Note moyenne
4,3
30398 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
408 critiques
4
600 critiques
3
237 critiques
2
175 critiques
1
73 critiques
0
64 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Bon film sur la première guerre mondiale. La fameuse guerre des tranchées qui a fait des millions de morts. Une boucherie qui aujourd’hui ne fait pas écho et malheureusement continue à ce reproduire par ces conflits mondiaux que nous traversons sans cesse.
La scéne de la traversée du no mans land par les 2 soldats Britanniques est marquante et vaut probablement celle du débarquement dans Il faut sauver le soldat Ryan. J'ai sérieusement décroché à partir des scènes de nuit dans le village dévasté. J'ai compris à ce moment que ce film relevait davantage de l'exercice stylistique que du témoignage historique
Un long cheminement dans les tranchées de 1917. Paysage sinistre, silence étourdissant, no man’s land... jusqu’à la scène de l’avion : « Je crois que tu vas mourir... » Champs de ruine, chaos, ville morte, incendie, labyrinthe, décor de fin du monde pour s’entendre dire : « Foutez-moi le camp ! » La fin est bouleversante. Un film abouti et justement récompensé.
Agréablement surpris par ce film de guerre made un Europe. Le scénario n'est pas des plus innovant. Pas non plus d'effets spéciaux ou pyrotechniques hollywoodiens, quoi que pas ridicule malgré tout dans le domaine. Par contre gros travail sur l'ambiance et la mise scène de réalisé ! Pour le coup c'est une vraie réussite. Certains décors impressionnent même véritablement. En premier lieu, les tranchées, puis le no man's land, avec ces barbelés, cette boue, ces corps,... ou cette ville ruinée qu'un incendie teinte d'un orange surnaturel au coeur d'une nuit noire. On a forcément une pensée pour ces hommes qui furent plongés de force dans cet enfer... "Plus jamais ca" qu'on a dit une fois terminée. On sait ce qu'il est advenu malheureusement... Comme un certain penseur disait, la seule leçon que l'histoire nous ai donné, c'est qu'on tire pas de leçon de l'histoire...
Un film de guerre à l'esthétique et la mise en scène soignées. Toute la première partie pourrait faire penser à un long plan séquence
Film très réaliste, sauf à mon sens la scène où le protagoniste principal rencontre une jeune femme avec son enfant, ce qui est plus qu' improbable, toutes ces zones étaient depuis longtemps désertées par tous leurs habitants, puisque occupées par les Allemands. Il est difficile de comprendre pourquoi les scénaristes ont toujours besoin de rajouter ce genre de scène totalement décalée et improbable, qui enlève de la crédibilité au scénario, qui par ailleurs se suffit à lui même.
Très bon film, une claque au cinéma ! Ce traveling qui suit le personnage principal du début à la fin , c'est à voir absolument au moins une fois ! Un très grand film !
Le plan sequence est une idée formidable... Le passage du front et de la tranchée prend aux tripes.
C'est tout, le reste est trop propre, les situations parfois idiotes, pour créer des rebondissements inutiles, quand l'immersion dans l'horreur de 14-18 est bien suffisante
C'est tout, le reste est trop propre, les situations parfois idiotes, pour créer des rebondissements inutiles, quand l'immersion dans l'horreur de 14-18 est bien suffisante
"1917" n’est pas un film de guerre, c’est une déception interactive. Même comme jeu vidéo, où les protagonistes doivent avancer d’un point A à un point B en évitant des pièges, ce film technique émotionnellement vide, qui transforme l’enfer des tranchées en expérience ludique désincarnée, n’est pas bon. La technique ne peut tenir lieu de réalisme historique, surtout avec des situations invraisemblables, des cascades absurdes et des personnages aux comportements algorithmiques.
