Les Sentiers de la gloire
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2026
Avec Les Sentiers de la gloire, Stanley Kubrick signe un film de guerre d’une rigueur morale implacable, où l’absurdité du conflit se révèle dans toute sa cruauté. La mise en scène, d’une précision chirurgicale, alterne entre la boue des tranchées et la froideur des salons militaires, soulignant le fossé entre ceux qui décident et ceux qui meurent. Kubrick refuse toute héroïsation, préférant exposer la logique bureaucratique et cynique qui broie les individus. Kirk Douglas incarne un officier intègre, figure de résistance face à l’injustice institutionnalisée. Un film puissant et toujours actuel, qui dénonce avec une lucidité glaçante les dérives de l’autorité militaire.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2026
Le film de Kubrick n'est pas tant un témoignage sur les massacres de la guerre de 14-18 qu'une charge contre l'armée française et ses officiers généraux. Pour autant, le cinéaste commence par constituer un décor réaliste de tranchées, de soldats épuisés et de terrains ravagés par les obus.
C'est dans ces conditions que l'état-major commande au colonel Dax (Kirk Douglas) de prendre une colline aux allemands...sans lésiner sur les pertes humaines. Mais face à l'hécatombe prévisible, la compagnie bat en retraite et des soldats sont choisies pour être exécutés au motif de lâcheté.
On sait que la France a censuré le film en son temps. Elle n'a pas supporté l'image de généraux irresponsables et indifférents, ordonnant entre deux réceptions mondaines sous les lambris d'un château, des sacrifices inutiles. Un de ces galonnés planqués commandera même spoiler: de tirer sur la troupe
. Il y aura aussi cette parodie de procès (on connait le bon mot de Clémenceau sur la justice militaire).
Film concis et abrupt, anti-romanesque, à la dramaturgie très (trop?) élémentaire, "Les sentiers de la gloire" fustigent une aristocratie militaire, un cénacle dépassé aux principes inhumains et révoltants, peut-être communs à toutes les armées du monde mais peut-être pas...Le dénouement nous ramène, d'une certaine façon, au constat de "La grande illusion" de Renoir, à propos de la distance entre la troupe et ses chefs.
Mia-Zoé
Mia-Zoé

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2026
Très bon film, on se sent immergé, coincé et emprisonné dans cette tranchée par ce système trop conventionnel et hiérarchisé. Dans la guerre, il n'y a ni rationalité ni justice ; chacun tente seulement de sauver sa peau, ce que Kubrick illustre avec précision. Par la mise en scène et les nombreux gros plans qui mettent en valeur le regard des soldats, on en devient empathique envers leur sort qui ne nous concerne pourtant en rien.
Il est interpellant (peut-être aussi révélateur) que ce film ait été longtemps interdit et ait subi des tentatives de censure de la part de la France.
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 479 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 février 2026
Stanley Kubrick, nous plonge dans l'absurdité des officiers pendant la première guerre mondiale.
Histoire méconnue de l’armée française. Où des soldats injustement mis sur le banc des accusés. Accusés de « lâcheté devant l'ennemi ».

Kirk Douglas qui incarne un officier juste, qui veut défendre ses soldats.
Il était excellent. Ainsi que le reste du casting.
Ifop
Ifop

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2025
Criant de réalisme,si il en est;il ne vous laissera pas indifférent;il ne lui manque que la parole,on déplorera toutefois un scénario un peu pauvre.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 septembre 2025
Avant « Spartacus » le réalisateur Stanley Kubrick dirigeait déjà Kirk Douglas dans ce drame se déroulant en pleine Première Guerre Mondiale au sein des tranchées. Déjà que le sujet est rare, mais le cinéaste livre un puissant pamphlet à l’encontre des hauts-gradés va-t’en guerre n’hésitant pas à sacrifier les soldats au profit de leur propre ambition. D’une réalisation éclatante tout en étant d’une sobriété appréciable « Les sentiers de la gloire » est un brulot anti-guerre subtil sur le mépris de la condition humaine par la hiérarchie militaire qui est interprété très solidement.
Nitnelav
Nitnelav

15 abonnés 150 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2025
Les Sentiers de la gloire est un film qui prend aux tripes. Kubrick filme la guerre avec une intensité froide et réaliste, sans jamais en faire trop. Kirk Douglas est d’une justesse impressionnante, sobre et marquant. On ressort bouleversé, partagé entre tristesse et colère. C’est un film qui reste, parce qu’il dénonce avec force sans perdre en humanité.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juillet 2025
Ce film sur la Première Guerre mondiale met en lumière la brutalité de ce conflit et ses conséquences dévastatrices. Il souligne de manière poignante le sort des soldats, réduits à de simples pions sacrificiels dont la vie semble compter pour peu. À travers des scènes puissantes, le film dépeint les comportements absurdes engendrés par la dureté de l'environnement et l'orgueil des dirigeants. Les combats, d'un réalisme saisissant, contribuent à faire de cette œuvre une réussite cinématographique remarquable.
Kublernoe
Kublernoe

