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Black-Night
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4,0
Publiée le 1 mai 2016
Sueurs Froides ou également très communément intitulé sous son titre original Vertigo, est un très bon film. Considéré maintenant parmi les plus grands films de l’histoire du cinéma et désigné comme un grand chef d’œuvre du maître du suspens ce qui lors de sa sortie ne fut pas vraiment le cas dû à un succès mitigé. Je suis d’accord qu’il s’agit d’un grand film mais pour ma part ce n’est pas le chef d’œuvre du maître et cela est une affaire de goût personnel car l’œuvre est maîtrisée. À San Francisco, un ancien policier sujet au vertige est chargé par un ami de prendre sa femme en filature. Tiré du roman français « D’entre les morts », spécialement écrit pour Hitchcock, Vertigo se classe comme étant un grand film tant par sa mise en scène que par son scénario, complètement déroutant. Le film baigne dans un San Francisco hanté par un malaise dimensionnel reflétant la tendance au vertige du personnage principal. L’intrigue, qui s’apparente à une spirale, se déroule avec une lenteur contemplative inquiétante, au rythme d’une histoire racontée du point de vue d’un homme émotif, plongé dans une stupeur mentale et poussé par une quête impossible. C’est d’ailleurs sur cette lenteur que le film peut parfois perdre et quelque peu sortir le spectateur de l’œuvre ce qui fut un peu mon cas laissant place à quelques longueurs, là est son principal défaut pour moi avec également une fin expéditive qui ne convainc pas totalement. Les efforts du personnage principal pour recréer la femme qu’il traque restent ambigus. Dans une interview d’Hitchcock adressé à Truffaut il ira jusqu’à dire que « c’est de la pure nécrophilie ». Le film fascine même si l’on éprouve des longueurs et reste l’un des plus expérimentaux du maître. Il assouvit ses fantasmes, s’affranchit des règles pour composer un poème morbide au cœur de l’industrie hollywoodienne. La bande son perturbante de Bernard Hermann est une pure merveille. Le réalisateur Alfred Hitchcock signe un grand film qui sera suivi de grandes œuvres derrière également. Il réunit un casting grandiose où un James Stewart au bord du gouffre y est parfait et Kim Novak aux deux visages, y est fabuleuse. Avec également Barbara Bel Geddes, Tom Helmore, Henry Jones tous bons. Un œuvre psychologique assez intense tout de même qui donne le vertige et des sueurs froides. Ma note : 8/10 !
Je gardais de ce film un souvenir émerveillé, de sa mise en scène somptueuse d'abord, de l'osmose entre la musique et les images, ainsi que des animations géniales de Saul Bass (la chute de Scotty en plein cauchemar). Tout cela est toujours présent, bien sûr, mais je dois reconnaître qu'aujourd'hui, plus de 25 ans après ma vision précédente de "Vertigo", les aspects psychanalytiques lourdement convoqués par Hitch ne permettent plus un abandon total à la fluidité du récit. Comme ce sera le cas dans "Marnie", nous sommes ici en présence de telles invraisemblances que les explications livrées lors du dénouement ne font qu'alourdir une intrigue déjà passablement confuse. Restent donc une mise en scène magnifique et Kim Novak, sublime...
Encore un incontournable du maître Hitchcock avec un scénario machiavélique et une ambiance incomparable. On est pris dès les premières minutes dans l'intrigue et malgré les légers coups de mou, on n'en perd pas une miette et d'autant plus que la réalisation est superbe pour l'époque. Hitchcock tente et réussi des fulgurances à la mise en scène et peut en outre s'appuyer sur un casting de qualité. On regrettera un twist un peu trop rapide, pourtant l'intérêt ne retombe jamais et même si la partie romance manque de punch, on a hâte de voir la suite jusqu'à un final pour le moins surprenant. Encore un coup de maître en somme.
Sueurs froides, incontournable de Hitchcock, vaut effectivement le détour pour son scénario sous tension brillamment imaginé, ses interprètes inspirés, ses personnages terriblement torturés et ses effets de style inimitables. Vertigo est un classique indémodable qui des décennies plus tard fait toujours un effet naturel et inédit.