Avec "1917" (2019), le réalisateur Sam Mendes s'attaque au monument du film de guerre sous un angle d'une audace folle. Inspiré par les récits de son propre grand-père, il nous livre une course contre la montre haletante à travers un enfer de boue et de barbelés. Le résultat est une expérience viscérale et spectaculaire qui, malgré quelques concessions liées à son concept, s'impose comme une œuvre cinématographique majeure.
La plus grande force du film réside évidemment dans sa prouesse technique phénoménale : l'illusion d'un unique plan-séquence de deux heures. Orchestré par Mendes et son légendaire directeur de la photographie, Roger Deakins, ce parti pris de mise en scène est d'une efficacité immersive redoutable. En collant au plus près des pas des protagonistes, la caméra capte chaque respiration, chaque seconde d'attente et chaque explosion avec un réalisme terrifiant, emprisonnant littéralement le spectateur au cœur de la Grande Guerre. Cet exploit est sublimé par la splendeur de la photographie de Roger Deakins, dont les compositions visuelles — à l'image de la traversée nocturne d'un Écoust-Saint-Mein en ruine et en flammes — confinent à la poésie onirique pure.
Cette odyssée s'appuie également sur une reconstitution historique monumentale de réalisme et sur les performances exceptionnelles de deux révélations : George MacKay et Dean-Charles Chapman. Choisir de jeunes acteurs peu identifiés par le grand public s'avère payant. MacKay, en particulier, porte le film sur ses épaules avec une sincérité désarmante et une intensité physique de chaque instant, tandis que les grandes stars hollywoodiennes ne font que de brèves apparitions marquantes.
On pourra toutefois reprocher à cette machinerie impressionnante de laisser parfois la forme prendre le pas sur le fond. Le procédé du plan-séquence ininterrompu, s'il est techniquement étourdissant, s'avère par moments si visible qu'il flirte avec la démonstration de force artistique, au détriment de l'épaisseur psychologique profonde des personnages. De plus, le dispositif impose un scénario très linéaire et classique — une simple livraison de message d'un point A à un point B — qui peut évoquer la structure géométrique d'un jeu vidéo d'infiltration. Enfin, pour préserver l'authenticité du temps réel, le récit subit quelques baisses de régime inévitables lors des phases de transition lentes entre deux séquences d'action d'une tension extrême.
Néanmoins, ces quelques réserves narratives s'effacent rapidement devant la puissance plastique et la force sensorielle du voyage. "1917" est une œuvre d'art brute, un choc visuel et physique incontournable qui repousse les frontières de la mise en scène.
La plus grande force du film réside évidemment dans sa prouesse technique phénoménale : l'illusion d'un unique plan-séquence de deux heures. Orchestré par Mendes et son légendaire directeur de la photographie, Roger Deakins, ce parti pris de mise en scène est d'une efficacité immersive redoutable. En collant au plus près des pas des protagonistes, la caméra capte chaque respiration, chaque seconde d'attente et chaque explosion avec un réalisme terrifiant, emprisonnant littéralement le spectateur au cœur de la Grande Guerre. Cet exploit est sublimé par la splendeur de la photographie de Roger Deakins, dont les compositions visuelles — à l'image de la traversée nocturne d'un Écoust-Saint-Mein en ruine et en flammes — confinent à la poésie onirique pure.
Cette odyssée s'appuie également sur une reconstitution historique monumentale de réalisme et sur les performances exceptionnelles de deux révélations : George MacKay et Dean-Charles Chapman. Choisir de jeunes acteurs peu identifiés par le grand public s'avère payant. MacKay, en particulier, porte le film sur ses épaules avec une sincérité désarmante et une intensité physique de chaque instant, tandis que les grandes stars hollywoodiennes ne font que de brèves apparitions marquantes.
