Les Soprano
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JimBo Lebowski
JimBo Lebowski

446 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 11 juillet 2014
Série américaine développée par David Chase en 1999 qui a révolutionné l'univers du petit écran en six ans de diffusion, "The Sopranos" est une œuvre télévisuelle à part entière et d'une incontestable qualité sur plusieurs points.
Tout d'abord Chase a su retranscrire sous le format série tout ce qui fonctionne au cinéma dans le registre de film de gangsters, en s'inspirant principalement du "Parrain" et des "Affranchis", deux longs métrages restés dans les mémoires et jouissant d'une excellente réputation, le public friand de ce genre de cinéma ne peut que se régaler ... "The Sopranos" c'est donc l'histoire de familles mafieuses du New Jersey et de New York entre affaires, intérêts et règlements de compte, elle est principalement axée sur le personnage de Tony Soprano, parrain charismatique qui doit gérer son business, sa vie familiale et sa thérapie avec sa psychiatre.
Beaucoup de thématiques sociologiques sont abordées de manière très construites tout au long des six saisons, comme le crime, la politique, la famille, la religion, le racisme ou encore l'homosexualité, tout cela avec les codes du genre mafia, et je pense que même si on n'adhère pas forcément à l'atmosphère explicitement violente elle peut convaincre par sa diversité et son élaboration. Le rythme est excellent et permet de ne jamais décrocher au fil des épisodes, l'addiction est telle qu'elle m'a filée des nuits blanches, on s'habitue très vite à l'ambiance et à ses protagonistes, portés à merveille par une écriture parfaite de David Chase et ses scénaristes.
Le casting est fabuleux avec des rôles tout autant charismatiques les uns que les autres, James Gandolfini restant en haut de la pyramide avec son interprétation dantesque du anti-héros Tony Soprano, personnage taillé sur mesure pour lui et qui lui restera collé à la peau jusqu'à sa disparition tragique en 2013; beaucoup d'acteurs ayant participé aux "Affranchis" et au "Parrain" sont cette fois dans des rôles majeurs comme Lorraine Bracco (Dr Melfi), Dominic Chianese (Junior), Michael Imperioli (Christopher), Tony Sirico (Paulie) ou encore Vincent Pastore (Pussy); des guests sont même au rendez vous comme Steve Buscemi, Annette Bening, Danny Baldwin, Ben Kingsley ou Lauren Bacall.
Chase en profite pour dresser le tableau d'une Amérique en proie à la psychose face au crime organisé et au terrorisme, ses gangsters représentent une certaine vision des USA renfermés sur eux mêmes, désaxés, psychotiques et violents, Tony Soprano est un parrain sans pitié, raciste, homophobe et gueulard mais on ne peut s'empêcher d'avoir de la sympathie pour lui car on ressent une profonde sensibilité sincère bien que complexe, sorte de symbole de la toute puissance, de l'ours protecteur et féroce gardant ses points faibles, sa kryptonite restant ses propres sentiments les plus humains. L'autre personnage intéressant est celui de Christopher, jeune affranchi espérant gravir les échelons malgré son addiction à la drogue et à l'alcool, il a également beaucoup de défauts mais reste incroyablement attachant grâce à sa psychologie contrastée, ses confrontation avec Tony sont certainement les plus marquantes de la série (notamment cette séquence inoubliable de l'épisode "Bon débarras"). Les femmes ont quand à elles une représentation de figure bafouée, fragiles, vénales ou colériques, le stéréotype de l'épouse italo-américaine, comme pour les rôles masculins ce sont les personnages de Carmela Soprano et de Adriana (petite amie de Christopher) qui sont les plus intéressants, l'une d'elle connaîtra d'ailleurs un destin inéluctablement tragique ("Arrivederci Bella").
La mise en scène reste un des gros points fort des "Sopranos", qui alterne le violent réaliste et l'humour sarcastique, les dialogues sont très souvent percutants et jouissifs (d'ailleurs la VF est d'une grande qualité, c'est à souligner), on a vraiment droit à de séquences cultes comme la partie de poker à la table des Seigneurs, l'anniversaire de Tony ou les divers meurtres parfois assez inattendus renforçant le degré d'immersion; les scènes de rêves sont aussi très bien retranscrites avec un symbolisme construit et amusant ("Rêve et réalité").
La bande son est aussi une grande réussite, il y en a pour tout les goûts avec des styles différents reflétant cette diversité culturelle américaine, on passe des Rolling Stones à Britney Spears en passant par Lynyrd Skynyrd et Mary J. Blige.
Cette série est autant instructive que divertissante, une fois plongé dedans elle fait presque partie de notre quotidien, on ne peut plus se passer de Tony et sa bande, une vraie drogue comme on dit, la fin de la série sonne comme l'aboutissement d'une véritable aventure télévisuelle, comme un excellent film se prolongeant, on ne veut plus que ça se termine, puis vient le dernier épisode et cette ultime séquence ayant beaucoup fait parler, Chase voulant probablement donner la possibilité au spectateur de prolonger l'histoire selon sa propre interprétation et rendre ainsi la série immortelle, audacieux donc.
"The Sopranos" reste un des grands monuments de l'univers série, HBO a frappé très fort sur ce projet confirmant son statut de grande chaîne US ("Oz", "Les Contes de la Crypte", "Six Feet Under", "The Wire", "True Detective" ...), pour moi une véritable révolution pour la télévision qui ici se rapprochant au plus près d'une œuvre cinématographique, les frileux des séries pourront sans doute ici trouver leur salut. Incontournable et culte !
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 20 janvier 2014
Les Soprano est une série qui est considérée encore aujourd'hui comme étant la meilleur de tout les temps avec the wire mais est-ce que cette série mérite autant d'éloge ? Eh bien après avoir rattraper mon retard et regarder les 6 saisons ma réponse ne peut être que oui, tout est a gardée dans cette série. Les personnage sont extrêmement bien écrit que ce soit les principaux ou les secondaires, les dialogues sont cohérents et bien écrits, l'histoire en elle même est bien écrite, les acteurs sont excellent et aucun n'a de quoi rougir par rapport a un autre. Cette série a était ambitieuse du début a la fin, grâce a elle des portes ce sont ouvertes sur le monde des séries, sans elle on aurait jamais eu des séries tel que Breaking Bad, Dexter, Mad Men, The Wire ou encore même the shield. Cette série a tellement aucun défaut que je ne trouve pas les mots exacte pour dire a quel point cette série est un chef d'oeuvre, pour vous faire votre propre avis le mieux est de commencer cette série et croyait moi il y a 2 possibilités, soit vous n'accrochez pas et donc vous n'aimez pas, ou soit vous accrochez et vous avez devant vous la meilleure série de tout les finir j'aimerais rendre un hommage a James Gandolfini qui nous a offert une interprétation monstrueuse dans le rôle de Tony Soprano, et ne pas rendre hommage a cette immense acteur qui nous a quitter en juin 2013 cela serait mal vu de ma part et je ne pourrais pas finir cette critique sans en avoir parler. Alors le mot de la fin est R.I.P James Gadolfini
Akamaru
Akamaru

