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Un visiteur
4,0
Publiée le 11 janvier 2017
Un film lyrique et attachant, axé sur ses personnages simples pris dans une tourmente mediatico-politique. Interprétation, réalisation, musique, tout est au top!
Brian De Palma nous épate comme à son habitude avec ce thriller à la fois sombre, angoissant et au suspense haletant ! Digne successeur d'Alfred Hitchcock avec Blow Out (1982), hommage et remake officiel de Blow Up (1967) de Michelangelo Antonioni et sur un thème voisin de Conversation Secrète (1974) de Francis Ford Coppola. Le film narre l’histoire de Jack, un ingénieur du son pour le cinéma qui en pleine nuit, au moment où il "capture" des sons environnant, est surpris en plein travail lorsqu'une voiture fait une violente embardée et vient finir sa course dans une rivière. Après avoir secouru la passagère, il découvre que le conducteur qui ne s'en est pas sorti indemne n'est autre que le gouverneur. De retour chez lui, en écoutant ses enregistrements, il croit reconnaître un coup de feu retentir au moment où le pneu de la voiture éclate. Il décide de mener sa propre enquête alors que la police ne le prend pas au sérieux. A ses risques et périls, il part à la découverte de ce qui s'est réellement passé ce soir-là, afin de faire la lumière sur ce drame qui s'apparenterait plus à un assassinat (complot ?) qu’à un banal accident de la route. De Palma (Obsession - 1976, Pulsions - 1980 & Body Double - 1984) ne fera que nous étonner durant tout le film, à la vue de son montage et de sa mise en scène, enchaînant comme lui seul sait le faire, d’innombrables plans-séquences, split-screen ou encore des plans en caméra subjective. En plus de nous restituer un formidable thriller, Brian De Palma dresse aussi le portrait (peu connu) des preneurs de son, nous faisant découvrir ainsi l’univers de ce métier (s’en est même fascinant de voir le personnage principal manier sa perche ou ses bandes son avec diverses machines). Accompagné d'un casting brillamment dirigé, on retrouve dans les rôles titres, les excellents John Travolta & Nancy Allen, le tout, agrémenté d'une légère touche d'humour noir, c'est un vrai régal !
Blow out est un film des années 80 qui a très mal vieillit!! Le scénario est intéressant, l'intrigue est bonne mais tout cela est très mal développé de mon point de vue. Il manque quelque chose à ce film, on aurait presque envie de dire :" c'est tout !?" à la fin. On ressent des manques comme des bonnes scènes d'action, du suspense ou encore des dialogues pimentés. Heureusement que Brian De Palma nous impressionne toujours avec ses plans magiques (surtout celui de la fin avec le feu d'artifice je dois l'avouer) et ses qualités cinématographiques. Cela remonte un peu la note. Cela reste, malgré tout, un film à voir mais je pense qu'une fois suffira amplement.
L'entrée en matière de "Blow Out" reprend les motifs principaux du cinéma de Brian De Palma, à savoir l'utilisation de la caméra subjective et la mise en abyme du cinéma se réfléchissant, avec pour accompagner tout cela une bonne dose de mauvais goût jubilatoire propre au cinéaste. Le début du film insiste aussi sur le regard, celui du tueur dans le film et celui de Jack Terry (John Travolta dans l'un de ses meilleurs rôles) en train de déplorer le nouveau navet sur lequel il travaille en tant que preneur de son. Jusqu'au fameux accident, sublimement mis en scène grâce à une montée du suspense dans une situation au départ anodine (Jack Terry qui capte des bruits d'animaux), le film est véritablement brillant, alterne gros plans imprévisibles et splitscreen déroutants. Et même si la rencontre avec Sally (Nancy Allen) ne manque pas de charme, elle amorce une partie centrale quelque peu décevante en se focalisant sur la thèse de l'accident et du pneu éclaté. Le film devient alors bavard, toujours parcouru de fulgurances visuelles mais a tendance à piétiner. Heureusement, le dernier tiers gagne de nouveau en intensité grâce notamment à une course-poursuite géniale et à une issue terrible, au lyrisme émouvant, qui fait de son personnage principal un héros tragique, indéfiniment lié à la question de la culpabilité. "Blow Out" est un film imparfait mais emporté par sa mise en scène inventive et par sa noirceur inattendue.
