Derniers Avis : La Plus Précieuse Des Marchandises - Page 10
La Plus Précieuse Des Marchandises
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Alain Garcin
4 abonnés
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4,0
Publiée le 12 décembre 2024
Adapté de la fable de Jean-Claude Grumberg, ce film d’animation transmet une émotion intense. Les images, dessinées par le réalisateur lui-même, sont magnifiques. Et la voix de Jean-louis Trintignant, décédé en 2022, en narrateur ajoute encore à l’émotion. Je mettrai un seul bémol sur la séquence montrant les corps et les visages décharnés des déportés dans un charnier. Elle n'apporte rien à l'histoire et crée même un certain malaise voyeuriste. Mais à part ces quelques minutes dérangeantes, le film est très bien.
Comme une lumière dans la nuit, ce film d'animation est un chef-d’œuvre de sensibilité qui fait honneur au magnifique récit de Jean-Claude Grumberg. Le coup de crayon de Michel Hazanavicius est vraiment impressionnant, à la fois simple et complexe dans sa conception des visages, et d'une grande justesse dans l'évocation de la Shoah. Portée par des voix impeccables, l'histoire se love dans la douceur feutrée de la forêt polonaise, avec onirisme et poésie, ce qui contraste ensuite avec la brutalité des camps de la mort, le blanc de la neige et le noir des fours crématoires, le chant des oiseaux et les cris des bourreaux. Ce n'est pas un conte comme les autres. Certes, il en a l'efficacité, la délicatesse et la morale, mais il n'occulte en rien la part sombre de l'humanité, l'Enfer derrière le Paradis. Le trait est juste, du début à la fin. Juste, c'est le mot. "La plus précieuse des marchandises" est une histoire déchirante, un film à la portée universelle, un conte sur la vie et sur la mort qui ne laisse personne indifférent. Un chef-d’œuvre.
Superbe film d'animation qui reprend très bien les codes du conte adapté à l'écran et transcrit avec finesse l'horreur de la période. A recommander sans hésiter
J ai adoré ce film qui m’a procuré des émotions d’une grande puissance. Entre l’atrocité des hommes et leur grande beauté, mon coeur battait fort: j’ai pris une claque émotionnelle sacrément « costaude » Je qualifie ce film de chef d’œuvre sincèrement
Les trains déchirent la blancheur immaculée de la forêt enneigée et accompagnent d'une régularité glaçante, le quotidien de 2 pauvres bûcherons. En alternant le visage enjoué d'une enfant souriante et les visages angoissés de ceux qui vont inexorablement vers un injuste destin, en narrant d'un dessin magnifique une histoire cruelle, Hazanavicius nous touche en plein coeur. La conclusion est magnifique. Roberto Begnini avait choisi une autre virtuosité avec "La vie est belle" En choisissant de faire se confronter la beauté du trait avec l'horreur de l'histoire, le réalisateur réussi à décupler les émotions et nous aide ainsi, grâce à la magie du conte, à cristalliser les émotions et à transmettre une page d'histoire vraie. Une séance mémorable
Très beau film, tout en retenue, pudeur, pour aborder cette tragédie. Les personnages sont simples et vrais. L'histoire émouvante, les voix et la musique prenantes.
Une pure merveille 朗 qui, je l'espère, sera diffusée dans les collèges pour perpétuer la mémoire des horreurs de la déportation et de l'extermination d'un peuple stigmatisé et martyrisé. Mais il insuffle aussi l'espoir en démontrant que chacun peut lutter à son niveau contre la haine et la barbarie.
Cela me fait de la peine de mettre une note pareille sur un tel sujet et à un tel réalisateur. Mais long et ennuyeux, voire lourdingue. Les sans-coeurs etc
On ne peut nier la diversité des films du réalisateur (parodie de films d’espionnage ou d’horreur, film muet en noir et blanc, film biographique, drame de guerre, comédie), d’où l’intérêt de ce film d’animation, adapté du roman éponyme (2019) écrit à 80 ans par Jean-Claude Grumberg (également scénariste de 5 films de Costa-Gavras). Le point de départ n’est pas nouveau et figurait déjà dans « Les uns et les autres » (1981) de Claude Lelouch où une femme (ici, un homme) abandonnait son bébé sur la voie du train à destination d’Auschwitz-Birkenau et qui était recueilli (ici par la femme d’un bucheron polonais). Bien sûr, le film est plombant [la voix off de Jean-Louis TRINTIGNANT (1930-2022) en rajoute] mais il a le mérite de parler d’événements qui ont presque 80 ans, à un moment où les survivants des camps de la mort nazis ont quasiment disparu et ne peuvent plus témoigner face aux négationnistes. Le recours au film d’animation (à partir de dessins de Michel Hazanavicius) permet de décrire l’indicible. On pouvait craindre que la musique d’Alexandre Desplat (63 ans) soit redondante, voire larmoyante mais il n’en est rien. Une façon élégante de parler des Justes et de dénoncer l’antisémitisme (le mot Juif n’est jamais prononcé, remplacé par personne sans cœur), malheureusement toujours d’actualité.
Film difficilement soutenable. L'horreur des camps n'apparaît pas dès le début du film, du moins on n'y fait pas forcément l'association. Dans un premier temps, c'est un conte pour enfant. Mais quand la réalité devient incontournable, on s'accroche à son siège. spoiler: la petite recueillie échappera à son destin par l'amour du couple de bucheronsspoiler:
Ce n’est qu’un conte, ce n’est qu’un film, mais oh combien ESSENTIEL. Surtout par les temps qui courent. De beaux dessins, des voix parfaites, une musique qui accompagne bien des scènes terribles comme celle du train quand le bûcheron imagine comment le bébé a pu être jeté ou effroyable quand le père se découvre dans un miroir. Dans une période qui voit les témoins directs disparaître les une après les autres, c’est important de se rappeler qu’en Europe il y a 80 ans des sauvages ont massacré au nom d’une idéologie des êtres humains. On est très loin de The artist….