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Cadreum
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3,5
Publiée le 7 février 2026
Sous l’apparence d’un thriller paranoïaque, Maryland de Winocour ne raconte pas la guerre mais sa persistance, déplacée dans un corps incapable de quitter l’état d’alerte. Vincent, ancien soldat devenu garde du corps, incarne un monde où la violence n’a plus de front ni de fin, mais continue d'imprégner chaque pensée.
Winocour filme un conflit sans champ de bataille, et transforme le stress post-traumatique en forme même du récit. Montage heurté, sons agressifs, menace diffuse jamais confirmée. Le spectateur est enfermé dans une perception saturée, où la vigilance permanente produit la paranoïa qu’elle prétend conjurer. Le corps masculin, formé pour protéger, devient dysfonctionnel dans le civil. La masculinité guerrière n’est plus un fantasme héroïque mais une impasse, où protection et domination se confondent.
En somme, Maryland observe ce que devient un individu lorsque la violence devient exceptionnelle. Une œuvre tendue qui regarde les ruines laissées par les mythes contemporains d’héroïsme.
En dehors de la présence de Matthias Schoennaerts campant solidement un ancien soldat souffrant de troubles de stress post-traumatique chargé de la protection de la femme d’un homme d’affaire libanais, « Maryland » n’a rien à proposer tant la réalisation et le scénario tourne à vide.
Un thriller minimaliste à l’ambiance oppressante et tendue, porté par l’interprétation intense de Matthias Schoenaerts. Dommage que le scénario ne soit pas plus abouti.
Le film se regarde avec plaisir. Les acteurs sont plutôt bons (en premier lieu Mathias), la mise en scène tient la route (proche d'Audiard), les scènes et enjeux sont bien exposés et menés : bon suspense et belles séquences d' "action". Mais malgré ces qualités, le problème majeur du film tient dans la tenue de son propos : on n'y croit pas trop. L'intrigue politique : effleurée. spoiler: Lui qui reste avec la femme pour la protéger ? Mouais... Elle qui revient vers lui à la fin : ok mais pourquoi ? Il y a un problème d'intention de la réalisatrice qui ne sait pas où elle va, ou n'arrive pas à nous dire où elle va.
6 192 abonnés
18 103 critiques
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1,0
Publiée le 25 septembre 2020
J'aime Diane Kruger alors j'ai regardé MaryLand. C'était mauvais il n'y a presque aucune valeur de rachat pour ce film et c'est comme regarder l'herbe pousser. Il n'y a presque aucune action et même le peu qu'il y a n'a absolument aucun sens. Un film lent, insensé, illogique qui n'a pas de continuité. L'intrigue et l'écriture semblent remonter à 9 ans. Je pense que le vrai problème est que je n'obtiens aucune personnalité des personnages principaux. Je suis allé voir car Matthias Schoenaerts était le personnage principal. J'ai aimé ce gars dans d'autres films mais il semblait si ennuyeux...
Rien à dire au sujet de la mise en scène. Le suspense y est... mais... la fin bof bof... j'ai été déçue du coup. Mais le jeu de Matthias est au top!
J'ai regardé ce film pour Matthias Schoenaerts. Le film est pas mal: un mélange de force et d'action et un peu de poésie et de "je prend mon temps". Le spectateur est un peu mls à l'épreuve car on se demande si le bodyguard n'est pas devenu parano. Mais non finalement c'est bien réel. On ne sait pas d'où ça vient et on le saura pas. Il y a une grand part de secret dans ce film ce qui l'étoffe un peu.
D'Alice Winocour, j'avais vu « Augustine », qui ne m'avait qu'à moitié emballé. Le constat est un peu plus positif pour « Maryland », sorte de vrai-faux huit clos durant lequel on ne sait sur quel pied danser. Sur une trame assez minimaliste (un garde du corps chargé de la sécurité de sa cliente), il y a quelque chose d'intéressant dans l'évolution de la relation entre ses deux personnages : peu de mots, mais des situations, un contexte rendant crédible cette relation, les voir s'ouvrir lentement, discrètement l'un à l'autre ne nous laissant pas indifférent, surtout lorsqu'ils sont interprétés avec Matthias Schoenaerts (intense) et Diane Kruger (fascinante par sa dimension inaccessible se fissurant au fil de minutes). La mise en scène, le travail sur la photo, sur ce décor oppressant où le danger sembler pouvoir survenir à tout moment : ces divers éléments permettent à cette œuvre parfois presque abstraite d'avoir de la personnalité, du caractère, accentués par les rares mais fort bien menées scènes d'action venant « rythmer » le récit, jusqu'à cette fin étrange mais plutôt séduisante... Bref, si vous ne jurez que par l'explicite et les scénarii offrant de nombreux rebondissements, passez votre chemin. En revanche, pour ceux prêts à tenter une expérience inhabituelle, stimulante et sensitive (brillant travail sonore), « Maryland » peut clairement valoir la peine. Un vrai film d'auteur, au sens noble du terme.
