Zodiac
Note moyenne
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1 731 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 18 octobre 2013
Ça promettait ! Le nouveau film de David Fincher (six ans après le nerveusement éprouvant Panic Room) s’attaquait à une des enquêtes policières les plus célèbres et les plus polémiques de l’histoire récente des Etats-Unis. Sachant que dans la réalité ce tueur qui se jouait de la police et des médias n’a jamais pu être identifié. On espérait aussi que le réalisateur nous éclabousserait de son sens de la mise en scène et de ses procédés de créativité visuelle qui ont fait sa marque (Seven, Fight Club). Or que nous raconte le film ? L’enquête policière certes mais façon cours magistral d’amphithéâtre pour spectateurs seulement bons à prendre des notes. Le film est une succession d’enchainements de micro-épisodes qui nous est asséné par la répétition du même procédé encore et encore : « une semaine plus tard », « 5 jours plus tard » jusqu’à même « quelques heures plus tard ». En dehors du fait que ce type de narration linéaire à l’extrême donne une certaine lourdeur à l’ensemble il est aussi gênant que l’on se donne tant la peine par le biais de bavardages incessants de créer des raccourcis à cette énigme dantesque. Comme si l’on tenait à ce que le spectateur ne puisse pas prendre à son compte le moindre point de vue et qu’il devait accepter sans broncher les rebondissements et hypothèses plus ou moins farfelues édictées. Autre grosse déception : la propension aux répliques et aux « gags » très hollywoodiens qui confirment ce qui semble être l’effacement de l’auteur derrière son sujet (et le studio qui l’emploie). Quant aux personnages ils n’apportent guère plus d’épaisseur : du dessinateur génial sous-employé au flic borné en passant par
le journaliste devenu fou après s’être perdu dans les méandres de l’affaire ils répondent tous aux conventions du genre. Un sujet bien traité ? Sans aucun doute mais ça ne fait pas du cinéma.
The Cinephile World
The Cinephile World

182 abonnés 607 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 octobre 2013
Un thriller qui se voit être du même genre et dans la lignée du magistral ''Seven''. Quand on voit le résultat de ce thriller, c'est sur, qu'on ne s'étonne pas à ce que le film soit réussit, car le réalisateur n'est autre que le grand David Fincher, qui s'inspire de son film ''Seven'' pour réalisé ce thriller. Nous avons le droit à une enquête policière très intéressante à suivre, même si je trouvais qu'elle était un peu longue et qu'elle avait un peu du mal à avancer, mais ça reste une enquête fascinante. Mais bon, plus le film avance, plus l'enquête devient de plus en plus intéressante. Ce qui rend l'enquête captivante, c'est qu'à l'époque, ils n'avaient d'empreinte digitale, ni de tests ADN, et ni de technologies, et ils devaient se débrouiller eux-mêmes et utiliser leur cerveau. Le scénario est très bon dans l'ensemble, et parvient à nous captiver pendant tout le long du film. Le film ne manque pas non plus de suspenses et de meurtres, par contre la seul chose m'ayant un peu déçu, c'est la fin qui laisse les spectateurs dans le doute spoiler: (car j'aurais préféré que le personnage principal parvienne à attraper notre tueur et le mette en prison)
. Le film vaut aussi le coup pour une réalisation et une mise en scène très bien travaillées. Le casting est très bon, Jake Gyllenhaal est excellent dans son rôle (même si il était plus convaincants dans ''Donnie Darko'', où il était démentiel), Robert Downey Jr. et Mark Ruffalo sont très bon eux aussi. spoiler: Le 4 juillet 1969, le soir de la fête de l'Indépendance, deux jeunes adolescents se font tirer dessus entre les villes de Benicia et Vallejo en Californie. Un homme contacte les services de police locaux et annonce avoir commis ce crime. Le journal San Francisco Chronicle, l'un des journaux importants de la ville, reçoit ensuite une lettre revendiquant ce meurtre ainsi que plusieurs autres dans la région. Le tueur présumé, qui se présente sous le pseudonyme du Zodiac, accompagne sa revendication d'une énigme. Robert Graysmith est un jeune dessinateur du journal. Sa vie bascule lorsqu'il se lance dans le déchiffrage de cette énigme, poussé par sa passion pour les casse-têtes. Il « enquête » alors plus profondément notamment avec Paul Avery, spécialiste des affaires criminelles au journal. En parallèle, les inspecteurs chargés de l'enquête, David Toschi et William Armstrong, font leur possible pour mettre fin à la série et recouper les informations multiples. Durant de nombreuses années, le Zodiac se joue des policiers et des journalistes en accumulant les énigmes, les vraies et fausses revendications, les appels télévisés et les meurtres sans indice.
