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Un visiteur
4,0
Publiée le 9 janvier 2018
Une fois n'est pas coutume, Kathryn Bigelow possède un don indéniable pour choisir les histoires, ou plus précisément les chapitres de l'Histoire, a raconter sur grand écran. Si sa légitimité sur la réalisation d'un film comme Detroit relatant les violents incidents entre force de l'ordre et le peuple afro américain fut un sujet à polémique, nul discussion n'est nécessaire pour reconnaître le grand talent de metteur en scène de Bigelow. Bien que le film soit un savant mélange entre film documentaire (un aspect qui pourra peut être en rebuter plus d'un) et oeuvre cinématographique d'une force et d'une intensité rarement vue sur grand écran. Grâce à sa mise en scène immersive comme jamais et un casting d'une justesse exemplaire (très belle direction d'acteurs), Bigelow livre un film choc, poignant et révoltant et désespérant lorsque l'on s’aperçoit que plus de 50 ans plus tard les mentalités ont si peu évoluées.
Ma critique complète sur mon blog: mesmotsen169.blogspot.fr
Indéniablement, K. Bigelow a de nouveau frappé très fort avec ce film. Loin de prôné la réconciliation béate ou de se borner à faire un film purement communautariste, elle ausculte les événements avec véhémence, nous immerge au coeur de ce drame avec une puissance cinématographique peu commune avant de nous assommer à travers un dernier acte qui cristallise toutes les tensions actuelles. En dépit des attaques concernant sa légitimité de femme blanche s'attaquant à un sujet qui ne devrait être l'apanage que des artistes afro-américains (le messager est plus important que le message chez les tenants de la bien-pensance), on oublie que Bigelow est une cinéastes incroyables, l'une des plus douées de l'industrie, tout sexe confondus. Du coup, la claque est immense, la mise en scène est viscérale, le propos est maîtrisé, parfois nuancé par quelques plans, les acteurs sont incroyables, le montage est sidérant, bref, c'est un grand film, tout simplement. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Ne connaissant pas ce faits US, il est toujours louable qu'un film informe et fait réfléchir.... Pas si manichéen, il pêche au niveau d'une dernière partie trop expéditive...La partie centrale est un véritable huis clos angoissant ancré dans un contexte politique sous tension. Pas de leçon de morale mais une des.c.r.i.p.tion des codes d'une société qui au delà du problème raciale est régi par le rapport de forces dominants-dominé...
Sans être un grand film détroit n'apporte qu'ennuie et désintérêt. Trop a joué sur les émotions pour nous faire tirer une larme, le film oublie de raconter une histoire. Il y avait pourtant de quoi... Les acteurs sont en majeur partie décevants, sauf Will Poulter qui tire son épingle du jeu assez brillamment.
Detroit manque d'une identité mais ça ne fait pas du film un mauvais film, juste un film à oublier.
Detroit - De la modernité des tensions communautaires - Kathryn Bigelow signe avec Detroit un nouveau film coup de poing à mi-chemin entre le thriller et le drame historique, maniant avec brio la montée en tension. Dans la lignée de ses précédents films, plus centrés sur la guerre, la réalisatrice nous donne à voir des personnages très jeunes en proie à leurs émotions, et plongés dans le tragique de l’Histoire. Le récit prend en effet part dans le Détroit de 1967, en proie aux tensions raciales entre une population majoritairement noire, venue travailler dans les usines Ford, et dont la jeunesse rêve d’élévation sociales et de liberté, et des forces de l’ordre majoritairement blanches, composées de policiers et de gardes nationaux, la même jeunesse issue de la middle classe qui fut envoyée au Vietnam. C’est donc un Détroit en situation de quasi guerre civile qui nous est présenté. […] Retrouvez l'analyse complète sur lecinemaphilosophique.fr !