Le rythme de Blow out est lent et témoigne d'une grande rigueur. Il est fascinant par sa méticulosité à présenter le métier d'ingénieur du son sans entrer dans les détails trop techniques. Découvrir ainsi le quotidien d'un homme ordinaire et probe nous permet de nous identifier naturellement à lui. On entre donc immédiatement dans le film, happé par le suspense dès les premières minutes. Cette enquête inédite se distingue alors de celles menées par des journalistes ou des détectives non sans évoquer quelques scandales politiques du XXe siècle.
Appréciant beaucoup les oeuvres de De Palma (notamment l'Impasse ou encore Phantom of the Paradise), j'ai voulu m'intéresser à ses films un peu moins connu (si on peut dire..). Comme première tentative c'est plutôt concluant, John Travolta, si ces dernières années a plutôt tendance à tomber dans des films parfois de qualité discutable comparé à ce dans quoi il jouait avant les années 2000 (oui "Bande de sauvages" c'est de toi dont je parle..), ici nous sommes dans les années 80 où son talent n'a pas encore été aspiré dans un trou noir.. Mais évidemment c'est surtout le réalisateur qu'on peut féliciter, pouvant se vanter d'avoir une mise en scène toujours très riche même quand l'action pourrait avoir des longueurs dans certains moments (notamment par le biais des split Screen ou ses fameux plans séquence de 10 minutes comme pour l'introduction de Snake Eyes..). Ici nous avons droit à un thriller de bonne facture bien qu'ayant peut-être un peu pris des cheveux blancs aujourd'hui avec une ambiance prenante, une musique très bien travaillé et toujours sonnant juste ainsi qu'une Nancy Allen qui si, peut avoir un personnage un peu agaçant, demeure quand même une alliée attachante qui offre une relation intéressante avec Travolta sans sombrer dans une facilité de romantisme cliché. De l'autre côté, l'antagoniste principal est assez simpliste et est presque un peu trop cartoonesque dans son côté cinglé (spoiler: Il ne devait quand même à l'origine que causer un léger accident de voiture et finit par commettre des meurtres en série de femmes pour se couvrir ). Mais c'est du chipotage, malgré quelques éléments discutables sur le plan scénaristique (spoiler: notamment la répétition d'une situation traumatisante pour Travolta qui pourtant n'hésite pas à la réitérer dans le film avec Nancy, nous offrant une fin mémorable et assez amère tout en le faisant quand même un peu passer pour un imbécile inconscient ), le film reste un bon thriller "politique" qui me donne envie d'en savoir plus sur la carrière de ce réalisateur.
De Palma s'inspire du Blow Up d'Antonioni, mais son témoin d'un meurtre n'est plus un voyeur mais un "auditeur", un ingénieur du son qui décèle une note suspecte sur un enregistrement. Avec l'ombre d'Alfred Hitchcock, il réalise de façon virtuose ce suspense troublant et millimétré dans lequel il se régale avec ses mouvements de caméra, ses gros plans et ses cadrages ingénieux, et où il titille une Amérique violente et avide de sensationnel. De Palma impose sa griffe, reconnaissable à l'époque entre toutes, en constante référence à Hitchcock dont il n'a jamais caché l'influence et qu'il portera au pinacle dans Pulsions et Body Double.
J'ai envie de rire quand j'entends parler de chef d'oeuvre...peut-être en 1982 oui, Brian de Palma et John Travolta étaient au sommet de leur gloire. Mais on retrouve justement l'ambiance année 80 avec des personnages caricaturaux, la bonne potiche (Nancy Allen) qui accompagne un vrai héros (Travolta), beau, gentil, intelligent et courageux (les bons standards de l'époque). Il tombera sous son charme, mais question : qu'est-ce qu'il lui trouve...? à part son jolis minois...elle est vraiment cruche. Ce film reste néanmoins un standard dans le style, et une ambiance prenante. Il y'a des scènes qui valent le coup d'oeil (la scène de l'accident ou celle de la course-poursuite), et d'autres complètement inutiles (le tueur qui s'en prend à une prostituée...) et TRES mal jouées (scène de la tentative de viol...). Bilan mitigé.
J'ai découvert ce film par hasard. Brian De Palma a fait peu de film, mais il les réalise bien. les début de Travolta dans un thriller spoiler: la fin est excellente, on a envie d"aller prévenir la femme en danger.