En conclusion, ''Zodiac'' est un thriller totalement réussit que je vous conseille vraiment, si vous aimez les films policiers, vous allez aimer celui-ci. Un Chef d'Oeuvre, 5/5.
nathalie R
nathalie R

13 abonnés 227 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2013
Un peu long. Beaucoup de personnages : il faut suivre. Le casting de tête est, cependant, de qualité. De beaux décors. Une bonne ambiance.
Chevalier du cinéma
Chevalier du cinéma

282 abonnés 338 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 octobre 2014
A l'époque de la sortie de Zodiac en 2007, cela faisait cinq ans que David Fincher n'avait plus donné de nouvelles depuis Panic Room, un film de commande sorti en 2002 et considéré comme l'une des ses œuvres les plus mineures de sa filmographie. Le réalisateur revenait donc au genre qu'il avait lui-même réinventé en 1996 avec Seven : le thriller de serial killer. Et avec Zodiac, David Fincher signe l'un de ses meilleurs films, pour moi un chef-d'oeuvre du genre, et qui annoncait en même temps un grand changement de style dans le cinéma de ce brillant réalisateur américain. Zodiac, l'insaisissable tueur en série qui sévit à la fin des années 1960 et répendit la terreur dans la région de San Francisco, fut le Jack l'Eventreur de l'Amérique. Prodigue en messages cryptés, il semait les indices comme autant de cailloux blancs, et prenait un malin plaisir à narguer la presse et la police. Il s'attribua une trentaine d'assassinats, mais fit bien d'autres dégâts collatéraux parmi ceux qui le traquèrent en vain. Robert Graysmith, jeune et timide dessinateur de presse, n'avait ni l'expérience ni les relations de son brillant collègue Paul Avery, spécialiste des affaires criminelles au San Francisco Chronicle. Extérieur à l'enquête, il n'avait pas accès aux données et témoignages dont disposait le charismatique inspecteur David Toschi et son méticuleux partenaire, l'inspecteur William Armstrong. Le Zodiac n'en deviendrait pas moins l'affaire de sa vie, à laquelle il consacrerait dix ans d'efforts et deux ouvrages d'une vertigineuse précision. Présenté en compétition officielle lors du 60ème Festival de Cannes, Zodiac est certes repartit bredouille, mais les critiques furent élogieuses le qualifiant de « brillant », « jubilatoire », « angoissant », « d'oeuvre fascinante », « intelligente » ou encore du « premier grand film américain de 2007 ». Succès auprès des critiques, le retour de David Fincher au thriller a également été un succès auprès du public avec notamment 1 134 684 spectateurs en France. Mais bizaremment on a l'impression que le film a fait un flop aux Etats-Unis avec seulement 33 millions de dollars de recoltés pour un budget de 85 millions et ses recettes mondiales s'élèvent à un peu plus de 84 millions de dollars, de quoi juste rembourser son budget. Mais si Zodiac n'a sans doute pas été bien compris par tous les spectateurs lors de sa sortie, il a, au fil du temps, acquérit une belle notoriété auprès des fans de Fincher en le classant parmi ses meilleurs films. Personnellement, Zodiac est un mon film préféré du réalistaeur avec Seven, Fight Club et The Social Network. Ce film est sans doute le plus détaillé de David Fincher, à la limite d'un docu-fiction qui reviendrait sur l'enquête du tueur du Zodiac, dont on ne connaît toujours pas l'identité, et qui aurait tué, selon certains enquêteurs, entre 37 et 200 personnes entre 1966 et 1978. Une enquête policière qui ne pouvait être mise en scène que par David Fincher. Seven était de la pure fiction, Zodiac, lui, s'inspire d'enquêtes réelles et le scénario est aussi brillant que la mise en scène de Fincher, le tout accompagné d'excellentes prestations d'acteurs. Le film commence en 1969, ce qui permet ainsi de retracer toute l'enquête sur le Zodiac jusqu'en 1991, où David Fincher reconstitue les meurtres les plus terribles et célèbres du tueur et met en avant des suspects aussi mystérieux qu'énigmatiques. Le scénario est à la fois angoissant et sombre, des scènes brillantes viennent faire monter cette tension notamment la scène de la cave où Jake Gyllenhaal se retrouve seul à seul avec un homme qui pourrait être le Zodiac, tout le style de Fincher atteint son apogée lors de cette scène purement noire, terrifiante et ténébreuse où le doute habite le spectateur : le héros est-il seul à seul avec le tueur ? Parmi les autres scènes marquantes du film où le suspense et la violence sont les maîtres, nous