Des années après avoir été déprogrammée du « direct » d’NRJ12 au bout de seulement 4 ép si mes souvenirs sont bons (ce qui m’avait pour le moins bien énervé à l’époque vu la qualité du scénario global, voilà qu’elle est récupérée par le streaming gratuit (plus Apple au passage). Faisant ainsi mon plus grand bonheur cela va de soi. Les coulisses de la télé-réalité avec ses coups bas et arnaques, ses drames et ses joies, ses manipulations & fausses promesses, c’est à peu près tous ce qui fait le zèle de ce programme totalement barrer par moments mais tellement bon, réaliste et d’une incroyable cruauté pour qu’un seul élément puisse s’envoler et faire le bonheur de tout à chacun, l’audimat.
Shiri Appleby dans la parfaite peau de Rachel, cette assistance de prod qui en réalité joue la « réalisatrice » puisqu’en charge des filles (prétendantes), leur faire croire monts et merveilles au faux pays des merveilles est bien là son seul et unique but. Se donnant à fond pour parfaire son drama, banale et comédie face à son impitoyable patronne, Quinn (excellente Constance Zimmer) dont la soiffe de drames, de charactères bien tremper mais surtout, d’audiences folles à acquérir par n’importante quel moyen font d’elle le cauchemar assurer de toute l’équipe. Adam Kramel (Freddie Stroma) ou le Bachelor faisant croire à son tour que « Il était une fois est bien une réalité alors que… Pas tout à fait, une bien belle mascarade qu’il joue d’abord avec une belle sincérité (on pourrait croire qu’il est sincère, veut faire connaissance de ses demoiselles mais pas vraiment) avant qu’on comprenne bien qu’il n’est là que pour se refaire une image médiatique, un nom loin de son père lui ayant tous servi mais non sans conditions. Son lien de plus en plus profond avec Rachel ne sera point sans risque. Johanna Braddy (Anna), Breeda Wool (Faith), Nathalie Kelley (Grace) et Ashley Scott (Mary) sont les principales sans qui le programme ne ressemblerait pas à ce qu’il est, emblème de cette jeunesse en quête d’amour véritable, symbole de ces milliers de femmes qui « jouent leur vie » dans ces programmes, allant s’y ridiculiser autant que s’y montrer tel des fatales pour certaines (au plus grand bonheur des uns), tel des romantiques ou de parfaites touristes (pour que d’autres les pousse à bout). Chacune à sa place pour donner vie à ses femmes ayant leur passé, espérances et moments de bascule. Genevieve Buechner, Aline Elasmar, Jeffrey Bowyer-Chapman & Josh Kelly sont tous ces membres « invisibles » qui font aussi que ce programme vive, assistante réalisation & prod, steady-cam et autres « journaliste », sans eux il est clair que même avec la meilleure chaîne ou meilleure société de prod, ils ne seraient rien puisque ce sont les petites mains qui font tournées boutique. Quant à Craig Bierko, quelle incarnation plus que bonne et satirique (mais un grand brin réaliste) du grand créateur médiatique au charactère bien prononcer et remarques bien placées, Quinn n’est pas mal non plus sur ce plan là au contraire. Jusqu’à ce que les scènes véritables montrent la douloureuse face cachée de cet homme sans grande pitié.
Une longue intro mais tant réelle, des portraits passionnants qui donnent naissance à cette série immersive captivante sur les coulisses télé et de l’antiréalisme, un cast global d’une incroyable qualité et aux rebondissements toujours plus féroces. « Il était une fois… » ou surtout « TV, ton univers impitoyable… ».