Us
Note moyenne
3,1
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678 critiques spectateurs

5
42 critiques
4
139 critiques
3
188 critiques
2
124 critiques
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100 critiques
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85 critiques
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Naram
Naram

150 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2026
Us présente la famille Wilson partant en séjour dans leur maison de vacances à Santa Cruz. Cependant, la mère, Adélaïde, est réticente car elle a subi un traumatisme dans un palais des glaces lors d’une fête foraine en 1986, événement montré dès l’introduction. Tout suit son cours jusqu’à l’apparition d’une famille de quatre personnes dans leur jardin. Ce sont en fait leurs doubles qui viennent les attaquer.

On apprend alors que des doubles maléfiques de toute la population américaine ont envahi le pays afin de tuer leurs versions humaines. Leur objectif est de former une chaîne humaine à travers les États-Unis, en référence à l’opération caritative de 1986 contre la pauvreté et la faim. Cela paraît assez étrange au départ, même si cette chaîne pourrait representer cette Amérique divisée en deux entre les humains et leurs doubles.

On comprend que ces doubles sont comme des miroirs des humains et qu’ils imitent leurs gestes, sans forcément les reproduire exactement. Le début est très mystérieux car nous ignorons d’où ils viennent et pourquoi ils détestent autant leurs versions humaines. spoiler: Cependant, tout finit par être expliqué et le film, qui semblait d’abord fantastique, prend une dimension plus réaliste à la limite de l'absurde. Les doubles seraient le résultat d’une expérience du gouvernement américain destinée à contrôler la population mais ayant échoué. Ils ont été abandonnés dans des tunnels souterrains, privés de lumière et condamnés à vivre dans la souffrance, nourrissant ainsi une profonde rancœur envers leurs doubles vivant librement à la surface.


Le film prend alors l’allure d’une véritable fable. Les membres de la famille doivent affronter leurs doubles maléfiques, car chacun de nous a une part caché, dans une ambiance horrifique et haletante portée par une bande originale angoissante. Cependant, le film possède aussi un humour décalé qui empêche parfois de rester totalement immergé dans cette atmosphère terrifiante. On retrouve également certaines incohérences typiques des films d’horreur, avec des personnages prenant régulièrement des décisions peu crédibles sans véritable instinct de survie.

Malgré cela, le film va plus loin grâce à une symbolique très riche, notamment à travers la présence constante des lapins et du nombre 11, qui peuvent être interprétés de différentes façons comme par exemple l’ouverture vers un autre monde comme dans Alice au pays des merveilles, l’idée d’apocalypse ou encore le dédoublement des individus ou bien d'autres parallèles.

spoiler: Le twist final, révélant que le double a pris la place d’Adélaïde lorsqu’elles étaient enfants, remet totalement en question notre perception des personnages. Cela pose la question de savoir qui est réellement le monstre et si les « gentils » ont véritablement gagné. Le dernier plan sur son fils montre d’ailleurs son doute, même si cela reste malgré tout sa mère, celle qui l’a aimé toute sa vie. Cette révélation explique aussi de nombreux éléments du film, notamment le plan imaginé par la double, qui est en réalité l’Adélaïde originelle inspirée par la campagne humanitaire qu’elle avait vue en 1986. Plus globalement, toutes les références culturelles de cette Adélaïde viennent de ses derniers souvenirs du monde réel avant d’être enfermée sous terre. Le fait que le double ait parfaitement remplacé l’humaine questionne également notre place dans la société et l’idée que chacun pourrait être remplacé sans que personne ne s’en rende compte.


Bref, le film est extrêmement riche en thématiques et en symboles, même s’il ne prend pas toujours le temps d’approfondir pleinement chacune de ses idées.
El señor tuco
El señor tuco

6 abonnés 12 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2026
Intéressant, mais finalement décevant.
Le retournement de situation est prévisible.
Les thèmes abordés étaient intéressants, mais l'ensemble manquait de profondeur et de cohérence, avec des facilités scénaristiques et des incohérences qui font avancer l'intrigue sans explication satisfaisante.
Bertrand C.
Bertrand C.