pouvons compter la scène qui ouvre le film où un jeune couple se fait tirer dessus au pistolet silencieux, il y a la scène de l'attaque d'un couple au bord d'un lac à coups de couteau ou encore l'interview télévisé où le Zodiac entre en contact avec un psychologue, une scène qui montre tout le dérangement du teur, à faire froid dans le dos. Et là où le film est très fort c'est dans sa fin où le réalisateur conclue son œuvre dans un suspense brillant laissant planer un doute incertain sur l'identité du tueur mais en relancant également les soupcons sur le personnage d'Arthur Leigh Allen, sans doute le personnage le plus mystérieux du film. Ensuite si le film est aussi complexe c'est bien grâce à sa mise en scène car si David Fincher n'avait pas réalisé le film, même avec ce même scénario aussi brillant soit-il, le film n'aurait pas eu le même impact. David Fincher livre ainsi un suspense et une angoisse qui maintiennent le spectateur dans une peur constante durant les 2h30 du film. Avec Zodiac, le réalisateur arrivait pour certains critiques à un stade plus mature avec une réalisation plus classique tout en restant sobre et fluide. Désormais le « Fincher punk » a cédé sa place au « Fincher perfectionniste » qui cherche à rendre ses films ultra-détaillés. Il s'attarde en effet sur chaque détails historiques de l'affaire et développe des éléments sans doute plus fictionnels mais réussit tout de même à garder l'intérêt du spectateur avec sa mise en scène parfaite qui appuie sur le réalisme de l'enquête. Quelques scènes sont virtuoses comme celle où le taxi jaune, où la caméra donne une vue plongeante sur le taxi qui roule dans les rues de San Francisco et le suit mécaniquement, cette scène très courte est sans doute l'une des plus esthétiques du film. Toujours plongé dans une lumière jaune pâle qui contribue a créer une certaine ambiance des années 1970, la réalisation de David Fincher est plus fluide et simpliste tout en restant brillante. Maintenant c'est terminé les plans séquences audacieux de Panic Room avec une caméra qui se promène partout ou les scènes numériques virtuoses de Fight Club, maintenant la caméra du « Roi David » est plus posée et le réalisateur excelle dans ce style et le prouvera de plus en plus dans ses précédentes réalisations. David Fincher a donc fait de son Zodiac un grand film d'investigation dans la lignée des Hommes du Président pour le côté journalistique qui est parfaitement bien retranscrit dans le contexte des années 1970. Et notons également le formidable casting du film qui se compose de Jake Gyllenhaal dans un de ses meilleurs rôles au cinéma, celui du dessinateur Robert Graysmith obsédé par la traque du Zodiac, Mark Ruffalo est parfait dans le rôle de l'inspecteur du FBI David Toschi, Robert Downey Jr., lui, est toujours aussi charismatique et ce même dans le rôle d'un journaliste débauché, remarquez que les deux acteurs cités se retrouveront dans Avengers, respectivement dans les personnages d'Hulk et d'Iron Man. Ensuite les seconds rôles sont excellents comme Bryan Cox, Anthony Edwards et enfin John Carroll Lynch, dans le rôle du mystérieux Arthur Leigh Allen. On peut voir que David Fincher est, en plus d'être un génie de la mise en scène, un grand directeur d'acteurs. Accompagné d'une superbe bande-originale qui nous replonge dans l'ambiance des années 1970, Zodiac est donc l'une des plus grandes réussites de David Fincher qui signe un grand film d'investigation, noir, brillant et angoissant comme il en a le secret. En un mot : monumental.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 février 2015
Inspiré de faits réels, ce film a l'intelligence de ne pas souligner le suspense ni le caractère poisseux et glauque du sujet par des effets inutiles de mise en scène. On reconnaît dans Zodiac le savoir-faire de David Fincher en matière d'atmosphère oppressante, mais le film fait également preuve d'une sobriété qui fait toute son efficacité, notamment pour des scènes de meurtre qui font froid dans le dos. Cette histoire complexe et la reconstitution méticuleuse des différentes époques méritent largement une longue immersion (2h30 de film) et les trois personnages principaux sont très bien servis par leurs interprètes (Mark Ruffalo, Robert Downey Jr. et Jake Gyllenhaal).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 septembre 2013
Voila. Je me suis fait la filmographie de Fincher en finissant par celui-ci, et je confirme : C'est un grand !
