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Cette relecture de la célébrissime affaire Dreyfus par Roman Polanski est l'occasion de se plonger dans une reconstitution bluffante de la fin du XIXe siècle, avec une photographie assez sombre et une envie manifeste de proposer des décors aussi fidèles que possible. Un sens du détail qui se retrouve également dans des dialogues ciselés et bien sentis. Un écrin de qualité pour un thriller politique bien orchestré, savoureux et scandaleux à la fois, avec un casting parfait, Jean Dujardin en tête. Je vois mal ce qui pourrait nous en détourner !
Ce film mérite d'être vu.
La reconstitution historique est parfaite, impressionnante même.
Dujardin joue à merveille un rôle ambigu et intéressant. Les autres comédiens sont tous parfaits et crédibles (sauf Emmanuelle Seigner dont le rôle et le jeu desservent plutôt le film).
Et le film a indéniablement un rôle pédagogique en rappelant minutieusement les différentes étapes de l'affaire Dreyfus sans jamais perdre ou ennuyer le spectateur.
Manque sans doute une touche de génie mais bon...
La reconstitution historique est parfaite, impressionnante même.
Dujardin joue à merveille un rôle ambigu et intéressant. Les autres comédiens sont tous parfaits et crédibles (sauf Emmanuelle Seigner dont le rôle et le jeu desservent plutôt le film).
Et le film a indéniablement un rôle pédagogique en rappelant minutieusement les différentes étapes de l'affaire Dreyfus sans jamais perdre ou ennuyer le spectateur.
Manque sans doute une touche de génie mais bon...
Très bon film qui retrace bien la perspective historique de ce moment sombre de la France si peu raconté malheureusement.
Bien tourné, bons acteurs, utile pour comprendre ce qui s'est passé. Mais traîne un peu en longueur.
Sorti dans un contexte de polémique liée aux accusations d’agressions sexuelles de Roman Polanski dans les années 70, J’accuse revient sur l’affaire Dreyfus en adoptant le point de vue du lieutenant-colonel Picquart – superbe Jean Dujardin – un officier notoirement antisémite qui se battra pourtant pour faire reconnaître l’innocence du capitaine alsacien injustement condamné. Un film d’époque propre, soigné et nécessaire, qui illustre avec force la puissance du sentiment antisémite chez une partie de l’élite française à la fin du XIXème siècle, ainsi que l’impitoyable machine à broyer mise en place par quelques uns au nom d’une « raison d’État » devenue folle et absurde. Avec un nombre impressionnant de seconds rôles de qualité : Grégory Gadebois, Melvil Poupaud, Éric Ruf, Mathieu Amalric, Michel Vuillermoz, Denis Podalydès, Damien Bonnard...
Film absolument magistral. Roman Polanski prouve une fois de plus que lorsqu'il est derrière la caméra, c'est un génie. Ici, c'est le cinéma que l'on juge. Son film est donc réussi en tout points. Décors, musiques, costumes, montage, direction d'acteurs...
Le film est très bien joué (et le son est étonnant de clarté). Ce film est intéressant car non seulement il décrit l'affaire Dreyfus mais aussi une époque, surprenante.
Superbe film, magnifique histoire qui est la nôtre. Jean Dujardin est excellent. Ça m'a permis de mettre des images sur ce que j'ai appris plus jeune. Un chef d'oeuvre.
Fin 1894, le capitaine Alfred Dreyfus, officier de l’armée française, est condamné pour haute-trahison, et accusé d’espionnage au profit de l’Allemagne. Un fait divers qui deviendra rapidement une « affaire », et qui va secouer la France et l’Europe de la fin du 19ème siècle.
Pendant douze années, les deux procès de l’affaire Dreyfus, qui se sont tenus à Paris en 1894 et à Rennes en 1899, vont provoquer une succession de crises sociales et politiques sans précédent dans la toute jeune Troisième République.
Deux ans après la condamnation d’Alfred Dreyfus, Georges Picquart, son ancien professeur, nommé lieutenant-colonel et chef du contre-espionnage, va découvrir que le véritable coupable de cette trahison n’est pas Dreyfus, mais un certain Ferdinand Esterhazy. Il mettra également la main sur le « dossier secret » de l’affaire Dreyfus, composé uniquement de cinq documents, dont certains falsifiés ou créés de toute pièce.
Désormais en possession de preuves susceptibles d’innocenter le capitaine Dreyfus et de révéler l’erreur judiciaire commise par la toute puissante et intouchable armée française, Georges Picquart est envoyé en mission dans l’Est, puis dans le Sud, puis enfin Afrique du Nord…
Et J’accuse, le nouveau film du réalisateur Roman Polanski, traite de l’affaire Dreyfus précisément du point de vue du colonel Picquart, un homme qui, malgré son antisémitisme, n’aura de cesse que d’identifier les véritables coupables, et de réhabiliter le capitaine Dreyfus.