3 496 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 8 mai 2014
À l'aube des années 2000,une série à elle-seule contribua à redonner ses lettres de noblesse au genre souvent moqué de la fiction télévisuelle. Pour l'éternité,elle s'appelle "Les Soprano" et doit autant à son créateur,David Chase,qui en fit une fresque moderne sur la mafia et la famille qu'à la chaîne HBO,qui lui laissa carte blanche,pour porter à l'écran ses fantasmes. Tony Soprano est un personnage tellement fascinant et ambivalent que les 86 épisodes ne suffisent pas à décrypter la complexité de ses sentiments. Ce qui est le propre de la nature humaine en somme... Tour à tour violent,colérique,aimant,arrogant, manipulateur,ou vulnérable; cet Italo-américain pure souche suit une thérapie savoureuse pour contrer son tempérament dépressionnaire et garder sa suprématie en tant que boss du New Jersey Nord. James Gandolfini,avec sa mélancolie constante dans le regard en a fait une icône du mâle alpha et de la culture pop. Autour de lui,gravitent des personnages inoubliables,qui ont tous leur moment de gloire(ou de déchéance). On retiendra particulièrement Christopher Moltisanti,le neveu ayant la fureur de vivre ou Carmela,la housewife jamais dupe mais toujours consentante. La constante de cette oeuvre géniale,concerne son double niveau de lecture qui en font une série adulte et exigeante,parfois constellée de métaphysique et d'humour particulièrement corsé. En répétant inlassablement les mêmes erreurs,autour d'une routine bien rodée et hiérarchisée,Chase montre que les gens ne changent jamais,même en ayant la meilleure volonté du monde... Ses gangsters sont des gens normaux,bedonnants,incultes,et ingrats,bien éloignés de ceux flamboyants de Scorsese ou baroques de Coppola. Le générique est sublime,tout comme chaque fin d'épisode au son d'une musique toujours très illustrative. Tony me hante,hantera quiconque le suivra dans son enfer doré,où l'identité italo-américaine et le culte de l'argent facile conduisent à l'immobilité forcée. Terrassant.
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