8 abonnés 437 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mai 2026
Moins abouti que get out, ce film reste tout de même impressionnant pour son suspense et ses screamers.
La fin m’a déçu car je la pressentais depuis le début et elle ne tient pas la route avec le scénario avant.
Cela reste quand même un bon moment de cinéma.
mellvin huguet
mellvin huguet

3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 mai 2026
J’avais beaucoup entendu parler de Us, mais au final j’ai trouvé le film complètement raté.

L’idée de départ est intéressante sur le papier et on sent que Jordan Peele veut faire passer un message symbolique et social. Le problème, c’est que l’exécution ne fonctionne pas du tout. Le scénario est bourré d’incohérences, les réactions des personnages sont peu crédibles, et le twist final soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses.

Le ton est également très maladroit. Les blagues du père tombent souvent au pire moment, ce qui casse totalement la tension, et certains choix musicaux empêchent les scènes tragiques d’avoir l’impact qu’elles devraient.

Les enfants réagissent à des événements extrêmement violents avec une froideur peu réaliste, ce qui rend l’ensemble encore moins crédible.

Au final, j’ai bien compris l’intention du réalisateur, mais comprendre ce qu’un film veut dire ne suffit pas à en faire un bon film. Ici, le message ne m’a jamais touché, car l’histoire et les personnages ne fonctionnent pas.

Un film ambitieux, mais selon moi complètement raté.
Cinéasthéâtre
Cinéasthéâtre

2 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2026
Très sympa! L’idée est relativement originale. C’est un mix qui marche très bien du slasher, du home invasion et du motif du double maléfique. Bref un bon cocktail plus du bon plot twist à la clé avec également certains détails cachés. Un bon moment.
Jonathann MORAT
Jonathann MORAT

35 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 avril 2026
Bah, c’est juste un slasher, quoi.

Hot takes : le film a fonctionné uniquement grâce à la renommée de son réalisateur et le plot n’a aucune logique et n’est présent que pour un effet choc inefficace.
So Soso
So Soso

8 abonnés 843 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2026
US, Le film intègre les conséquences dramatiques avec fluidité, donnant une progression cohérente au récit.
Adélaïde et sa famille se distinguent par une authenticité et une rigueur qui rendent leur réactions convaincantes.
Chaque double pousse les traits des personnages jusqu'à la caricature, ce qui renforce le contraste.
Le traumatisme de Adélaïde est bien traité, et le film montre clairement ses émotions. C'est bien car le film illustre de façon convaincante son traumatisme, donnant de la profondeur au personnage.
La confrontation avec les doubles de Adélaïde révéle clairement les émotions de la famille, ce qui renforce l'intensité des scènes.
Le face à face entre Adélaïde et son double crée une tension particulièrement efficace. Ce qui souligne le thème du double et de l'identité.
On ne sait pas pourquoi les autres doubles ne parlent pas, ce qui laisse ce point inexpliqué. Ce qui empêche les spectateurs de les interpréter clairement.
Les intentions de la confrérie des doubles restent floues, et leur marginilisation est peu approfondies.
Le film n'explique pas clairement comment les doubles localisent leurs doubles, ce qui laisse une incohérence.
Le manque de suspense dans la musique affaiblit l'effet de surprise, notamment lorsque les personnages surgissent sans préparation.
On ignore comment le double d'Adelaide à convaincu les autres doubles, ce qui limite la compréhension de la dynamique de la confrérie.
Le symbole de la confrérie, le fait de se toucher les mains, reste peu développé, ce qui réduit son impact narratif. Ça limite aussi la compréhension de leur rituel.
Doppelganger : US ont une bonne version des personnages.
Kangourou
Kangourou

