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gregoire s.
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5,0
Publiée le 21 août 2022
1917, comme son nom l'indique, raconte l'histoire d'un soldat pendant la 1ère guerre mondiale. Sam Mendes, réalisateur extrêmement talentueux, signe une fois de plus un bijou de la réalisation. Ce faux plan séquence apparaît finalement vrai tant la maîtrise y est. Tenu en haleine tout du long par des visuels époustouflants et un George MacKey qui dégage une sincérité folle, on ne voit absolument pas le temps passer. Une fois que l'on lance 1917, on ne peut s'en décrocher avant la fin. Bien que la force du film passe par sa réalisation magistrale et sa direction d'acting, l'histoire est juste et authentique et la BO plus qu'en adéquation avec son œuvre. Il est bien évidemment préférable de voir ce film sur grand écran, pour qu'il ne perde pas de sa superbe. Chef d'œuvre de réalisation, ce qui suffit à lui même : 5/5.
"Oh non, encore un film de guerre fait par les américains" me suis-je dit instinctivement avant d'aller voir "1917". Mais bon, avec Sam Mendes aux commandes, il y a de quoi s'y risquer... et quels risques ! Je ne m'attendais pas à être autant "embrigadé" par le film. Le dispositif du (faux) plan-séquence qui s'étale sur deux heures est immersif au possible et m'a mis en apnée à plusieurs reprises. Pour ceux qui ne vont pas souvent au cinéma, je pense que "1917" gagne vraiment à être vu sur grand écran ; c'est du grand spectacle, furieux et magistral ! L'histoire, inspirée des récits du grand-père du réalisateur, raconte la mission périlleuse de deux soldats anglais qui consiste à passer en territoire ennemi afin de livrer un message vital qui sauvera la vie de milliers d'hommes. Le dispositif de Mendes s'articule autour de ce scénario et s'engage à plonger le spectateur dans l'action en ne lâchant jamais les deux protagonistes de vue : George MacKay et Dean-Charles Chapman font d'ailleurs preuve d'une endurance et d'une candeur remarquables. On est très près de leurs corps, avec une musique prégnante et intense, avec des mouvements de caméra absolument dingues, une multitude de décors racontant chacun une page de ce périple mais aussi un nombre incalculable de figurants et d'effets... Bref, une apothéose de cinéma qui transcende et secoue ! On a là une belle prouesse technique et cinématographique qui nous en met plein les yeux et nous donne l'impression d'être sur une montagne-russe... Je suis sorti de la salle éprouvé, comme si j'avais moi aussi parcouru cette longue distance avec les personnages. Cette expérience sensorielle est rare, surtout lorsque l'aspect technique met en valeur l'histoire et vice-versa. Bien entendu, aborder les tranchées de la Première Guerre mondiale fait écho à d'autres, plus récentes, et en cela, Sam Mendes assure un coup de maitre en évitant toute morale et en privilégiant les émotions fortes pour rendre hommage aux héros de guerre.
Allez soyons franc, « 1917 » est un film de guerre maîtrisé de bout en bout qui vaut son pesant de popcorn. Certains diront blockbuster, d’autres film froid qui retrace sans empathie l’expérience de nos ancêtres… personnellement j’opterais pour film à budget moyen qui se démarque en utilisant une technique certes déjà connue et utilisée, mais une technique quand même : le plan séquence. Sam Mendes avait sans doute l’envie de nous faire vivre en temps réel une mission clé de la survie des troupes alliés lors de la Grande Guerre. C’est réussi. La reconstitution des décors et des costumes est tout simplement splendide. Nous sommes immergés dans un no-man’s land des plus terrifiants et authentiques et nous suivons une course contre la montre qui s’apparente à du suicide.
« 1917 » est donc une bonne retranscription composée de maîtrise historique et technique. Sam Mendes l’a d’ailleurs souligné dans une de ses interviews : « Très peu de films évoquent la Première Guerre Mondiale car c’est une guerre immobile qui consistait à attendre des jours et des jours dans les tranchées pour finalement mourir 200 ou 300 mètres plus loin ». L’originalité de ce film, c’est la singularité d’une petite mission intégrée dans la guerre. Rajouter une petite histoire dans l’histoire.
Contrairement à un film comme « Dunkerque » de Christopher Nolan, « 1917 » ne fait pas un documentaire de la guerre et n’hésite pas à nous donner une dimension héroïque (et ce sans en faire des tonnes non plus). Un homme pour en sauver 1 600 autres, 1 600 autres comme lui. La mission aurait pu être assignée à lui ou à un autre, la finalité aurait été la même. D’où l’importance d’un personnage que l’on suit et qui a un impact tout au long de l’histoire sans pour autant être mis sur un piédestal.