364 abonnés 450 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 16 août 2013
La série héritière des Affranchis. On y retrouve d'ailleurs de nombreuses références. La présence du personnages de la Psy et de Christopher qui jouaient déjà dans le film de scorsese, les looks à base de chaines en or et de survêtements et les intrigues très similaires (le cadavre enterré sur les lieux d'un futur chantier). Inutile de dire, qu'avec une telle référence, la série est forcément un chef-d'oeuvre que toute personne censé se doit d'avoir vu. Les intrigues sont complexes et les acteurs aussi talentueux qu'ils sont charismatique (le regretté James Gandolfini, en tête). Bref, une série parfaite en tout point (générique compris).
Kilian Dayer
Kilian Dayer

129 abonnés 838 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 20 mars 2015
Débutée en 1999 et terminée en 2007, la série qui révolutionna le show télévisé au carrefour de deux siècles, au carrefour de deux millénaires, s’inscrit clairement dans la légende du petit écran, déboulonnant poncif sur poncif, inspirant le cinéma et de multiples showrunners qui s’essaieront à la dramaturgie par la suite. Les Soprano, meilleure série de tous les temps ? Pour moi, il n’en fait aucun doute. Comment décrire l’indescriptible? Comment ne pas tomber sous le charme des personnages torturés de David Chase? Comment ne pas être fasciné par le personnage inimitable de Tony Soprano, alias le grand James Gandolfini? Couché sur papier, respectivement sur la toile, une critique de ce mythe italo-américain reviendrait purement et simplement à tenter d’élaborer un savant calcul permettant de chiffrer les litres d’eau contenu dans les océans. Impossible. On peut pourtant exprimer son ressenti, ses joies d’avoir parcouru captivé les 86 épisodes qui composent ce mythe télévisuel, sa rancœur envers David Chase pour ne rien nous avoir épargné, notre gratitude à ce même David Chase pour avoir donné naissance à l’archétype d’un genre nouveau de personnage, le anti-héros.

La clef du succès critique des Sopranos réside dans une multitude de données, principalement dans le portrait, accessoirement de l’interprétation, de Tony Soprano. Personnage aussi attachant qu’il soit possible de l’être, il n’en demeure pas moins un criminel notoire, un calculateur sans pitié qui écrase sur son passage toutes les bonnes intentions de son entourage. Mais derrière ce démon mafieux, derrière l’assassin, le commanditaire d’atrocité, l’escroc, le voleur, se cache un homme aux faiblesses sensiblement communes, se cache un homme attentionné, drôle et par-dessous tout un homme au charisme élégant. Propulsant sans discontinuité son personnage dans le fauteuil d’une psychiatre, David Chase fait des Soprano un long chemin tortueux, un combat de tous les instants dans un milieu acide, un monde criminel sans porte de sortie et sans la moindre empathie. La mafia américaine, résidu d’une grande fratrie criminelle sicilienne à l’heure du nouveau millénaire, installée au pied de la Grosse Pomme new-yorkaise, doit non seulement, pour perdurer, faire face à ses ennemis, voyous ou fédéraux, mais doit aussi donner un sens à son mode de fonctionnement, évoluer, changer la donne pour perpétuer dans un monde de plus en plus vicieux.

Au surplus d’une passionnante quête d’identité, d’une formidable vitrine de talents, d’un humour noir tout bonnement jouissif, David Chase nous offre aussi quelques séquences d’anthologie qui feraient rougir tous cinéastes de cinéma. D’une scène de pendaison à la limite du supportable, de règlements de comptes aussi froids qu’imprévus, d’échanges verbaux diablement addictifs, les travaux des différents metteurs en scène ayant officié entre Brooklyn et le New-Jersey sont tout simplement dantesques. On pourra aussi dénombrer une quantité astronomique de morceaux musicaux légendaires, composante d’une BO qui aura couté les yeux de la tête à HBO, une chaîne du câble qui aura réellement transcender le monde du petit écran pour offrir à son public connecté, ultérieurement au monde entier, une série clairement formatée cinéma, bien éloignée du feuilleton traditionnel, du sempiternel soap policier improbable et répétitif.

