Planète B
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Planète B" et de son tournage !

Deuxième long

Après Les Héros ne meurent jamais présenté à la 58e semaine de la Critique à Cannes, Planète B est le second long-métrage d’Aude Léa Rapin.

Vacances créatives

En 2019, Aude Léa Rapin a séjourné dans un hôtel sur les bords de la Méditerranée, à flanc de falaises. Une expérience qui l’a profondément marquée, comme elle le raconte : "Il donnait le sentiment d’être isolé et figé dans un espace-temps indéfinissable. J’avais l’impression d’avoir atterri dans le jeu vidéo Far Cry, avec des drapeaux français partout. Le lieu m’a hanté comme si j’avais fait un voyage dans une autre dimension, parmi les fantômes d’une histoire qu’il me fallait désormais écrire."

History of Violence

Les différentes violences de l’époque, comme les Gilets Jaunes, les manifestations à Notre Dame des Landes ou les répressions sanglantes à Hong Kong, Santiago ou Beyrouth ont nourri l’écriture du film, autour de cette activiste qui se réveille dans un univers inconnu.

Ode féministe

Planète B est un film de genre, incarnée par une héroïne. Un choix de la réalisatrice, qui regrette que la littérature de science-fiction a si longtemps laissé les femmes de côté dans les rôles de premier plan. C’est l’une des raisons qui l’a poussée à réaliser ce film.

Vivier d’inspirations

Si Planète B est un scénario original, Aude Léa Rapin s’est appuyé sur les écrits du Comité Invisible, L’insurrection qui vient, pour dépeindre une société où la jeunesse se soulève, même si la société ne manifeste plus sa colère. En outre, elle a puisé dans une cinéphilie variée : Punishment Park de Peter Watkins, Le Prisonnier, une série britannique des années 70, Get Out de Jordan Peele, Old de Shyamalan ou encore Truman Show. Enfin, concernant le rétro-éclairage, elle s’est nourrie d’Alien et Blade Runner de Ridley Scott.

Aide précieuse

Aude Léa Rapin a bénéficié des conseils d’un ancien haut gradé du renseignement militaire, notamment sur le sujet des dérives politiques, policières ou judiciaires. Ensemble, ils se sont basés sur l’annexion de la Crimée par Vladimir Poutine en 2014, et s’en sont servis pour nourrir l’écriture du film.

Jeunesse mondiale en péril

Le personnage de Nour a été créé par Aude Léa Rapin suite à sa rencontre avec Mohammed, un jeune journaliste irakien qui, après un reportage jugé immoral par la junte militaire en place, a été contraint à l’exil.

Du réel à la fiction

L’esthétique du film oscille constamment entre le réel et la fiction et, avec sa directrice de la photographie Jeanne Lapoirie, Aude Léa Rapin a souhaité marqué cette différence. Ainsi, elles ont cherché à "sculpter le noir" pour figurer la réalité, avec pour référence les films Good Time des frères Safdie et Fils de l’Homme d’Alfonso Cuarón. La cinéaste s’explique à ce sujet : "Nous voulions camper une société fracturée socialement, plus violente et appauvrie, dans laquelle subsiste une survie alternative qui s’en sort par la débrouille". En revanche, le monde virtuel de Julia est a priori paradisiaque et lumineux. L’étalonnage a ainsi été poussé à l’extrême, avec notamment un "bleu insolent" et un côté prison invisible, en référence à Dôme de Stephen King.

2 en 1

Sur Planète B, la mixeuse Fanny Weinzaepflen était aussi preneuse de son sur le plateau.

Un cinéaste à la BO !

C’est le réalisateur Bertrand Bonello, également compositeur de ses propres films, qui signe la bande originale de Planète B : "Il n’est pas intervenu en médecin urgentiste censé remplacer les musiques temporaires, mais a été présent en amont même du tournage en me proposant plein de choses qui ont permis de trouver très tôt 'la note'", confie Aude Léa Rapin.

Le bruit du Silence

Comme la majorité du paysage sonore a été composé en post-production, le tournage était quasiment dépourvu de son. Sur le plateau, Aude Léa Rapin ne pouvait donc s’appuyer que sur le jeu des acteurs : "C’est par ailleurs un film très riche où l’on navigue dans des univers très différents, réels, virtuels, cauchemardesques, guerriers... Le son a été une écriture en soi", a déclaré la réalisatrice.

Une distribution au cordeau

Si le choix d’Adèle Exarchopoulos pour camper la jeune activiste s’est imposé d’emblée à la réalisatrice, elle a travaillé main dans la main avec la directrice de casting, Judith Chalier, pour la distribution. Chacun vient d’horizons différents, à l’image de Yassine Stein ou Paul Beaurepaire, qui étaient davantage tournés vers la musique, Grace Seri, actrice de stand-up très engagée et Eliane Umuhire, jeune comédienne rwandaise. En revanche, la cinéaste a choisi Souheila Yacoub après l’avoir vu dans la pièce Tous des oiseaux de Wajdi Mouawad.

Girl Power

À quelques petites exceptions près, Aude Léa Rapin s’est entourée d’une équipe artistique largement constituée de femmes, chose encore malheureusement rare au cinéma.

Les secrets de tournage des films les plus populaires lors des 30 derniers jours
  • La Vénus électrique (2026)
  • L’Abandon (2026)
  • Michael (2026)
  • Star Wars: The Mandalorian and Grogu (2026)
  • Histoires parallèles (2026)
  • Juste une illusion (2026)
  • Obsession (2025)
  • Le Diable s'habille en Prada 2 (2026)
  • Pour le plaisir (2026)
  • C’est quoi l’amour ? (2026)
  • L’Être Aimé (2026)
  • La Bataille de Gaulle - L’âge de fer (2025)
  • Karma (2026)
  • L'Objet du délit (2026)
  • Autofiction (2026)
  • Vivaldi et moi (2025)
  • Colony (2026)
  • Mata (2026)
  • The Criminals (2026)
  • Projet dernière chance (2026)