Le film de d’Alice Winoucour n’est intéressant que parce qu’il représente l’accumulation quasi complète des erreurs à ne pas faire quand on veut réaliser un bon film. Les apprentis cinéastes sont priés de prendre des notes : 1/ Ne pas partir d’un scénario qui puisse tenir en seulement quatre phrases. 2/ Ne pas croire que des dialogues complètement creux, mêmes prononcés par d’excellents acteurs, pourront faire illusion. 3/ Ne pas accumuler les ambiguïtés sur les situations et sur les actions des personnages en pensant que les spectateurs prendront cela pour du mystère ou de la profondeur psychologique. 4/ Ne pas céder à la paresse consistant à faire quelques recherches brouillonnes sur un thème en pensant qu’elles suffiront à l’élaboration d’un scénario abouti. Pour le point 3, un exemple parmi d’autres : l’intérêt que porte le garde du corps pour sa protégée vient-il de son manque en matière de femme, ou du caractère spécial de la jeune femme ? Plusieurs scènes le montrant mater tout azimut empêchent une réponse tranchée. Pour le point 4, autre exemple parmi d’autres : les circonstances dans lesquelles est né le syndrome post traumatique dont souffre le garde, ne sont pas clairement montrées. Or, ce syndrome pouvant prendre des formes très différentes selon les circonstances, un peu de précision aurait permis au spectateur de mieux comprendre les qualités de l’individu, qui, tout en souffrant, n’oublie pas son conditionnement professionnel. Tous ces silences, et ce manque de clarté ne donnent au spectateur qu’une seule impression : celle de pédaler interminablement dans la semoule.
Ouh punaise !! Le film toi !! Une catastrophe !! Il ne se passe rien du tout, on a droit à un dialogue (inintéressant par dessus le marché !!) environ toutes les 20 minutes et franchement je ne comprends pas où le réalisateur veut en venir !! Les traumatismes de guerre sont survolés, le personnage est antipathique et l'histoire est totalement rasoir et déjà vue mille fois ! Une soirée à oublier tant j'ai piqué du nez !!
16 164 abonnés
13 124 critiques
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3,5
Publiée le 7 février 2017
Le Maryland d'Alice Winocour n'est pas un ètat du Nord-Est des Etats-Unis mais une propriètè luxueuse situèe sur la Côte d'Azur! Dans un rôle très intèrieur et assez èprouvant, Matthias Schoenaerts exprime la pleine mesure de son talent! On arrive à ressentir le mal-être de ce soldat qui peine à se rèintègrer dans la vie civile! Un dèfi pour l'acteur de "Bullhead qui traduit parfaitement la condition psychologique de son personnage dans lequel le spectateur rèussit à s'identifier! Un acteur immense au service d'un film haletant en sèlection au Festival de Cannes 2015 dans « Un certain regard » . Face à la bête Schoenaerts, Diane Kruger, en èpouse dans sa prison dorèe! La relation très pudique entre les deux nous vaut quelques jolies scènes! Prenant, sensoriel et physique, "Maryland" c'est un peu tout ça en même temps! Un dèfi, peut être, pour Alice Winocour qui change complètement de registre après son premier long-mètrage, "Augustine". Une histoire qui vous captive jusqu'à la dernière image, sans aucun doute! Avec un soin particulier apportè au son et à l'image qui fascine! On ne peut en dire plus si ce n'est que ce "Maryland" est à voir jusqu'au bout...
Je vais la moyenne pour Matthias Schoenaerts qui est comme toujours beau et charismatique... Mais alors côté mise en scène, action et scénario c'est plutôt pauvre. On attends qu'il se passe quelque chose longtemps, très longtemps, trop longtemps... Mme Kruger est très moyennement inspirée par son rôle et cela se ressent.. Dommage
Un film un peu mou que Matthias Schoenaerts porte parfaitement sur ses épaules. Et heureusement car c'est long par moments... Au final peu suspens et peu d'action. Place à la réflexion. ----Janvier 2017----
Un film assez curieux, je ne m'attendais pas à ce que le film bascule dans une sorte de huis clos trop gentil malgré des scènes assez stressantes par moment. Au final on ressort mitigé car ni vraiment bon mais ni vraiment mauvais.