Dans sa quête de vérité, Picquart connaîtra lui-même un sort identique au capitaine Dreyfus : sa vie privée sera jetée en pâture, et il sera emprisonné, accusé d’être passé à l’ennemi. Quant à Emile Zola, qui publie dans le journal L’Aurore son retentissant J’accuse en janvier 1898, « lettre ouverte » adressé au Président de la République Félix Faure, lui aussi paiera cher son engagement : il sera condamné à un an de prison, 3.000 francs d’amende, s’exilera à Londres et mourra « intoxiqué » dans d’étranges circonstances en septembre 1902…
L’affaire Dreyfus va durer douze ans, avant que le capitaine Dreyfus ne soit réhabilité en 1906 et élevé au grade de commandant. Il se battra pour la France au cours de la Première Guerre Mondiale. Sa petite-fille, Madeleine Lévy, sera quant à elle déportée et mourra à Auschwitz en janvier 1944.
« Les grands sujets font souvent des grands films, et l’affaire Dreyfus est un sujet exceptionnel. L’histoire d’un homme injustement accusé est toujours passionnante. Mais celle-ci est aussi terriblement actuelle, vu la recrudescence de l’antisémitisme. » Roman Polanski.
Pour réaliser ce nouveau long-métrage, un projet important pour lui et sur lequel il travaille depuis sept ans, le réalisateur du Pianiste a choisi de collaborer avec le très prolifique auteur Robert Harris en s’appuyant sur son livre D. L’affaire Dreyfus revisitée (« An officer and a spy »). Un ouvrage richement documenté et basé sur des recherches historiques très approfondies.
J’accuse brosse dix années de combat de Georges picquart en faveur d’Alfred Dreyfus dans une France bourgeoise et profondément antisémite. Un Georges Picquart très convaincant campé par l’un des acteurs français les plus emblématiques, oscarisé à Hollywood pour The artist : Jean Dujardin.
« Jean Dujardin nous semblait parfait pour le rôle de Picquart. Il lui ressemble, il a le même âge, et c’est un grand acteur. Pour un film de cette importance, il faut une star, et Jean Dujardin en est une, ce n’est pas par hasard s’il a eu un Oscar ! C’était donc une évidence ; il restait à voir si le projet l’intéressait. En fait, il s’est montré enthousiaste. » Roman Polanski.
Il aura fallu sept années à Roman Polanski pour mener à bien ce projet qui, on l’imagine aisément, lui tenait autant à coeur que le magnifique Pianiste, sorti en 2002 et couronné de la Palme d’Or à Cannes, de sept César et de trois Oscar...
Réalisé en deux mois et demi – un tournage plutôt long pour un film français -, J’accuse a été filmé en France et presque uniquement en décors naturels, dans des lieux emblématiques de l’affaire Dreyfus qui existent encore aujourd’hui : musée du Louvre, hôtels particuliers d’époque, ambassades, jardins des Tuileries, l’Ecole militaire, dans la cour de laquelle débute le film sur la fameuse dégradation du capitaine, ou encore la salle de la Cour d’appel du Palais de Justice, sur l’île de la Cité. Une salle où s’est tenue en 1945 le procès du maréchal Pétain.
Tous les événements qui y sont relatés ainsi que la majeure partie des dialogues sont authentiques, et puisés dans les minutes du procès.
Un thriller moderne et historique sur fond d’espionnage, pesant et étouffant au fil que l’on avance dans l’histoire, et qui nous remémore une page sombre de l’histoire de France et de l’Europe.
C’était il y a à peine un siècle…
https://cultures-j.com/j-accuse-l-affaire-dreyfus-sujet-du-nouveau-film-de-roman-polanski/
Pendant douze années, les deux procès de l’affaire Dreyfus, qui se sont tenus à Paris en 1894 et à Rennes en 1899, vont provoquer une succession de crises sociales et politiques sans précédent dans la toute jeune Troisième République.
Deux ans après la condamnation d’Alfred Dreyfus, Georges Picquart, son ancien professeur, nommé lieutenant-colonel et chef du contre-espionnage, va découvrir que le véritable coupable de cette trahison n’est pas Dreyfus, mais un certain Ferdinand Esterhazy. Il mettra également la main sur le « dossier secret » de l’affaire Dreyfus, composé uniquement de cinq documents, dont certains falsifiés ou créés de toute pièce.
