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Parkko
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2,5
Publiée le 20 janvier 2013
Qui se dévoue pour aller dire à Hollywood que non, il ne faut pas prendre son spectateur pour un abruti et que oui, il est assez douteux de glorifier un personnage de son Histoire en oubliant un peu les conneries qu'il avait pu faire avant. Car Charlie Wilson est loin d'être un héros si on regarde vite fait sa biographie. Là, le film cherche juste à souligner son côté un peu député pas toujours sérieux, mais cela rend le personnage attachant, c'est pas un député chiant mais un député qui profite de la vie quoi. Et les histoires d'aide à des dictatures et tout du député ça on en parle pas par contre, non, ça ferait un peu tâche sur ce film. A part ça que dire ? Que Mike Nichols a déjà fait mieux en tout cas. C'est triste à dire, j'ai vu le film il y a une semaine et je me rends compte qu'il est déjà plus ou moins sorti de ma mémoire tellement il m'a laissé indifférent, je ne pourrais pas dire qu'il m'a déplu spécialement, je l'ai trouvé assez moyen et assez caricatural par moment, mais ce sentiment d'indifférence qui me revient maintenant quelques jours après l'avoir visionné est peut-être encore pire. Bref, La Guerre selon Charlie Wilson ne restera qu'un film mineur dans la filmographie de Nichols.
Un film de propagande de plus au compteur de Aaron Sorkin. L'ampleur du racisme et du mépris avec lequel sont traités les personnages égyptiens, pakistanais, afghans et russes fait froid dans le dos. Les personnages de Charlie Wilson et de Gust Avrakotos, en lourdeaux cyniques mais finalement "au grand coeur", ne sont pas crédibles une seule seconde et sans doute extrêmement éloignés de la réalité historique des vrais Wilson et Avrakotos.
Néanmoins le sujet traité est intéressant et rare au cinéma. De plus, la prestation excellente, une fois de plus, de Philip Seymour Hoffman mérite d'être vu.
La guerre selon Charlie Watson : Loin d’être une comédie comme ile le prêtant, je n’ai pas vraiment rigolé aux larmes. Mais, c’est une excellente satire politique avec un casting en or et un scénario qui tient en haleine. De plus, comme ils disent, c’est une incroyable histoire vraie et c’est vrai, c’est basé sur des faits réels et c’est assez amusant de voir cela. De voir tous ce beau monde entre ministre fan alcool et de femme, femme richissime anticommuniste et gars de la CIA aux méthodes peu orthodoxes, voir commande ils vont changer le monde et la guerre pour vaincre URSS. Non, le scénario et les situations ont être beaucoup bavards, on ne s’ennui jamais et les personnages sont sympa a suives. Et il faut dire que le casting est brillant : Tom Hanks, Julia Robers, … Et Tom Hanks et sont particulièrement excellents. Et le film est rythmé par de bonne musiques, faut le précisé. Et pour finir, rien à redire sur la réalisation, elle ne manque pas de style et le tout est bien filmé. Donc voila, un drame politique des plus sympathique a suive.
Mike Nichols en plus d’être le réalisateur culte du “Lauréat” a la particularité d’un hétéroclisme relativement maîtrisé qui ne l’a jamais amené à commettre de faute de goût en 40 ans de carrière et 22 longs métrages. Son dernier film en date « La guerre selon Charlie Wilson » une satire politique de haute volée nous rappelle combien Mike Nichols est un metteur en scène raffiné qui demeure avant tout un formidable directeur d’acteurs. Tom Hanks que l’on avait pas vu depuis longtemps aussi convaincant s’avère absolument impayable en Charlie Wilson, député démocrate sous l’administration Reagan convaincu par une amie milliardaire, Joanne Herring (Julia Roberts) de débloquer davantage de crédits pour l’aide aux réfugiés afghans massacrés depuis l’invasion russe et surtout pour la reconquête de ce territoire envahi par l'ennemi juré. Va alors se mettre en place une véritable diplomatie parallèle sous la direction de Wilson pour convaincre des partenaires aussi opposés que l’Arabie Saoudite ou Israël de financer la contre offensive sur le sol afghan en dotant les résistants locaux d’armes de destruction massive. Comme quoi l’anti communisme primaire de bons nombres de grosses fortunes américaines peut dans certaines circonstances servir les droits de l’homme. Par moments l’équipe constituée par Wilson et Gust Avrakotos agent de la CIA en rupture de ban fait penser à des pieds nickelés dotés d'une efficacité redoutable. Si Hanks semble s’amuser comme un fou à camper ce personnage haut en couleur, coureur de jupons et cocaïnomane à ses heures, Julia Roberts et Philipp Seymour Hoffman ne sont pas en reste pour ajouter du piment à cette comédie politique des plus réussies qui nous en dit long sur les pratiques politiques américaines et sur le colosse aux pieds d’argile que semble parfois être le Président de la première puissance mondiale qui ne dirige pas complètement la stratégie militaire de son pays. Si on s’amuse beaucoup devant tant de désinvolture, on sort quand même peu rassuré de cette formidable mascarade. Mike Nichols réussit ici le mariage rêvé entre le film de pur divertissement et le film à message. Une alchimie savoureuse pas si souvent que ça offerte au spectateur.