En résumé, « 1917 » est un film prenant et abouti où très peu de défauts peuvent être décelés en termes de technique ou de procédés utilisés. On se croit vraiment sur place avec les poilus. Reste à savoir si c’est un film qui pousse à la réflexion ? Pas nécessairement. Bien entendu on peut repenser aux horreurs de la guerre (villages rasés, faune et flore dévastés) et la souffrance vécue dans les tranchées. Malheureusement ce n’est pas l’objet du film et l’empathie reste assez « légère » dans la narration. Belle claque visuelle toutefois.
Après “American Beauty” ou les deux derniers James Bond “Skyfall” et “Spectre”, Sam Mendes nous emporte dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale aux côtés de deux comédiens méconnus. “1917” va suivre deux jeunes soldats britanniques qui se voient assigner une mission suicidaire, celle de traverser le no man’s land et les lignes ennemies pour délivrer un message aux environs d’Ecoust-Saint-Mein qui permettra de sauver 1 600 soldats avant qu’ils ne tombent dans un piège tendu par l’armée allemande. Le réalisateur nous offre une expérience totalement immersive grâce à un faux plan séquence de deux heures. Ce défi technique qui nous rappelle “Birdman” n’avait jamais été fait sur un film de guerre. Oppressant à tout instant, le film déjoue l’épreuve de la temporalité et le spectateur aura l’impression de passer une journée entière en territoire hostile. George MacKay et Dean-Charles Chapman crèvent littéralement l’écran et nous font prendre conscience de l’engagement des soldats à servir notre nation. Bouleversant de bout en bout, la musique épique de Thomas Newman accentue l’importance d’une oeuvre qui restera dans nos mémoires pour longtemps. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Vu grâce au Club 300. Visuellement incroyable le film de Sam Mendes va sans doute faire date. Néanmoins un reproche peut lui être fait, à savoir que la forme a tendance à prendre le dessus sur le fond.
1917 est un film qui a été vendu essentiellement comme une vision de la Première Guerre mondiale à travers un plan-séquence. Toutefois, ce pari technique assez mensonger (le film est en fait constitué de deux plans-séquences qui n’en sont pas véritablement puisqu’ils ne possèdent cette caractéristique que grâce à des trucages numériques) constitue un peu la limite du film de Sam Mendes. En effet, on ressent un peu l’aspect numérique permettant de créer cette vision (paradoxalement sans pour autant être vraiment capable de dire à quels endroits il se situe) et l’unité de temps fait que certains moments ne présentent pas de réel intérêt. 1917 est donc une œuvre à voir pour son pari technique mais le film ne possède pas la force d’un Il faut sauver le soldat Ryan pour sa représentation de la guerre et, pour ce qui est de l’aspect technique, n’est pas aussi marquant que le plan-séquence qui ouvrait le précédent film du cinéaste : 007 Spectre.
J'ai vu un film... qui relate un épisode particulier de la 1ère Guerre Mondiale, autour de la ligne de front, sur un terrain du nord de la France combattu par les Anglais et les Allemands. L'objectif de Sam Mendès est de réaliser le film en un seul plan séquence du début à la fin... Et il faut avouer que pendant toute la première partie, on est tenu en haleine dans cette immersion, sans pareil de la 1ère GM. Cette réalisation originale gagne son pari, c’est un film haletant qui tient le spectateur en tension du début à la fin. L’acteur principal (George McKay) remplit sa mission, il campe parfaitement son personnage, en croisant quelques acteurs anglais bien connus (Mark Strong, Benedict Cumberbatch, Colin Firth...). A mon sens, il y a quelques détours un peu trop romancés à mon goût, quelques violons et autres larmes recherchées, était-ce bien nécessaire ? La 2nde partie du film m'a semblé parfois un peu longue, et le concept de ce plan-séquence remplit un peu moins son rôle... D'ailleurs la musique est bien plus présente, comme pour masquer l'essoufflement de la narration. Ce film est à conseiller pour découvrir les conditions des combats dans les tranchées en 1917, pour (presque) tout public. Il y a beaucoup d'ambitions et de volonté, mais parfois, il y a quelques incohérences, quelques coupes mal taillées, Mais au final, on sort de là, comme le héros du film... rincé, fatigué, épuisé d'avoir couru hors de la tranchée... on termine en apnée... et avec l'idée qu'on a traversé un épisode de l'horreur de cette guerre... Un sujet poignant traité avec ambition...
La première singularité du film est d'être tourné comme un unique plan séquence de près de 2h. En vérité ce système est loin d'être innovant, on peut ainsi citer des films comme "La Corde" (1948) de Hitchcock ou "Snake Eyes" (1998) de De Palma, ce qui ne gâche en rien la gageure d'un tel parti pris ! En effet, on reste bluffé par le concept où on suit les deux soldats à travers les tranchées, le no man's land, le front de par et d'autre sans discontinuer. On peut en effet tiquer sur la première partie où on reste perplexe par les Tommies qui sont tous bien rasés, qui sont en uniformes bien propres et dans des conditions un peu trop aseptisés. Mais ensuite on reste happé par le récit, tendu et prenant à chaque instant tant on est proche de ces deux soldats. En prime il y a également quelques passages dantesques comme la poursuite dans les ombres d'une ruine ou la course au milieu d'une charge de fantassins. Un bel hommage aux héros de 14-18. Site : Selenie
Sam Mendes ne fait pas beaucoup de films mais lorsqu'il en sort un, c'est souvent du lourd. Rare sont les films traitant de la 1ère guerre mondiale car c'est une guerre très statique et donc peu propice à la réalisation de films. Mais Sam Mendes a réussi un incroyable pari : raconter une histoire durant la 1ère guerre mondiale en suivant 2 soldats devant avertir toute une escouade de ne pas attaquer au matin puisqu'un piège les attend. Et pour motiver les soldats, l'un d'eux a son frère dans l'escouade. Le pari incroyable fut également de réaliser le film sous un seul plan séquence permettant au spectateur d'avoir une impression d'être au milieu des tranchées. Bref : une grande réussite pour une guerre dont on parle trop peu.
Une claque intégrale. Ce n'est pas un film de guerre, ni un documentaire. C'est une œuvre d'art qui prend la guerre en toile de fond. Si certaines critiques sont fondées, il n'en reste pas moins une œuvre qui fera date, un torrent d'émotions que j'ai ressenti, de nombreuses lectures, un voyage initiatique qui s'ouvre sur des actes avec des tableaux, de la poésie, une fin onirique (d'ailleurs la fin est elle réelle apres le sniper? On peut imaginer que c'est un long rêve avant la mort...) , une photo superbe et une prouesse technique. Quel bel hommage pour son grand père que vient de faire Sam Mendes. Bravo, le cinéma peut encore émouvoir et impressionner.
1917 est un grand film ! Une œuvre importante. Une expérience immersive des plus sublime. Veillez m'excuser si j'hésite sur les mots, je suis encore sous le choc. Ici, l'auteur de Skyfall a choisi de mettre en scène un long-métrage qui relève de la prouesse technique, visuelle et artistique, en collaborant notamment avec le génie de la composition des cadres et des couleurs : Roger Deakins. Autant vous dire, l'esthétique et la photographie sont splendides. Bien entendu, Mendes n'invente rien, il s'inspire, mais propose un ensemble plus que mémorable. Ce dernier se permet même quelques séquences oniriques durant la bataille, renforçant ainsi l'impression d'être dans un rêve orangé... Entre technicité irréprochable et réussite immersive, le public ne pourra qu'être ravi. Les amateurs de plans-séquences quant à eux tomberont inlassablement amoureux de l'œuvre.
Sam Mendes s'est totalement investi dans ce film - il est à la fois producteur, réalisateur et scénariste - pour nous exposer un épisode véritable de la Grande Guerre qui lui tenait à cœur pour lui avoir été raconté par son grand-père britannique, lui-même soldat dans les tranchées françaises. Alors bien sûr, on a déjà vu beaucoup de films de guerre filmés à la hauteur des soldats, on a même vu quelques chefs d'oeuvre sur la guerre de 14. Celui-ci tire son épingle du jeu par la qualité de la reconstitution - avec un image et un son remarquables ! - et de sa réalisation. Notez que le directeur de la photo n'est rien moins que Roger Deakins que l'on a vu à l'oeuvre notamment dans Blade Runner, Sicario, Skyfall ou Fargo. Sans acteur vedette, ou presque, avec un scénario dont on devine aisément l'issue, il réussit à nous captiver et à nous tenir en haleine au fur et à mesure de la course contre la montre que livrent deux pauvres soldats transformés en héros par la mission qu'on leur a confiée.
J'ai pu assister à l'avant-première de « 1917 » avec le Club300AlloCine et en présence surprise du réalisateur Sam Mendes. Ce film de guerre relate une seule mission, un seul but : que deux jeunes soldats aillent livrer une lettre d'une grande importance afin d'éviter le massacre de 1600 soldats. L'histoire suit ainsi le chemin et les péripéties de ces deux hommes, du point A au point B, leur temps étant limité. J'ai eu un peu de mal à me mettre dans le film au début, mais plus le scénario avance, plus le film tient en haleine face à ce combat pour survivre et réussir cette mission. C'est un champs d'horreur, de danger et de peur. Mais le point le plus spectaculaire de « 1917 » est son montage, réalisé comme un unique plan-séquence de deux heures. On n'y voit que du feu, c'est bluffant et hypnotisant ! Les images sont également magnifiques et horrifiques à la fois. Ce procédé nous permet de vivre des scènes complètement anxiogènes et surtout marquantes. « 1917 » raconte en soi une histoire simple, mais par le biais d'une technique brillante, nous plongeant dans un cinéma immersif et intense.