Désormais en possession de preuves susceptibles d’innocenter le capitaine Dreyfus et de révéler l’erreur judiciaire commise par la toute puissante et intouchable armée française, Georges Picquart est envoyé en mission dans l’Est, puis dans le Sud, puis enfin Afrique du Nord…
Et J’accuse, le nouveau film du réalisateur Roman Polanski, traite de l’affaire Dreyfus précisément du point de vue du colonel Picquart, un homme qui, malgré son antisémitisme, n’aura de cesse que d’identifier les véritables coupables, et de réhabiliter le capitaine Dreyfus.
Dans sa quête de vérité, Picquart connaîtra lui-même un sort identique au capitaine Dreyfus : sa vie privée sera jetée en pâture, et il sera emprisonné, accusé d’être passé à l’ennemi. Quant à Emile Zola, qui publie dans le journal L’Aurore son retentissant J’accuse en janvier 1898, « lettre ouverte » adressé au Président de la République Félix Faure, lui aussi paiera cher son engagement : il sera condamné à un an de prison, 3.000 francs d’amende, s’exilera à Londres et mourra « intoxiqué » dans d’étranges circonstances en septembre 1902…
L’affaire Dreyfus va durer douze ans, avant que le capitaine Dreyfus ne soit réhabilité en 1906 et élevé au grade de commandant. Il se battra pour la France au cours de la Première Guerre Mondiale. Sa petite-fille, Madeleine Lévy, sera quant à elle déportée et mourra à Auschwitz en janvier 1944.
« Les grands sujets font souvent des grands films, et l’affaire Dreyfus est un sujet exceptionnel. L’histoire d’un homme injustement accusé est toujours passionnante. Mais celle-ci est aussi terriblement actuelle, vu la recrudescence de l’antisémitisme. » Roman Polanski.
Pour réaliser ce nouveau long-métrage, un projet important pour lui et sur lequel il travaille depuis sept ans, le réalisateur du Pianiste a choisi de collaborer avec le très prolifique auteur Robert Harris en s’appuyant sur son livre D. L’affaire Dreyfus revisitée (« An officer and a spy »). Un ouvrage richement documenté et basé sur des recherches historiques très approfondies.
J’accuse brosse dix années de combat de Georges picquart en faveur d’Alfred Dreyfus dans une France bourgeoise et profondément antisémite. Un Georges Picquart très convaincant campé par l’un des acteurs français les plus emblématiques, oscarisé à Hollywood pour The artist : Jean Dujardin.
« Jean Dujardin nous semblait parfait pour le rôle de Picquart. Il lui ressemble, il a le même âge, et c’est un grand acteur. Pour un film de cette importance, il faut une star, et Jean Dujardin en est une, ce n’est pas par hasard s’il a eu un Oscar ! C’était donc une évidence ; il restait à voir si le projet l’intéressait. En fait, il s’est montré enthousiaste. » Roman Polanski.
Il aura fallu sept années à Roman Polanski pour mener à bien ce projet qui, on l’imagine aisément, lui tenait autant à coeur que le magnifique Pianiste, sorti en 2002 et couronné de la Palme d’Or à Cannes, de sept César et de trois Oscar...
Réalisé en deux mois et demi – un tournage plutôt long pour un film français -, J’accuse a été filmé en France et presque uniquement en décors naturels, dans des lieux emblématiques de l’affaire Dreyfus qui existent encore aujourd’hui : musée du Louvre, hôtels particuliers d’époque, ambassades, jardins des Tuileries, l’Ecole militaire, dans la cour de laquelle débute le film sur la fameuse dégradation du capitaine, ou encore la salle de la Cour d’appel du Palais de Justice, sur l’île de la Cité. Une salle où s’est tenue en 1945 le procès du maréchal Pétain.
Tous les événements qui y sont relatés ainsi que la majeure partie des dialogues sont authentiques, et puisés dans les minutes du procès.
Un thriller moderne et historique sur fond d’espionnage, pesant et étouffant au fil que l’on avance dans l’histoire, et qui nous remémore une page sombre de l’histoire de France et de l’Europe.
C’était il y a à peine un siècle…
https://cultures-j.com/j-accuse-l-affaire-dreyfus-sujet-du-nouveau-film-de-roman-polanski/
Un vrai film historique, je me suis laisser emporter dans ce film, de très bon acteurs, et très bien réalisé par Polanski.