On pourra toutefois reprocher à cette machinerie impressionnante de laisser parfois la forme prendre le pas sur le fond. Le procédé du plan-séquence ininterrompu, s'il est techniquement étourdissant, s'avère par moments si visible qu'il flirte avec la démonstration de force artistique, au détriment de l'épaisseur psychologique profonde des personnages. De plus, le dispositif impose un scénario très linéaire et classique — une simple livraison de message d'un point A à un point B — qui peut évoquer la structure géométrique d'un jeu vidéo d'infiltration. Enfin, pour préserver l'authenticité du temps réel, le récit subit quelques baisses de régime inévitables lors des phases de transition lentes entre deux séquences d'action d'une tension extrême.
Néanmoins, ces quelques réserves narratives s'effacent rapidement devant la puissance plastique et la force sensorielle du voyage. "1917" est une œuvre d'art brute, un choc visuel et physique incontournable qui repousse les frontières de la mise en scène.
Le concept du faux plan séquence finit par plomber le film, le rendant épuisant et gâchant toute tentative de créer l'événement au détour d'une scène marquante.
L’année 1917
Sam Mendes et son grand-père Alfred
Ce qui m’a plu dans le film
L’année 1917
1917 se passe en 1917, qui fut une année tournant de la Guerre de 14-18. Elle fut marquée par la révolution bolchevique en Russie et le retrait subséquent de la Russie du conflit, par l'entrée en guerre décisive des États-Unis et par de nombreuses mutineries au sein des troupes françaises. Cela, on peut le comprendre devant les conditions de combat atroces de tous ces jeunes hommes arrachés à leur petit village pour les tranchées. Ils virent tomber d’innombrables victimes dont beaucoup furent abandonnées à la pourriture. Ils durent obéir à certains ordres considérés comme suicidaires. Ils souffrirent en 1917 sous le coup de nouveaux armements : les avions de combat, les premiers chars d’assaut, les armes semi-automatiques et automatiques, l’utilisation massive d’obus d’artillerie et le fameux gaz moutarde des Allemands, champions de chimie. Un grand-oncle que je n’ai pas connu a été gazé. Il a survécu à tous les sens du terme et ma mère témoignait de son épouvantable aspect, de ses problèmes respiratoires, de sa réclusion sociale et de son alcoolisme d’homme souffrant de faire peur aux enfants.
Sam Mendes et son grand-père Alfred
Sam Mendes ne parle pas de tout cela mais il semble avoir une connexion directe avec ce qu’il nous montre. Et en effet, le film se termine sur des remerciements envers Alfred Mendes pour avoir raconté ses histoires de guerre. Et Alfred Mendes est son grand-père. J’apprends sur le site de la BBC que cet homme fut enrôlé à l’âge de 17 ans, de 1916 à 1918. Sam Mendes nous les montre, ces adolescents, se trainant dans la boue, déjouant la peur, l’épuisement, la souffrance, l’ennui et la pénurie, blaguant souvent et faisant preuve d’héroïsme et mourant parfois en pensant à leur maman. « Les histoires (de mon grand-père) n’étaient pas des histoires d’héroïsme ou de bravoure, ou de comment il gagna ses deux médailles, raconte Mendes, mais des histoires de chance et de coïncidence et de combien il était chanceux d’être en vie. » L’une des histoires marqua Sam Mendes, celle où Alfred transporta seul un message à travers un no man’s land, au crépuscule. Cette évocation donna au réalisateur l’idée d’en faire une aventure de « proportion plus épique. »
1917, le film, c’est cela, l’aventure de deux, spoiler: puis d’un seul,
soldats britanniques, à travers les lignes ennemies supposément désertées, jusqu’à un poste anglais avancé, pour transmettre un message décisif, qui accessoirement doit sauver le frère de l’un des messagers. L'action se situe au printemps, au mois d'avril. Les prairies, quand elles existent encore, sont vertes et les arbres en fleurs.
Mendes a déclaré en 2019 que son film montrait "the story of a messenger who has a message to carry ». Et c’est vrai et c’est épique.