Sueurs froides! Quel film! Hitchcock trompe le spectateur avec un scénario extrêmement ingénieux et travaillé, jouant sur deux retournements de situation vraiment inattendus! Les plans sont travaillés, la musique de Bernard Herrmann est superbe, les acteurs irréprochables, la réalisation intelligente avec des idées de mise en scène qui perturbent le téléspectateur... Bref, Sueurs froides a vraiment énormément de qualités et offre un couple mythique, celui de James Stewart et de Kim Novack au sein d'un San Fransisco magnifié par le célèbre réalisateur! Dommage que dans les 30 dernières minutes, le film s'essoufle et perd un peu en crédibilité
Considéré comme l'un des plus beau film Hitchcock, Vertigo ou "Sueurs froides" reste un film satisfaisant qui remplit parfaitement son cahier des charges à défaut de véritablement surprendre. On retrouve tous les bons éléments d'un bon thriller, mystère, personnages aux caractères ambigus et meurtres. Pourtant, Vertigo ne parvient pas à s'épanouir pleinement puisqu'on y recense de nombreux défauts inhérents des œuvres d'Alfred Hitchcock à commencer par des longueurs, une exploitation partielle de l'acrophobie et un manque cruel d'humour noir. Pourtant, l’atmosphère (Sam Francisco, les parc nationaux...), la technique (utilisation du travelling/zoom pour provoquer une sensation de vertige) et la partition des acteurs parvient à rendre Vertigo, un film agréable qui reste pour moi mineur face aux "39 Marches" ou encore plus récemment "Psychose", "La Mort aux Trousses"....
Le meilleur film noir que j'ai eu l'occasion de voir. Jusqu'au bout, on s'interroge, on ne comprend pas on est perdu, sauf dans les dernières minutes où tout s'éclaire comme par magie. Les couleurs et les prises de vue somptueuses, le jeu étonnant d'un James Steward au mieux de sa forme qui marche tout au long du film sur le fil du rasoir entre la folie et le soupçon, rien est à jeter dans ce formidable récit écrit par deux français spécialistes du genre : Boileau et Narcejac.
Dans Vertigo, Alfred Hitchock parvient à confondre histoire d'amour et film policier sinistre , le tout soudé par un lyrisme spectaculaire. Un chef-d'oeuvre du cinéma, incontournable.
C est du grand cinéma et du très grand Hitchcock. Il métrise tellement bien le thriller qu'il peut en faire ceux qu'il veut; ainsi dans sueurs froides, Hitchcock multiplie les incères et les tromperies pour nous offrir son meilleurs film
Après avoir lu quelques papiers plutôt convaincants au sujet de ce classique d'Hitchcock, il apparaît que mon léger scepticisme devant le film relevait plus de ma propre culpabilité que de celle de Vertigo, dont j'avais loupé quelques-uns des embranchements psychologiques et symboliques d'où émergent une belle richesse d'écriture. Si le suspense est quasi-nul, ou n'est plutôt qu'un alibi rapidement délaissé, c'est que la raison d'être profonde de Vertigo se trouve dans une peinture réflexive et assez dure du narcissisme amoureux, de l'amour fantoche d'un homme qui se concentre sur l'image d'une femme à travers laquelle il se cherche lui-même du regard. Si sur le coup, je n'ai clairement pas été réceptif, une deuxième vision me réconciliera probablement avec ce Hitchcock, qui demeure aujourd'hui encore d'une belle originalité visuelle, dans sa VistaVision dont l'image riche mais trouble fait l'effet d'un mensonge joli mais irritant. Un classique qui tient toujours la route.
Fascinant. Si je ne devais choisir qu'un adjectif pour qualifier cet authentique chef-d'oeuvre, ce serait celui-là. Pur objet de fascination, en effet, que ce "Vertigo" qui s'apparente tout d'abord à un très grand film d'atmosphère. La synergie entre toutes ses composantes esthétiques (photographie aux couleurs flamboyantes et irréelles, cadrages et travellings à se damner, découpage à la précision affolante, partition de Bernard Herrmann obsédante par son caractère tour à tour menaçant et romantique) crée un climat unique, entre lyrisme et onirisme, une sensation de rêve éveillé qui permet au spectateur, au fil des minutes et des rebondissements, de pénétrer un peu plus le film, jusqu'à l'habiter complètement. "Vertigo", c'est aussi une histoire d'amour (spoiler: rendue impossible par l'appât du gain, le souvenir de Madeleine ou tout simplement la fatalité - voir le terrible "deus ex machina" final ) entre deux acteurs au sommet de leur art: James Stewart, habité par son rôle, époustouflant dans ses nuances de jeu, et Kim Novak, pur bloc de présence, irradiante de mystère et de sensualité mêlés, aussi sublime que sublimement filmée. Impossible cependant d'épuiser en une critique la richesse d'un tel film, à la fois inquiétant, envoûtant et bouleversant (notamment à travers le personnage, secondaire mais magnifique, incarné par Barbara Bel Geddes). D'une intensité inégalable, émaillé de scènes absolument monstrueuses (le cauchemar de Scottie, le célèbre baiser suivant la "transformation" de Judy), le film, comme toutes les œuvres majeures, nous laisse sidéré, hagard, exténué devant tant de beauté. Grandiose !
