2844 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
362 critiques spectateurs
5
131 critiques
4
124 critiques
3
57 critiques
2
26 critiques
1
16 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 novembre 2017
Un cadre spatio-temporel n'est pas entièrement responsable de la réussite d'un film, mais il y contribue énormément. Comment considérer ce premier essai à la fiction du documentaliste Nicolas Vanier sinon à l'aune de l'entre-deux guerres, cette « belle époque » où même les truands s'habillaient de candeur romantique ? Comment ne pas considérer la France profonde transpirant de chaque plan ? Le sujet paraît comparativement bien accessoire : un enfant de l'orphelinat recueilli par une pseudo-tante sous couvert d'un lien mystérieux qui ne manquera pas d'être révélé. Alors oui ce point de départ peu original n'est pas sans frôler le pathos, heureusement court-circuité en chemin par le véritable propos du film : la richesse des relations humaines, selon une déclinaison par binôme. Sous le signe de la tendresse de Célestine vis-à-vis de Paul, de la rugosité entre Borel et Totoche, en passant par l'affection pudique de ce dernier pour le petit garçon. Cet attelage de transmissions d'amour, de savoir ou de complicité convainc le spectateur de la validité de l'entreprise, le charme sans oblitérer la dureté de l'époque, largement suggérée via les travaux à la ferme ou les relations froides du couple Célestine-Borel, mariés de raison comme il y en avait des milliers alors. Et puis il y a la nature, indépendante, dominante, omniprésente, sans nul doute le personnage principal d'un récit se permettant le luxe de se dispenser de véritables « méchants » de cinéma. Il y a bien ce mari garde-chasse aux fortes similitudes avec un Javert traquant Jean Valjean, ou ce fils de Comte empressé de « devenir Calife à la place du Calife », même un événement un brin dramatique au programme, autant de petites incidences ne grippant pas la spirale optimiste d'ensemble. Impossible de ne pas évoquer la haute influence, inconsciente ou non, de Jean Becker (Les enfants du marais, Dialogue avec mon jardinier, La tête en friche) dans ce qui s'apparente à un cinéma de genre : Le rural triomphant. Capable de court-circuiter les classes sociales, de réunir des êtres dissemblables dans une cause commune, de forger un destin à ceux dont l'itinéraire semblait bouché. Une ode à la simplicité.
Un film à prendre comme un conte cousu de fil blanc mais qui fait du bien avec sa superbe photographie et les bons sentiments qu'il partage... Une bulle d'air dans notre quotidien brutal et anxiogène. Eric Elmosnino en rajoute un peu trop, m'a souvent agacé, mais Cluzet est attachant et Valerie Karsenti, surtout elle, nous embarque dans son jeu tout en nuances, tour à tour plein d'humour, léger ou plus dramatique. Elle mérite d'être plus présente sur grand écran ! L'enfant est beau et candide, sa complicité avec Totoche/Cluzet est convaincante. Pas parfait mais à voir en se laissant porter....
Une superbe histoire, un conte de fée dans un écrin de verdure, ce bel endroit rare qu'est la Sologne. Les acteurs sont formidables, François Cluzet campe superbement bien son rôle ainsi que le gamin et Valérie Karsanti etc.. J'encourage les amoureux de la nature à aller voir ce magnifique film.
Le début était prometteur. L'apprentissage de la vie dans les bois avec le braconnier méritait le détour. Les acteurs sont crédibles et le décor et les costumes de ces années sont bien rendus. Reste la fin : une fin un peu trop "happy end" à la façon d'Hector Malot où le petit orphelin se retrouve être le fils d'une riche famille. Le film, d'après moi, aurait dû s'arrêter lorsque le vieux est malade sur son lit et prend dans ses bras l'enfant qui a deviné qui était son grand-père. Le spectateur avait tout le loisir d'imaginer la fin à sa manière au lieu de tomber dans le conte de fée.
Voici un joli film reposant et qui m'a détendue. L'histoire est un peu cousue de fil blanc , le scénario pas toujours cohérent dans ce qu'il cherche à montrer, mais c'est plein de bons sentiments et les défaut sont vite oubliés grâce à l'excellence de tous les acteurs, François Cluzet et le petit garçon en tête. C'est rare de voir un enfant de cet âge là jouer aussi bien. Sur le thème abordé (la chasse "respectueuse"), j'ai un peu tiqué car je n'aime pas la chasse et même si elle est nécessaire pour la régulation, n'oublions pas que 1) beaucoup chassent pour le plaisir de dominer, de détruire, de se sentir fort, et non plus pour se nourrir 2) l'homme a malheureusement éliminé des prédateurs naturels sur la chaîne alimentaire, tels que le loup, ou l'ours, en les diabolisant; il n'a pas réussi à vivre en cohabitation intelligente avec ces espèces.
vous doutiez du lobbying de la chasse et bien avec ce film vous en serez convaincu il fait l'apologie de la pêche du braconnage de la chasse à courre avec meurtre d'animaux garantie notamment la scène du renard où il se fait mettre en pièces par des chiens et pour le bonheur de tous réalisé sans trucage puisqu'il a été impossible de séparer les chiens du carnage.
un bien beau film qui ressource et réconcilie avec la vie, la vraie, celle qui a des valeurs. super cluzel mais il est toujours bon. enchanté est le bon terme
C'es un super film qui nous ramène à une époque où l'homme et la nature savait vivre ensemble avec une belle transmission de la connaissance et du respect de l'animal
Nicolas Vanier fait corps avec la nature dans tous ses films et crée une osmose entre elle et le public et c'est encore le cas ici.Il y a ces très belles photos forestières qui sentent " le pays qui se découvre à travers les arbres" cher à Alain Fournier ou encore le parfum d'un Raboliot.Il y a cet enfant au milieu de tout ça et il y a François Cluzet en marge mais très proche du " vrai monde", des animaux qu'il fait découvrir aux spectateurs en même temps qu'à l'enfant, le tout dans une belle histoire avec certes une fin attendue et convenue, mais on ne s'en plaindra pas, bien au contraire!
Une distribution sur mesure et sans fausses notes. Superbe et émouvant, un film qui nous rappelle un art de vivre campagnard, fait de bon sens, d'harmonie et de respect de la nature qui sait subvenir aux besoins simples des hommes... Nostalgique de ces connaissances qui tombent dans l'oublie, n'hésitez pas, ce film est fait pour vous.
Voilà un très beau film français, tout est bien : dialogues clairs, paysages magnifiques, tous les acteurs sont parfaits dans leur rôle. C'est vraiment un film qu'il faut voir et pourquoi pas revoir !
Un moment de poésie, de communions avec la nature. j'ai appris quelque chose sur la fauvette, sentinelle de la forêt, sur la vie du cerf....Le scénario est facile à suivre avec des histoires d'animaux autant que des histoires humaines. bravo à François Cluzet qui rayonne dans son rôle de braconnier. le petit garçon aussi est lumineux. le film a de beaux moments d'émotion, et une photographie tout à fait esthétique. C'est du cinéma qui débroussaille si je puis dire, qui nous rapproche de la nature, qui en, fait l'éloge, et qui se rapproche un peu de Jean Becker et de sa philosophie du monde. Bon moment assuré pour tous les âges.