Ce qui m’a plu dans le film
Les deux jeunes soldats sont magnifiquement incarnés par Dean-Charles Chapman (le caporal Blake) et surtout George MacKay, dont le personnage (le caporal Schofield) se dépasse physiquement et moralement pour accomplir sa mission surhumaine. Cet acteur, que j’avais vu dans Captain Fantastic, est un acteur fantastique qui a appris le métier sur le tas.
Plusieurs comédiens très connus font de courtes apparitions appréciées : Colin Firth, Andrew Scott, Mark Strong à la voix grave enchanteresse, Benedict Cumberbatch. Dans ce film essentiellement masculin, une femme et un bébé fille sont des civiles françaises se terrant dans les ruines en feu d’un village français, Ecoust (dans le Pas-de-Calais). Les femmes sont néanmoins très présentes dans l’esprit des soldats et dans leurs poches, sous la forme de photos. Ce sont leur mère, leur fiancée, celles vers qui ils souhaitent retourner.
1917 est « a movie with no cuts, rather than a one-shot movie » a dit Sam Mendes. « Compliqué à tourner, 1917 est pourtant ce qu'on appelle un "faux plan-séquence". Ce n'est en effet pas un unique plan-séquence qui compose le film, mais plusieurs scènes longues mises bout à bout, donnant l'impression de ne jamais être coupées grâce à des ficelles de montage et une virtuosité technique. »
En effet, le film est célèbre pour la façon dont il a été filmé, un morceau de bravoure à lui tout seul. La caméra suit les personnages lors de leur périple et on a l’impression de faire partie de l’expédition. De mini documentaires sont disponibles ici et là sur ce sujet, y compris sur Allociné.
Certaines scènes sont effrayantes : la découverte des tranchées allemandes, l’exploration d’une ferme abandonnée, la traversée d’Ecoust. On est pris dans une ambiance d'angoisse, de désolation, de mort qui se cache derrière la moindre porte, le moindre obstacle sur la plaine.
D’autres scènes sont de petits moments de respiration et de poésie, comme celle où les deux soldats traversent un verger massacré de cerisiers en fleurs ; celle où Schofield chante une berceuse à un doux bébé dans une cave. La jolie et terrible scène où Schofield, presque mort, se laisse dériver dans la rivière Croisilles évoque Ophélie chantant et flottant parmi les fleurs, juste avant de se noyer, dans le tableau de 1851 de John Everett Millais. (La référence la plus contemporaine de ce tableau, nous la devons à Taylor Swift dans son merveilleux clip « Fate of Ophelia »). La référence a été explicitement placée par Roger Deakins, le directeur de la photographie. Il évoque l’abandon à la mort du personnage à ce moment-là de l’histoire. Roger Deakins fait d’autres références artistiques dans le film : l’expressionnisme allemand (la nuit à Ecoust) ; le clair-obscur du Caravage dans la scène de la cave à Ecoust ; Turner et le romantisme dans la scène de l’église en flammes ; la série de gravures « Les désastres de la guerre » de Goya dans la représentation du no man’s land. Même sans reconnaitre ces références, on ne peut que trouver le film beau.
La musique du compositeur américain Thomas Newman a été très appréciée semble-t-il. Elle est belle mais trop démonstrative à mon goût. C’est-à-dire qu’elle précède et accompagne trop les émotions que les spectateurs sont censées éprouver. Elle est trop manipulatrice, même si ce terme est un peu fort.
En revanche, j’ai été très touchée par la chanson « I Am a Poor Wayfaring Stranger », gravement interprétée par Jos Slovick, dans une scène quasi onirique où le héros trouve enfin le bataillon qu’il recherche. Cette chanson de folk / gospel est née au 19e siècle aux Etats-Unis. Elle raconte le voyage d’une âme désolée vers sa maison, qui semble être au delà de la mort :
« I am a poor wayfaring stranger
I'm travellin' through this world of woe
Yet there's no sickness, toil, nor danger
In that bright land to which I go »
Elle illustre parfaitement l’histoire.