Hitchcock disait que "les femmes sont comme le suspense. Plus elles éveillent l'imagination, plus elles suscitent d'émotions". Et Vertigo, c'est exactement ça. J'ai vu plusieurs films du réalisateur que j'ai aimé pour leur qualités cinématographiques mais qui m'ont souvent déçu dans leur construction de la tension, je trouve que le britannique donne souvent trop de cartes aux spectateurs dès le départ. Ce n'est pas du tout le cas pour ce film. On établit que le héros a la peur du vide, et on attend de voir quand cela va revenir dans le scénario. On établit qu'il doit suivre les agissements suspects de la femme d'un ami, et on attend de voir ce qu'il va apprendre. C'est tout. Et ça marche : on se retrouve comme Scottie à échafauder des théories de plus en plus sordides pour expliquer ce qu'il découvre, ce qui fait que le long-métrage garde deux niveaux de lecture jusqu'à la grande révélation. Et après ce moment là, ce n'est pas fini. Sur le moment je trouvais cela dommage de ne pas mettre le twist à la toute fin, mais après avoir réfléchi à la structure narrative l'explication aurait alourdit la scène, alors qu'il s'agit d'un moment intense où les personnages agissent instinctivement. De plus, cela installe un autre type d'attente, intéressant malgré quelques longueurs. Outre le suspens, il y a un travail d'ambiance remarquable. A l'instar de Psychose ou des Oiseaux, il y a quelque chose de pesant dans l'atmosphère. On sentirait presque une menace invisible peser sur Scottie, et quelques scènes contribuent à cette idée, comme la scène dans la forêt ou bien encore la séquence du rêve qui est aussi étonnante que dérangeante. L'ouverture joue d'ailleurs très bien son rôle à ce niveau là, la superbe musique de Bernard Herrmann mettant instinctivement le spectateur sur ses gardes. Vertigo possède une gestion du suspens selon moi plus efficace que d'habitude, couplée à la virtuosité de Hitchcock pour manipuler une caméra (en particulier pour ses travellings). Le personnage de James Stewart, reprenant son ton cynique de Fenêtre sur cour, captive le spectateur et poursuit une Kim Novak plus mystérieuse que jamais.
Franchement avant d'avoir vu ce film, je ne m'attendais pas à ce qu'il soit à ce point sombre et glauque. De ce que j'ai pu voir d'Hitchcock c'est mon préféré : l'ambiance est vraiment froide et morbide, le scénario est vraiment très bien ficelé, empruntant divers chemins et trompant à plusieurs reprises son spectateur, les acteurs sont excellents (mention bien sûr au duo James Stewart/Kim Novak), la réalisation est maitrisée et novatrice (on parle du premier film à avoir utilisé le travelling compensé, qui consiste à reculer la caméra tout en zoomant), et même si quelques effets visuels prennent un petit coup de vieux, ça reste plus que correct, surtout pour l'époque. Les personnages sont vraiment très réussis : Hitchcock s'intéresse cette fois-ci à leur psychologie (avec Psychose ça doit être un de ses films les plus réussis au niveau psychologique) mais ne néglige ni le suspens, ni la tension, surtout présente dans l'incroyable fin. Voilà, c'est un film vraiment incroyable dans la filmographie de son réalisateur, peut-être son plus abouti.
quelques ficelles de scénario trop facile par moment, mais reste un bon suspens sur un bon rythme. pas le meilleur d'Alfred Hitchcock mais prenant tout de même.