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    Dans l'ombre de Mary - La promesse de Walt Disney
    note moyenne
    4,2
    4790 notes dont 519 critiques
    25% (132 critiques)
    44% (228 critiques)
    23% (118 critiques)
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    519 critiques spectateurs

    Alex' Burton
    Alex' Burton

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    5,0
    Publiée le 5 mars 2014
    John Lee Hancock signe un film produit par Disney nous racontant l'arrivée du film "Mary Poppins" dans les studios. Et alors là, je dit bravo. L'oeuvre est d'une beauté sans pareille ! Surprenant dans l'ambiance des années 70, le spectateur est transporté dans cette époque où les grands classiques de Disney étaient à l'affiche et où DisneyLand était au sommet de sa réputation. Des costumes jusqu'au soucis pertinent du détail, tout y est sublimé et agencé pour être totalement séduit par l'ambiance printanière de Los Angeles et chaleureuse de l'Angleterre. Du côté interprétation, là aussi, c'est parfait. Emma Thompson joue le rôle de Pamela Travers, l'auteure de "Mary Poppins" et Tom Hanks celui de Walt Disney en personne. Le duo est d'une puissance impressionnante, tout en partageant la part sublime des rôles avec les acteurs secondaires. Quand au scénario, c'est également très bon. On alterne durant les deux heures le côté actuel de Pamela Travers et le côté enfance de cette dernière. Le risque étant qu'il va falloir au bout d'un moment lier ses deux opposés et surtout ne pas se tromper dans l'alternance. C'est chose faite. Le rythme est régulier. Mais plus dans le détail, le contenu du film est très travaillé, et au final prouve qu'un film sans scènes d'actions peut être sublimé. Cela étant, Disney est peut être bon dans les gros budgets comme "La Reine des Neiges" dernièrement, mais montre qu'il est capable de mettre des étoiles dans les yeux même pour des films à petit budget et "secondaires". "Dans l'ombre de Mary" n'est pas un film dédié aux enfants mais plus aux adultes qui eux ont été enfant durant les glorieuses années de succès de "Mary Poppins" et cette dédicace est loin d'être mauvaise et apprend à la perfection, les événements qui ont tournés dans ces années là chez Disney. Pourtant si on en croit les nouvelles, l'histoire réelle entre Walt Disney et Pamela Travers est beaucoup plus sérieuse et sombre que ce qui est montré dans ce film. Mais, si on juge uniquement le film, qu'il soit fidèle ou pas, on se rend compte qu'il assure quand même sa mission, et nous éblouit. Vive Félicitations.
    AMANO JAKU
    AMANO JAKU

    Suivre son activité 204 abonnés Lire ses 421 critiques

    4,0
    Publiée le 16 mars 2014
    Savez-vous comment est né Mary Poppins, l’un des plus grand succès de Disney ? C’est ce que nous propose de découvrir "Dans l’Ombre de Mary" : Mister Walt Disney a un jour découvert le roman « Marry Poppins » grâce à ces filles (à l’origine, il s’agit justement d’une série de romans pour enfants qui se compose tout de même de huit livres !) et leur a promis qu’il adapterait un jour cette histoire. Pendant des années il essaye de convaincre l’auteur, Pamela Lyndon Travers, qui est totalement réfractaire pour deux raisons : 01) elle déteste l’animation et 02) elle pense que personne n’arrivera à rendre hommage à son œuvre et ses personnages. Mais les aléas de la vie (Travers, n’écrivant plus et les rentrées d’argent étant quasi-inexistantes, risque de perdre sa maison à Londres), font qu’elle finit par accepter de se rendre en Californie auprès de Disney mais en imposant ses conditions : elle ne cède pas tout de suite les droits de son roman, elle veut avoir droit de vue et de véto sur tout ce qui concerne le film avec la possibilité de se rétracter et de repartir en Angleterre avec ses droits si elle trouve le projet calamiteux. Nous allons donc découvrir une incroyable opposition entre un homme très fan d’un roman qui souhaite plus que tout lui rendre hommage et une femme auteur qui ne se gène pas pour dire à ce « fan » qu’il représente finalement tout ce qu’elle abhorre. De cette opposition naîtra un comique de situations assez sympathique car il permet de faire sourire au sein de cette histoire sérieuse, sans toutefois partir dans la gaudriole la plus grotesque. Le plus impressionnant reste la première rencontre entre Pamela et l’équipe de création de Disney : quand l’anglaise commence déjà à chipoter lors de la lecture du scénario sur la phrase de présentation de la première scène (phrase qui n’est là que pour être indicative et qui n’apparaîtra que sur cette feuille, jamais à l’écran !), on se demande comment le film "Mary Poppins" a-t-il-pu voir le jour ?!! Mais cet acharnement de la part de Miss Travers n’est pas un simple caprice zélé d’un auteur (une british qui plus est !!), son œuvre a une dimension personnelle qui fait référence à son passé que le film nous dévoile habilement depuis le début par morceaux ancrés dans le récit du séjour de Travers à Los Angeles. Et c’est une histoire assez triste que l’on va découvrir où on nous décrit le père de Pamela comme étant un homme voyant toujours la vie avec joie et amusement alors qu’il est alcoolique et que son addiction va le tuer petit à petit…on comprend mieux pourquoi Pamela déteste Disney et l’univers qu’il représente ! Lorsque Disney avoue avoir compris ce qui bloquait Pamela, on assiste à une scène poignante d’une force émotionnelle incroyable. Et puis le miracle arrive enfin grâce à une idée de génie du compositeur des chansons de l’adaptation qui charme totalement Miss Travers, et qui entraînera finalement le tournage du film qui sera enfin dévoilé en première mondiale au Grauman's Chinese Theatre de Hollywood pour une séquence finale ingénieuse et déchirante d’émotion où le réalisateur a la bonne idée de ne point nous montrer d’image du film "Mary Poppins", mais de rester sur le visage de Pamela Travers qui va, au fur et à mesure de la projection, se laisser totalement aller et pleurer de joie, comblée par le résultat qui défile devant ses yeux. Superbe plan qui ne peut que nous émouvoir. Si l’histoire est nickel chrome car captivante et poignante, la réalisation de John Lee Hancock ("Rêve de Champion", "Alamo") est léchée, notamment les séquences du passé de Pamela dont la photographie et la lumière sont exemplaires. Mais l’attraction forte de "Dans L’Ombre de Mary", reste l’opposition Disney/Travers et à cette occasion nous avons droit à une double prestation impressionnante de la part de Tom Hanks, qui incarne parfaitement Disney, mais surtout Emma Thompson qui est tout simplement magistrale. Leur duo fonctionne tellement bien à l’écran qu’ils arrivent à éclipser un panel de seconds rôles qui sont très bien interprétés aussi qu’il s’agisse du trio créatif (le fantasque Jason Schwartzman, le cynique B.J. Novak et le négociateur Bradley Whitford), du voiturier attitré de Miss Travers (Paul Giamatti, drôle et touchant) ou du père de Pamela (Collin Farrell, impressionnant en paternel torturé, oscillant entre son amour pour sa fille et sa perverse addiction). Original,intéressant, amusant, prenant, poignant, "Dans l’Ombre de Mary" est sans conteste l’une des meilleures surprises de ce premier trimestre 2014, nous éclairant sur la genèse difficile et incroyable de ce grand film qu’est "Mary Poppins" (et qui finalement restera à jamais la meilleure chose qui soit sortie des Studios Disney depuis leur création…8 nominations aux Oscars dont 5 remportés !). D’ailleurs, le seul reproche que l’on pourrait faire est de ne pas pouvoir l’enchaîner avec le chef-d’œuvre de Robert Stevenson, pour pouvoir rechanter avec délice « Supercalifragilisticexpialidocious » !
    Walter Mouse
    Walter Mouse

