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« Les Misérables » a allègrement fait parler de lui à sa sortie. Gros succès critique, au point d’être dans la courses des films étrangers aux Oscars (pas de bol, c’était la même année que « Parasite » !). Joli succès public avec plus de 2 millions d’entrée. Et, tout comme « La Haine » dont il s’inspire, réactions obligatoires de la part des politiques. Au-delà du film de Mathieu Kassovitz, pour réaliser sa plongée dans la banlieue, Ladj Ly convoque (volontairement ou pas) d’autres références du genre, telles que « Training Day » ou « Do the Right Thing ». Mais il s’inspire surtout de son expérience, le bonhomme ayant vécu à Montfermeil où se déroule l’intrigue… et ayant également un casier judiciaire pas vraiment vierge. Pour quel résultat ? « Les Misérables » sent clairement le vécu, et présente la banlieue comme une structure complexe. Passée une introduction montrant une France unie et en liesse lors de la finale de la Coupe du Monde 2018, le naturel revient au galop dans la cité ! Politiciens locaux minables, repentis tournés vers l’islam, policiers exténués et agressifs, gitans racistes et violents, adolescents n’ayant rien de mieux à faire que des actes stupides : tout ce monde individualiste en prend pour son grade, et va s’agiter suite à un incident regrettable, filmé par un drone. A part peut-être les figures religieuses locales, présentées comme nobles et apaisantes, portrait sans doute à prendre avec des pincettes. Tout ceci filmé avec un certain soin, surtout pour un premier long-métrage. Une alternance de caméra à l’épaule pour faire documentaire, avec des plans au drone qui sont légitimes au vu de l’intrigue. Une photographie estivale plutôt jolie. Un montage réussi. Des acteurs peu connus mais excellents. Et un épilogue qui prend aux tripes. Bref, une vision formellement satisfaisante, qui a le mérite d’être personnelle (certaines idées évoquées ne plairont pas à tous).
Visuellement et techniquement c'est un sans-faute. Le récit est passionnant, prenant, immersif. La direction d'acteurs est remarquable. De façon globale toute démagogie et tout manichéisme sont évités. Les flics ne sont pas tous des anges ( de toute façon ils ne sont pas là pour ça), mais les jeunes de la cité non plus. C'est dans quelques scènes parfois très courtes mais très signifiantes que le réalisateur peine à convaincre, semblant se satisfaire
spoiler:
de l'influence des barbus musulmans, (à remarquer que les seul dialogues ratés sont justement ceux de l'iman qui parle comme dans les romans de Balzac.) Je n'ai pas non plus aimé le dialogue vers la fin entre Stéphane et Gwada, le premier se prenant pour un confesseur sans défaut (ça existe ça ?) et n'admettant pas que l'on puisse tout simplement perdre les pédales quand une situation nous dépasse. Ces critiques étant posées, l'essentiel du film reste excellent et on n'est pas près d'en oublier les scènes fortes comme celle du gosse face au lion, et évidemment ce déchaînement de violence à la fin et cette conclusion ouverte… tragiquement ouverte !
Au vu des critiques, j'étais assez emballé à l'idée de voir ce film. Au final, très déçu. Ce film sent l'amateurisme dans le mauvais sens du terme, tout sonne faux (les dialogues, les comportements), les personnages sont caricaturaux. Bref, vraiment pas un indispensable
C'est en revenant de regarder "Bac Nord" que je me suis rapellé de ce film...Il est tout aussi violent que "Bac Nord", mais montre bien le fossé qu'il y a entre "les forces de l'ordre" et les jeunes de Banlieue. A re-voir ou à louer pour se dire que c'est déjà sans doute trop tard !......
Que dire... Bien...Pas incroyable, cependant on ne sennuye pas une seconde le film nous tient en haleine. Je tiens à signaler quelques lourdeurs parfois mais dans l'ensemble les acteurs jouent bien
La 2ème partie est plus Intéressante
La 2ème partie est plus Intéressante
Un film qui représente vraiment les misérables, les misérables d'aujourd'hui, les misérables de partout. C'est le premier point fort du film. Son scénario, construit avec brio, ne nomme pas de méchants et de gentils, car en soit il n'y en a pas. Ce sont des parcours, des histoires, des environnements qui mènent les hommes et les femmes à cette situation et ça le film le montre parfaitement. Certes il y'a des personnages qui nous inspire plus de dégout (en même temps le film exagère parfois sur certains points de caractère), mais il est difficile de les détester purement. Les acteurs participent largement à cette nuance. Bravo au réalisateur d'avoir réussi un film ni anti banlieue ni anti flic, mais à l'inverse un film pro. Qui au lieu de les diviser les rassemble sur un point commun. Ils sont des misérables.
Le principal piège avec ce genre de film, ce sont les caricatures. Ladj Ly parvient à les éviter, en parti. La manière dont il décrit l'environnement totalement corrompu de la cité et des différents protagonistes qui veulent imposer un semblant de paix sociale est bluffant de réalisme. Ly n'est pas un grand cinéaste mais il sait de quoi il parle c'est une évidence. On verra par la suite si ce n'est pas un one shot.
La cité est bien filmé et les comédiens très convaincants.
La cité est bien filmé et les comédiens très convaincants.