Un autre moment musical est très touchant. C’est la berceuse chantée par Schofield, multi blessé et épuisé, au bébé dans la cave, alors que le bébé lui tient la main. Bon, on peut aussi y voir une métaphore optimiste des motivations du soldat : Je me bats pour toi, bébé fille, car tu es l’avenir !
Sam Mendes et son grand-père Alfred
Ce qui m’a plu dans le film
L’année 1917
1917 se passe en 1917, qui fut une année tournant de la Guerre de 14-18. Elle fut marquée par la révolution bolchevique en Russie et le retrait subséquent de la Russie du conflit, par l'entrée en guerre décisive des États-Unis et par de nombreuses mutineries au sein des troupes françaises. Cela, on peut le comprendre devant les conditions de combat atroces de tous ces jeunes hommes arrachés à leur petit village pour les tranchées. Ils virent tomber d’innombrables victimes dont beaucoup furent abandonnées à la pourriture. Ils durent obéir à certains ordres considérés comme suicidaires. Ils souffrirent en 1917 sous le coup de nouveaux armements : les avions de combat, les premiers chars d’assaut, les armes semi-automatiques et automatiques, l’utilisation massive d’obus d’artillerie et le fameux gaz moutarde des Allemands, champions de chimie. Un grand-oncle que je n’ai pas connu a été gazé. Il a survécu à tous les sens du terme et ma mère témoignait de son épouvantable aspect, de ses problèmes respiratoires, de sa réclusion sociale et de son alcoolisme d’homme souffrant de faire peur aux enfants.
Sam Mendes et son grand-père Alfred
Sam Mendes ne parle pas de tout cela mais il semble avoir une connexion directe avec ce qu’il nous montre. Et en effet, le film se termine sur des remerciements envers Alfred Mendes pour avoir raconté ses histoires de guerre. Et Alfred Mendes est son grand-père. J’apprends sur le site de la BBC que cet homme fut enrôlé à l’âge de 17 ans, de 1916 à 1918. Sam Mendes nous les montre, ces adolescents, se trainant dans la boue, déjouant la peur, l’épuisement, la souffrance, l’ennui et la pénurie, blaguant souvent et faisant preuve d’héroïsme et mourant parfois en pensant à leur maman. « Les histoires (de mon grand-père) n’étaient pas des histoires d’héroïsme ou de bravoure, ou de comment il gagna ses deux médailles, raconte Mendes, mais des histoires de chance et de coïncidence et de combien il était chanceux d’être en vie. » L’une des histoires marqua Sam Mendes, celle où Alfred transporta seul un message à travers un no man’s land, au crépuscule. Cette évocation donna au réalisateur l’idée d’en faire une aventure de « proportion plus épique. »
1917, le film, c’est cela, l’aventure de deux, spoiler: puis d’un seul,
soldats britanniques, à travers les lignes ennemies supposément désertées, jusqu’à un poste anglais avancé, pour transmettre un message décisif, qui accessoirement doit sauver le frère de l’un des messagers. L'action se situe au printemps, au mois d'avril. Les prairies, quand elles existent encore, sont vertes et les arbres en fleurs.
Mendes a déclaré en 2019 que son film montrait "the story of a messenger who has a message to carry ». Et c’est vrai et c’est épique.
Ce qui m’a plu dans le film
Les deux jeunes soldats sont magnifiquement incarnés par Dean-Charles Chapman (le caporal Blake) et surtout George MacKay, dont le personnage (le caporal Schofield) se dépasse physiquement et moralement pour accomplir sa mission surhumaine. Cet acteur, que j’avais vu dans Captain Fantastic, est un acteur fantastique qui a appris le métier sur le tas.