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    4,5
    Publiée le 31 mars 2014
    Dans l'ombre de Mary - La promesse de Walt Disney ( un des titres traduits en français les plus pourris que j'ai vu depuis bien longtemps ) est une sacrée bonne surprise! Mais avant d'aller plus loin, mieux vaut que je réponde à la question que tout ceux qui liront cette critique vont se poser. Oui j'ai vu Mary Poppins. Mais je ne l'ai pas découvert en tant qu'enfant mais en tant qu'adolescent, autrement dit il y a quelques mois. Et autant dire que comme beaucoup de monde, je ne peux que saluer ce classique de 1964 qui est une vraie prouesse technique et visuelle avec des chansons très mémorables et d'excellentes personnages. J'ai donc pas mal attendu Dans l'ombre de Mary - La promesse de Walt Disney pour voir si les studios Disney tomberaient dans le piège de nous pondre une histoire bien cucul et cliché dans le seul but de glorifier leur père fondateur et d'assassiner la réalité. Et qu'en est-il au final? Eh bien, même si on voit clairement que quelques modifications ont été apportées au récit, c'est en général une plutôt bonne reconstitution des événements et avant tout un très bon film. Mieux vaut commencer par parler de la principale force de ce film: Son casting. Étrangement, j'ai vu très peu de films avec Emma Thompson, je ne sais pas comment l'expliquer mais elle n'a jamais joué dans des films qui m'ont particulièrement attiré. J'ai donc en quelque sorte découvert l'actrice grâce à ce long-métrage. Et elle m'a littéralement scotchée!!! Déjà parce que j'ai eu la grande chance de visionner le film en VO et non pas en VF ce qui m'a permis de mieux apprécier le jeu de l'actrice mais son principal atout est que peu importe les manières de son personnage et les clichés typiques de la bonne anglaise qui sont plus que jamais présents ici, elle n'en fait jamais trop et est incroyablement juste. Même quand elle prend des décisions énervantes ( spoiler: enlever la couleur rouge ), on reste vraiment ému par l'histoire de cette femme et avec quel talent Thomspon parvient à retranscrire ses émotions à l'écran. Je ne m'attendais pas à être autant bluffé par la comédienne! Autre excellente surprise au casting: Tom Hanks. Mais ne croyez pas que j'étais confiant, loin de là. Quand j'ai su qu'il allait incarner l'Oncle Walt, j'ai perdu tout espoir de voir une retranscription fidèle du producteur sur grand écran. Pour moi, impossible que ça pouvait marcher. Tom Hanks a beau être un de mes acteurs préférés, prendre l'acteur avec la voix la plus aiguë du monde pour incarner un type avec la voix la plus grave du monde sans parler de la ressemblance physique inexistante, mouais vraiment pas confiant du tout. Mais! Une fois les 5 premières minutes passées, j'ai totalement oublié que c'était Tom Hanks derrière la moustache! Et ça c'est pas rien surtout pour moi qui pensait qu'il allait complètement se traler! Mais non, j'avais vraiment l'impression pendant tout le reste du film que le créateur du studio était dans le film. Tom Hanks a fait un travail remarquable sur le changement de voix, la façon de marcher et les mimiques. Une performance à retenir. Mais....... je ne peux évidemment pas éviter cette fameuse polémique: La représentation de Walt Disney par les studios Disney. Qu'est-ce que ça donne sur ce point? Et bien... c'est très positif, sûrement trop positif mais je vais y revenir après. Dans le film, Walt Disney apparaît pratiquement tout le temps pour donner une petite morale, un petit conseil ou pour rassurer quelqu'un sur quelque chose. Rien à dire c'est impossible que ça puisse être la réalité. Mais je vais malgré tout faire passer un petit message à certains qui pensent que ce mec était la pire ordure du monde et qu'il fallait donc le montrer d'une manière plus réaliste. Premièrement, on voit Disney boire dans le film, même jurer et plusieurs indices sont donnés pour montrer qu'il est totalement accroc à la cigarette ( la fameuse toux ) donc ne dites pas non plus que tout dans le film est fait pour le glorifier. Deuxièmement, et mettez-vous bien ça dans le crâne: WALT DISNEY N'ÉTAIT PAS UN TYRAN! Buvait-il? Oh ça oui. Passait-il son temps à fumer? Complètement. Lui est-il arrivé de piquer plusieurs fois des crises de colère? Souvent oui et des grosses. Y a t-il eu des affaires assez étranges sur son comportement? Encore une fois oui. Mais comme tous les mecs de cette époque en fin de compte! Quand je vois qu'on ose dire qu'il était homophobe, raciste et misogyne alors que plusieurs preuves ont prouvées qu'il n'était rien de cela et que les annonces faites par lui et le studio étaient dans les mentalités de l'époque, comment peut-on s'acharner sur cet homme? C'était un type normal avec ses faiblesses et ses qualités tout simplement. Mais il semblerait que certains se croient malins en disant qu'ils ont compris toute cette histoire malheureusement. Dommage que le niveau tombe aussi bas mais tant pis. Et enfin troisièmement, le film n'est pas centré sur Walt Disney! Qu'est-ce que ça aurait fait qu'on ait des allusions à ses soi-disant comportements douteux? Ça n'aurait rien ajouter au récit! Le film est centré là où il doit être centré: Sur Pamela Travers! Mais bon, en conclusion, Tom Hanks est excellent et son personnage a beau être montré de manière très positive, ça aurait pu être pire. Pour le reste du casting, quelle joie de revoir Colin Farrell dans un bon film! Enfin! Très triste de voir un acteur aussi talentueux faire autant de mauvais choix de carrière. Espérons qu'il va remonter. Mais en ce qui concerne son interprétation, c'est totalement différent de ce qu'il a fait auparavant! Et il est très très bon! On s'attache sans mal à son personnage et on est immédiatement conquis par le drame qu'il traverse. Farrell le joue de manière très sincère et juste. Un très bon jeu de la part de l'acteur! Paul Giamatti, l'éternel second rôle, se fait une place dans le film mais pour un personnage totalement inédit, il fait bien son boulot. De même pour Jason Schwartzman et B.J Novak interprétant les frères Sherman bien que le deuxième soit moins présent que le premier. Bon travail aussi de Bradley Whitford, Ruth Wilson et Melanie Paxson. Un excellent casting très bien dirigé avec de très bons personnages. Un compositeur pour qui j'ai une énorme affection se charge de la bande-originale du film: Thomas Newman. Chacune de ses compositions me touche toujours énormément peu importe le film pour lequel il compose. Et ici, non seulement il a eu l'excellente idée de reprendre les mélodies cultes de Mary Poppins mais il a créé un thème principal très apaisant et touchant, en particulier quand vient le générique de fin nous laissant apprécier le moment de réflexion sur le film. Visuellement, on est dans un film Disney alors forcément la photo est très colorée et il n'y a pas un seul jour dans ce film où le soleil ne brille pas de mille feux excepté à Londres. Mais cela rend encore plus le film relaxant. C'est beau à regarder. Les décors et les costumes sont très bien reconstitués ( on pourra s'amuser à trouver quelques détails amusants pour un fan comme un poster de Fantasia d'époque dans le couloir du studio ) John Lee Hancock ne nous sert pas une réalisation grandiose mais fait le boulot correctement avec notamment quelques idées de transitions vers le passé de Travers bien sympathiques. Et en ce qui concerne l'histoire en général, nul doute que les fans de Mary Poppins vont être aux anges de découvrir tous ces secrets de préparation et de production. Quant aux autres, je pense qu'ils ont une chance d'apprécier les références à la culture de l'époque comme spoiler: Alec Guinness cité comme un acteur brillant par Travers . Mais ce qui est vraiment bien comme je l'ai dit, c'est que Walt Disney soit presque transparent pendant une bonne partie du film et que le long-métrage n'oublie pas de rester centré sur Travers et son enfance. De plus, il est bon de voir que ce qu'on nous montre de Mary Poppins n'est pas le tournage du film ou le choix des acteurs mais simplement la façon dont ils écrivent le scénario et qu'ils essaient de le mêler aux chansons dont Travers est réticente. Le film nous offre plusieurs moments émouvants tels que spoiler: la mort de Travers Goff, les souvenirs de Pamela Travers ou encore la citation finale de Walt Disney pour avoir les droits des livres . Le film est également assez drôle, plusieurs comportements ou répliques de Travers sont savoureux(ses) et les personnages secondaires sont très appréciables par leur bonne humeur constante. Bon bien sûr, le film est loin d'être sans défauts, on a quelques scènes qui sombrent dans le "disneyien" comme spoiler: Travers qui se met à danser avec les frères Sherman , et bien entendu la dernière scène du film. D'un côté, on peut se dire, spoiler: si on avait montré le vrai ressenti de Travers, l'existence de Dans l'ombre de Mary - La promesse de Walt Disney aurait été juste inutile. Mais du coup, on essaye de nous faire croire qu'elle a en général apprécié le film ce qui est un peu énervant. Et comme je l'ai dit, la représentation de Walt Disney est trop positive pour être vraie. Mais ce sont des défauts mineurs. Donc, en conclusion, Dans l'ombre de Mary - La promesse de Walt Disney est une vraie réussite. Aidé d'un excellent casting, d'une bonne musique, de références au film de 1964, et de plusieurs moments d'émotion qui font mouche, j'ai passé un excellent moment.
    Dark Taylor
    Dark Taylor