Blow Out : Un thriller à grand suspense qu’Alfred Hitchcock n’aurait pas renié faire ou aurait adoré le regardait tellement l’intrigue et la réalisation est maitrisé. Brian De Palma (Scarface, Carrie, les Incorruptibles…) nous prouve qui est un vrai metteur en scène avec une réalisation magistrale et créative en parfaite cohérence avec le personnage ou l’histoire du film. Car, tout est en relation avec le travail du héro : le cinéma et plus particulièrement le son, il est y a des plans vraiment excellent, très bien trouvés avec un montage bien réfléchit et une ambiance très année 80, très polar noir appréciable. Et il y a une vrai maitrisé du suspense, on sent qu’il maitrise ce mot a travers sa mise en scène, rien que le final qui est juste incroyable de suspense et tension, superbement bien filmé, avec des ralentis judicieux… et la fin en elle-même est inattendu : ça change mais sa conclu a merveille cette œuvre. Et quel est ce scénario des plus travaillé : c’est un ingénieur de son au cinéma qui enregistre des sons dans la nature pour le ciné, et un jour, il va enregistrer et être le témoin d’un accident de voiture avec une victime et une sauvé grâce a lui, mais rapidement, il se pourrait que cela soi un complot et même un meurtre, l’enquête commence pour ce monsieur tout le monde qui va a la fois s’attaché a la fille sauvé et a l’enquête très dangereuse. Donc voila, c’est captivant, bien ficelé de bout en bout, les personnages sont intéressants a suivent… c’est que du bon. De plus, le casting est honorable car les acteurs convaincants, surtout John Travolta qui est des plus investie et naturelle (surprenant sa voix en vf signé Gérard Depardieu mais on s’y habitue). Et pour finir, il y a aussi un vrai travail sur les musiques et l’ambiance sonore avec les images… Pour conclure, ça c’est ce que j’appelle du cinéma, du vrai.
Dans la filmographie de De Palma, Blow Out figure incontestablement parmi les sommets. Casting aux petits oignons, scénario retors, mise en scène à la précision implacable. Dans le domaine du thriller, Blow Out transcende toutes les obsessions de son réalisateur (voyeurisme, complot politique, violence incontrôlable). Travolta y est survolté, dans un genre de rôle dont il n'était pas coutumier à l'époque. Typique de l'atmosphère conspirationniste du début des années 80, le film est magistral dans son traitement, égarant des individus ordinaires dans une histoire qui les dépasse, avec un final éblouissant.
Un soir, alors qu'il capte des bruits pour les besoins d'un film, un ingénieur du son est le témoin oculaire de ce qui en premier lieu semble être un accident avant d'avoir peu à peu des allures d'attentat politique… Au tout début des années 80, ça marche plutôt pas mal pour Brian de Palma. « Pulsions » fut un véritable succès. Et « Scarface » allait suivre. Entre les deux, vient donc se glisser ce fameux « Blow Out », remake tout à fait assumé du « Blow Up » de Michelangelo Antonioni. Après un excellent début de film, marqué par une passionnante prise de son sur un pont et une reconstitution subjective de la scène de l'accident, l'ensemble se dirige tout doucement vers une histoire de complot. Une histoire que Brian de Palma a bien du mal à maîtriser d'ailleurs. Résultats des courses : on ne s'ennuie pas, mais on a bien du mal à se passionner pour ce qu'il se passe devant nos yeux. De Palma a réalisé de bons films dans sa carrière, mais lui aussi a loupé certains de ses coups. « Blow Out » en est la preuve. Même s'il est moins pénible à regarder car moins lent, il n'empêche que ce remake est largement inférieur à son modèle en ce qui concerne l'esthétique, la mise en scène et la « portée métaphysique », si l'on peut dire les choses comme cela. A titre uniquement personnel, l'échec commercial rencontré par le film lors de sa sortie ne me surprend même pas. Divertissant, mais clairement anecdotique. Saluons tout de même l'absence de la traditionnelle happy-end.