Plusieurs comédiens très connus font de courtes apparitions appréciées : Colin Firth, Andrew Scott, Mark Strong à la voix grave enchanteresse, Benedict Cumberbatch. Dans ce film essentiellement masculin, une femme et un bébé fille sont des civiles françaises se terrant dans les ruines en feu d’un village français, Ecoust (dans le Pas-de-Calais). Les femmes sont néanmoins très présentes dans l’esprit des soldats et dans leurs poches, sous la forme de photos. Ce sont leur mère, leur fiancée, celles vers qui ils souhaitent retourner.
1917 est « a movie with no cuts, rather than a one-shot movie » a dit Sam Mendes. « Compliqué à tourner, 1917 est pourtant ce qu'on appelle un "faux plan-séquence". Ce n'est en effet pas un unique plan-séquence qui compose le film, mais plusieurs scènes longues mises bout à bout, donnant l'impression de ne jamais être coupées grâce à des ficelles de montage et une virtuosité technique. »
En effet, le film est célèbre pour la façon dont il a été filmé, un morceau de bravoure à lui tout seul. La caméra suit les personnages lors de leur périple et on a l’impression de faire partie de l’expédition. De mini documentaires sont disponibles ici et là sur ce sujet, y compris sur Allociné.
Certaines scènes sont effrayantes : la découverte des tranchées allemandes, l’exploration d’une ferme abandonnée, la traversée d’Ecoust. On est pris dans une ambiance d'angoisse, de désolation, de mort qui se cache derrière la moindre porte, le moindre obstacle sur la plaine.
D’autres scènes sont de petits moments de respiration et de poésie, comme celle où les deux soldats traversent un verger massacré de cerisiers en fleurs ; celle où Schofield chante une berceuse à un doux bébé dans une cave. La jolie et terrible scène où Schofield, presque mort, se laisse dériver dans la rivière Croisilles évoque Ophélie chantant et flottant parmi les fleurs, juste avant de se noyer, dans le tableau de 1851 de John Everett Millais. (La référence la plus contemporaine de ce tableau, nous la devons à Taylor Swift dans son merveilleux clip « Fate of Ophelia »). La référence a été explicitement placée par Roger Deakins, le directeur de la photographie. Il évoque l’abandon à la mort du personnage à ce moment-là de l’histoire. Roger Deakins fait d’autres références artistiques dans le film : l’expressionnisme allemand (la nuit à Ecoust) ; le clair-obscur du Caravage dans la scène de la cave à Ecoust ; Turner et le romantisme dans la scène de l’église en flammes ; la série de gravures « Les désastres de la guerre » de Goya dans la représentation du no man’s land. Même sans reconnaitre ces références, on ne peut que trouver le film beau.
La musique du compositeur américain Thomas Newman a été très appréciée semble-t-il. Elle est belle mais trop démonstrative à mon goût. C’est-à-dire qu’elle précède et accompagne trop les émotions que les spectateurs sont censées éprouver. Elle est trop manipulatrice, même si ce terme est un peu fort.
En revanche, j’ai été très touchée par la chanson « I Am a Poor Wayfaring Stranger », gravement interprétée par Jos Slovick, dans une scène quasi onirique où le héros trouve enfin le bataillon qu’il recherche. Cette chanson de folk / gospel est née au 19e siècle aux Etats-Unis. Elle raconte le voyage d’une âme désolée vers sa maison, qui semble être au delà de la mort :
« I am a poor wayfaring stranger
I'm travellin' through this world of woe
Yet there's no sickness, toil, nor danger
In that bright land to which I go »
Elle illustre parfaitement l’histoire.
Un autre moment musical est très touchant. C’est la berceuse chantée par Schofield, multi blessé et épuisé, au bébé dans la cave, alors que le bébé lui tient la main. Bon, on peut aussi y voir une métaphore optimiste des motivations du soldat : Je me bats pour toi, bébé fille, car tu es l’avenir !