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    5,0
    Publiée le 14 mars 2014
    "Dans l'Ombre de Mary- la promesse de Walt Disney" est un des films que j'attendais avec beaucoup d'impatience, même si je n'ai eu vent du projet qu'assez récemment. Non honnêtement, Mary Poppins est un film soit disant culte (bon, c'est comme le Magicien d'Oz aux USA, j'ai jamais compris pourquoi une telle popularité outre-atlantique), mais je l'ai jamais vu, et je suis pas tellement fan de comédies musicales, donc je suis pas prêt de le voir. Bon, niveau séance, c'était ça ou "300", mais j'avais la flemme d'aller voir une tonne de massacre sur fond vert, donc avec une séance en VOSTFR, je me suis donc lancé sans hésiter. Du coté des acteurs, on aurait pu rêver meilleur distribution. Tom Hanks est de loin mon acteur préféré depuis "Il faut sauver le soldat Ryan", et je l'ai aussi adoré dans la série des "Da Vinci Code" et "Anges et Démons" (malgré le succès relatif au niveau critique de ces deux derniers). C'est donc tout naturellement que j'ai adoré sa prestation avec le personnage de Walt Disney, lui apportant le charisme nécessaire à un tel personnage, même si j'ai quand même un peu regretté son retrait par rapport à Emma Thompson qui possède le rôle principal. Emma Thompson, pendant qu'on parle d'elle, n'est pas une actrice que j'apprécie d'ordinaire (à vrai dire, je ne me souviens plus dans quoi elle a joué, mais ça on s'en fout) mais ici, elle interprète avec brio le personnage de P.L Travers, anglaise vieillissante et un peu coincée, renfermée dans ses préceptes et sa routine. Les seconds rôles ne sont pas en reste, avec des prestations plus que bien (j'ai surtout aimé Ralph, le chauffeur d'Emma Thompson). L'émotion est clairement bien distillée, certaines scènes ont d'ailleurs presque réussi -et c'est un fait rare dans un film- à me faire verser une petite larme. Les flash-back d'Emma Thompson sur son enfance et sa relation avec son père (Colin Farrell) sont super bien fait, car placés aux moments clefs, et si on a un peu de mal au début à comprendre ce que ça vient faire là et quel rapport ça a avec l'intrigue, le tout s'étoffe au fur et à mesure. Et puis, on évite la mièvrerie qui aurait facilement pu découler d'une telle histoire, histoire de nous émouvoir trop facilement. John Lee Hancock (réalisateur que je ne connaissais pas auparavant) arrive également à recréer avec brio l'atmosphère des années 60 qui régnait en ce temps-là aux USA. Et puis, il y a également la BO, qui a participé de manière non négligeable Avec de tels points, je ne pouvais que me décider à mettre la note maximale, puisque John Lee Hancock signe ici un pur chef d'oeuvre. Il est néanmoins dommage de constater que ce film n'a pas bénéficié de la publicité et de la distribution qu'il méritait (mon cinéma habituel ne le diffusant, j'ai dû me bouger un peu). Bref, un film mémorable, dont j'espère de belles récompenses, et qui entre sans problème dans mon classement des meilleurs films (reste à lui trouver sa place). Sans doute l'un des meilleurs films de 2014 (enfin, jusque là, l'année cinématographique ne fait que commencer). Je vous invite donc à aller le voir sans délai (on était même pas 10 dans la salle, un jeudi après-midi, et pourtant d'ordinaire, il y a du monde ces jours-ci pour d'autres conneries).
    Zoé B.
    Zoé B.