J'étais réticente à aller voir ce film, la polémique autour du réalisateur, compréhensible, entachant l'intérêt, malgré un sujet pourtant passionnant. Force est de reconnaître que ce film est néanmoins réussi, raconte par le menu l'affaire dont bien des aspects ne sont pas connus du commun des mortels. Si Dreyfus est un peu trop absent à l'image mais admirablement campé par Louis Garrel, Dujardin et surtout tous les colonels et généraux corrompus et prêts à tout pour se protéger sont particulièrement crédibles. Décors et costumes superbes. Parmi les bémols, le rôle d'Emmanuel Seigner est peu fouillé et pas très bien joué. La fin est un peu abrupte, certaines scènes manquent vraiment de liants, surtout vers la fin.
Un film prenant avec un histoire révoltante qui n'ai pas une grande fierté de l'histoire de notre pays et ce film ne vous laissera pas indifférent.
Bien desservi par un super casting .
Bien desservi par un super casting .
Les polémiques actuelles ne devraient en aucun cas influencer notre regard sur ce film qui est un travail collectif tiré d'un livre qui n'est pas de Polansky, comédiens, costumiers, équipes techniques etc n'ont rien à voir avec les problèmes ou comportement de Polansky ils n'ont pas à être pris à parti, boycottés ou tout ce qui pourrait s'en approcher.
Le film en lui-même est une belle reconstitution historique d'une affaire à la fois très célèbre et peu connue dans son déroulé. Le point de vue est vraiment celui d'un historien, sans parti pris. J'avoue avoir appris beaucoup de choses, spoiler: par exemple je pensais que Dreyfus avait été jugé coupable uniquement par rapport à ses origines dans le film on voit que même si l'enquête avait été un peu trop rapide il y avait de bonne raison au départ de considérer que Dreyfus était coupable (il avait accès à des informations peu divulguées même dans l'armée et une similitude étonnante d'écriture avec le traitre). Je ne savais pas non plus que c'est aussi un militaire qui a prouvé son innocence.
Un film bien fait intéressant et instructif, ce n'est pas si courant... :)
Le film en lui-même est une belle reconstitution historique d'une affaire à la fois très célèbre et peu connue dans son déroulé. Le point de vue est vraiment celui d'un historien, sans parti pris. J'avoue avoir appris beaucoup de choses, spoiler: par exemple je pensais que Dreyfus avait été jugé coupable uniquement par rapport à ses origines dans le film on voit que même si l'enquête avait été un peu trop rapide il y avait de bonne raison au départ de considérer que Dreyfus était coupable (il avait accès à des informations peu divulguées même dans l'armée et une similitude étonnante d'écriture avec le traitre). Je ne savais pas non plus que c'est aussi un militaire qui a prouvé son innocence.
Un film bien fait intéressant et instructif, ce n'est pas si courant... :)
On s'ennuie terriblement bien que l'histoire re transcrive très bien la réalité. Polanski a déjà fait mieux.
Les costumes et décors sont toutefois très impressionnants.
Il y a une bonne direction d'acteur entre Dujardin et Garrel bien que ce dernier aurait été appréciable dans un rôle plus important.
Les costumes et décors sont toutefois très impressionnants.
Il y a une bonne direction d'acteur entre Dujardin et Garrel bien que ce dernier aurait été appréciable dans un rôle plus important.
Le film qu'il fallait faire en ces temps troubles où l'antisémitisme est toujours présent en France(mais a t'il jamais été absent?)
Polanski en cinéaste chevronné livre une oeuvre magistrale, en insistant bien sur l'ambiance antisémite de l'époque. Ce racisme abject est clairement assumé par nombre de français, pas seulement militaires. Il était certainement utile de le rappeler. J'accuse est une véritable démonstration cinématographique: comment arriver à réaliser un film historique concernant une affaire complexe, tout en respectant un récit limpide où le spectateur n'est jamais perdu. Nombre de réalisateurs plus jeunes pourraient en prendre de la graine. Mention bien sûr pour les acteurs, tous excellents, en particulier Jean Dujardin qui ne cache pas les failles de son personnage. A voir, à conseiller, à méditer.
Polanski en cinéaste chevronné livre une oeuvre magistrale, en insistant bien sur l'ambiance antisémite de l'époque. Ce racisme abject est clairement assumé par nombre de français, pas seulement militaires. Il était certainement utile de le rappeler. J'accuse est une véritable démonstration cinématographique: comment arriver à réaliser un film historique concernant une affaire complexe, tout en respectant un récit limpide où le spectateur n'est jamais perdu. Nombre de réalisateurs plus jeunes pourraient en prendre de la graine. Mention bien sûr pour les acteurs, tous excellents, en particulier Jean Dujardin qui ne cache pas les failles de son personnage. A voir, à conseiller, à méditer.
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