2 abonnés 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2026
ce film est juste un chef d'œuvre! les thème abordé, la morale... un des meilleurs film de Kubrick.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2025
Film de guerre coécrit et réalisé par Stanley Kubrick, Les Sentiers De La Gloire est un film marquant. L'histoire se déroule en 1916, lors de la Première Guerre mondiale, en France, et nous fait suivre le sort de trois soldats jugés pour s'être repliés alors qu'ils essuyaient de lourdes pertes en tentant de prendre le dessus sur les positions allemandes situées au sommet du versant abrupte d'une colline. Ce scénario, adapté du roman éponyme de l'auteur Humphrey Cobb, paru vingt-deux ans plus tôt, s'avère prenant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue nous plongeant au cœur des tranchées et qui, au fil des minutes, va se poursuivre au sein d'enceintes ou seront pris des décisions douloureuses. L'action n'est pas très présente et ne tente pas de choquer en montrant les horreurs physiques de la guerre. Non, ici, le récit antimilitariste préfère se concentrer à nous montrer l'absurdité qu'il peut en résulter, en assassinant des soldats de son propre camp, à défaut d'ennemis. Tout le sel de la narration découle des confrontations verbales à la fois solennelles et viriles se jouant entre les généraux mués en juges et les soldats soutenus par leur colonel, donnant ainsi lieu à des scènes mémorables lorsque les uns jouent leur promotion, tandis que les autres jouent leur vie. Le ton se veut lui profondément dramatique. L'ensemble est porté par des personnages dotés d'une grande droiture. Des rôles très bien interprétés par une distribution comprenant Kirk Douglas, George Macready, Ralph Meeker, Timothy Carey, Joe Turkel, Adolphe Menjou, Wayne Morris, Peter Capell, Richard Anderson ou encore Emile Meyer. Tous ces individus entretiennent des rapports hiérarchiques fermes, entre humanisme et absence de compassion. Des échanges soutenus par des dialogues très bien écrits et déclamés avec charisme. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère qualitative. Sa mise en scène soignée est avant tout là pour servir son propos. Celle-ci évolue dans des environnements changeants entre les tranchées et des bâtiments fermés. Ce visuel guerrier est accompagné par une bande originale dotée de compositions militaires raccord avec le sujet. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à cette œuvre cruelle. En conclusion, Les Sentiers De La Gloire est un film méritant d'être découvert afin de se rendre compte des horreurs de la guerre qui, même sans faire couler le sang, fait couler les larmes.
Scofield
Scofield

37 abonnés 939 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2025
Bon film en N&B qui nous montre l'absurdité de la guerre et qui nous sert un mini procès qui en dit long. Il ne dure pas trop longtemps et n'a guère de temps morts inutiles. Il a aussi le mérite de ne pas avoir vieilli. Quel plaisir de revoir Kirk Douglas.
J31frites
J31frites

15 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juillet 2025
On pardonne le cliché du noir et blanc parce qu'on était toujours à l'époque où la couleur était trop chère.
Kubrick adapte un roman lui-même adopté de faits réels assez troublants : des hommes refusant de sortir des tranchées, où la mort les attend, sont condamnés à mort pour lâcheté.
Film de procès donc plus que film de guerre, Les sentiers de la gloire est brillant de par sa critique subtile des abus de pouvoirs issus des différentes hiérarchies de l'armée. Ici les méchants ne sont pour une fois pas les allemands mais bel et bien des responsables cruels qui déclarent depuis leurs bureaux ne pas aimer être assis.
Sagement mais brillamment filmé, Kubrick étant déjà Kubrick, le film possède une durée adaptée à ce qu'il propose, pas de blabla inutile mais l'essentiel dans des dialogues aussi bien écrits qu'interprétés, en particulier le “Pourquoi n'êtes vous pas allés prendre la position à deux ?” du très bon Kirk Douglas.
Un excellent film qui interroge sur le pouvoir, la cruauté et la dignité.
Claude Julien57
Claude Julien57

7 abonnés 184 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 avril 2025
Un grand film sur cette infâme boucherie qu’a été la guerre de 14-18. Sans doute un peu manichéen lorsqu’il oppose le colonel Dax/Douglas qui garde tout son courage et son humanité face à des supérieurs seulement soucieux de leur carrière et qui n’hésitent pas à donner l’ordre de tirer sur « leurs » hommes, à fusiller « pour l’exemple », même un blessé qu’il faut attacher sur une planche pour cela.
Chef d’œuvre indispensable pour nous faire puissamment désirer la paix.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 avril 2025
Tout le génie de Kubrick, je crois simplement que c'est le plus grand film de guerre que j'ai pu voir.
Chaque dialogue résonne comme une détonation, le poids de chaque mot face à l'horreur de cette mission suicide et cette injustice.
Immersif et majestueux, à la fois perdre foi en l'humanité pour finalement se dire que tout n'est peut-être pas foutu.
Noise&sound
Noise&sound

157 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2025
« Le patriotisme est le dernier refuge des crapules »
Phrase choc prononcée par le Colonel Dax, interprété brillamment par Kirk Douglas, citant Samuel Johnson.