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    3,5
    Publiée le 11 mars 2014
    Il y a des propositions qui ne se refusent pas. Quand la défection de Meryl Streep, leur premier choix pour PL Travers, a conduit les producteurs de "Dans l'ombre de Mary" à contacter Emma Thompson, on se dit que cette dernière n’a pas dû hésiter longtemps. "Mary Poppins" fut un choc dont elle se souvient encore, le premier film qu’elle ait vu au cinéma. Elle avait alors 5 ans. La même année, fin 1964, paraissait en Angleterre le livre "Nurse Matilda", hommage avoué de Christianna Brand, auteur jusque-là de romans policiers mais elle-même ancienne gouvernante, au personnage créé par PL Travers. Deux autres épisodes allaient suivre, qui deviendraient les livres de chevet des soeurs Thompson, Emma et Sophie. Des années plus tard, la comédienne allait adapter elle même ces aventures pour le grand écran, sous le titre "Nanny Mc Phee". Une nounou qui appartenait à l’évidence à la même agence de placement que Mary Poppins, qui partageait les mêmes pouvoirs magiques et la même philosophie du travail bien fait : disparaître une fois sa mission accomplie. Le premier volet aurait d’ailleurs pu tout aussi bien s’intituler "Saving Mr Brown"... Bref, tout ça pour dire qu’Emma Thompson était vraiment destinée à ce rôle. Elle y fait évidemment merveille, dessinant avec beaucoup de subtilité une Travers raide et cassante, rétive à voir la fantaisie des ateliers Disney dénaturer son œuvre - transposition secrète de sa propre histoire familiale - et résistant farouchement à la séduction de l’oncle Walt. Tom Hanks se régale à incarner le célèbre moustachu, à la fois bonhomme et roublard, mais peinant cette fois à parvenir à ses fins. Le plaisir du spectateur tient surtout à ce duo d’acteurs majuscules, aussi efficaces dans la drôlerie que dans l’émotion. Et aussi, bien sûr, à la découverte de l’arrière-cuisine du film de 64, les coulisses d’un futur chef-d’œuvre (qui reprendra à son compte l’invention géniale de Gene Kelly pour son "Invitation à la danse" : le mélange de l’animation et des prises de vues réelles). De la belle ouvrage, vraiment.
    tony-76
    tony-76