Il y aurait finalement tant de chose à dire sur les Soprano qu’un bouquin de 1000 pages n’y suffirait pas. Tant de fois je fût ému, bouleversé ou plier en quatre de rire qu’il me serait impossible de choisir quelles séquences intégré à une compilation. Je retiendrais finalement, parmi une pléiade de choses, la magie opérée par le jeu, le charisme, de James Gandolfini, acteur maintenant disparu, on ne l’oubliera pas, qui fit de show de David Chase une formidable étude du comportement humain. Un rôle tellement puissant, tellement complexe, que la vie de l’acteur en prit un coup durant le tournage de la deuxième saison. Je m’arrêterais là en conseillerais vivement à tout néophyte n’ayant pas testé les Soprano de s’y mettre à toute vitesse. Du pur génie. 18.83/20
Gouchou
Gouchou

30 abonnés 304 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 27 décembre 2015
Les Soprano c'est le show qui a annoncé l'âge d'or des séries, c'est aussi le programme qui a fait d'HBO la chaîne numéro 1 lorsqu'il s'agit de produire des séries télé. Les Soprano marquent une véritable rupture dans la manière d'appréhender les séries et de les produire. En effet, si pendant longtemps les show télé comptaient principalement des acteurs de seconde zone et des réalisateurs et scénaristes médiocres, avec Les Soprano on est entré dans une nouvelle ère. Avec un casting 5 étoiles et un acteur star, James Gandolfini, des scénaristes de génie et des réalisateurs de talent, les Soprano ont permis au petit monde des séries télévisées de passer un cap.

Ce show qui a régné pendant 6 ans en maître absolu sur le royaume des séries, nous invite à partager le quotidien d'une famille mafieuse du New Jersey. A la tête de cette famille un sociopathe que l'on apprend vite à aimer : Tony Soprano alias l'inoubliable James Gandolfini. Ce chef de famille d'origine italienne dirige ses hommes et sa famille avec une poigne de fer tout en restant très traditionaliste. Si l'argent coule à flot, tout n'est pas la rose dans son milieu. Régulièrement victime de crises de panique, Tony Soprano se retrouve à consulter une psychiatre du nom de Jennifer Melfi. Cette dernière devient rapidement un élément central dans la vie de notre criminel préféré. Mais réduire les Soprano à la seule figure de Tony est particulièrement réducteur. En effet, les Soprano c'est aussi sa femme Carmela Soprano, ses enfants Anthony Junior et Meadow. C'est également son neveu Christopher, son oncle Junior, sa sœur Janice, enfin n'oublions pas ses fidèles hommes Bobby, Silvio et Paulie. Toute une galerie de personnages qui ont participé à faire de cette série un classique. Chaque épisode des Soprano nous plonge dans une nouvelle intrigue. Que ce soit sur des chantiers de construction, dans des conflits syndicaux, lors de rackettes dans les magasins, dans des règlements de compte entre deux familles, à chaque fois Tony Soprano doit trouver une solution pour se tirer d'un mauvais pas. Mais si dans ces affaires, Tony a souvent le dernier mot lorsqu'il est question de sa famille, ce dernier est complètement perdu.

A travers les Sopranos les réalisateurs nous emmènent dans un monde qui a de tout temps inspiré le grand comme le petit écran. On ne peut d'ailleurs plus compter le nombre de film sur ce thème. Le créateur de cette série, David Chase a choisit de faire un portrait sans concession de cette univers violent mais qui reste régit par un grand nombre de règles. Si Tony est un homme violent, colérique et quelque peu psychopathe, on ne peut pas s'empêcher de l'aimer. La richesse et la complexité des personnages qui peuplent cette série permet à chacun de s'attacher et de se retrouver dans une de ces personnes.

