Sous le nom de Malek Eddine ou de Malek Eddine Kateb, le père de Reda Kateb a fait carrière au théâtre, notamment en fondant avec son cousin Mustapha Kateb en 1963 le Théâtre national algérien. Il débute au cinéma dans Les Hors-la-loi de Tewfik Fares (1969), puis tient un rôle d'importance dans Étoile aux dents ou Poulou le magnifique de Derri Berkani (1971).
Outre son rôle dans Rabbi Jacob, on peut le voir dans French Connection n°2 de John Frankenheimer (1975), La Question de Laurent Heynemann (1977) et Fernand de René Féret (1980).
Après un rôle dans Le Grand Pardon d'Alexandre Arcady et L'Etoile du Nord de Pierre Granier-Deferre, il rejoint L'Invitation au voyage de Peter Del Monte (1982). Il participe ensuite à la mini-série Capitaine X, avant de retrouver Arcady pour Le Grand carnaval (1983) et d'apparaître dans Le Thé à la menthe d'Abdelkrim Bahloul, porté par un Abdellatif Kechiche alors débutant.
Jamais deux sans trois, il interprète un ambassadeur dans L'Union sacrée d'Alexandre Arcady (1989), puis se fait plus rare à l'écran. On le retrouve dans Douce France de Malik Chibane (1995), Salut cousin ! de Merzak Allouache (1996) et Cantique de la racaille, avec Yvan Attal et Virginie Lanoué (1998).
Sa dernière apparition sur grand écran est dans Karnaval de Thomas Vincent, sorti en 1999. L'acteur décède en effet le 7 février 2000, à 58 ans.
Corentin Palanchini