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    3,0
    Publiée le 26 février 2014
    Dans l'ombre de Mary - La promesse de Walt Disney aurait pu être un grand film, une oeuvre inspirante et captivante, vibrante même, mais il a fallu qu'on choisisse la mièvrerie plutôt que la sincérité. On a voulu rendre le personnage de P.L. Travers sympathique. Comme on l'a fait avec le film Hitchcock, on s'est détourné de l'essentiel pour apporter une sensibilité raisonnable au protagoniste. L'acharnement de Walt Disney à produire Mary Poppins, même si sa créatrice refusait catégoriquement de lui céder les droits, et cette auteure, qui ne voulait pas que son oeuvre tombe entre les mains de ce fanfaron extraverti et déplacé, étaient suffisants pour engendrer un produit solide. Malgré l'interprétation maladroite qu'on en a faite, l'histoire reste intéressante. Tom Hanks livre une performance crédible dans le rôle de cet homme qui semblait toujours voir la vie à travers des lunettes roses, et Emma Thompson s'avère également juste sous les traits de P.L. Travers, la célèbre auteure aigrie de Mary Poppins. Le personnage de Paul Giamatti - le chauffeur de Travers dans la Cité des Anges - apporte une dimension doucereuse au récit. Le réalisateur réussit à nous émouvoir est telle qu'elle transparaît également dans la musique, les décors, les costumes. Même si Saving Mr. Banks (titre original) aurait pu être bien meilleur, il reste tout de même une chronique intéressante qui dépeint deux artistes aux personnalités bien distinctes. Un film qui manque sa cible, mais qui remplit tout de même sa mission de divertir et d'émouvoir le grand public. Charmant !!
    Julien D
    Julien D

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    3,0
    Publiée le 11 mars 2014
    En nous faisant plonger, plus de cinquante ans plus tard, dans les coulisses de l’un de leurs films les plus mémorables, les studios Disney effectuent à la fois une opération d’autopromotion subtile et réalise un métafilm envoûtant qui sait se regarder avec le recul nécessaire. Grâce à la rencontre entre ses deux personnages antagonistes aux origines de Marry Poppins que furent P.L. Travers, qui malgré la poésie de son roman demeurait une femme aigrie réfractaire à toute fantaisie, et Walt Disney, ce nabab qui fit de son esprit enfantin la plus rentable des entreprises, le scénario regorge de passages amusants et de clins d’œil destinés aux plus cinéphiles des spectateurs, souvent liés justement à certains traits de caractère de ces deux individus (on y voit par exemple W. Disney y fumer en cachette alors que l'on tous qu'il en est mort) et à leurs échanges conflictuels, que les excellentes interprétations d’Emma Thompson et de Tom Hanks rendent d’autant plus captivantes. Mais Saving Mr. Banks (un titre en V.O. qui prend tout son sens à la vue du film) est avant tout un mélodrame destiné à nous faire découvrir la genèse de cette histoire à priori féérique et en quoi il s’éloigne du chef d’œuvre cinématographique auquel il a abouti. Pour ce faire, le réalisateur John Lee Hancock fait appel à un usage terriblement abusif de flashbacks nous renvoyant aux événements les plus tragiques de l’enfance de la romancière, ce qui, dans un premier temps, apporte au film un coté pathos très lourd mais qui, à long terme, nous permettra de nous faire regarder Marry Poppins avec un nouveau regard plein de mélancolie.
    maximemaxf
    maximemaxf