15 abonnés 187 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 mars 2026
Après le superbe get out, on attendait beaucoup de Jordan Peele mais ici c’est un ratage absolu. Après 10 premières minutes correctes, le film rentre dans le très grand n’importe quoi pour ne jamais en sortir avec pour conclure un pauvre twist qu’on voit venir une bonne heure avant. Pitoyable
M C
M C

96 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mars 2026
D'abord pénible à suivre le tout premier quart d'heure, ce film commence à prendre un tournant épouvante très années 80 (les meilleures années d'horreur à mon sens). Un film vraiment très angoissant. Après j'ai été plutôt déçu par la fin estimée trop clippesque à mes yeux
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2026
Un très bon film d'horreur réalisé par Jordan Peele le réalisateur de Get Out avec une ambiance pesante et étouffante.
Kyliann
Kyliann

3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 février 2026
Une perte de temps ,le plus gros flop que j'ai vu depuis longtemps ! Nul et inutile le film n'a ni queue ni tête, à presque 1h d'attente avant de voir de l'action et encore!
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 décembre 2025
Un thriller horrifique original et symbolique, porté par une ambiance inquiétante et une idée forte. Jordan Peele frappe juste sur le fond, même si le scénario devient parfois trop explicatif.
Paul_hze
Paul_hze

2 abonnés 120 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2025
Us, c'est le maitre de l'horreur US actuel Jordan Peele qui fait exploser l'hypocrisie américaine dans un film d'horreur malin aux métaphores politiques omniprésentes.

Un concept sur le papier absolument passionnant, des familles font face à leurs doubles violents et une exécution formellement irréprochable qui allie drame familial à horreur brut et mort violentes.

Une horreur intelligente qui sert un propos passionnant, une maitrise totale de la tension, de la malaisance et des jumpscares, on stresse on sursaute, mais ce n'est jamais gratuit.

Le film sert de métaphore à la fois aux pulsions les plus sombres refoulées par chacun, mais surtout à cette partie de la population laissée-pour-compte aux US et méprisée par les autres, et cette révolte sociale mélangée à cette violence enfouie, quand elle explose au grand jour, elle fait des ravages.

Le film nous explique d'une manière très subtile *ironie* qu'il va s'attaquer aux Etats-Unis : Us --> US

Y'a moyens que la surinterprétation des profs de français ai finie par déteindre sur moi, mais ça se tient...

Le film a beaucoup d'idées et forcément toutes ne sont pas assez exploités.

Je n'ai jamais vu meilleurs séquences de labyrinthe de miroirs dans un film du genre.

On a peur que le film s'épuise vite vu la simplicité de son concept, mais c'est sans compter l'inventivité du scénario qui même sur la longueur arrive à se renouveler et surprendre.

Malgré tout, au fur et à mesure que le concept devient plus claire, le twist de fin se révèle avant que le film ne le fasse.






Si vous aimez l'horreur qui n'est pas vaine, et plus spécialement le cinéma de Jordan Peele, vous ne pourrez qu'aimer Us.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2025
Qui est le film ?
Avec Us (2019), Jordan Peele signe son deuxième long-métrage après le succès critique et public de Get Out. Si ce dernier explorait le racisme systémique à travers une mécanique de thriller paranoïaque, Us déplace le curseur : il ne s’agit plus seulement de pointer une domination raciale, mais de sonder les fractures plus larges de la société américaine. Le film raconte, en surface, l’histoire d’une famille en vacances confrontée à ses doubles monstrueux.

Que cherche-t-il à dire ?
Jordan Peele reprend la logique du double et la repositionne dans un cadre américain contemporain. Le film ne se contente pas de rejouer le motif du sosie inquiétant ; il en fait une topologie de l’injustice. Les « Tethered », ces doubles relégués sous terre, incarnent tout ce que l’Amérique a refoulé : ses inégalités, ses dettes historiques, ses exclus.

Par quels moyens ?
Dès le prologue se noue la logique de répétition qui guidera le film. La structure narrative juxtapose des scènes familiales banales et des moments de rupture violente, ce qui crée un vertige continu. Peele refuse la linéarité, il opère par symétrie et par échos; l’effet est de faire sentir que chaque instant ordinaire contient sa contrepartie menaçante.