S'il s'agit bien d'une série dramatique, les scénarii sont si bien sentis et si bien fait qu'il n'est pas rare de sourire aux blagues de Tony ou aux références de ses hommes de main. Enfin, le travail derrière la caméra est exceptionnel, les réalisateurs parviennent à nous plonger dans cet univers et à nous le rendre familier. Ce travail est tellement payant que bien qu'il y est un très grand nombre de personnages nous ne sommes jamais perdus. Pour finir, un élément qui en dit long sur la qualité du show même plus de 10 ans après sa diffusion la série n'a pas pris une ride et se laisse très bien regarder.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 1 novembre 2013
Pour beaucoup, "Les Soprano" fait partis de la sainte trinité d’HBO avec "The Wire" et "Oz". C’est tout à fait le cas et il est très pertinent de les mettre dans le même panier. En effet, ces trois séries ont proposé une nouvelle approche dans l’écriture, dans la manière de filmer, de jouer. Dans le cas des "Soprano" c’est vraiment criant, aucune autre série ne ressemble à celle-ci mais on reconnaît cependant le style HBO dans tous les épisodes. Il faut alors parler d’ultra réalisme à tel point on oublie vite, tout comme "The Wire" et "Oz" donc (mais pour chaque série d’HBO c’est le cas), que tout ça n’est qu’une fiction. C’est assez incroyable d’arriver à un tel niveau de perfection sur une aussi longue durée. Et d’être aussi intelligent surtout. Parce que "Les Soprano" ce n’est pas qu’une série sur la mafia. Il y a tant d’autre thème abordé que tout le monde peut être concerné. Il faut faire l’effort, c’est vrai, de regarder une série ouvertement destinée aux adultes mais enfin, qui se dit amateur de séries TV doit savoir qu’il existe une alternative aux formats classiques.
g0urAngA
g0urAngA

107 abonnés 1 735 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 14 février 2013
M'ayant été recommandé comme la série la plus réputée dans le style mafieux, c'est donc avec intérêt que je m'y suis penché. Je n'ai pas été déçu, la série se dote d'une forte identité, du à ses personnages développé et variés. Evidemment Tony restera le plus passionnant de tous. James Gandolfini reste incroyable dans ses performances. On y croit dès les premiers instants. De plus, il joue un personnage pourtant peu attachant car malgré l'amour qu'il porte à sa famille, il commet bon nombres de situations peu recommandable mais malgré tout, on est obligé de le respecter, tant son personnage reste fascinant. La réalisation elle aussi reste très efficace avec des plans posés joliment cadré. Malheureusement, certaines saisons ne sont pas à la hauteurs des attentes et traînent parfois en longueurs. Reste tout de même de très bons moments à passé pour une série peut être un petit peu surcotée mais diablement efficace ...
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 8 août 2015
Après avoir vu Six Feet Under, Les Soprano est pour moi la confirmation d'une chose, à savoir que HBO est une chaîne produisant la plupart du temps des séries "à personnages". En effet, la psychologie de chacun est travaillée de main de maître, puisque l'on est capable de faire un portrait type de chaque intervenant. Ce qui convient de mettre en avant dans ce show est la pertinence de la représentation de la "famille italienne mafieuse" : traitement de la femme et des enfants, la défense du sang italien, le côté "sacré" des affranchis, l'honneur et le respect d'appartenir à cette famille, l'obligation de se sacrifier sans hésitation pour elle, la façon de dire bonjour, de s'occuper etc ... Un vrai documentaire pas si "télévisuel" que ça. Le second visage de la série est psychologique : on y mêle cette dernière aux affaires, aux scènes d'action, aux sujets d'actualités ... via la psychologue mais pas seulement. Le travail de fond effectué par les scénaristes sur Tony Soprano est incroyable, ce personnage violent, sans pitié, et calculateur ; mais à la fois bon vivant et prêt à tout pour sa famille, restera sans doute une icône inoubliable du monde de l'audiovisuel. On peut également citer toutes les références au cinéma de mafieux et au cinéma dans sa globalité, présentes par petites touches au fil des 6 saisons. La fin est mémorable car elle nous interpelle : j'ai ma petite idée sur ce qu'à voulu signifier David Chase mais j'éviterais ici de spoiler.
Ce qu'il manque aux Soprano ? Peut être un brin de retournement de situation en plus, de surprise.
maxime ...
maxime ...

307 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 6
4,5
Publiée le 17 mars 2017
Avec perte et fracas ! Voila comment résonnent les 21 épisodes composant l'ultime acte de la maestria signée David Chase. L'attachement que je porte à cette famille Soprano au sens large est comme pour beaucoup, immense. Les adieux se font difficilement, qui plus est tant la brutalité et la soudaineté de certains " départs " dépasse toute mon imagination ... On se mange de tout dans cette sixième saison, la violence et la tristesse sont de toutes les scènes. Les contrastes, secondes lectures et tout autres subterfuges se multiplient à vitesse grand V avec pour symbole cette fin quelque peu particulière ... J'en suis encore bouche bée !
Truman.
Truman.