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    4,5
    Publiée le 4 septembre 2014
    Pour commencer, et avant de parler du film : oui, j’ais vu Mary Poppins de Robert Stevenson et j’ais vraiment aimé ce film pour en faire une petite critique, parce que mine de rien c’était une incroyable prouesse à l’époque d’allier animation et acteurs réel dans un film, rien que pour ça ce film mérite qu’on en parle. Quant à cette biographie sur l’acquisition des droits d’auteurs auprès de Pamela Travers pour le film de Mary Poppins, j’avoue que l’idée de base m’avait laissé indifférent la première fois, mais en voyant la bande-annonce du film et avec un de mes acteurs préférés, Tom Hanks, et Emma Thompson à l’affiche, j’étais trop curieux pour ne pas aller le voir en salle. Malheureusement, ce film a fait un flop à sa sortie en France et j’ais dû faire une croix pour ce film lorsque j’avais du temps pour aller au cinéma. Bref, je me suis procuré le DVD, j’ais visionné le film… DEUX FOIS ! Ouais, une fois en version originale pour le travail des acteurs et une voix en version française pour le doublage, et pour une bonne surprise c’en était vraiment une. Alors je mentirais si je disais que je préfère la version originale à la version française, mais je ne serais pas honnête non plus si je ne disais pas que les deux acteurs principaux ont fait un incroyable travail qu'on remarque avec la version originale. On m’avait dit que Tom Hanks avait une voix très aigu et qu’il était difficile de l’imaginer interpréter un personnage aussi iconique que Walter Disney avec une voix aussi grave, mais à chaque fois que je le voyais à l’écran non seulement il ressemblait comme à s’y méprendre au grand fondateur des studios Disney, mais vocalement il était le sosie parfait du grand patron des studios et on oubliait quasiment que c’était Tom Hanks derrière sa jolie moustache. Pour parler un peu du personnage de Walt Disney et de sa représentation dans le film, beaucoup prétendent que c’était un chef tyrannique et cruel en plus d’être un beau connard raciste et misogyne, le désignant du doigt comme l’un des pires êtres que le monde ait connu, ce qui est d'un ridicule pas possible. Déjà, et ça n’engage pas que mon avis personnel, c’est vrai qu’il est présenté trop positivement pour que ça soit la réalité, spoiler: surtout quand on voit à quel point il se montre tendre et compréhensif avec Pamela Travers, d’ailleurs il est vrai qu’on le voit souvent laisser une petite morale quand il apparaît à l’écran, ça je l’accorde. Mais dans le même temps, l’histoire nous montre indirectement qu’il fumait énormément (dont la fameuse toux ) et on le voit boire de l’alcool mais aussi jurer un peu par moment, donc ça aurait pu être bien pire que ça. Et enfin, j’aimerais bien qu’on arrête de le comparer comme étant un des pires salopards de l’humanité, si vous voulez prendre un modèle pour ça prenez Hitler, Staline mais pas Walt Disney, c’était pas un patron tyrannique mais un homme de l’époque (bon pour une petite anecdote sur cet homme : je vous accorde qu’il avait l’habitude de faire des dessins érotiques avec Mickey et ses amis quand il était ivre… mais bon à part ça, je ne suis pas au courant de sa vie privée et je m’en fout, c'était sa vie, pas la mienne). Après, c’est vrai qu’il a eu quelques affaires compliqué de son vivant, notamment avec l’adaptation du classique "Alice au pays des merveilles" dans lequel Joe Grant a été viré par la suite, et comme tout patron il avait surement ses crises de colères par moment, même des grosses et enfin, ce n’est pas le personnage central du film, on s’intéresse à la vie de Pamela Travers. Donc au final, même si il est montré avec une image très positive dans ce film, ça passe suffisamment bien et puis on ne peut pas reprocher à Tom Hanks de mal jouer, il a fait un excellent travail comme d’habitude. Emma Thompson avait déjà joué Nanny McPhee, une sorte de dérive de Mary Poppins avant de jouer l’auteur du livre dont le film est adapté, autant dire qu’elle était déjà dans son élément. Alors son personnage se rapproche de très près de la caricature de l’anglaise ultra-polie qui remet tout le monde à sa place, refuse toutes les propositions qu’on lui fait et impose sa vision sur tout, n’ayons pas peur des mots pendant la première partie du film : c’est une chieuse de première, spoiler: et de là à demander à ce qu’il n’y ait ni chanson, ni du rouge dans le film, elle va très loin la vieille peau. L’actrice n’en fait néanmoins jamais trop ni pas assez, et elle entre parfaitement dans son personnage qui devient plus compréhensif lorsqu’on apprend enfin à connaître son passé et son histoire d’enfance. Et ses péripéties sont réellement déchirant mais montre aussi à quel point le film se révèle beaucoup plus complexe et dramatique qu’il n’y paraît : spoiler: la mort de son père banquier Travers Robert Goff, les moments qu’elle aura passé avec lui et touts ces petits détails qui expliquent son caractère trempé comme son dégoût pour les poires et son inspiration pour Mary Poppins et les personnages de son roman étroitement lié à son vécu. Elle n’est pas méchante de nature et on finit par avoir assez pitié d’elle, malgré ses décisions énervantes et son caractère parfois détestable dans la première partie du film. Paul Giamatti que je découvre pour la seconde fois après "La Jeune fille de l’eau" interprète un personnage totalement inédit dans cette biographie, mais après tout ce n’est pas plus mal, surtout si ça contribue à rendre le film un peu plus touchant à voir spoiler: et l’histoire de sa petite fille handicapée et en fauteuil roulant n’est pas dénué de tendresse et il a permit de faire évoluer Pamela Travers pour qu’elle se montre enfin un peu plus aimable, son second rôle est donc sympathique à voir. Colin Farrell, apparemment connu pour avoir joué dans plusieurs mauvais films, était pourtant loin d’être nul ici, son personnage est purement dramatique et il l’interprète avec beaucoup d’honnêteté et de justesse pour le rendre attachant, une interprétation vraiment très bonne. Et quels plaisir de voir les frères Sharman joués par Jason Schwartzman et B.J Novak (il faut savoir qu’ils étaient quand même les experts des chansons composés pour les classiques Disney des années 1960/1970, il n’y a qu’à voir ce qu’ils ont fait avec Les "Aristochats", "Le livre de la jungle", "Merlin l’enchanteur" et bien sur "Mary Poppins"), alors certes les deux acteurs sont secondaires mais rien que pour les moments ou on les voit à l’écran pour chanter du "Mary Poppins", j’étais obligé de sourire et de m’intéresser à eux. Bon certes l’un d’eux est plus mis en avant que l’autre, Richard Morton Sherman mais ça faisait vraiment plaisir et puis les comédiens ont fait du bon boulot, idem pour Bradley Withford et Ruth Wilson. Pour le casting, on a que du bon avec les personnages et les acteurs. Thomas Newman, le compositeur, ne m’avait pas séduit avec la musique du film "Les Noces Rebelles", mais ici j’ais eu un petit coup de cœur pour ses reprises des chansons Mary Poppins et les musiques principalement joué au piano qu’il a composés pour les scènes d’émotions. Le thème principal du film est très tendre et apaisant, et là au moins contrairement aux "Noces Rebelles", il n’est pas répétitif. Et ce film regorge de plusieurs sympathiques clins d’œil à Mary Poppins et à Disney comme le poster Fantasia que l’on pourra s’amuser à dégoter aux studios Disney, et en tant que fervent fan des studios aux grandes oreilles je ne peux pas dire que ça ne m’a pas fait plaisir. Du côté de la mise en scène, John Lee Hancock n’apporte rien de nouveau mais il arrive à mettre les scènes importantes avec beaucoup d’astuce et il arrive à alterner de façon intelligente avec le passé de l’auteur de "Mary Poppins", d’ailleurs c’est principalement ça le point central du film : on ne parle pas du tournage de "Mary Poppins", mais de la création du scénario, de la conception des personnages et du décors, et l’écriture des chansons malgré le mépris de Travers vis-à-vis de ça, des dialogues et tout ce qui compose le film et contrairement à ce que plusieurs personnes auraient pu croire, Walt Disney est mis au second plan et n’apparaît qu’à des moments propices. S’il y a un autre point intéressant au sujet des personnages : c’est la relation entre Disney et Travers. L’une ne voit en lui qu’un chef d’entreprise qui veut se servir de son œuvre pour en faire un produit perverti qui trahit l’œuvre d’origine, tandis que Disney voit en elle une simple auteure à convaincre. Néanmoins, on voit que chacun accordent de l’importance à Mary Poppins : spoiler: Travers voit en ces personnages des représentations de son passé qu’elle ne veut pas voir changé en produit Hollywoodien, alors que Disney voit en la personne de George Banks, le père des enfants de la famille Banks car il représente en quelque sorte son père, et il l’explique lors de son ultime entretien avec Travers et c’est grâce à ce personnage qu’ils parviendront à s’entendre et à aller au bout des choses, c’est bien construit et la scène est vraiment très belle. Après, certain vont peut être trouver cela assez mal venu de voir spoiler: Travers danser avec les frères Sherman sur une chanson de Mary Poppins puisque ça fait Disneyien mais moi ça m’a bien fait rire donc je n’ais absolument rien contre ça. Parce que ce film ne fait pas que dans le drame, les réactions de Travers ainsi que les personnages des frères Sherman apportent une belle dose de rire dans ce film, l’une par son attitude et les deux autres ainsi que Ralph par leur bonne humeur. Pour parler de la fin du film, je dirais que ce n’est pas plus mal qu’ils aient changé le final par rapport aux faits réels sinon tout le reste de l’histoire spoiler: ainsi que le rendez-vous final entre Disney et Travers n’auraient servi à rien : spoiler: dans les faits réels, Travers avait été scandalisé de voir son héroïne adapté sur grand écran, considèrent cela comme une insulte à son œuvre et elle n’a plus jamais revu ce film pendant les vingt années qui ont suivi et elle n’a plus jamais à travailler avec Disney ou les studios. Alors pour beaucoup ça peut énerver, mais parfois bonifier les choses ce n’est pas un mal en soi, ici c’était nécessaire et ça a apporté une belle fin pleine d’émotion au final, autrement le film serait en lui-même inutile et la fin aurait tout gâché. Pour conclure, même si la représentation de Walt Disney est trop bonifiée pour que ça soit réaliste, le film en lui-même est vraiment relaxant et très belle à suivre. Le casting est excellent, la mise en scène bonne, les musiques relaxantes et pour une fois cette composition m’a séduite, l’histoire bien scénarisé avec plusieurs clin d’œil agréable au film de 1964, ce film est à voir pour tout les fans de "Mary Poppins" ou de Disney en général, pour ma part j’ais été très agréablement surpris pour ce drame façon Disney.
    marine T.
    marine T.

