Nouvelle aventure trépidante et pétillante, ou se mêle action, émotion, humour, et la narration d'un univers plus étendu, aux nombreux sous-entendus, très référencé, très coloré, et optimisé par sa nouvelle galerie de personnages. Un message semblable au premier volet, sur l'importance de la différence, de la tolérance, mais aussi sur le ciment qui le façonne, la communication, l'expression, de comment se libérer de tout ce que l'on nous force, ou que l'on se force soi-même à retenir en soi ! Des thématiques chères aux auteurs, que l'on retrouve également dans Encanto !
D'un autre côté, le film coche les cases de la politique d'inclusion et de diversité, soumis à des règles strictes et militantes, devant répondre, et se positionner à toute préoccupation de l'actualité, et l'intrigue pouvant aussi réduire Zootopie à l'Amérique seule, avec le contrôle de l'information, l'immigration, le mensonge comme vérité, et les terres volées aux Indiens. On peut saluer l'envie d'explorer une multitude de thèmes, comme la réhabilitation historique, et la mémoire des peuples, mais la structure narrative est calqué sur le déroulement du premier film, avec une impression de répétition, de précipitation, d'un manque de subtilité, tant tout est explicité, et le combat final manque de crédibilité.
On a des caméos peu utile, en mode easter egg, et nombre de rôles secondaires n'ont aucune évolution, seul le méchant aurait pu avoir un arc intéressant, mais n'est pas assez développé, ni même son amitié avec Gary, qui aurait pu conduire à une belle séquence tragique. Mais le plus délicat, reste Nick, dont la dissonance avec sa progression du premier, se fait grandement ressentir, alors qu'il aurait pu être intéressant de jongler avec son changement de statut, et son ambiguïté avec son ancienne vie, et, pour que la relation soit aussi forte, peut-être que le laps de temps n'est pas assez distinct, pour l'émotion souhaitée dans sa finalité !