On ne peut pas enlever à Desplechin la fluidité de sa mise en scène, sa capacité à glisser sur les visages et les situations avec une grâce parfois surnaturelle.
Pour le reste, ce film est raté et c'est très curieux qu'il ait eu l'honneur de la compétition à Cannes 2022 alors que Trois histoires de ma jeunesse, bien meilleur, ne l'avait pas eu.
Le jeu de Marion Cotillard et de Melvil Poupaud ne permet à aucun moment ne donner corps à ce couple, et de comprendre la véritable consistance de leur relation. Finalement, la nature de leur haine mutuelle n'est jamais vraiment compréhensible, et leur rabibochage sur le sol d'un supermarché n'est guère crédible.
Il y a beaucoup de maladresses dans le film, assez peu habituelles chez Desplechin : la scène du vol au-dessus de Lille est par exemple d'un ridicule consommé. Les flashbacks en regardant les albums photos sont aussi d'une lourdeur inhabituelle chez le réalisateur nordiste. Et enfin le personnage de la jeune roumaine n'apporte à mon avis strictement rien au film.
Il règne aussi dans le film une ambiance bobo (drogue, alcool, cigarettes, état d'âme d'artistes) qui sent un peu l'entre soi.
A noter qu'un des rares points forts du film est la prestation réussie de Patrick Timsit dans le rôle du copain compréhensif, qui parvient à ménager la chèvre et le chou au milieu de cette famille compliquée.
Un échec, le deuxième consécutif après le pauvre Tromperie.
Alors que j’avais trouvé convaincant Melvil Poupault en écrivain désagréable et intéressante Marion Cotillard à contre emploi en artiste haineuse, ma voisine de fauteuil m’a convaincu par ses arguments excédés devant tant d’artificiel conformisme. Se déroulant toujours dans le même le milieu tellement sûr de lui qu’aucune identification ne peut s’opérer, surtout quand une haine irréductible est née autour d’une futile querelle de notoriété. Les réparties brillantes ne comblent pas le vide, et l’hystérie ne donne ni puissance ni profondeur. Ces bobos méchants-méchants tiennent le haut du panier des lettres et du théâtre mais sont minables en privé. Leur égo surdimensionné, étourdi d’alcool et autres substances sonne creux. Ces enfants gâtés ne sont pas cool et la conclusion gentille-gentille sous les bougainvilliers finit de bâcler ce faux duel.
Frère et sœur Par principe, il faut voir tous les films d'Arnaud Desplechin toujours structurés et intelligents, jamais indigents, pas si nombreux, ne serait-ce que pour soutenir la production française de films, la seule qui résiste à l'invasion américaine. Le deuil ou l'agonie d'un parent qui permet à des reproches fâchés de se revoir après des années d'éloignement pour en général se réconcilier, est un thème surexploité au cinéma. C'est volontairement que l'auteur ne nous révèle pas clairement les raisons de la fâcherie entre le frère et la sœurspoiler: peut-être un inceste ? ce qui aboutit à une grande confusion dans une histoire guère éclairée de grands moments d'émotions ou de jolies réflexions. Dans je crois le meilleur film de Desplechin, Rois et Reines, il y a une scène magnifique au Mathieu Amalric explique, dans le cadre du musée de l'Homme avec la place du Trocadéro en arrière-plan, à un enfant qu'il pourrait sauver pourquoi il ne s'occupera pas de lui. La même scène ici ou Melvil Poupaud pique une crise de nerf face au fils de sa sœur, alors que les deux s'adorent, est une pâle copie de la scène originale. Marion Cotillard, elle fait bien ses 50 ans, pleure tout le temps et se roule par terre à la même fréquence, guère convaincante. J'espère que Desplechin continuera quand même à faire des films
Un chef d’œuvre ni plus ni moins, les acteurs sont parfaits, la réalisation, les dialogues tout est merveille et pourtant si triste. Bravo c’était excellent
J’ai beaucoup aimé ce Despléchin et ses sentiments exacerbés, coupés en 4. D’autres n’ont pas aimé…….Moins d’humour décalé que dans Rois et Reines…
Cette fois, sentiments intenses : soeur et frère se haïssent et ne cherchent qu’à se blesser. Nous n’avons pas la clé des raisons de la brouille; il en est souvent de même dans la « vraie vie ». L’intensité des sentiments, la fragilité des humains; comme chez Xavier Dolan, je suis sensible à ce cinéma qui exacerbe les relations humaines…
On imagine entre eux, une rivalité intense et surtout la répétition que Louis (Melvil Poupaud) ne faisait jamais assez bien. Il lui fallait « être Mozart, Victor Hugo » ou, il n’était RIEN ! Ces blessures d’enfance, qui laissent des traces……
Desplechin aime à nous placer au coeur de son histoire familiale et c’est là, le meilleur de son cinéma (Rois et Reine ou Conte de Noël)
quel ennui...mal ecrit et mal joué quel gâchis..ce n est pas parvenu on a les yeux gonflés que ca remplace le jeu du chagrin ..mal restitué que vient faire la roumaine et ce max le neveu admiratif qui ressemble à rien et sonne faux comme les acteurs principaux..et la retraite en Afrique...de qui se moque t on.
