son prédécesseur. Il reste toutefois trop de similitudes à l'ancienne version ce qui désenclave le suspens dès les premiers instants.
"West side story" dans un quartier en pleine reconstruction de New York, deux communauté ce font face, les portoricains d'un côté et les irlandais de l'autre. Chacun veut prendre de force le territoire de l'autre et l'amour de Tony et Maria ne va faire qu'envenimer les choses. Remake du célèbre et magnifique "West side story" de ...1961 (piou pensait pas si vieux!!!), j'avais toujours en tête deux chansons celle de "Maria" et de "live in america". Je me demandais ce que pouvait apporté un remake de ce genre de film sachant qu'il reprend exactement la même période et donc même rivalité etc...Mais Spielberg au commande cela ce refuse pas tellement. Au début eu un peu de mal avec les chansons qui ce multipliait pour la moindre peccadille (aurait pas écrit comme cha moi bref...) mais la force de ce film c'est évidement cette amour impossible des deux "héros" , donc la tension, le drame qui pointe avec cette espoir fou font que j'ai passé un bon et beau moment. Je ne me rappelais plus de la fin (梁)... Niveau casting étonné de voir "Baby drive"(Ansel Elgort) poussé la chansonnette accompagné de la tout à fait charmante Rachel Zegler qui a une voix MAAAGNIFIQUE!!! Et ce sont tout les acteurs/actrices qui chantent pas de triche c'est à noté. NOTE : 8/10
Quel bonheur de s'émouvoir avec ce drame shakespearien, vibrer à l'unisson avec ce drame moderne et intemporel. Bernardo et Anita son des danseurs extraordinaires, Valentina la grand-mère qui tient le drugstore est touchante, Riff et Tony sont parfaits, il n'y a que Maria que je trouve un peu en retrait. Le message politique est clair, il dénonce la misère, le racisme ordinaire, la futilité du combat perdu d'avance contre le rouleau compresseur de l'immobilier. Je regrette simplement que l'image soit si clean, pas une goutte de sueur sur ces danseurs fantastiques, et la scène de grenouille de bénitier qui ne fait qu'allonger inutilement le film. A voir.
Qu’on aime ou qu’on n’aime pas ce genre de film, c’est un chef d’œuvre ce remake de "West Side Story". Il n'y avait bien qu'un Spielberg pour relever ce défi de le refaire —à quoi ne s’est-il pas attaqué depuis l’extraterrestre qu’il est un peu ? Le film est dédié à son père, mort l’année dernière à 104 ans —qui l’aurait sûrement élu le meilleur que son fils ait fait. Refaire "West Side Story" ? Ou le surpasser ? —car celui de 1961 a vieilli (il faut le revoir) : maîtrise dans la mise en scène ; perfection de la danse des acteurs ; adéquation entre l’expression de ces acteurs et ce qu’ils disent (ou chantent) ; plaisir de réentendre ces grands classiques de la chanson "María", "America", "I feel pretty"… Le choix du Roméo local n’est peut-être pas le meilleur avec Ansel Elgort (excellent dans "Baby Driver"), ni celui du portoricain qui "protège" sa sœur, mais celui de la petite frappe bête et jolie (Mike Faist) est parfait sous tous les points de vue. Le scénario n’est évidemment pas celui d’un thriller, mais les phrases-chocs de la comédie musicale d’origine sont bien là. D’ailleurs, l’histoire est peut-être encore plus pertinente de nos jours, où beaucoup retournent à l’état sauvage pour une simple différence avec l’autre, où beaucoup marquent leurs territoires physiques et culturels. On entend du début à la fin du film "eux, c'est pas nous", d’où "la baston". "It's about territories" : ça paraît tellement idiot, et pourtant ça l’est tellement peu —la "maladie sociale" est vraiment partout aujourd’hui. Et ce n’est pas rabâcher que réentendre la morale de l’histoire qui tient dans cette déclaration de la Juliette locale "quiero estar contigo para siempre". "L'amour est la vie". Malheureusement, ceux et celles qui auraient besoin d’entendre ce message ne seront pas ceux et celles qui iront voir ce film. Et comme dans le film, rien ne semble jamais longtemps empêcher les bons et les méchants de s’étriper —telle est la nature humaine, qui ne semble jamais vraiment entendre cette vérité universelle. Les pleureuses disent après "vous vous déshonorez, vous déshonorez vos morts". Et après ?! A.G.