Zodiac est vraiment un film long et palpitant comme on aime, avec un casting de malade. C'est bon de voir Robert Downey Jr. en second rôle et Mark Rufallo avec des rouflaquettes ! En plus d'être une histoire vraie, Fincher a bien choisi car un élément du film fait un lien avec le cinéma assez surprenant.
Autre gros point positif : L'histoire se passe fin 60's mais surtout en pleines 70's, et Fincher a eu la brillante idée de mettre de la musique d'époque ! Après une intro déroutante, le film commence avec du Santana, ce qui déjà est pour moi magnifique.
On passe un bon moment dans une enquête qui n'en finit pas, on change souvent de personnages, ça peut devenir long surtout qu'on nous laisse sur notre fin, ce qui est normal pour une affaire jamais terminée.
tilo83
tilo83

23 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 septembre 2013
Réaliste et tiré de la véritable histoire d'un tueur en série, ce film qui est un chef d’œuvre est psychologiquement dérangeant. Je déconseille très fortement aux âmes sensibles.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 septembre 2013
2h45 d'une enquête mollassonne sur un célèbre tueur en série qui me donne l'impression, au vu de ses faits, d'avoir l'intelligence d'un mouflon, c'est bien trop pour moi! Alors ok la photo est bonne et les acteurs sont correctes, mais passer autant de temps à regarder un film qui ne propose aucune expérience et qui ne dégage aucune énergie palpable, me fait penser qu'en éteignant ma télé j'aurai eu le même effet. J'aime beaucoup Fincher mais cette fois ci ça ne marche pas pour moi.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2013
Après un Panic Room plutôt mineur, David Fincher revient en force avec ce polar basé sur la traque réelle d’un célèbre tueur en série américain. Le génie du réalisateur, c’est de réussir à créer le suspense à partir d’une histoire dont tout le monde connait le (non) dénouement. Le film est d’une grande beauté formelle et recèle une puissance narrative indéniable. Mais avant d’être un polar méticuleux, Zodiac est avant tout un grand film sur l’obsession porté par des acteurs magistraux: Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo et Robert Downey Jr. sont excellents dans leurs rôles respectifs. L’œuvre de la maturité pour Fincher.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 septembre 2013
Dans la vie d’un cinéphile, (personne ayant une forte attraction pour les petites choses qu’un réalisateur de talent, laisse virevolter dans son œuvre, afin de rendre compte de son état psychologique au moment de sa création), il existe un instant, que toutes les magies les plus graphiques, ou sophistiquées, ne sauraient décrire ou expliquer. Cette petite parcelle temporelle ; c’est l’éclosion de la maturité chez un cinéaste. L’instant tant attendu et aussitôt redouté, où tout l’enchantement de la jeunesse créatrice peut disparaître, à un point qui s’annonce comme celui du non-retour : l’entrée dans l’âge adulte, dans le monde des gens qui se demande s’ils sont vivant, où s’ils rêvent de la mort. Zodiac, dont les événements historiques réels, furent vécus de l’extérieur par le petit David Fincher, marquent cette entrée dans un monde inquiet… inquiet de voir des enfants grandirent en lui, et ensuite transcender son essence immanente.
Doté d’un casting impressionnant, il n’en est pas moins réduit en une série d’êtres de poussières. Des vies se brisent sur leur propre corps taciturne et las (Robert Downey Jr. dans ce qui constitue l’un de ses plus rôles, sombre dans une dérive paranoïaque et incontrôlable). Jake Gyllenhaal, en dessinateur timide, découvre son potentiel de déchiffrage, comme un ado introverti rencontre sa sexualité. Aussi minutieuse et précise que le sont les travaux de son personnage Graysmith. Quant à Mark Ruffalo, il cherche à devenir l’avocat Meursault (L’Etranger – Camus), par un jeu d’une sensibilité foudroyante, et à engloutir son « Je » dans le miroir de celui qu’il poursuit, tout en donnant l’impression de le défendre, son désir de le trouver, devenant plus fort que tout.