Quelle excellente surprise que cette réalisation de Mike Nichols qui après son "Closer, entre adultes consentants" met en scène un scénario complètement différent avec toujours autant de talent. L'histoire de Charlie Wilson, ce député Texan qui contribua largement à armer l'Afghanistan afin de faire face à l'invasion soviétique. Une véritable leçon de politique étrangère américaine sur un ton satirique savoureux. Si le sujet est complexe, Mike Nichols arrive à rendre ce film d'une grand clarté, peut être le défit le plus difficile à relever avec un tel scénario, mission entièrement réussie ! De plus voir réunis Tom Hanks et l'excellentissime (comme à son habitude) Philip Seymour Hoffman est un pur régal.
L'excellent Mike Nichols se prend carrément les pieds dans le tapis avec ce film. Déjà voyons le scénario : Trois personnages dont deux absolument antipathiques se débrouillent pour armer les combattants afghans afin qu'ils puissent se libérer de l'invasion soviétique. Passionnant non ? Qui irait voir ça ? Mais on nous dit que c'est une comédie ! Dans ce cas allons-y ! Or la promotion du film a été basé sur un mensonge, ce film n'est pas une comédie, mais un brûlot géopolitique d'un manichéisme primaire dans lequel les soviétiques sont présentés comme des brutes sanguinaires. (les américains au Vietnam étaient des saints, eux, c'est bien connus). C'est donc inintéressant, malgré le talent de Tom Hanks, tout ce petit monde devenant vite exécrable et insupportable au sens propre du mot. Bien sûr le propos de Nichols n'est point sot et constitue une critique de la stratégie Reagan "on vire les russes mais on se fout de ce qui se passera après", mais cette réflexion vient trop tard et il n'y avait pas besoin de tout ce blabla pour en arriver là.
Sans être une oeuvre impérissable, cette comédie du pouvoir a le mérite de poser des questions fondamentales sur l'interventionnisme et ses répercutions, interrogations nécessaires invitant les spectateurs à réfléchir sur la complexité de notre monde. Des acteurs qu'on a vu meilleur à l'écran, en particulier Julia Roberts.
Sur un thème assez peu évoqué au cinéma et pourtant réellement intéressant, Mike Nichols nous offre un film un peu anonyme, pas déplaisant sans être réellement captivant. Si on arrive au départ à se prendre d'intérêt pour l'ensemble, il faut avouer que l'on finit par se lasser un peu, l'ensemble peinant souvent à avancer, notamment au niveau de l'intrigue. On a jamais vraiment l'impression d'être directement concerné par ce qui se passe, et la forme vraiment très convenu de l'ensemble n'aide il est vrai pas beaucoup. Reste un trio d'acteurs absolument excellent, faisant plaisir à voir ainsi que quelques instants particulièrement savoureux et bien sentis, notamment par des dialogues se révélant parfois tout de même assez alertes, grâce notamment à la présence des "Charlie's Angels." Bref, même si l'ensemble n'a rien de déshonorant au final, on aurait aimé il est vrai se sentir un peu plus captivé par ce film qui avait pourtant beaucoup pour séduire. Dommage.
Le film Hollywoodien par excellence. Tout y est bien fait mais sans la moindre originalité. Un spectacle agréable à suivre mais sans saveur particulière. Tout simplement moyen.
Une histoire américaine et surtout celle d'un député qui mérite toute notre attention. Un balais mémorable d'acteurs. Une immense rencontre entre Philip Seymour Hoffman et Tom Hanks et le dernier film de Mike Nichols qui réussit là une combinaison parfaite avec une conclusion précipitée qui resume à elle seule l'intérêt stratégique économique et militaire, mais certainement pas social, porté aux territoires en guerre.
