Une véritable réussite, je n'ai que des compliments à faire sur ce film qui est très agréable à visionner et remarquablement interprété. Super casting et scénario bien traité.
« On est fait pour s’entendre » aborde le sujet de la surdité avec beaucoup de délicatesse, sans pathos inutile. Le réalisateur parvient à expliquer ce que signifie “ne plus entendre le monde”, malgré certains détails incohérents : spoiler: Le personnage principal n'entend pas des alarmes mais très bien des quasi chuchotements en lieu publique, ou encore le temps qu'il prend à se rendre compte de sa surdité ...
Sandrine Kiberlain joue très bien. Son personnage de femme nerveuse, à qui tout est dû, lui va comme un gant et permet un jeu naturel. Le duo Elbé-Kilberlain fonctionne, la relation aurait même gagné à être davantage creusée!
Le film souffre de quelques longueurs — notamment celles chez la mère atteinte d'Alzheimer, mais la douceur de la mise en scène compense largement.
Un film très agréable qui, sans révolutionner le genre, parvient à se faire entendre.
Une comédie courageuse, qui traite avec délicatesse d'un sujet tabou. Dommage que le film se laisse un peu trop aller au pathos et aux bons sentiments. Pascal Elbé et Sandine Kiberlain sont pourtant formidables.
Bon clairement ça me tentait pas au départ, je m’attendais à un petit film français basique de plus, bon j’ai eu raison mais on m’a instamment demandé à le mater car « vu le scénario ça change, puis c’est une idée d’un acteur ». Alors oui, certes c’est vrai le thème est original et c’est une idée de Pascal Elbé d’après une expérience réelle… sauf que pour l’authenticité il faudrait que ce soit moins caricatural car là le héros n’entend rien et ne s’en rend pas compte, cela à un degré trop important. D’accord en comédie il faut parfois accentuer le trait mais là c’est abusé, puis ça ne donne rien de marrant donc loupé. De plus, l’obstination d’Antoine à ne pas avouer/accepter qu’il est sourd tourne parfois à la bêtise, rajoutant de la lourdeur à une trame classique, voire pataude, elle-même plombée par des longueurs évitables. Dans le genre le réglage/mixage du son est horrible : on entend trop les bruits au détriment des dialogues, pas désagréables au demeurant. Certes cela peut avoir un sens, aidant à mieux s’imprégner des problèmes du protagoniste, mais ça empêche également la compréhension par instants et on décroche sans pouvoir revenir à un quelconque moment. Malgré cela on a un bon casting, avec un duo d’acteur qui en effet s’entend bien, j’ai même réussi à ne pas être agacé par Kiberlain (rare), on a une Martha Villalonga qui dynamite le tout à chaque apparition tout comme Berléand (inattendu), des quiproquos bien amenés (même si ça pourrait là aussi être mieux), des musiques sympas et à thème, puis l’histoire demeure originale malgré qu’elle soit servie par une mise en scène qui se perd parfois et l’amourette à l’eau de rose habituelle. Ce qui m’attriste le plus c’est qu’on avait un terreau fertile : ça montre qu’il y a beaucoup (trop) de bruits environnants et agressifs mais c’est tout, aucune dénonciation. Au lieu de ça on s’attarde sur l’Alzheimer du père qui, tout comme la fille de Claire, est peu exploité et n’amène pas grand-chose. Sans pour autant verser dans le pathos ou le documentaire il y avait moyen de développer quelque chose, là je dénonce plutôt le vide ou le fait de juste aborder la chose (trop ou trop peu en somme). Au final c’est donc un long métrage français classique, prévisible, sans spécificités ni attraits particuliers, bref oubliable. Dommage car le scénario et les thèmes abordés ci et là auraient pu amener une profondeur qui manque trop souvent dans les comédies, et ça ne nécessite pas forcément une grande ambition, juste de l’écriture.
Un prof quadragénaire ayant des problèmes d’audition doit se résoudre à porter des appareils auditifs mais peine à accepter sa nouvelle condition dans cette comédie saupoudrée de romance évoquant l’acceptation d’un handicap qui ne fait que survoler sa thématique sans jamais réellement approfondir son questionnement pour rester sur un terrain bien trop convenu. Si quelques scènes cocasses et ses personnages attachants donnent un peu de relief au récit, l’ensemble est trop sage et platonique.
Fin, drôle, juste, sans prétention, une bonne distribution. Comment aborder les handicaps invisibles sans en avoir l’air. Un PMC mais un happy end. . Un film qui fait du bien.
Un très joli film de comédie, de romance et de société où le handicap de la surdité est abordé avec délicatesse. La réussite du film tient à l’interprétation touchante de ses deux acteurs principaux et l’intelligence de la mise en scène. Un très bon moment !
Une étoile pour Kiberlain ( partagée avec Berléand ) pour le reste accrochez-vous, romance à 2 balles, comédie inexistante, surdité traitée mais pas traitée……
On est fait pour s’entendre, comédie romantique française portée par Pascal Elbé (également réalisateur) et Sandrine Kiberlain, se veut légère, attachante et pleine de bonnes intentions. Le film se regarde sans déplaisir, mais peine à pleinement convaincre.
Le point de départ – un homme atteint de troubles auditifs qui peine à se connecter au monde – avait de quoi séduire, en mêlant humour et fragilité. Pourtant, malgré un joli cadre et quelques dialogues bien sentis, la romance centrale entre les deux personnages principaux manque d’ampleur et de véritable alchimie. On reste sur sa faim quant à la profondeur de leur lien, qui semble survolé, voire presque secondaire.
En réalité, on en vient à se demander si On est fait pour s’entendre n’est pas avant tout un film sur le handicap (l’ouïe, en l’occurrence) plus que sur l’amour. Ce fil narratif est d’ailleurs le plus sincère, et c’est dans ces moments que le film touche vraiment. Le ton reste globalement doux, jamais pesant, ce qui rend l’ensemble agréable à suivre, même si l’émotion reste en sourdine.
À noter, une fois encore, la solide prestation de François Berléand, qui apporte une touche d’humour et de justesse bienvenue.
Un film sympathique, tendre, mais qui aurait gagné à mieux explorer les sentiments pour réellement faire vibrer.
Une marrante comédie sur l’émergence du handicap de surdité, plus ou moins partielle, avec son petit fond de drame qui lui donne profondeur et tendresse. Il paraît que l’histoire est adaptée de l’expérience personnelle de Pascal Elbé, ici à la fois scénariste, réalisateur et acteur. Une comédie pétillante, dans laquelle on rit, certes, mais qui n’est pas sans apporter son lot de tragédie et de romantisme. Bravo à l’épatant couple Pascal Elbé et Sandrine Kiberlain, sans oublier la petite Manon Lemoine, qui nous émeut en enfant traumatisée par le décès de son père.
Une belle comédie sentimentale française, sur le thème rarement traité de la surdité masculine. C'est bien emmené, les dialogues sont souvent drôles, et les acteurs très justes.