Nombreuse seront les personnes choquées à sa 1ere lecture, tant le mot « patriotisme » raisonne dans le cœur des hommes.

Mais sa véritable lecture, n’est pas celle d’une critique du sentiment patriotique. Elle est d’ailleurs prononcée par le colonel Dax, un héros de guerre, patriote, défendeur de la nation.
Non, elle vise les profiteurs, tout compte fait peu regardants, qui se drapent du patriotisme pour s’assurer une ascension sociale. Ceux qui ont recours au mot « patriote » à tout bout de champ comme un sesame magique qui occulterait leurs véritables motivations : eux-mêmes.

Ça vous rappelle quelques-uns, à travers la planète et dans notre beau pays ?…
En effet, « Les sentiers de la gloire » sont plus que jamais d’actualité dans cette période confuse, qui n’est pas sans rappeler les années 1930.

Le film dérange et si en 1957, il rencontre un succès important aux Etats-Unis et en Belgique, le Quai d’Orsay (en pleine guerre d'Algérie) demandera à Washington de persuader les Artistes Associés, distributeurs du film, de renoncer à une exploitation.
Le film, autocensuré, ne sortira donc en France, qu’en 1975, presque 20 ans après sa réalisation

Souvent décrit, voire décrier comme un film pacifiste, « Les sentiers de la gloire » présente une portée bien plus profonde que cela.
C’est, au bout du compte, une fable sociale sur la déshumanisation de l’homme par l’homme, mise en exergue par le cadre tragique de la guerre de 14-18 et le fonctionnement verticalisée inhérente à l’armée.
Ce qui est vrai dans ce propos, l’est tout autant dans d’autres sphères sociétales, à d’autres époques, dans d’autres situations. Et c’est bien ce qui donne à ce film un caractère universel et intemporel.
Tout oppose dans ce film, la classe dirigeante, celle des hauts gradés, à la classe laborieuse, celle des soldats.
Les 1ers s’épanouissent dans un confort mondain fait de dorures et de bonnes chaires. La guerre ne semble, pour eux, qu’un jeu de cartes topographiques et de figures symboliques représentant les régiments que l’on pousse sur la « côte 110 ». D’ailleurs, dès le début du film, la décision de prendre cette fameuse colline, éminemment stratégique, dans moins de 48h, semble avoir été prise sans la moindre concertation, comme sur un coup de tête, entre deux tasses de thé. Aucun moyen supplémentaire n’y est alloué.
La mission semble vouée à l’échec ? Qu’importe ! Car chez ce petit monde, la force de la volonté plie toute réalité. Qu’importe si cette volonté est celle du soldat, celle de sa souffrance, de son sang. Après tout, n’est-ce pas pour lui, la chance de trouver, enfin, un sens à sa vie, d’écrire l’histoire ?
Qu’importe, si au final, la gloire et l’honneur, eux, ne se partageront pas.
L’échec appartient à la classe laborieuse, le succès à la classe privilégiée. Telle est, au bout du compte la morale du film de Kubrick.
L’enjeu, pour ces généraux, n’en est pas moins leur propre ascension sociale que la nation. Ce qui nous ramène « aux crapules » qui se drapent de patriotisme.
Le film est tourné sur une pellicule noir & blanc de belle qualité, ce qui renforce le traitement naturaliste de la guerre de 14-18, à l’exemple de la plus belle scène du film , celle du long travelling arrière sur le colonel Dax dans la tranchée. Une scène devenue mythique !
Kubrick a choisi très intelligemment un ton et un rythme littéralement martial pour son film.
Malgré l’affrontement, jamais nous ne verrons de soldats allemands. L’ennemi est là, toujours, caché, présent par ses tirs d’artillerie, par ses tirs sporadiques. La mort, comme tombée du ciel, fauche le soldat français dans son assaut. La guerre est opiniâtre, elle tue à distance. L’ennemi importe peu. Cette vision réaliste de la guerre, très loin du war-comics, n’heroise pas le combattant. Le courage, ici, est de ne pas fuir, cette mort arbitraire. Ici, tous les soldats sont héroïques, sans distinction.
C’est pourquoi, le jugement du tribunal militaire sera si injuste et immoral, si inhumain, si révoltant.
Si révoltant que Stanley Kubrick, qui souhaitait un film plus consensuel et commercial, voulait sauver les condamnés. Kirk Douglas l’en dissuada, estimant, avec raison, que cela atténuerait la portée du film.
« Les sentiers de la gloire » est donc un film à multiple facettes, indispensable. une des très belles réalisations de Kubrick.
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