Eh ben... C'était pas si mal, et l'on est franchement bien étonné (les récentes comédies de Didier Bourdon, le speech à la Les Visiteurs, l'affiche kitchouille... Tout nous criait de fuir), car C'était mieux demain est une comédie qui passe sans soupir face à des gags lourdingues (un exploit... Un peu comme les personnages qui crient "Quelle heure est-il ?!" à chaque fois qu'ils sont estomaqués, on aurait bien crié ça aussi, à chaque fois qu'on s'est surpris à rigoler), le binôme Didier Bourdon et (surtout) Elza Zylberstein fonctionne bien, et les fragrances féministes de l'intrigue sont très appréciables (on se surprend à calculer qu'à peu de temps près, on avait droit à la cuisine et à la serpillère comme tout compagnon de journées... Ça nous semble le Moyen-Age, et pourtant il n'y a que trois quarts de siècle entre les jupes tailleur serrées et nos pantalons oversized "boyfriend"). Évidemment, les traits sont accentués (chaque personnage est une caricature des profils de nos jours), et le binôme en tête d'affiche en fait des caisses, mais voilà : les gags marchent. Qu'on repense à la mine gourmande (carrément affamée) de cette femme des 50's qui reluque le mannequin torse-poils d'une grande affiche, ou son sourire réjoui quand elle s'aperçoit que les employé de sa boîte arrêtent de mater "sa jupe" quand elle se baisse, ou quand elle fait un créneau sans les mains (merci Volkswagen, la pub est à peine masquée) au nez et à la moustache de son mari dépité... Oui, pour aimer ce film, il ne faut pas être trop macho (ce qui ne devrait pas trop poser problème à ceux qui apprécient Zylberstein, après son Simone déjà flamboyant de féminisme), et si l'on accepte la loupe grossissante plaquée sur notre époque (tous les extrêmes sont là), on se marre bien de certaines vérités (pas un piaf qui vole, pas un écureuil qui court dehors, mais les drones et les trottinettes électriques les remplacent). On se laisse porter par le côté très "feel-good" de cette comédie, avec même le running-gag "Quelle heure est-il ?!" sur le bout des lèvres. En revanche, la fin est contre-productive au possible (on espèrerait presque un 2, pour rectifier le tir...) : spoiler: cela n'a aucun sens de laisser le couple dans son époque d'origine. Après avoir goûté à la modernité et à une meilleure égalité entre genres, cette épouse doit donc continuer de vivre dans une société rétrograde où elle ne pourra rien faire toute seule (d'accord, son mari a changé, mais c'est bien peu, elle souffrira sur tout le reste), et idem les versions "détestables" d'eux-mêmes (le couple moderne) revient à sa place pour continuer d'embêter tout le monde alors que le couple "50's" était la solution à tous les problèmes de leurs proches... Rien n'est très "happy-end", dans cette fin, et c'est bien dommage. Ne serait cette conclusion amère (malgré l'aspect "happy-end" qui y est appliqué), C'était mieux demain est une comédie loin du naufrage qu'on attendait, on s'est même pris à rigoler souvent devant les gags bons enfants et pas lourdingues (c'est un miracle... Quelle heure est-il ?!).
Je suis allée voir ce film qui m'a agréablement surprise. L'histoire est bien pensée malgré quelques incohérences dues, forcément, à l'irréel. Les acteurs jouent bien, les échanges sont drôles. J'ai passé un bon moment.
Malgré ses bons moments et ses observations drôles et bien vues, on reste quand-même un peu sur ce film taillé pour être une comédie populaire de dimanche soir sur TF1. Ça manque de mordant et de méchanceté et on imagine ce qu'un Chatilliez aurait pu faire de ce scénario. Pas désagréable mais finalement anecdotique.
Fresque captivante et originale sur l'evolution de la vie depuis les années 1960. Le film met particulièrement en lumière la place des femmes dans la société, l’évolution des mœurs et les révolutions technologiques et scientifiques. Elsa Zylberstein et Didier Bourdon sont juste parfaits. Avec humour, douceur et dynamisme, le film nous entraîne jusqu’à ce que l’on soit convaincu à la fin que "c’était mieux demain"
Une bonne surprise avec cette comédie dont je n'attendais rien en particulier.
Pour moi, Didier Bourdon vire un peu comme Christian Clavier : des comédies clichées, souvent caricaturales et pas drôles. La bande-annonce m'a pourtant fait sourire mais je ne suis pas allée à cette séance sous les meilleurs auspices.
Et pourtant j'ai passé un bon moment : c'est une comédie légère mais pas lourdingue et rien que pour ça, ça fait plaisir !
L'idée de base n'est pas révolutionnaire mais le duo Didier Bourdon et Elsa Zylberstein fonctionne à merveille ! On sent leur complicité.
Ça fait du bien de poser le cerveaux devant une comédie légère avec une touche de féminisme ! On rit de bon coeur devant ce déroulé de clichés plus vrai que nature et on se plaît à se moquer de ce pauvre macho contraint de se plier aux nouvelles normes de l'égalité homme-femme : Et toc !!
Il est encore en salle donc si vous avez envie de légèreté, ce film est pour vous !
De très bonnes comédiennes et de très bons comédiens où vice versa. C'est une parfaite comédie pleine d'humour et sensée pour apprendre à s'apprécier et à vivre avec son temps à chaque période de sa vie, sans leçon de morale. Bravo et merci pour ce très beau moment.
Rien ne fonctionne dans cette comédie pas comique. Les acteurs sont peut être bons, mais leur rôle est si caricatural qu'il est impossible d'adhérer à un scénario sans queue ni tête. Au lieu d'une véritable confrontation entre le passé et notre présent on se retrouve face à une sorte de glorification de notre époque sur le seul thème du féminisme. Aucune remise en cause, aucune réflexion et si je suis restée jusqu'au bout c'est parce qu'assise en milieu de rangée je n'ai pas voulu déranger mes voisins.
C’était mieux demain est un titre menteur pour un film lucide, où l’avenir s’écrit à l’encre noire sur les marges d’un présent déjà en ruine. La caméra capte sans fard les illusions qui s’effilochent, les rêves low-cost, les promesses politiques recyclées comme des slogans usés. Pas de cynisme, juste une tendresse rugueuse pour ceux qui avancent malgré tout, un pied dans la boue, l’autre dans l’espoir. Un film modeste et précieux, comme une vérité dite à voix basse dans un monde qui hurle.
J’aime toujours beaucoup les films avec intéractions passé-présent. Ici, on y retrouve le choc de l’évolution sociétale entre 1958 et 2025... et on peut dire que ça a passablement changé (la condition de la femme, l’évolution technologique, le mariage pour tous et j’en passe...) Il y a de quoi être déboussolé... ce qui est le cas des personnages, très bien joués (une étoile rien que pour Elsa Zylberstein). J’ai passé un fort bon moment !