6 avril 1917. Une journée parmi d'autres, sauf pour deux soldats britanniques à qui l'on confie une mission a priori impossible. Le général Erinmore (Colin Firth) les encourage à sa façon : "Vers la gloire ou vers le linceul, voyagera plus vite qui va seul." À partir de cet instant, la caméra ne lâche plus les caporaux William Schofield (George MacKay) et Tom Blake (Dean-Charles Chapman). Aucun moment de répit ou presque dans cette course contre la montre empreinte d'un réalisme saisissant. À commencer par l'incroyable reconstitution des tranchées et du no man's Land. La réalisation de Sam Mendes est stupéfiante, comme un long plan séquence de deux heures. Les costumes et les accessoires semblent d'époque. Le film en devient presque envoûtant, tant on est aspiré par chaque instant de la mission de ces deux hommes. À découvrir en se souvenant que cette horreur de la Première Guerre mondiale a vraiment eu lieu et qu'il convient de toujours garder à l'esprit les conséquences de mauvaises décisions politiques.
Dans 1917, ce qui m’a le plus marqué, c’est la sensation de temps réel. Le film donne l’impression de suivre les personnages sans interruption, comme si on était collé à leur expérience du début à la fin. Cela crée une immersion très forte, presque physique.
Ce qui est intéressant, c’est que l’histoire est en réalité simple : deux soldats doivent traverser un territoire dangereux pour transmettre un message. Mais cette simplicité rend chaque obstacle beaucoup plus intense. On comprend que ce n’est pas la complexité de l’histoire qui crée l’émotion, mais la manière dont elle est vécue.
Le film montre aussi quelque chose de très profond : la guerre n’est pas seulement une suite d’événements, mais une expérience humaine continue où chaque seconde compte. Le spectateur ne voit pas seulement des actions, il ressent la fatigue, la peur et l’urgence avec les personnages.
En tant que future actrice, je trouve que ce film enseigne quelque chose d’essentiel : il ne faut pas “jouer” une situation, mais la traverser. Un personnage ne doit pas donner l’impression d’exister, il doit exister dans un flux continu, sans rupture, comme dans la vraie vie.
Au fond, 1917 montre que l’intensité ne vient pas de ce qui est raconté, mais de la manière dont on habite chaque instant.
Ce qui est intéressant, c’est que l’histoire est en réalité simple : deux soldats doivent traverser un territoire dangereux pour transmettre un message. Mais cette simplicité rend chaque obstacle beaucoup plus intense. On comprend que ce n’est pas la complexité de l’histoire qui crée l’émotion, mais la manière dont elle est vécue.
Le film montre aussi quelque chose de très profond : la guerre n’est pas seulement une suite d’événements, mais une expérience humaine continue où chaque seconde compte. Le spectateur ne voit pas seulement des actions, il ressent la fatigue, la peur et l’urgence avec les personnages.
En tant que future actrice, je trouve que ce film enseigne quelque chose d’essentiel : il ne faut pas “jouer” une situation, mais la traverser. Un personnage ne doit pas donner l’impression d’exister, il doit exister dans un flux continu, sans rupture, comme dans la vraie vie.
Au fond, 1917 montre que l’intensité ne vient pas de ce qui est raconté, mais de la manière dont on habite chaque instant.
Quel pari ! Sam Mendes ( American Beauty , Skyfall) nous offre du renouveau avec ce film de guerre se déroulant durant la Première Guerre mondiale ! Un seul plan séquence pour suivre les personnages principaux , ce qui rend l'histoire très immersive. La musique est juste, les acteurs sont bons , mais ce n'est pas un film d'action violent mais un beau film ( peut être ennuyeux si on est pas passionné de cinéma) . Le plan séquence ( faux) nous prouve la qualité du montage et semble très réaliste . La réalité historique est respectée, les costumes , les décors ...
Bref, film qui marque tant par son histoire que par son style !
Bref, film qui marque tant par son histoire que par son style !
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse