Derniers Avis : Une bataille après l'autre - Page 20
Une bataille après l'autre
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PÉGUET Pierrick
5 critiques
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4,0
Publiée le 25 janvier 2026
C’est le FILM de l’année. Quel plaisir d’avoir vu ce projet aboutir ! Le film mélange plusieurs genres, le road movie, la comédie satirique et le thriller policier. De plus, le film traite d’événements d’actualité très marqués aux États-Unis.
J’étais déjà complètement admiratif du travail de Paul Thomas Anderson. La réalisation, les cadrages, les cascades, le casting… Tout est parfait.
Petite mention spéciale pour Sean Penn qui je l’espère remportera l’Oscar du meilleur second rôle pour son rôle dans ce film.
Film dense et ambitieux de Paul Thomas Anderson, avec Leonardo DiCaprio et Sean Penn. La mise en scène est superbe, les performances sont fascinantes, mais le récit est long et parfois cryptique, demandant un certain effort du spectateur.
Le film se déroule dans une Amérique qui a déjà basculé, mais qui est moins dystopique qu'elle n'en a l'air, sur fond d'activisme et de lutte antifasciste. Une mise en scène électrisante, très dynamique, c'est sans temps mort, véritable exploit pour un film qui dure 2h40. L'ambiance du film est oppressante et non dénuée d'humour. Les plans séquence sont incroyables et on gardera en tête les performances de Sean Penn et Leonardo DiCaprio tous deux sensationnels.
2h40 pour un scénario aussi lent qu'inintéressant, des problématiques vides de sens, de réflexion et de cohérence. Un film étrangement long et dérangeant dans le mauvais sens du terme. Comment les critiques justifient ces notes aussi positives ?...
Une bataille après l'autre commence avec une série d'actes révolutionnaires menés notamment par Perfidia et Pat, qui finissent par avoir une fille ensemble, Cherene. Alors que Cherene vient à peine de naître, Perfidia est arrêtée et disparaît après un accord passé avec les autorités. Le film nous transporte ensuite seize ans plus tard, alors que Pat/Bob et sa fille Cherene/Willa ont refait leur vie, pour lancer une course poursuite haletante qui ne prend fin qu'après presque 3 heures de film. Le titre établit ainsi de façon transparente le programme du film, qui ne s'arrête quasiment jamais pour prendre son temps. Il est baigné dans le chaos politique de l'Amérique d'aujourd'hui, mettant en scène une confrontation entre un gouvernement fédéral surarmé pour traquer les sans-papiers et noyauté par des suprémacistes blancs, et des forces révolutionnaires plus ou moins bien préparées et surtout vieillissantes. Cette thématique est principalement abordée sur le ton de l'humour et du burlesque ici : assez tendre avec le camp révolutionnaire et progressiste -- dont elle raille gentiment les tics procéduriers et les crispations linguistiques -- la critique est toutefois bien plus féroce avec les militaires et le club de suprémacistes blancs que Lockjaw veut intégrer, qui sont constamment représentés par la caricature et le grotesque pour en dénoncer l'abjection. La charge politique, si elle a le mérite d'exister et d'essayer d'être en prise avec le présent (avec un succès parfois discutable), est ainsi principalement source de moments comiques qui viennent entrecouper de longues scènes d'action tendues, presque irrespirables. Cela permet à PTA de défendre une forme d'impureté, tant sur le plan cinématographique que sur le plan idéologique -- les grands idéaux révolutionnaires étant ici principalement traités comme des reliques du passé vouées à être trahies et piétinées, justement parce qu'idéaux. Cela lui donne surtout l'occasion de s'essayer à un film d'un genre nouveau pour lui, presque Tarantinesque (avec ce que cela implique de pop et d'un peu clinquant), où chaque nouvelle scène d'action nourrirait la suivante jusqu'à un climax final d'une beauté effectivement sidérante. Il est néanmoins dommage que la conclusion vienne boucler de façon si convenue, spoiler: dans une scène de réconciliation familiale sans grande imagination le programme du film, et qu'elle semble prôner davantage une forme de status quo distant qu'une véritable issue dans le combat souterrain mis en scène par PTA.
Et bien, je voulais le voir depuis des mois, et c’est fait, un bon film américain avec d’excellents acteurs, mais pas de là à dire que c’est le meilleur film de l’année
Dès les premières minutes d’Une bataille après l’autre, j’ai senti que Paul Thomas Anderson ne faisait pas simplement un film d’action politique (il signe une œuvre qui respire autant l’adrénaline que la réflexion). La scène d’ouverture m’a immédiatement happé par son énergie brute et la précision millimétrée du plan-séquence, donnant le ton d’une intrigue palpitante sans jamais sacrifier l’émotion derrière l’action. Leonardo DiCaprio livre, à mes yeux, l’une de ses performances les plus nuancées : à la fois attachant et profondément troublé, son Bob est un protagoniste à la fois drôle, vulnérable et tragique. La relation complexe qu’il entretient avec sa fille Willa, interprétée par Chase Infiniti, est le cœur battant du film, offrant des moments d’intimité bouleversants au milieu du chaos ambiant. Ce qui m’a particulièrement séduit, c’est la façon dont Anderson mêle comédie noire, action frénétique et critique sociale aiguë. Certaines scènes m’ont fait sourire, d’autres m’ont littéralement tenu en haleine (tout en me laissant réfléchir longtemps après que le générique ait défilé). La bande-son de Jonny Greenwood et la photographie superbe soulignent cette ambition cinématographique, renforçant l’impact de chaque séquence. Pourquoi donc 4,5/5 et non la note maximale ? Pour moi, quelques passages auraient gagné à approfondir davantage les archétypes secondaires : certains personnages, bien que fascinants, restent en surface alors qu’ils possèdent un potentiel narratif énorme. Mais c’est là un petit bémol dans un ensemble autrement brillant. En somme, Une bataille après l’autre est un spectacle ambitieux, généreux et profondément humain. C’est un film qui fait vibrer, qui suscite le débat et qui prouve (à mon sens) que Paul Thomas Anderson reste un des cinéastes les plus captivants de sa génération. Une expérience que je recommande chaudement, et qui mérite sans aucun doute sa place parmi les grands films de 2025.
Passer votre chemin, le debut nest pas accrocheur..avec une serie dinsultes et une sexualisation de tout. A ne pas voir en famille. Bref, gagner du temps en regardant quelque chose dautre.
Paul Thomas Anderson nous livre ici un bon gros film d’action américain, ponctué de quelques notes d’humour, et le résultat n’est pas du tout déplaisant. L’histoire est agréable, mais ça manque d’émotion et j’ai décroché légèrement lors de la dernière partie. On ne s’ennuie pas, mais un peu plus de dynamisme et d’impact auraient été appréciables. Les acteurs sont géniaux, les effets spéciaux superbes, et l’ambiance globale est très plaisante, grâce à une réalisation qualitative ! Ce n’est pas le meilleur film que j’ai vu, mais ça reste un assez bon divertissement.
Toutes mes critiques sont disponibles sur mon site FILMEMENT VÔTRE.
Ce film est jubilatoire. Le jeu de Di Caprio est excellent, mais alors… que dire de celui de Sean Penn… il est hors norme. Tout le film, le scénario, la photo, la musique… font un excellent moment de cinéma, qui donne envie d’y retourner encore et encore… vraiment, il faut voir ce film.
Les critiques presses étant exceptionnelles j’ai été un peu déçu par le film. Un très bon début, des acteurs excessifs et très bons dans le jeux mais trop de longueurs à partir de la moitié du film.
Après une introduction assez penible, le récit monte dans une tension et course poursuite qui fonctionne parfaitement jusqu'à la fin du film. En soi le récit est assez classique mais l'exécution fonctionne parfaitement. Malheureusement le film ne va pas assez loin dans sa critique politique, mal menée et peu aboutie qui finit par passer à la trappe. Les thématiques sont fortes mais recalée à l'introduction et la conclusion, trop idéaliste cependant, le dernier acte est assez bâclé avec quelques raccourcis. En soi il en reste un film très bon dans sa globalité, mais avec une introduction trop lourde et quelques raccourcis.