Un drame lacrymal sans émotion ni explication, qui met en scène des personnages hystériques bien que de façon esthétique. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2022/05/frere-et-sur-darnaud-desplechin-absurde.html
Arnaud Desplechin c’est : La Sentinelle, Rois et reines, Un conte de Noël, 3 souvenirs de ma jeunesse, Jimmy P., Roubaix, une lumière, pour le meilleur, mais aussi, L’Aimée, La Forêt, Les Fantômes d’Israël, pour le moins bon. Je crains fort que ces 108 minutes de drame ne fassent partie de la deuxième catégorie. Un frère et une sœur à l’orée de la cinquantaine… Alice est actrice, Louis fut professeur et poète. Alice hait son frère depuis plus de vingt ans. Ils ne se sont pas vus depuis tout ce temps – quand Louis croisait la sœur par hasard dans la rue, celle-ci ne le saluait pas et fuyait… Le frère et la sœur vont être amenés à se revoir lors du décès de leurs parents. La critique institutionnelle hurle au génie, mais le spectateur lambda est très loin de goûter cette interminable crise d’hystérie en permanence entre alcool, Tranxène et opium. Epuisant. Arnaud Desplechin a tenté de répondre à la question suivante : peut-il y avoir une fin à la haine ? Sa réponse semble désespérément négative. Le film raconte la relation conflictuelle entre deux individus, certes, en semant des indices sur les raisons de cette haine mais sans y apporter une réponse définitive. Et donc, le spectateur est tenu à l’écart de ce drame familial sans autre grain à moudre que cette hystérie collective entrecoupée de pleurnicheries et de hurlements ? Ça se voudrait simple mais c’est surtout pédant et emphatique. En vérité, ce retour à Roubaix, la ville natale, est un gros raté. Insupportable ! Et pourtant, au casting, il y a du lourd. Mais voilà, les Marion Cotillard, Golshifteh Farahani, Melvil Poupaud, Cosmina Stratan, Max Baissette de Malglaive, Patrick Timsit, sont prisonniers de situations et de dialogues outrés. On s’ennuie autant que. Et je ne suis pas sûr qu’ils aient, eux non plus, compris les tenants et les aboutissants de ce puzzle grandiloquent touchant aux thèmes de la famille, la mort, la maladie, le poids des héritages, les non-dits, l’ambivalence des sentiments… Que de pathos ! Et comme je ne fais pas partie de la caste des critiques reconnus, on me fait bien comprendre que tout cela me dépasse et que je suis sans doute bien incapable de reconnaître le génie de Desplechin. Mais lui, il a la carte – comme on dit -, moi non !
La différence de notation entre critiques professionnels et simples spectateurs cinéphiles est impressionnante. Elle pose beaucoup de questions sur le fonctionnement critiques. Comment un film aussi arrogant, aussi narcissique, à la mise en scène contournée et satisfaite (regardez-moi comme je manipule bien le temps), dont le sujet n'a strictement aucun intérêt, sauf auprès d'une population qui se croit artiste et croit qu'un artiste est un être excessif et démesuré seulement attentif à ses propres émotions, peut-il plaire à tant de critiques. Explication 1 : le copinage. Entre cinéastes et critiques on se connaît, on pense surtout à faire tout ce qu'on peut pour aider le film. Explication 2 : le parisianisme. L'ambiance culturelle parisienne, propre à ceux qui possède les coupe-files émet un bouche-à-oreille privé propre à cette meute. Explication 3, qui résulte de la précédente: ce petit monde vit dans un monde clos, sans doute assez loin de la réalité. Explication 4, la plus grave sans doute. Le fil de l'histoire du cinéma est rompu. La cohabitation entre cinéma commercial et cinéma d'essai qui a fait le cinéma et son histoire en arrive à ressembler à une coupure, voire une rature, qui bloque la vision de ces critiques dont on peut sérieusement se poser la question de leur connaissance de l'histoire du cinéma. Qu'ils n'osent pas, en tout cas se réclamer de la Nouvelle vague, qui, elle plongeait ses personnages dans le réel, qui affrontait les mêmes difficultés que ses contemporains. Une conséquence de cet aveuglement est l'incapacité de beaucoup de criques d'apercevoir effectivement certains mouvements cinématographiques "commerciaux" comme le cinéma de super héros, les questions détournées que celui-ci pose souvent.
Sujet intéressant et jeux d'acteurs exceptionnels mention spéciale à Melvil Poupaud . Je recommande ce film sur un sujet qui nous interroge sur notre rapport à la famille .
Une vraie déception ! rien mais rien dans ce film n'est intéressant....tout reste beaucoup trop superficiel , il y a des longueurs inutiles et aucun dénouement surprenant vient expliquer les raisons de cette brouille entre frère et sœur. Une perte de temps et d'argent !
Des personnalités narcissiques qui nous perdent dans une histoire confuse. Un semblant de caprices enfantins sans grand intérêt.Un bravo a Golshifteh Farahani qui est resplendissante et rayonnante.
Un film tout à fait bouleversant! pour ceux qui disent que l'on l'appelle une masturbation intellectuelle ironiquement, je l'appelle jouir par la beauté cinématographique et une catharsis invraisemblable via une mise en scène pleine d'intellectualité.
Alice (Marion Cotillard) et Louis (Melvil Poupaud) sont frère et sœur. Ils s’entendaient très bien dans leur jeunesse mais se détestent à présent. Ils vont être amenés à se croiser suite à l’accident de leurs parents. Dès le début du film, j’ai tiqué sur le jeu des acteurs, tout me semblait sonner faux, cette première impression ne m’a pas quittée de tout le film, quelle que soit la scène, et l’interprète. Les situations sont créées pour le besoin de l’histoire mais n’ont rien de vrai et naturel (spoiler: la réconciliation du frère et de la sœur arrive d’un coup ), les personnages passent d’une humeur à l’autre sans raison, les dialogues sont fabriqués (spoiler: exemple lorsque le pharmacien parle du mauvais temps à Marion Cotillard qui vient chercher des antidépresseurs, répondant que le temps est à l’image de son humeur ). Quant à la fin du film, spoiler: elle m’a laissée sur ma “faim” (aucune explication détaillée de l'origine de la brouille entre les deux, juste des évidences qu’on imaginait dès le début, sans avoir besoin de tout un film) .