L’original et la copie ne sont pas simplement opposés. Le film articule une hiérarchie : les doubles sont techniquement inférieurs, forcés à l’ombre, et pourtant capables d’une rage organisée. Ils incarnent ce qui a été refoulé par la promesse américaine. Ils viennent réclamer une égalité de fait, non une charité. Ainsi le face à face n’est pas un duel psychologique purement personnel, il devient procès de la société qui a oublié ses propres ombres.

Peele multiplie les miroirs, les compositions frontales et les plans centrés. La symétrie visuelle renforce l’idée d’équivalence forcée. Mais la symétrie devient bientôt grotesque, parce qu’elle révèle la simultanéité de deux vies qui devraient, selon l’ordre social, rester séparées. Les ciseaux, objets banals transformés en totems, condensent la logique du film. Ils signifient la coupure, la séparation, mais aussi la réparation manquée.

La bande son joue un rôle disruptif. Peele utilise des nappes électroniques, des boucles hypnotiques, et des morceaux populaires détournés. Les choix sonores transforment des chansons familières en litanies sinistres. Le silence aussi est sculpté ; il devient espace où la peur peut muter en conscience.

La famille Wilson est au centre d’une dialectique. Adelaide est la figure cardinale : son histoire infantile, sa rencontre prolongée avec sa double, conditionne son identité d’adulte. Les parents croient protéger leurs enfants en maintenant l’ordre, mais cette protection repose sur des non dits. Les doubles sont le retour de ces non dits dans la chair familiale.

Là où Get Out traitait de l’objectivation, Us met en scène l’effacement. Les doubles vivent sous terre, invisibles, travaillant à l’économie de la surface sans jamais en recevoir les bénéfices. Ils symbolisent ceux qui ne trouvent pas de place dans le récit national. Leur manifeste n’est pas une demande d’intégration ponctuelle mais une revendication expansive : ils réclament que la nation reconnaisse ceux qu’elle a oubliés ou refoulés.

Hands Across America n’est pas qu’un clin d’œil d’époque. C’est l’image d’une solidarité performative, d’un geste de surface qui n’altère pas les structures. Peele opère une lecture féroce : les mains liées sont un simulacre de connexion, tandis que sous la surface persistent des vides.

La conclusion du film laisse une amertume. Le retournement final incite à relire l’ensemble sous la perspective du malentendu originel entre identités. Adelaide, transformée par son passé, n’est pas une simple héroïne. Sa survie est ambiguë moralement. Peele refuse la résolution nette. L’issue offre une victoire physique mais pas une réparation absolue.

Où me situer ?
Ce que j’admire dans Us, c’est la manière dont Peele parvient à faire du cinéma de genre une machine critique. Le film ne se contente pas d’illustrer une idée : il la fait sentir dans la chair des images, dans la texture des sons, dans la violence des ruptures. Ce que je trouve plus problématique, c’est une certaine surcharge symbolique : à force de multiplier les strates (psychanalytiques, politiques, historiques), Peele risque parfois de diluer la puissance immédiate de ses images.

Quelle lecture en tirer ?
En fin de compte, Us est une fable sur la dette que la nation refuse de payer. Peele travaille la facture du cinéma de genre pour en faire une usine de questions plutôt qu’une clinique de réponses. Le film nous force à regarder notre propre reflet et à accepter que l’image soit dérangeante.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2025
Après l’excellent « Get Out » le réalisateur Jordan Peele persiste pour son second long-métrage dans le genre du thriller horrifique et signe un étrange film inquiétant et anxiogène. La mise en scène sophistiquée est d’une grande réussite, le cinéaste ménage un suspense au cordeau avec son récit à la symbolique pourtant absconse questionnant la dualité chez l’être humain. Un long-métrage audacieux autant dans la forme que le fond n’hésitant pas à déstabiliser le spectateur.
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