272 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 19 février 2013
Une série exceptionnel , les acteurs sont excellent , l'intrigue nous tiens durant toute les saisons et on s'attache au personnage .
On visite le milieu de la mafia de façon réaliste
Une série a voir !!
LeLobo
LeLobo

54 abonnés 429 critiques Suivre son activité

Critique de la série
1,0
Publiée le 26 mars 2014
J'ai eu le courage inouï de finir la saison 1 malgré l'ennui profond que m'inspirait cette série. Mais je voulais insister car le thème me plaisait. Moi qui adore les films de gangsters à la Scorcèse type "les affranchis", j'ai été rudement déçu par cette série au rythme mou, qui finalement n'a ni d'étoffe, ni d'intensité. De plus l'idée de copier le film "mafia blues" ne fonctionne pas vraiment, d'autant que coller un psy à un gangster était d'un ressort comique. Là cela ne fait que ramollir davantage l'histoire, déjà bien plombée par la prédominance des intermèdes de vie de famille "ordinaires". J'ai du mal à comprendre l'engouement que la série suscite. Une déception de taille.
heathledgerdu62
heathledgerdu62

172 abonnés 1 613 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 12 juillet 2015
Une excellente série sur la mafia américaine avec le regretté James Gandolfini en parrain. Lorraine Bracco et Vincent Pastore ont joué dans Les Affranchis de Martin Scorsese. Dominic Chianese et Tony Sirico ont joué dans Le Parrain 2. Le grand Steve Buscemi fait des apparitions dans les saisons 5 et 6.
this is my movies
this is my movies