Un très bon moment, film qui nous montre la situation de Détroit en 67 a travers un fait The Algier Motel. très bonne réalisation et acteurs très convaincants. A voir absolument
Un excellent film passionnant, puissant, monumental et brillamment réalisé avec une brillante mise en scène, des acteurs exceptionnels, une histoire captivante et une réalisation maîtrisée.
Kathryn Bigelow nous transporte 50 ans en arrière pour nous faire vivre l’enfer qu’à connu cette ville de Détroit en 1967. La réalisatrice commence par nous mettre dans le bain en nous plongeant dans les rues de Détroit afin de nous faire ressentir les tensions entre la communauté afro-américaine et la police. Ensuite elle se focalise sur les événements survenus à L’algiers Motel, Kathryn Bigelow nous embarque donc dans un huis clos angoissant et interminable !
Un drame historique poignant, révoltant et utile. La dérive absurde avec le laisser faire. Comment peut-on cautionner (?) ! Des interprétations inégales et surtout une histoire très très lente à se mettre en place pénalise le premier tiers du film, ensuite, c'est l'enfer qui commence. 50 ans après, les états (pour beaucoup) n'arrivent toujours pas à reconnaître leurs manquement. Un film à voir ! 4/5 !!!
Le débat est ouvert, le sujet est fermé. La parole est ouverte, les yeux sont fermés. L’oppression, c’est un signe avant-gardiste d’agression, de persécution et de domination. La paix est un fardeau qui, comme le bien et le mal, est une question de point de vue. Kathryn Bigelow a la furieuse réputation d’aborder le genre de thème qui porte à réflexion, mais qui remet également en question l’essence même de l’humanité à travers la haine et la brutalité qu’il génère. Elle s’est tournée vers une Amérique en quête d’expansion dans « Démineurs ». Et dans le cas de « Zero Dark Thirty », la vengeance intervient en première ligne. Le point culminant de ses récentes œuvres reste la notion de justice. Elémentaire, impartiale, passive ? Il y a tant d’adjectifs qui peuvent définir ce pilier si instable et si imprévisible, venant d’une société où le système de justice et de respect est compromis.
Nul besoin de revenir sur les grandes lignes de l’Histoire, mais un bref historique s’impose. Depuis l’esclavage des noirs, la condition du peuple défavorisé devient l’objet de nombreux débats. La Guerre de Sécession est un reste un patrimoine culturel qui a encore de l’impact sur l’ouverture d’esprit d’aujourd’hui. Malgré cela, le drame présenté se déroule au nord, là où la plupart fuyait la ségrégation. Les conditions économiques les rattrapent alors, mais l’urbanisation également. Leur regroupement leur a permis d’installer un micro système afin de préserver une culture solidaire. Et au-delà de cette surface, on y trouve de la peur. Cette sensation induit ainsi la révolte qui s’ensuit.
Une fois la trame principale initiée, Bigelow consacre toute sa narration dans les faits et perd un point de vue intellectuel, essentiel à la sensibilisation. La morale à elle seule ne convainc pas suffisamment pour porter un discours blanc au sommet du plan sociétal. On omet d’évoque l’activisme noir avant le soulèvement de Detroit. Ce sont des détails d’une grande importance, alors que l’on contextualise la situation uniquement par le biais d’images d’archive. La terreur est à l’écran, mais elle reste superficielle face à la réalité des choses. Ce qui s’est passé à l’Algiers Motel n’est qu’un exemple méconnu, où le doute persiste sur les circonstances dramatiques qui en résultent. Tout l’art est de rendre compte de ce rapport malaisant à la violence, très bien maîtrisé par Bigelow. Nous faisons face à un cas de racisme primaire, vulgaire et choquant. Il se pourrait que les blancs d’aujourd’hui ne soient pas prêts à affronter une réalité qui passe aux oubliettes. Le fait d’avoir déterrer tout cela est une forme de provocation médiatique, succédant à celle exercée Martin Luther King.