Assez bien pendant en défendant le côté des cités et en prenant la posture de l’anti police. Assez grossier bien que bien tourné
Habituellement j'ai un a priori négatif sur les films primés à Cannes (comme sur ceux encensés par Telerama ou les Inrock) car c'est souvent synonyme de cinéma d'auteur qui se regarde filmer, de parisianisme, et d'oeuvres pour bobos en délire, mais là je rejoins à 200% le prix du jury qui a couronné "les misérables". Un film ultra attachant qui prend aux tripes, pas de manicheisme (même si la BAC n'y apparait pas sous son meilleur jour), juste des hommes et des femmes qui essayent de s'adapter à un environnement inhumain et hostile. Chapeau bas. 5 / 5
Film anti police sans nuances. Dommage, ce film aurait pu redorer un peu le blason des cités en mettant en avant ceux qui veulent et réussissent à s'en sortir plutôt que de justifier une violence que rien ne justifie. Je sais que ce n'est qu'une fiction, mais ce n'est malheureusement pas en stigmatisant ni en amalgamant certains comportements de la police que les pauvres jeunes de cités seront bien vus.
LES MISERABLES (2019): Un quartier difficile de la banlieue parisienne, des enfants livrés à eux-mêmes. Désœuvrement, agressivité, violence, misère sociale, une réalité quotidienne surveillée par une patrouille de la B.A.C. Le pouvoir de l'image, déclencheur de situations guerrières. Cette réalisation filmera un panier de crabes rempli de comportements différents. Devant une bavure policière, les esprits s'échaufferont. Description d'une fragilité, d'une haine. Des forces de l'ordre autoritaires, mais impuissantes face à une anarchie populaire grandissante. Une histoire qui se clôturera par une terrible image, et cette question devant une telle sauvagerie: Où se trouvent les vraies victimes??????
Cette chance pour moi de vivre dans une région paisible, ce n'est pas non plus le pays des Bisounours, mais les gens se respectent (Oui! Oui! il y a aussi des personnes qu'on n'aime pas, mais bon… on fait avec), aucune angoisse pour sortir le soir, aucune nuisance sonore, la joie de profiter d'un calme venant d'un silence naturel (le cuicui des oiseaux, le clapotis des rivières, le petit zef du vent dans les arbres…), un silence qui appartient à tous, très peu de dégradations, des forces de l'ordre qui ne se prennent pas pour des cowboys, merci à eux pour notre sécurité et pour la sécurité de nos enfants (bien content de les voir arriver quand tout va mal. Dur! Dur! Pour ces gardiens d'une vie tranquille ). Notre société est faite de règles afin qu'elle ne devienne pas une Jungle, des règles pour le bien de tous, des règles pour préserver les richesses des générations futurs, alors, respectons les.
Cette chance pour moi de vivre dans une région paisible, ce n'est pas non plus le pays des Bisounours, mais les gens se respectent (Oui! Oui! il y a aussi des personnes qu'on n'aime pas, mais bon… on fait avec), aucune angoisse pour sortir le soir, aucune nuisance sonore, la joie de profiter d'un calme venant d'un silence naturel (le cuicui des oiseaux, le clapotis des rivières, le petit zef du vent dans les arbres…), un silence qui appartient à tous, très peu de dégradations, des forces de l'ordre qui ne se prennent pas pour des cowboys, merci à eux pour notre sécurité et pour la sécurité de nos enfants (bien content de les voir arriver quand tout va mal. Dur! Dur! Pour ces gardiens d'une vie tranquille ). Notre société est faite de règles afin qu'elle ne devienne pas une Jungle, des règles pour le bien de tous, des règles pour préserver les richesses des générations futurs, alors, respectons les.
Une plongée percutante dans les quartiers difficiles aux côtés d'une équipe de la BAC rompues aux codes de la rue, malgré tout dépassée par une violence et un désespoir suffoquant.
Une vision magnanime et nuancée du contexte sclérosé de nos cités.
Une vision magnanime et nuancée du contexte sclérosé de nos cités.
rien a dire , le réalisateur connait son sujet . film violent qui retranscrit bien un pan de notre société . flics qui ferment les yeux sur certains bizness, pour avoir les infos qu'ils veulent . jeunes qui provoquent , et deviennent incontrôlables , allant même jusqu'à commettre l'irréparable . bref c'est un film , mais pas de la fiction .
Pour moi, un véritable chef d'œuvre notamment grace à sa réalisation très soignée et les musiques magnifiques.
Le propos du film reste assez classique sur l'univers des cités mais on ressent un certain réalismes, les personnages ont chacun leurs torts, et contrairement à certaines polémiques que j'ai pu entendre, ce film n'est absolument pas à charge contre la police, il met plutôt en lumière une guerre silencieuse qui se joue dans les quartiers défavorisés.
Le propos du film reste assez classique sur l'univers des cités mais on ressent un certain réalismes, les personnages ont chacun leurs torts, et contrairement à certaines polémiques que j'ai pu entendre, ce film n'est absolument pas à charge contre la police, il met plutôt en lumière une guerre silencieuse qui se joue dans les quartiers défavorisés.
une écriture subtile et une réalisation poignante, un très bon film dont la société française en a absolument besoin ! J'attends le prochain film de Ladj Ly avec impatience
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