820 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 9 janvier 2014
Voilà, j'ai donc enfin vu la série préférée des critiques des années 2000 et l'une des séries phare des sérivores. Si la série est incontestablement un sommet, avec de nombreux persos truculents, des situations bien trouvées, un vrai regard sur la Mafia, des dialogues admirables, une mise en scène bien pensée et des intrigues prenantes, j'ai aussi trouvé que la série avait tendance à se regarder le nombril par instant, se sachant au-dessus du lot et tournant parfois un peu à vide. Brillante, forcément brillante, la série alterne moments drôles, instants tragiques mais j'ai surtout été marqué par la qualité et la folie de ses (nombreuses) séquences oniriques, ces scènes de rêves, parfois d'une audace et d'une complexité folle, qui savaient nous entraîner dans un délire incroyable. Tout est aux petits oignons avec une BO incroyable, des acteurs au top, des persos magnifiques et inoubliables (comme Carmela Soprano, la seule, la vraie et l'unique Desperate Housewife de toute l'histoire de la télé), un ton engagé qui arrive à ne jamais déifier ses anti-héros bref, c'est du très, très haut niveau, parfois compliqué à suivre et trop hautain (même si la série pouvait se le permettre). Rien à dire de plus, c'est un monument inratable pour n'importe quel fan de série, la pierre de Roseth de tout ce qui va suivre dans le paysage audiovisuel et aussi cinématographique. La fin de la série avait beaucoup frustrée à l'époque et je dois dire que je comprends pourquoi mais c'est aussi bien mieux ainsi.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 5 juillet 2020
Un Chef D'Oeuvre. David Chase livre un véritable Coup de Maitre avec cette Saga Mafieuse Brillant et Addictif qui est le digne successeur du Parrain et des Affranchis tout en marquant l'univers télévisuel d'une pierre blanche. Pour Commencer la Réalisation est Élégante et Audacieuse qui n'a rien a envier a un Long Métrage tout en nous embarquant dans une ambiance Sombre et Crépusculaire qui est accompagné d'un Générique mémorable ainsi que d'une BO marquante ponctué de partitions musicales magnétique de Will Edwards qui s'accorde brillamment a l’atmosphère de la série. Ensuite le Scénario es Complexe et Profond tout en regorgeant de quelques Rebondissements inattendus qui nous laisse de marbre mais qui parvient a réinventer les codes traditionnels des Films ou Séries sur la Mafia dont on suit a travers cette Fresque Criminelle un Gangster menant d'une main de fer son Organisation et son Entourage dont la vie bascule lorsque ce Dernier fait une crise Cardiaque dont la vie va ensuite progressivement basculer dans son quotidien comme celle de ces proches en décidant de se confier a une Psychiatre de renommée tout en faisant face a divers chamboulement dans ses affaires ainsi que sa vie privée et Familiale dont la série aborde sans tabous mais avec une certaine Subtilité des Thématiques essentiels comme l'Héritage,la Corruption,les Relations Conjugales,les Relations Familiales et Fraternels,la Trahison,l'Amitié,les Classes Sociales,le Racisme,le Pouvoir,la Transmission,la Mort et la Loyauté qui parfaitement mis en abyme a travers son Rythme posé qui progressivement monte petit a petit en puissance au fil des 6 Saisons, Ajouter a cela une Multitude de Séquences devenues Cultissimes qui regorge de multiples référence plaisantes a la Pop Culture tout en possédant une ribambelle de Dialogues Pertinentes et Cinglantes qui fusent en un éclair grâce a son Humour Noir et Corrosif tout en n'oubliant pas d'y inclure une Tension anxiogène qui grimpe largement en crescendo mais aussi une bonne dose de Violence particulièrement Sèche et Brutale qui est servi par quelques scènes Sulfureuse et Crues qui sont réserver a un public avertie mais qui cependant n'oublie pas de faire part a l’Émotion et a la Psychologie qui prennent le pas sur l'intrigue en nous faisant passer par un stade émotionnelle incroyable a travers ces nombreux séquences Intimistes et Déchirante qui nous saisit jusqu'aux tripes en atteignant son paroxysme. Pour Finir le Casting est Magistrale de bout en bout avec son lot impressionnant de Personnages Nuancé et Fascinants dont on retrouve en tête d'affiche le Remarquable et Regretté James Gandolfini qui trouve ici la consécration de sa carrière en campant le rôle emblématique de Tony Soprano un Gangster et Père de Famille Charismatique,Colérique,Manipulateur,Parano et Attachant dont on suit une évolution intéressante sur cet Anti-Héros Complexe et Ambivalent qui est digne de Michael Corléone, Autour de notre Mafieux Dépressif on retrouve a ses cotés une Galerie de Seconds Roles inoubliables comme l'épatant Michael Imperioli qui est impérial dans le role de Christopher Moltisanti le Neveu de Tony qui est Toxicomane,Impulsif et Tourmenter en passant par l'illustre Dominic Chianese qui est parfait dans la peau du Terrible Corrado « Junior » Soprano l'Oncle Imposant,Sournois et Imprévisible de notre Anti-Héros sans oublier la prestation hors pair de l'excellente Eddie Falco qui incarne avec justesse le role de Carmela Sopranos la femme Aimante et Catholique de notre Parrain du Crime Organisé sans oublier d'autres Protagonistes phares de la série qui arrive a gagne en Épaisseur au fil de la série en étant composer respectivement de Lorraine Bracco,Drea de Matteo,Jamie-Lynn Sigler,Tony Sirico,Steven Van Zandt,Steve Schirripa,Vincent Pastore,Robert Iler & Aida Turturro qui apportent leurs édifice a cette Distribution de haut niveau qui est compléter au passage par l'arrive de nombreux Guest Stars de Luxe comme Joe Pantoliano,Steve Buscemi,Robert Patrick,David Strathairn et plein d'autres invités surprises qui viennent pimenter l'univers Foisonnant de la Famille Sopranos.En Conclusion, Les Sopranos est un Classique Absolue du Petit Écran qui parvient a réinventer les codes de la Télévision avec panache en laissant 20 ans après une trace indélébile dans l'univers des Séries Télés qui permit par la suite de lancer d'autres modèles télévisuel comme Breaking Bad,Mad Men et beaucoup d'autres phares qui ont marqué ces dernières années dont on peut saluer au passage la Chaine HBO et le Showrunner David Chase de nous avoir livrer un grand classique du petit écran avec ce Drame Mafieux a la fois Passionnant,Haletant,Caustique,Sombre,Envoutant,Poignant et Romanesque qui rentre amplement au Panthéon des plus grandes Séries Télés de ces 20 Dernières Années dont les inconditionnelles de Drame Shakespearien et de Fresque Mafieuse seront conquis par cette Série Inclassable et Indémodable dont on attend impatiemment le Préquel prévu au cinéma qui est intitulée The Many Saints of Newark.