David Fincher à grandit, mais pas cinématographiquement. Sa maestria charmeuse, il l’avait déjà. Ce qui a murit, c’est son rapport au regard. Sa manière de nous faire voir les choses. Et cela ne passe pas forcément par une évolution stylistique et formelle. Pour Fincher, la grande maturité, c’est de nous y faire voir l’insondable. Il n’est même pas question d’invisibilité. Le tueur du Zodiac, traqué, recherché pendant plus de deux décennies, par plusieurs journalistes et inspecteurs, et dont l’énigme solaire restera à jamais sans réponse, hanta une Amérique en voie de disparition. Cette disparition, c’est celle de nos croyances mobiles, les manières dont nous déplaçons ; car si le tueur restait un phénomène à la mobilité des plus simples, les moyens pour le traqués, furent une débauche de complexité, témoignant de l’affront mensonger d’une modernité pourtant prometteuse. La technique d’information, de pistage, de communication, d’interaction avec la foule, était beaucoup trop sophistiquée pour une quête aussi métaphysique que la poursuite de celui qui devient : « l’incarnation du mal ». Un rappel de couleur fait à Seven. Aussi somptueux que la maîtrise graphique du siège de la presse, passant d’une salle démesurée au confinement de la rédaction en chef, clignant d’un œil complice à « Les Hommes du président » d’Alan J. Pakula (1976). La métaphysique de Zodiac s’installe dans les premières scènes de Robert Graysmith, où l’irrésistible attraction du mal, le conduit à assister aux lectures des lettres du tueur. Mais l’incarnation ne viendra jamais. La traque devient une galaxie en fin de vie, gravitant autour d’un Soleil noir impossible à localiser, et à remercier de la lumière qu’ils nous envois. Si dans Seven, le mal tient sa corporalité angélique, « l’ange exterminateur John Doe », le Zodiac se matérialise dans le langage. Il devient la démonstration d’un monde, où la croyance en l’incroyable doit se lire dans une prose puissante, formulée par des protagonistes devenus adultes, et que seule l’autonomie leur permettra d’accomplir. Seven, est le conte de fée de Zodiac, une histoire que l’on lit aux enfants pour nourrir leurs cauchemars. Mais Fincher est devenu un grand, un très très grand, et son chef d’œuvre est d’avoir fait de ce récit, le simulacre d’une réalité que l’adulte se doit de raconter par ses propres moyens. Il ne peut plus se laisser bercer par son imagination, il ne peut plus attendre que le fruit du désir, aussi maléfique et métaphorique soit-il, ne viennent à sa rencontre, lui dicter le commandement du ciel. L’intuition de l’artiste, du philosophe et de l’enquêteur, doivent devenir et transformer le langage des anges : ceux qui lisent le monde comme on lit un conte.
(Mon blog : )
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 décembre 2014
Un Grand Film. Le Réalisateur de Seven et Fight Club David Fincher signe ici une Chronique Oppressant et Captivante sur la traque du Mystérieux Tueur en Série le Zodiaque a travers plusieurs décennies. Grace a une Réalisation maîtriser a la perfection dont la Photographie est remarquable a l'écran, en passant par une BO Stressante et trés Efficace qui collent a la perfection a l'univers Morbide du film. Ensuite le Scénario se révèle a la fois Complexe et Passionnant dont on suit avec grand plaisir cette investigation jus qu au bout pour essayer de découvrir les motivations ainsi que l'identité de cette Jack L'Éventreur de l’Amérique des années 60-70 et pour finir le Casting est prodigieux avec un trio d'acteurs au top mener par Jake Gyllenhall,Robert Downey Jr et Mark Ruffalo accompagnée de Seconds Rôles également a la hauteur de ce film au Suspense Implacable ou la Tension monte du début jus qu aux dernières minutes. En Résumer, Zodiac est une belle réussite sur tous les plans en s'avérant comme des l'un des Thrillers les plus marquants de ces dernières années mener par tout le génie de David Fincher a ne pas louper.
Aoris
Aoris

27 abonnés 118 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 août 2013
Quel intérêt? Ce tueur a toujours été un mystère, personne n'a jamais su qui il était, ni quels meurtres il a réellement commis, s'il revendiquait les meurtres d'autres tueurs, si les dernières lettres sont bien les siennes, etc. Du coup, que raconter quand on ne sait presque rien? Et bien on brode.
Du coup on se retrouve avec un scénario romancé qui essai de reprendre des éléments réels pour coller à l'histoire des faits. Sauf que voilà, c'est juste assez romancé pour en faire un film mais pas assez pour en faire un scénario intéressant. Passé la première demi heure qui pose les bases de l'histoire, on passe d'une chasse à l'homme à une enquête qui piétine mois après mois, puis année après année, pour finir sur un non dénouement puisque comme dans la réalité, l'affaire fut classée et jamais élucidée.
Le problème c'est bien ces presque deux heures de pseudo enquête. Dans un bon polar, ce qui crée la tension c'est que premièrement, l'affaire est traitée dans l'immédiateté: on traque le criminel, on suit l'affaire au jour le jour, puis on arrête le criminel. Deuxièmement, le criminel devient de plus en plus dangereux à chaque heure qui s'écoule.
Ici c'est l'inverse, plus on avance dans l'histoire plus les ellipses sont longues, on saute des mois puis des années, tout en essayant de nous faire croire que les enquêteurs sont toujours concentrés sur l'enquête, du coup on y croit pas, plus le temps passe, plus les enquêteurs devaient avoir d'autres chats à fouetter. Tout comme ce dessinateur qu'on nous montre enquêter jour après jour, malgré les années, délaissant femme et enfant pour se consacrer à la traque d'un tueur oublié, pas crédible (ou bien tellement suspect que n'importe qui l'aurai soupçonné). Et là encore, à l'inverse d'un bon polar, le tueur devient de moins en moins dangereux puisqu'il disparait à mesure que le temps passe.
Bref aucun intérêt.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 22 août 2013
Ayant déjà vu tous les films que Fincher avait fait avant Zodiac, c'est peut-être parce que je m'attendais à tout sauf à ça que j'ai été assez déçu. Habitué au suspense et aux ambiances assez sombres de films comme Se7en ou The Game, je m'attendais à un thriller, surtout avec un sujet comme celui-là. Et finalement, même si la mise en scène est bonne, j'ai presque eu l'impression de mater un simple documentaire. Pire, presque un reportage. On s'intéresse au mec qui enquête sur le tueur, et c'est tout. Du coup, pas de suspense, pas de surprises, le rythme... j'ai même pas repéré s'il y avait un rythme quelconque... Du coup, comparé au reste de ses films, tout est épuré, et j'ai pas trop pigé ce que voulait dire ce film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 août 2013
Enquête palpitante, brillamment mise en scène par Fincher. Lui qui avait plutôt l'habitude d'afficher une mise en scène un peu tape à l'oeil mais virtuose notamment dans "Fight club" ou "Panic room" s'est parfaitement adapté à son sujet en offrant une réalisation d'une élégance incroyable, aidée d'une magnifique photographie. Maitrise absolue du scénario qui parvient à nous tenir pendant 2h30 sur une enquête qui connait beaucoup de hauts et de bas sur tant d'années. Mais ce qui ressort de ce film, c'est la détermination des protagonistes et notamment de Robert Graysmith de trouver la clé de ces meurtres et l'identité de son auteur. Un acharnement hors normes qui leur vaudra tous d'en payer le prix, à des degrés divers.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2021
La minutieuse mise en scène du réalisateur nous entraîne sur la piste du tueur du zodiaque, serial killer qui terrorisa la Californie dès la fin des années 60. Non dépourvu de quelques longueurs, le film a toutefois le mérite de nous captiver et de rendre cette enquête, se déroulant sur deux décennies, fascinante. Les scènes de meurtres, l'ambiance et le style de l'époque, le déroulement des investigations ainsi que l'obsession du dessinateur Robert Graysmith sont incroyablement bien reconstitués. Ajouter à cela, une distribution de grande classe, Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo, Robert Downey Jr sans oublier Anthony Edwards et on obtient avec "Zodiac", l'une des plus grandes réalisations de David Fincher.
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