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Arthur Lafont
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4,0
Publiée le 22 septembre 2026
On voit les coulisses de l'éducation nationale même à l'époque. Le manque de budget, classes surchargé mais également la pédagogie du "faire penser l'enfant par lui même". Coluche y est très juste, en même temps sa bonhomie et sa sympathie naturelle colle au personnage, le fait de l'avoir également tourné dans une vraie école avec de vrais élèves rajoute à l'authenticité. Un bon moment.
Dans cette fort sympathique comédie dirigée par Claude Berry sortie en 1981, Coluche, en prof, se montre à la fois tendre et touchant. Alors oui, ce n’est pas encore « Tchao Pantin » bien sûr mais son interprétation vaut très largement mieux que celle d’un Ben-Hur Marcel ou d’un Dagobert de triste mémoire.
L'action se passe en 1981, année où il suffisait de se présenter à l'Éducation Nationale pour être instituteur remplaçant. Pour donner le ton de cette comédie, Richard Gotainer entonne Le Sampa, dont on ne sait pas les pas. Pas plus qu'un instituteur sans formation ne sait quoi faire le premier jour d'école. Cependant l'expérience montre qu'il se débrouille bien et les élèves semblent l'apprécier. Je serais curieux de voir ce que ça donnerait en 2026 ! Soit dit en passant, je me suis aperçu que les enfants de la classe dont s'occupe Gérard Barbier (Coluche), ont le même âge que moi. Ce qui explique sans doute une certaine indulgence de ma part à leur égard, même si je n'ai pas souvenir de batailles de purée ou de petit suisse à la cantine. Quelques bonnes répliques égrènent le propos. Ainsi le jeune Nicolas Vannier remarque : "Monsieur, y'a deux p à m'appelle !" Réponse de Gérard : "Ah bon, y'a deux p à ta pelle ?" On entend aussi Alain Peyrefitte s'exprimer à la télé pendant que Gérard est au restaurant : "Il n'est pas possible d'abolir la peine de mort tant que le sentiment d'insécurité n'a pas reculé." On se demande ce qu'il dirait de nos jours. Gérard à Mle Lajoie (Josiane Balasko) : "La seule chose que tu peux faire pour les gosses, c'est de les aimer." Gérard en pleine réunion parents-enseignants : "Être syndiqué ça ne dispense pas d'être intelligent." Un petit garçon : "Un égoïste c'est quelqu'un qui ne pense pas à moi." Bref plein de bonnes choses, mais un manque de profondeur encore plus évident avec le recul.
Ce 23 février 2025, j'ai revue ce film avec délectation ce film. Suivant les thèmes qui traitent autour des problématiques de l'école, ce film n'a pris une ride. En effet, ce sont les mêmes discours que l'ont entend aujourd'hui et qui sont évoqués dans ce film des années 80.
Le Maître d'école reste une comédie sympathique, portée par son énergie et son ton léger. Le film joue sur l’humour et la caricature du système scolaire, avec quelques scènes vraiment drôles et un rythme plutôt efficace.
Cependant, malgré de bonnes idées, l’ensemble manque parfois de finesse et certains gags paraissent un peu datés. On passe un bon moment, mais le propos aurait pu être plus mordant et approfondi.
Une comédie agréable, imparfaite, mais qui conserve un certain charme.
"Le Maître d'école" réalisé par Claude Berry en 1981 fait partie des très bonnes comédie du début des années 80 avec Coluche (Gérard Barbier), Jacques Debary (le directeur de l'école), Josiane Balasko (Mlle Lajoie, collègue de Gérard) et Roland Giraud (M. Meignant, collègue syndicaliste de Gérard) dans les rôles principaux. Le film frappe par son réalisme, presque documentaire par moments à travers le décor, l'école, et les enfants. En effet, l'école n'est pas idéalisée, elle est bruyante, un peu grise, avec ses rituels (la cantine, la cour de récréation). Les enfants, recrutés pour leur naturel, ne jouent pas la comédie ; ils sont des élèves, ce qui rend les scènes de classe particulièrement authentiques. C'est aussi le premier film où Coluche montre une facette plus douce et vulnérable. Son personnage de Gérard Barbier est un "honnête homme" au sens classique : celui qui agit selon son cœur, quitte à se heurter aux institutions (le magasin, puis l'Éducation Nationale). A noter que la musique est signée Claude Engel et Richard Gotainer, ce dernier interprète le générique du début, le Sampa, et aussi lors de la scène finale.
Je suis très nostalgique quand je vois ce film qui me rappelle mon enfance. Même si ce n'est pas un grand film il est le reflet de son époque, une époque où faire un bisou sur la joue d'un enfant ne voulait pas dire pédo****, où les normes et directives ne cassaient pas encore le système éducatif, où on ne devait pas faire signer 50 décharges quand on emmenait des enfants en sortie.... Coluche, Balasko et giraud sont confondants de naturel. Merci Mr Zidi.
Le Maître d’école est une comédie tendre et pleine d’esprit, portée par un Coluche parfaitement à son aise dans un rôle qui mêle humour, sensibilité et critique sociale. Le film dépeint avec justesse les difficultés du système scolaire tout en conservant une légèreté et un ton chaleureux.
Les situations cocasses s’enchaînent, les répliques font mouche, et Coluche apporte une humanité qui rend le film à la fois drôle et touchant. Certes, l’histoire suit une progression assez classique, mais l’efficacité, l’émotion et la sincérité de l’ensemble en font une comédie toujours aussi agréable à revoir.
Un film comme on n’en fait plus. Vraiment. Derrière cette comédie française à première vue bon enfant se cache un portrait social aussi drôle que profondément humain, porté par un Coluche plus sincère que jamais.