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    4,0
    Publiée le 13 juillet 2015
    j'ai beaucoup aimé ! j'ai ris et pleuré c'est dire... Ce film est vraiment émouvant ! très bien fait aussi, Tom Hanks joue le rôle de monsieur Disney à ravir. Rien à dire si ce n'est qu'il faut le voir, vous ne verrez plus Mary Poppins de la même manière après. On y apprend beaucoup de choses sur cette histoire, sur la réalisation du film mais aussi sur la vie de son auteur, vie tumultueuse mais qui donnera naissance de nombreuses années plus tard à l'un des plus grands classiques Disney.
    Emi Joys
    Emi Joys

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    5,0
    Publiée le 6 mars 2014
    A voir et a revoir ! Je ne regarderais plus jamais "Mary Poppins" comme avant... Magnifique film... Émouvant...
    selenie
    selenie

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    3,0
    Publiée le 5 mars 2014
    Le réalisateur de "The Blind Side" (2009) revient avec une production 100% Disney et 100% auto-promo avec l'histoire de la génèse qui a mené au film "Mary Poppins" (1961). On retrouve la merveilleuse Emma Thompson en P.L. Travers, auteur acariâtre et intolérante et Tom Hanks en Walt Disney patron idéal un rien mégalo. Il semble que le film soit fidèle à la réalité des faits malgré le ton de la comédie ce qui est une info à prendre avec des pincettes ; Walt Dinsey était un très gros fumeur (mort d'un cancer des poumons par ailleurs, rappelons par là même que la firme a proscrit la cigarette dse toutes ses productions depuis 2007) et surtout qu'il est loin d'avoir été l'homme charmant et adorable qu'on nous décrit dans le film... Un détail car Tom Hanks est l'interprète rêvé. Il est dommage que le film ne se soit pas arrêté aux vraies coulisses de fabrication et des tractations piquantes antre l'auteur et le nabab de l'animation. En effet la partie flash-backs coupent le film en deux avec une partie mélo un peu trop dégoulinant. On lui préférera largement la partie comédie avec le jeu du chat et de la souris entre P.L. Travers et Walt Disney. Interminable est un mot un peu fort mais le côté mélo rajoute du temps à un film qui aurait gagné encore à être plus court, 1h45-50 aurait été bien mieux que les longueurs qui parsèment ces 2h11. Néanmoins ce film est assez savoureux et un joli panel d'émotion est offert, c'est déjà pas mal.
    Puce6386
    Puce6386

