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    Onoda - 10 000 nuits dans la jungle
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Onoda - 10 000 nuits dans la jungle" et de son tournage !

    Le plus célèbre des soldats japonais restants

    Fin 1944, alors que le Japon est en train de perdre la guerre, Hirō Onoda est formé à la guérilla à la section secrète de Futamata de l’école militaire de Nakano avant d’être envoyé sur l’île de Lubang aux Philippines. Lorsque l’armée américaine débarque fin février 1945, il se replie avec d’autres soldats dans la jungle. Bien longtemps après la capitulation signée début septembre 1945 et malgré les différents appels lancés, ils ne se rendent pas. Onoda ne va finalement accepter de déposer les armes qu’en mars 1974. Il est l’avant-dernier straggler ("traînard") confirmé, surnom donné aux soldats japonais restants qui ont continué à se battre après la capitulation du Japon d'août 1945.

    Genèse

    Avant même de tourner Diamant noir, son premier long-métrage, Arthur Harari désirait faire un film d’aventures, passionné qu’il était par les récits de Joseph Conrad et Robert Louis Stevenson. C’est en en parlant avec son père que ce dernier a évoqué l’histoire vraie d’un soldat japonais resté plusieurs années sur une île.

    Documentation

    Arthur Harari s’est documenté pour les besoins de son film et a notamment rencontré au Japon Bernard Cendron, auteur en 1974, avec Gérard Chenu, du livre, Onoda, seul en guerre dans la jungle. Cependant, le réalisateur n’a pas lu Ma guerre de 30 ans sur l'île de Lubang, ouvrage écrit par Onoda lui-même : « Je l’ai découvert plus tard quand le scénario était déjà écrit et qu’on allait commencer le tournage. Ne pas avoir lu le livre m’a donné la liberté d’inventer le personnage que je voulais. Pour moi, Onoda était un carburateur à fiction et je ne voulais être prisonnier de sa subjectivité ».

    Un propos universel

    Le réalisateur ne voulait pas tomber dans une forme de fascination occidentale : « Pour moi, le film ne s’arrête pas à un prétendu particularisme japonais ; il est plus universel, plus humaniste que cela. En écartant les ouvrages japonais et en me détournant de cet imaginaire-là, je ne trichais pas avec le regard que je portais ».

    Mizoguchi

    Sur ce film, Arthur Harari reconnaît l’influence de Kenji Mizoguchi pour « L’équilibre qu’il atteint entre empathie pour les personnages et hauteur de vue permanente. La distance de sa mise en scène pourtant jamais froide ni surplombante. Cette sérénité patiente qui se laisse parfois emporter, submerger. J’ai cherché ce même mouvement irrépressible qui culmine dans une intensification émotionnelle et poétique : les personnages et le monde, l'intériorité bouleversée des hommes et « l'ordre » extérieur des choses fusionnent. »

    Influences

    Parmi les autres cinéastes et œuvres qui ont nourri son travail sur Onoda - 10 000 nuits dans la jungle, le réalisateur cite Feux dans la plaine de Kon IchikawaUnited Red Army de Koji Wakamatsu ainsi que le travail du Philippin Lino Brocka, « dont les films allient magistralement le réalisme et le mythe ».
    Du côté des réalisateurs occidentaux, on trouve Jean Renoir, Raoul Walsh, Samuel FullerSergio Leone et John Ford « dont les liens avec Kurosawa sont évidents et qui m’a marqué au point que ses cadrages, ses mouvements de caméra, sa scénographie sont ancrés en moi. » Arthur Harari a aussi revu avant le tournage The Shooting et L’Ouragan de la vengeance de Monte Hellman : « Ce dernier m’a frappé non seulement par son dépouillement et son réalisme notamment dans le jeu, mais également sa capacité à reprendre le mythe du bandit tout en essayant de trouver la manière d’être, de penser, de débattre dans les États-Unis de la fin du XIXe siècle. »

    Un casting complexe

    Le processus du casting a été particulièrement compliqué, à l’exception de quelques acteurs comme Kai Inowaki qu’Arthur Harari avait découvert dans Tokyo Sonata de Kiyoshi Kurosawa alors qu’il n’était qu’un enfant et à qui il a immédiatement pensé. Aidé dans sa recherche par la directrice de casting Rioko Kambayashi, le producteur Hiroshi Matsui et la traductrice Éléonore Mahmoudian, le réalisateur a recensé sur Internet des quantités d’acteurs avant de faire son choix.
    Yûya Endô qui tient le rôle d’Onoda jeune, a frappé Harari par son visage, qui « ne ressemblait pas à celui d’un jeune premier ». « Notre première rencontre à Tokyo a été marquante car d’emblée Endo-San m’a dit : "Pour moi, le jeu n’est jamais évident ; c’est toujours un problème". Ça m’a plu tout de suite. Lors de ces essais, son jeu était d’une sincérité totale, à contre-courant de celui des autres candidats » poursuit Harari.
    Quant à l’autre interprète d’Onoda, Kanji Tsuda, c’est Yu Shibuya, traducteur du scénario et interprète sur le tournage, qui a soumis son nom à Harari. S’il a une longue filmographie, Kanji Tsuda a jusque-là enchaîné les petits et seconds rôles, notamment chez Takeshi Kitano.
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