Coluche qui joue un vendeur viré pour avoir défendu un gamin, et qui décide de devenir instituteur ? Sur le papier, ça sonne comme une idée un peu tirée par les cheveux. Et pourtant, à l’écran, ça fonctionne à merveille. Il y a une alchimie immédiate entre lui et cette classe d’enfants insupportables mais terriblement attachants.
Ce qui frappe surtout, c’est la justesse. La manière dont le film parle de l’école, de l’autorité, des inégalités, du système, sans jamais sombrer dans le moralisme ou la lourdeur. C’est drôle, piquant, parfois même émouvant, mais jamais donneur de leçon. Et quand Coluche balance ses vérités à la hiérarchie scolaire ou à ses collègues trop rigides, on jubile littéralement.
Il y a aussi ce regard tendre mais lucide sur les enfants. Pas idéalisés, pas diabolisés non plus. Juste vrais. Chacun a son caractère, son style, ses failles. Et Coluche les observe, les écoute, les bouscule parfois, mais il ne les méprise jamais. Il les aime, à sa manière brute mais sincère.
Visuellement, le film est simple. Pas de fioritures, pas de grandes envolées esthétiques. Mais l’essentiel est ailleurs. L’écriture est fine, les dialogues font mouche, et l’ensemble dégage une énergie à la fois anarchiste et bienveillante. C’est un cri du cœur contre les absurdités administratives et les injustices sociales, emballé dans un humour irrésistible.
Alors oui, le film date un peu. Mais il garde une fraîcheur et une pertinence qui étonnent encore aujourd’hui. Et surtout, il montre une autre facette de Coluche — loin du simple comique à punchlines : un homme intelligent, révolté, mais profondément humaniste.
4/5. Un film qui mérite d’être redécouvert, et qui, sans en avoir l’air, en dit beaucoup plus qu’il ne le prétend.
Coluche campe un maître d'école suppléant pas très futé mais plein de bonnes intentions. Il s'agit d'une comédie bon enfant, un peu tarte à la crème par moment. L'originalité des situations n'est pas au rendez-vous seulement il s'agit d'un film pour tout public qui se veut léger et c'est exactement ce qu'il est.
Ce film n'a aucun sens et n'est même pas une comédie donc on ne rit pas. J'ai beau aimé Coluche, ce film est un navet et est trop démodé, il ne correspond plus à ce qu'est l'école d'aujourd'hui, même si on peut y déceler certains prémices. A voir éventuellement pour l'aspect nostalgique de cette époque justement. Et mention à la scène où un gamin de 8 ans fume une clope en détente... Autre époque !
Ce film de Claude Berri est une comédie simple et bien intentionnée où Coluche incarne Gérard Barbier, un vendeur au chômage devenu instituteur, avec un naturel attachant. Son interaction avec les enfants est sincère et généreuse, et l’acteur montre ici un vrai cœur, fidèle à son engagement dans la vie réelle. Cependant, si certaines scènes font sourire, l'humour reste inégal et un peu sage, et le film ne dépasse pas le niveau d’une série de sketches agréables mais convenus. Le contexte social des années 80, avec un système scolaire rigide et un optimisme culturel lié à l'élection de François Mitterrand, donne au film une aura nostalgique. Mais au-delà de ce portrait de l’époque, l’intrigue manque de véritables enjeux ou de moments mémorables pour captiver pleinement. Les personnages secondaires, bien campés par Josiane Balasko ou Roland Giraud, ne sont pas suffisamment développés pour enrichir le récit. « Le Maître d’école » est une comédie honnête, teintée de tendresse, mais qui reste trop modeste et classique. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle)
Comédie, coécrite et réalisée par Claude Berri, Le Maître D'École est un film récréatif. L'histoire nous fait suivre Gérard Barbier, un jeune vendeur de vêtements licencié pour avoir pris la défense d'un gamin ayant chapardé. Se retrouvant au chômage et ne sachant quoi faire, mais constatant qu'il possède le baccalauréat et a fait une année de droit, il décide de devenir instituteur suppléant et découvre un métier dont il ne connaissait pas grand-chose, dans une école de banlieue. Ce scénario s'avère plaisant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à un récit simple traitant des difficultés en milieu scolaire, aussi bien pour les instituteurs que pour les élèves. Celui-ci traite également de nombreux sujets de sociétés à travers des échanges entre le corps enseignant et les petites têtes blondes en soif d'apprentissage. L'ambiance se veut joyeuse et emplie de bonne humeur. Le ton, lui, est amusant et nous laisse avec un sourire plein de nostalgie tout du long. L'ensemble est porté par des personnages attachants, interprétés par une bonne distribution à commencer par Coluche qui incarne un instituteur hautement sympathique, à l'écoute de sa classe. Un rôle qui lui sied à ravir. Il est entouré par Josiane Balasko et Roland Giraud qui sont ses collègues. Tous trois sont sous les ordres et la responsabilité d'un Jacques Debary en directeur d'établissement. À noter également la présence de Charlotte de Turckheim, sans oublier les nombreux enfants aux bouilles adorables visibles à l'écran. Tous ces individus entretiennent des relations spontanées, tendres, mignonnes et drôles. Des échanges soutenus par des dialogues marrants, notamment grâce à la liberté de ton qu'ont les enfants à ce jeune âge. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français s'avère de bonne facture. Sa mise en scène est assez classique, s'effaçant pour avant tout servir son propos. Ce visuel quelconque est accompagné par une b.o. appréciable entre titres d'artistes et chansons chantées par les élèves avec entrain et moquerie. Cette année scolaire s'achève sur une fin satisfaisante venant mettre un terme à cette chaleureuse cohue. En conclusion, Le Maître D'École est un long-métrage méritant le coup d'œil tant il fait passer un bon moment de gaieté et d'insouciance.