C'est avec nostalgie que les fans de Brian de Palma se rappellent cette époque bénie de la carrière du réalisateur où il laissait libre court à ses obsessions à travers des films offrant une synthèse jouissive de ses influences cinématographiques au centre desquelles se trouvait bien sûr le maître du suspense Alfred Hitchcock. "Sœurs de sang", "Pulsions", "Blow out", "Body double" sont autant d'hommages appuyés à "Psychose", "Fenêtre sur cour" ou "Vertigo". Cet univers référentiel que le réalisateur parvint habilement à se réapproprier tout en ne l'assumant pas toujours, a beaucoup nui à sa réputation, les critiques de l'intelligentsia ne voyant en lui qu'un faussaire tout juste bon à masquer son manque de personnalité derrière le pillage en règle de l'œuvre d'un plus illustre et plus talentueux que lui. Pour cette raison de Palma n'aura jamais la caution intellectuelle dont jouissent ses frères d'armes Francis Ford Coppola et Martin Scorsese. Controverse qui n'est pas infondée mais qui reste encore aujourd'hui difficile à trancher. On doit pourtant reconnaître qu'avec la patine du temps, la démarche de de Palma revêt une certaine cohérence et surtout un aspect magique troublant. Regarder "Obsession" ou "Blow out" c'est comme humer en continu le parfum hitchcockien jusqu'à l'entêtement et se dire à la fin que l'on a vu le film d'un autre, un peu à l'image de James Stewart dans "Vertigo" qui ne savait plus à quelle Kim Novak s'adressait son amour devenu névrotique. De Palma c'est un peu Hitchcock assumant ses fantasmes, ce qui lui sera aussi reproché, surchargeant au goût de certains ses films d'effets kitch superfétatoires comme l'abus du split screen ou la profusion d'hémoglobine. La référence à son glorieux aîné étant un substrat incontournable de l'œuvre du réalisateur, il a aussi d'autres marottes et préoccupations comme l'assassinat inexpliqué du Président Kennedy, les complots politiques ou la tyrannie des médias. "Blow out" devenu culte aujourd'hui résume parfaitement l'univers fantasmatique de de Palma qui détourne le postulat de départ visuel du "Blow up" d'Antonioni (1966) (un photographe professionnel remarque un détail dans un de ses clichés qui le mènera sur la piste d'un crime) espoiler: n le transposant dans l'univers du son (John Travolta est preneur de son) pour mettre à jour un assassinat politique dont le déroulement patiemment et dangereusement reconstitué ne parviendra jamais à l'oreille du public . Parti de l'univers abstrait d'Antonioni, le film s'engage sans y entrer pleinement sur la voie des grands films paranoïaques des années 1970 ("Conversations secrètes", "A cause d'un assassinat", "Les trois jours du condor"). Pour ajouter encore au mélange des genres c'est un incipit parodique de "La nuit des masques" de John Carpenter qui est proposé au spectateur spoiler: avec bien sûr le passage obligé par la fameuse scène de la douche où Norman Bates débarquait à tout jamais dans notre inconscient cinéphilique . A ce sujet on peut noter que de Palma en faisant de Travolta un ingénieur du son pour films de série Z semblait peut goûter la mode du "slasher" qui se faisait jour depuis le succès mondial de "Carrie" (1976). Présenté de cette manière, "Blow out" a tout d'un indigeste salmigondis donnant mille fois raisons aux contempteurs du metteur en scène. Mais si l'exercice de style pouvait sembler suicidaire pour un tout autre que de Palma, ce dernier malin comme un singe concocte un mélange envoûtant qui doit autant à une direction d'acteurs au cordeau tirant le meilleur de John Travolta dont il parvient à transcender l'air un peu niais du Tony Manero de "La fièvre du samedi soir" (John Badham en 1978) qu'à une diffusion harmonieuse d'effets picturaux innovants comme l'utilisation diffractée du split screen permettant de juxtaposer dans un même plan iconoclaste le photographe avec le hibou qu'il saisit à distance. Revoir plusieurs fois ce film au suspense savamment orchestré offrira toujours de nouvelles surprises et c'est sûr ne fera que renforcer dans leur idée ceux qui pensent que Brian De Palma n'est qu'un imposteur. Un auteur ennuyeux a t-il plus de mérite qu'un imposteur talentueux ? A cause de cette question lancinante, Brian de Palma n'a jamais complètement emporté l'adhésion, masqué derrière l'ombre tutélaire de son maître à filmer qui lui a tout-à-la fois apporté la célébrité et le discrédit. Ce n'est pas parce que vous mélangerez un morceau de viande avec des pommes de terre et des carottes que vous obtiendrez un onctueux "bœuf mode".