Le cas de force de l’ordre abusant de leur pouvoir pour répandre la terreur n’est qu’un cas isolé dans ce récit peu abouti. La réalisatrice ne scrute que la surface des faits sans en tirer tout le potentiel qu’ils dégagent. La communauté noire n’est pas explicitement montrée. On se permet de développer des individus noirs à la place, laissant plus de place à la profondeur humaine. Le choix est justifié et un huis-clos se met en place, étouffant les victimes d’un drame pourtant arbitraire. Tout le propos se concentre sur une bavure policière dont les réactions sont contrastées. D’une part nous avons des membres du groupe Dramatics qui n’évoque pas plus de charme qu’on l’aurait souhaité. D’autre part, le groupe de policiers blancs, auteurs des actes dramatiques qui demeurent intouchables jusqu’à l’acte de trop. On extrapole aisément la situation à toute personne avec une arme braquée sur la tempe. Lorsque notre vie est en jeu, on réagit différemment bien entendu, mais tout se recoupe au niveau de la peur que l’on ressent et c’est là que tout le mépris et la motivation raciste prend son envol.
Bigelow possède de bonnes intentions et nul n’en doutera. La maladresse se ressent dans la facilité d’écriture qu’elle emprunte, sachant ses compétences qu’elle a pu développer. « Detroit » marque tout de même le pas et signe un discours malaisant, ne laissant qu’une communauté blanche perplexe et mal dans leur peau. Le caractère extrémiste des personnages y est pour quelque chose, ainsi que cette mise en scène si immersive et si forte émotionnellement. Malgré cet effort, l’ensemble ne tient pas sa composition en place et on passe souvent à côté de quelque chose de plus percutant, de plus grande ampleur. On souligne tout de même un profond respect contre l’oppression, à l’image de la séquence d’ouverture patrimoniale. On en ressort frustrer, certes, mais le visionnage aura le mérite d’être efficace, malgré la clôture survolée selon quelques aspects scénaristiques.
L’excellente réalisatrice de « Hurt Locker » complète sa filmographie respectable avec Detroit, qui hérite de quelques-unes des caractéristiques récurrentes de ses ainés : une tension à couper au couteau, un style visuel agité mais également très maitrisé, et globalement, une expérience intense qui laissera la plupart des spectateurs groggys. Le thème principal étant ici le racisme aux USA, vous n’échapperez pas à des scènes révoltantes, écœurantes, et surtout criantes de réalisme. En résumé, Detroit fait partie des films les plus marquants sur le sujet, avec un traitement sans concession qui a le mérite de remettre certaines vieilles pendules à l’heure et qui reste malheureusement toujours d’actualité. Ames sensibles s’abstenir !
DETROIT – De la modernité des tensions communautaires
Kathryn Bigelow signe avec Detroit un nouveau film coup de poing à mi-chemin entre le thriller et le drame historique, maniant avec brio la montée en tension. Dans la lignée de ses précédents films, plus centrés sur la guerre, la réalisatrice nous donne à voir des personnages très jeunes en proie à leurs émotions, et plongés dans le tragique de l’Histoire. Le récit prend en effet part dans le Détroit de 1967, en proie aux tensions raciales entre une population majoritairement noire, venue travailler dans les usines Ford, et dont la jeunesse rêve d’élévation sociales et de liberté, et des forces de l’ordre majoritairement blanches, composées de policiers et de gardes nationaux, la même jeunesse issue de la middle classe qui fut envoyée au Vietnam. C’est donc un Détroit en situation de quasi guerre civile qui nous est présenté.
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Retrouvez l'analyse complète (avec spoiler) sur lecinemaphilosophique.fr !
Encore un film terrible et nécessaire qui nous rappelle à notre réalité . La fameuse scène a l hôtel est physiquement insupportable et on effleure à peine ce que nos frères et sœurs noirs ont enduré et endurent encore et pas seulement outre Atlantique.triste chef d œuvre de l année