Une livraison de drogue tourne mal, un indic se fait abattre. Deux amis d'enfance, désormais dans des camps opposés, vont devoir faire équipe. Driss, capitaine des stups habitué à travailler avec des trafiquants pour en faire tomber d'autres. Et Manu, chef de bande dépassé par l'accès de violence. Le cadre du deal dans les cités ou de la brigade des stups est assez classique pour du polar français. L'originalité est ici le tandem improbable formé entre ces deux ennemis, qui vont devoir mener leurs coups fourrés sur le fil du rasoir. Driss pousse autant qu'il peut pour couvrir ses manœuvres, Manu tente de démêler le vrai du faux dans une cité où il se rend compte qu'il ne peut se fier à pas grand monde. C'est bien porté par Reda Kateb et Matthias Schoenaerts. Et réalisé de manière efficace et nerveuse, sans fioriture, caméra à l'épaule quand il faut. Simplement les débordements du capitaine des stups paraissent un peu gros : j'ose espérer que dans la vraie vie sa hiérarchie aurait tout stoppé bien avant ! On se demande aussi à plusieurs reprises pourquoi il n'arrête pas Manu vu le chaos qui s'amoncèle. Un polar bien mené néanmoins.
Un policier bien noir, plongeon dans le trafic de drogue, difficile à comprendre, qui semble tourner en rond nous gratifiant de scènes chocs et de tueries, pour tenter de maintenir l'intérêt du spectateur
Pas grand chose à dire sur 'Frères ennemis' qui exploite une thématique largement vue et revue - l’opposition entre deux ´frères’ ennemis, l’un policier, l’autre malfrat -. Si le film est plutôt bon, rien ne m’a emballé dans ce qu’il raconte ni dans la façon dont il le fait.
Policier avec une agitation sans répit. Description monolithique de la banlieue un peu caricaturale. Esthétique mais les tangage d’images incessants sont fatiguants. Hélas l’audition des paroles est mauvaise, il faut s’accrocher pour comprendre ce qui est dit.
"Frères ennemis", réalisé par David Oelhoffen, s'inscrit dans la lignée des polars sociaux français qui privilégient l'humain au spectaculaire. Le film s'appuie sur une atmosphère lourde, presque étouffante, qui capte avec justesse le climat de tension et d’inéluctabilité dans lequel évoluent les personnages. L’ambiance est l’un des grands atouts du film : sombre, pesante, empreinte de fatalisme, elle reflète avec efficacité les enjeux intimes et moraux des deux protagonistes, interprétés avec intensité par Reda Kateb et Matthias Schoenaerts.
Le rythme, volontairement posé, sert parfaitement ce propos. Plutôt que de céder à la tentation de l’action ou du rebondissement à tout prix, Frères ennemis choisit la voie de la sobriété et de la retenue. Ce choix narratif renforce le réalisme du film et donne de la place aux non-dits, aux regards, aux silences lourds de sens. On sent une volonté de coller au réel, de montrer la complexité des liens humains dans un environnement miné par la violence et la fatalité.
Cependant, ce réalisme ne suffit pas à faire du film une œuvre réellement marquante. L’intrigue, bien que maîtrisée, manque d’originalité. Elle suit un schéma déjà bien connu : deux amis d’enfance que la vie a placés sur des trajectoires opposées, entre loyauté et trahison. Le film peine à sortir des sentiers battus et n’offre que peu de surprises ou de prises de risques scénaristiques. On a parfois le sentiment de déjà-vu, ce qui affaiblit son impact émotionnel.
Un autre point regrettable réside dans le traitement sonore du film. De nombreux dialogues sont marmonnés ou étouffés par la musique et les bruits d’ambiance, rendant certaines scènes difficilement compréhensibles. Ce défaut technique nuit à l’immersion et brise la concentration du spectateur. Dans un film qui mise justement sur l’ambiance et la tension contenue, l’intelligibilité des répliques est cruciale — leur perte constitue donc un vrai frein à l’adhésion.
Film très sombre, difficile à suivre en raison d'une bande son désastreuse et des acteurs qui susurrent sans articuler. Au terme de nombreuses fusillades et règlements de comptes je suis dans l'incapacité d'en sortir un résumé cohérent tant le film est embrouillé. Dommage car les acteurs font le job sauf en ce qui concerne leur diction.
Yes très bon film qui reflète bien une certaine ambiance dans ce milieu après quand tu as fréquenté le délire tu connais déjà la fin du film a partir du moment où sa tire ..mais j avoue Reda kateb est bon Sofiane aussi le mec qui joue manuel a également un super jeux d acteur le regard l attitude tout sa correspond a peu près a l authenticité du truc ..
Rien de bien nouveau dans la cité. Le rythme n y est pas et le silence n apporte pas toujours de la profondeur. Des prises de vue franchement pas formidables surtout dans les espaces confinés. Un film qui s oubliera très vite sans pour autant être mauvais.
Le réalisateur réussit à nous scotcher pendant deux heures sur son film, c'est déjà énorme. Mais cela n'en gomme pas pour autant les défauts, une certaine confusion s'installe au début et mettra un certain temps à se dissiper, les rapports des uns avec les autres ne sont pas assez définis au départ, d'autant que plusieurs personnages se ressemblent physiquement. Globalement ça reste un bon spectacle avec une interprétation magistrale de Reda Kateb
Bien que le scénario n a absolument rien d original on reste captivé par les liens entre les personnages. Histoire au final touchante de cette "famille " choisie avec un brin de souffle shakespirien.
Je m'attendais à beaucoup mieux au vu des critiques et de la cote générale. Je pensais retrouver un film d'action nerveux et tendu (un peu dans le style Olivier Marchal). Malheureusement le film est finalement pas très prenant, les scènes d'actions sont assez rares et la tension plutôt faible.Même les acteurs ne sont pas à la hauteur. Reda Kateb n'a pas l'air très impliqué et Mathias Schoenhaerts mange tellement ses mots qu'on a parfois du mal à le comprendre. Le scénario est parfois confus. Bref, une déception.
Frères ennemis , cela oui c'est bien le cas. Frères pour certains , ennemis pour d'autres. La trahison dans la fraternité, cela y va. Film assez sombre , un brin bouillon avec une histoire déjà vu : deux gars amis (ici issus de cité) au destin différent : l'un devenu flic, l'autre truand.