Wicked - Quand Harry Potter rencontre Mean Girls au pays de Barbie
Imaginez une université où Harry Potter aurait croisé Regina George dans un décor acidulé digne d’une overdose de bonbons Haribo. Wicked, c’est ça : un melting-pot de magie, de drama adolescent et de chansons qui collent au cerveau. On suit Elphaba, une sorcière verte – oui, verte comme Shrek mais avec un diplôme – qui découvre ses pouvoirs, et Glinda, une blonde superficielle qui ferait passer Barbie pour Simone de Beauvoir.
Soyons clairs : Ariana Grande ne joue pas dans Wicked. Elle EST Wicked. Son personnage, Glinda, est une caricature vivante qui passe de peste insupportable à amie presque tolérable, le tout avec des high notes qui pourraient briser du cristal. Sa performance oscille entre hilarante et pathétique, mais dans le bon sens, comme une candidate de The Bachelor qui aurait fait un stage à Poudlard.
Cynthia Erivo donne à Elphaba une profondeur inattendue. Sous sa peau verte, elle est le cœur et l’âme du film. Elle jongle entre puissance et vulnérabilité comme un jongleur ivre mais talentueux. C’est elle qui apporte l’émotion nécessaire pour équilibrer l’overdose de paillettes et de drame adolescent.
L’intrigue, c’est Lolita Malgré Moi qui rencontre Harry Potter. Les clichés s’enchaînent : la nouvelle élève rejetée, le bal de promo magique, et le prince qui semble avoir oublié qu’il avait un cerveau. Mais bizarrement, ça marche. Le tout est saupoudré d’une réflexion superficielle mais amusante sur les notions de bien et de mal, comme un live-action Disney qui aurait piqué un peu de substance à Maléfique et Cruella.
Visuellement, Wicked est une explosion de couleurs qui ferait passer un festival EDM pour un enterrement. Les décors sont démesurés, les costumes criards, et les fonds verts omniprésents. Mais Sam Raimi – pardon, Jon M. Chu – sait comment rendre ça captivant, même si c’est parfois un peu kitsch.
Wicked, c’est comme un gâteau trop sucré : on sait que ça va nous filer une carie, mais on continue d’en bouffer. Les chansons, les chorégraphies, et le jeu des acteurs compensent une intrigue prévisible et des baisses de rythme. Si vous aimez les comédies musicales, les dramas adolescents et les sorcières qui chantent, foncez. Sinon, prenez un doliprane et préparez-vous à un sacré voyage au pays d’Oz.
Plus de critiques sur https://www.instagram.com/oni_s_reviews/?hl=fr