Le traitement "comédie" de l'histoire m'a d'abord fait penser que le film était une parodie de film de propagande et que le scénario n'était que pure ironie, je pensais voir quelque chose dans la lignée de Michael Moore mais j'ai rapidement déchanté en voyant le reste du film jusqu'au texte de fin qui m'a fait réaliser que ce n''était absolument pas le cas. Alors, rien à dire sur Tom Hanks (toujours excellent comme à son habitude) et Philip Seymour Hoffman (même si sous exploité à mon gout) mais l'histoire, celle avec un grand H... Les gentils américains ont donc aidé les gentils djihadistes à combattre les méchants russes qui tuaient, torturaient et violaient les gentils djihadistes par plaisir et ont donc dépensé plus de 3 milliards de dollars pour armer les gentils djihadistes avec des armes russes pour ne pas divulguer leur implication, parce qu'ils ont été attendris par le sort des afghans. (si vous ne connaissez pas le conflit de la première guerre d'Afghanistan, je vous invite à faire quelques recherches pour savoir à quel point on est à des années lumière de la réalité historique). Rappelons quand même que le film date de 2007, époque où les américains étaient en pleine guerre contre ceux là même qu'ils avaient armé plus tôt, avec les pertes civiles afghanes que l'ont connait et ces clichés qui ont fait le tour du monde de soldats US urinant sur les corps de leurs victimes, il fallait oser... Le film n'est donc qu'une succession de scènes romanesques grotesques où le gentil politicien américain voyage pour aider (verbalement) pakistanais, égyptiens, israéliens et afghans à combattre les méchants barbares russes, entrecoupées de scènes encore plus grotesques sur ce gentil politicien entouré de maitresses et assistantes toutes plus magnifiques les unes que les autres (je cherche encore le rapport avec l'histoire ou ce qu'elles apportent au fim). La performance de certains acteurs ne suffit pas à accrocher à ce scénario lourdingue.
Une fois encore les traducteurs de titre n’ont pas fait le choix le plus heureux. La guerre engagée est DE Charlie Wilson. C’est lui qui en voit l’importance, qui en cherche les financements, qui la gagne. Mais cette guerre n’est pas tout à fait SELON lui. Car pour la gagner, il lui aura fallu chercher des bailleurs de fonds et d’armes qui ne correspondent pas à ses préférences (Moudjahiddine, Extrême droite américaine, pouvoir totalitaire Pakistanais). Certains sont même antinomiques (Juifs, musulmans, protestants militants). Ce n’est qu’au prix d’innombrables contorsions diplomatiques, de gesticulations argumentatives, et de compromis de toutes sortes qu’il parviendra à en faire mesurer l’importance stratégique à l’administration en place et finalement la gagner. En partie, car le but ultime n’était pas la victoire, mais l’après victoire. Sous un vernis d’humour et de légèreté, le film de Mike Nichols en dit plus long qu’il n’en a l’air. Les horreurs de la guerre mais aussi sa banalisation comme un jeu ne sont pas occultés. Les faux semblants et l’hypocrisie des protagonistes sont précisément circonscrits. Israéliens, Egyptiens, Américains, Pakistanais, tout le monde y prend pour son grade. L’antiaméricanisme si profondément encré en France est d’autant plus difficile à comprendre que nos amis ricains pratiquent constamment et avec brio cet exercice pour lequel nous sommes totalement infirme : l’auto dérision, et la satire de nos errances en politique extérieure. Vu la rapidité des dialogues et l’abondance des bons mots, il est recommandé à ceux qui ne sont pas totalement bilingues de voir le film dans sa version française. Se concentrer sur la lecture des sous-titres empêcherait de savourer les remarquables performances de Hoffman et de Hanks entre autres.
La Guerre selon Charlie Wilson commence et s'achève sur la même conclusion mielleuse à la différence qu'une heure quarante-cinq après le début, elle se double d'ambiguïté. Oui, Wilson a beau être un héros, glorieux tombeur de l'Empire Rouge, ses collaborateurs plus haut placés refusent de subventionner des écoles en Afghanistan. Insuffisance qui coûtera ce que l'on sait : le 11 septembre 2001. Ainsi, après un gros plan sur son regard mouillé, s'affiche son apologue conclut par un "...et on a merdé" ! Citation que l'on aurait très bien pu attribuer à Nichols et Sorkin, qui visaient une satire redoutable de la géo-politique des 80's et de ses conséquences. Mais ils ont raté leur cible, avec une passivité presque outrancière. A dire vrai, c'est aussi féroce qu'un pitbull avec des dents de lait. Il faut dire que Nichols appuie tous ses effets : les gros seins des secrétaires, les grosses bottes de texan, les gros verres de whisky, les gros idiots diplomates... Tout est grossier ! La charge prend l'esthétique d'un soap-opera, avec des textes entre Billy Wilder et A la Maison Blanche et un petit côté M.A.S.H.. Mais Sorkin n'honore aucune de ces influences, et tissent des dialogues très appuyés, qui finissent par alourdir le propos. Excepté une scène assez cocasse venant tout droit de chez Feydeau (la valse des secrétaires et de l'espion caché) l'ensemble tourne à vide, hésitant constamment entre ironie et bienséance. Après un passage larmoyant au Moyen-Orient, ça en devient presque soporifique, en tout cas d'une platitude certaine et aberrante.