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    3,0
    Publiée le 19 novembre 2014
    Un biopic qui nous plonge en 1961 pour retracer la genèse du film musical "Mary Poppins" à travers le portrait de son auteure Pamela Lyndon Travers. L’idée du film est intelligente et l’on découvre avec bonheur les coulisses de la production et l’envers des studios Disney : la reconstitution de l’époque est très soignée et colorée. Malheureusement, le portrait de cette femme qui veut protéger son ouvrage est sans cesse entrecoupé de flashbacks sur son enfance ; trop nombreux, lassants et redondants, ces derniers relèguent au second plan les scènes de création et l’intérêt premier du film. Une belle volonté d’hommage à l’œuvre littéraire et musicale, qui s’avère malgré tout imparfaite !
    alain-92
    alain-92

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    3,5
    Publiée le 16 mars 2014
    Les studios Walt Disney Company lèvent le voile sur les difficultés rencontrées par le tout puissant Walt Disney, son entêtement aussi, pour tenir une parole donnée à ses filles, celle d'adapter à l'écran le célèbre best-seller, Mary Poppins. De son Australie natale, où l'on voit l'auteure vivre ses jeunes années en famille, et principalement en totale complicité avec son père, à son appartement Londonien et, des années plus tard à la fameuse rencontre à Los Angeles, ce film est un beau voyage qui nous permet de mieux connaître une certaine Madame Travers. Le tout puissant Walt Disney devra se plier à toutes les exigences de l'auteure. Quoi que … Celle-ci, soi-disant anglaise, en a le "goût et la couleur du thé". Triste apparence pour mieux masquer un sacré caractère. Une véritable emmerdeuse pour dire le mot. Emma Thompson livre une incroyable performance en incarnant cette Madame P.L. Travers, à la fois drôle, ennuyeuse, exigeante, émouvante aussi. Elle finira par briser le masque et se livrera peu à peu sur les blessures de son enfance pour mieux accepter de vivre avec. Tom Hanks est un Walt Disney tout à fait crédible. Étonnant, aussi. Colin Farrell, qui par la magie des flash-backs, tient le rôle du père de l'auteure, donc d'Emma Thompson dans le film, prouve tout son talent et offre de beaux moments d'émotion dans la magie da la magnifique photo signée John Schwartzman. Le reste du casting est à la hauteur du talent des principaux acteurs. La délicieuse Annie Rose Buckley incarne l'écrivaine dans son enfance. Si l'ensemble se tient parfaitement bien sur les rails d'une production Disney, il n'en reste pas moins un très agréable moment de cinéma. Une histoire qui fait sourire, peut émouvoir, mais qui, de bout en bout tout, est totalement réussie. Avec, ce grand plaisir ressenti par la seule présence de la remarquable Emma Thompson.
    Alain D.
    Alain D.

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    4,0
    Publiée le 27 octobre 2014
    Pamela Lyndon Travers, créatrice de Mary Poppins, se rend à Los Angeles pour rencontrer Walt Disney. Le, déjà célèbre producteur et réalisateur américain veut adapter au cinéma l'héroïne du roman de Pamela. Cette romancière, brillement interprétée par Emma Thompson, vit à Londres. Etant menacée par un avenir financier était incertain, elle décide de vendre les droits sur le film mais aussi de coécrire le scénario. Pamela , d'origine australienne, est très dépaysée lors de son arrivée en Californie ou elle se révèle est triste, désagréable et têtue. Ainsi, la collaboration avec l'équipe de Walt se révèle laborieuse. Les flash-back sur l'enfance de Pamela en Australie nous offrent de beaux paysages et une photographie magnifique. Ces scènes très émouvantes nous expliquant les phobies du personnage perturbé qu'est Pamela; sa mère au regard perçant jouée par Ruth Wilson et son père également touchant est l'excellent Colin Farrell. Quant à Tom Hanks, il est tout simplement convaincant et magnifique dans le costume de Walt. Une bande son originale et enjoué nous rappelle la candeur naïve et bon enfant des compositeurs américains brillamment campés par B.J. Novak et Jason Schwartzman. Une comédie romantique, savoureuse et efficace, à ne pas manquer.
    vincenzobino
    vincenzobino

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    4,5
    Publiée le 22 mars 2014
    J'ai découvert Mary Poppins lors de la ressortie du film en 1986 et l'enfant d'alors que j'étais avait été émerveillé. 28 ans plus tard, cette magie est toujours présente et, excepté une-deux petites longueurs au début m'empêchant d'attribuer la note maximale, rien n'est à jeter dans cette relecture ou, devrais-je dire "making-of longue durée". Le film s'adresse surtout à toutes celles et ceux ayant vu le chef-d’œuvre de 1964, que ce soit il y a 50 ans (majorité de l'assistance dans la salle) ou plus tard, vous ne pourrez vous empêcher de fredonner les airs célèbres du film (qui apparaissent quasiment tous). Pour ma part, un autre rêve s'est accompli avec ce film : voir Tom Hanks et Emma Thompson devant la même caméra; tous 2 sont effectivement exceptionnels. A recommander vivement et restez au générique de fin où une belle surprise vous attend. Je retourne siffloter dans ma chem-cheminée...
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